La bUze

mercredi 7 janvier 2009

Jours sans...



:(
sans motiv'
sans envie
sans patate
100 patates ?

je sors...

samedi 3 janvier 2009

Bilan 2008

C'est l'heure du bilan 2008 et sur le calendrier bUzien, il n'est même pas trop tard puisque le blog a 2 ans d'ici quelques jours...

2009.jpg Pas de classement ici, j'ai finalement peu écouté de musique du millésime, peu d'émoustillement sur les buzz du moment et c'est pas faute d'avoir essayé : Fleet Foxes (une étincelle (Mykonos) au milieu de l'ennui), Lightspeed Champion, la boursouflure Get Well Soon (beurk), Le Loup, ... Rien de mémorable ou n'étais-je pas vraiment là (toujours pas vu bienvenue chez les ch'tis ou le moindre épisode de plus belle la vie, c'est dire).

Les 'vétérans' s'en sortent à peine mieux avec Breeders et Cat Power qui ont livré leur plus mauvais disque, un M Ward ringard, un Bob Mould moyen, deux collaboration du Lanegan + (Gutter Twins) ou - (Isobel Campbell) enthousiasmantes, un Bashung bon mais très en dessous de L'Imprudence (il fallait bien revenir à des choses plus simples, aussi...), pas écouté le Portishead mais je corrige çà, reste un nouveau Notwist qui mets du temps à s'apprécier et c'est tant mieux !

Pas d'album à tomber comme Alela Diane ou The National last year... et première résolution/sanction : j'arrête Lenoir (pas le café, l'émission du Bernard après bien 10 ans de fidélité). J'aurais certes découvert un max de trucs grâce à lui mais la prog Intocks me fait plus rien...

Surtout, mes vraies (re)découvertes, outre la claque de Fela Kuti (Gentlemen/Confusion) et le groove'roll d'Ike & Tina Turner, je les ai faites via le net et quelques blogs que je remercie (et recommande) au passage : d'abord Nyko, taulier de l'excellent AlternativeSound (Cymande, Funkadelic, Grails et surtout Bar Kokhba Sextet), ensuite Daniel (Tim Hardin), Xavier (José González) et Thierry (Flamin Groovies). On continue dans les remerciements, avec ceux adressé à l'Epicerie Moderne pour sa programmation excellentissime (2009 s'annonce déjà flamboyante), reste juste à changer de fournisseur de bière !

On continue côté concert où sur la grosse vingtaine de soirées bruyantes, je garde le meilleur: The Ex & Getachew Mekuria en haut du podium, une première dauphine de choix avec les allemands de The Notwist, les grenoblois de Rien accrochant la 3ème place avec brio.

Pour conclure, 2 albums coups de coeurs quand même : The Golden Hour de Firewater qui ne m'a pas lâché depuis sa sortie et Lucifer de Bar Kokhba Sextet (je redoute de squatter chez John Zorn tout 2009, ce garçon n'a pas l'air...). Je vous laisse avec un titre de Lucifer et (entre autres) la guitare magique de Marc Ribot : Quelamia   goto radio La bUze 

Bonne année à tou(te)s !

lundi 29 décembre 2008

French Cowboy - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Octobre 2008

... suite du retour plus très frais...

french Cowboy.jpg Après Coming Soon, on pose le chapeau pour enfiler la casquette : celle de French Cowboy, soit la résurrection des Little Rabbits qui, après avoir accompagné Katerine pour sa tournée sous-pulls-rose, viennent épauler leur ancien chanteur rebaptisé et accompagné de Lisa Li-lund (qui gravite dans la sphère Herman Düne).

C'est d'ailleurs en tête à tête qu'ils commencent, elle tout de noir vêtue, lui en costume gris old-school (on pense à Michael Stipe pour l'allure). Les 3 autres les rejoignent et ils ont la classe : ensemble beige, chemise à jabot, pantalon avec le plis au milieu, style délicieusement 70's ! Pour l'attitude, le cowboy est détendu mais pas très bavard... Lisa, quand elle ne chante pas, mène sa petite vie comme si de rien n'était.

Gros son et excellente cohésion pour ces morceaux pop-rock immédiatement accrocheurs (sans polémiquer, c'est plutôt rare dans l'hexagone pour être souligné). La guitare acoustique du chanteur sait, moyennant quelques effets, se rendre beaucoup plus hargneuse, comme quand, vers la fin du set et après un titre très REM (tiens, tiens), un punk-rock bien binaire fait fuir quelques têtes blanches.

Rappel en français avec l'excellent Hymne à la baise puis un titre de la demoiselle. Respect de la parité donc et pas très macho cette attitude... Sinon, juste un excellent concert !

samedi 27 décembre 2008

Coming Soon - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Octobre 2008

Après quelques problèmes techniques, on écluse les fonds de tiroir de 2007 avec ce retour plus très frais sur une soirée frenchie à l'Epicerie, écrite le surlendemain dans l'avion qui m'emmenait consoler un ami financier au bord du gouffre - uh uh ...

D'abord les presque locaux Coming Soon (Annecy), qui sont déjà passés une paire de fois dans le coin et que je n'ai jamais vu.

C'est une troupe hétéroclite qui apparait avec un chanteur géant à chapeau de cowboy entouré de 5 enfants de la paroisse. Dès le premier titre, c'est un gentil bazar sur scène : les guitaristes et le bassiste remuent un peu de partout, chacun vient pousser sa petite chansonnette (euh, la voix du guitare-solo, mon dieu...), beaucoup d'interventions a-cappella et des morceaux bien foutraques.

comingSoon.jpg
On ajoute une attitude cool bien étudiée (à la Herman Düne) et l'ensemble n'est pas vraiment pénible mais pas loin. La spontanéité fait défaut à ce coté bordélique très appliqué et les chansons naïves des annéciens manquent trop de cohérence pour accrocher l'oreille.

Enfin, le public n'est pas du même avis et demande du rappel. Les frères Dalton reviennent pour 2 titres...

la suite au prochain billet !

mardi 23 décembre 2008

Le métal pour les nuls

Petits éclaircissements instructifs sur un genre trop souvent décrié :


Pas de traces de drogues, ici, est-ce vraiment du rock ?

samedi 20 décembre 2008

Mark Olson - le Double Six (Lyon), le 13 Décembre 2008

De Mark Olson, je ne connais rien... tout au plus le nom du groupe qu'il a fondé en 1986 : les Jayhawks, piliers du renouveau country outratlantique et étiqueté americana ou alt-country (avec entre autres représentants Will Oldham, Wilco, Will Smith (trouver l'intrus)). Un article bien torché dans le Petit Bulletin et quelques titres myCake attrayants propulsent la bUze dans l'inconnu, de l'autre coté de Fourvière, au DoubleSix.

Double découverte donc : l'endroit fait resto-bar et l'estrade du fond est déjà occupée par une très jeune première partie qui couvre à peine le bruit des fourchettes. La moyenne d'âge du public vaut bien 2 fois celle de Gogol Bordello, hum hum... petite inquiétude !

markOlson.jpg
C'est un trio qui se présente alors sur scène: l'américain est accompagné d'un violoniste et d'une percussionniste-choriste. La tournée, commencée il y a plus d'un an pour la sortie de ce premier véritable album solo Salvation Blues, s'achève sous peu.

Pour l'aspect musical, c'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendais : le violon est très bavard (renfort de chorus) et les choeurs très présents (et très country). Les titres écoutés avant le concert ne reviennent pas en mémoire et peu de chansons accrochent vraiment l'oreille. Certes, le groupe montre une grande complicité et l'ambiance est décontractée mais bon... çà ne suffit pas à rendre ce concert plus qu'anecdotique pour ma pomme.

C'est d'autant plus dommage que, suite à ce demi-échec, j'ai voulu ré-écouter l'album pour être sûr et il est franchement réussi. La voix nasillarde d'Olson porte de magnifiques morceaux (Clifton Bridge, Salvation blues) et les orchestrations varient les plaisirs (pop, folk, americana), comme sur les meilleurs Wilco, justement.

Too bad...

jeudi 18 décembre 2008

petite friandise...


Il s'appelle Tommy Seebach, sa chanson Apache, c'est, c'est... irréel ?

vendredi 12 décembre 2008

Ike & Tina Turner : Nutbush City Limits

A force d'écumer les rubrique nécro, on finit par prendre de bonnes claques... J'avoue, pas de révélation extraordinaire à la mort de Carlos, pour Chichin, le dernier Rita est plutôt bon dans le genre pop-music (à ne pas confondre avec pop française)... quand à Ike Turner, mort à 76 balais d'une overdose de coke (y'a pas d'âge pour en manger) il y a tout juste un an, c'est différent.

Violent, misogyne, en résumé, un parfait salaud, dixit son ex. Je ne m'appesantirais sur ces aspects du personnage, il faut, parait-il, savoir différencier l'oeuvre de l'artiste.

Bref, en 1951 Turner enregistre Rocket 88 et invente le rock'n'roll (ce point fait débat). 5 ans plus tard il rencontre Anna Mae Bullock, 16 ans, qui deviendra par la suite Madame. Ils enregistreront ensemble jusqu'en 1976, et souvent pour le meilleur coté discographique.

ike_Tina.jpg
Si les débuts sont plutôt rhythm'n'blues, les guitares s'épicent dans les 70's pour proposer un mélange rock & soul explosif avant de virer funk, le tout porté par la voix fabuleuse de Tina... La suite est moins glorieuse : divorce, dope, prison, rien pendant 20 ans, come-back blues cette décennie et fin de partie.

L'album River Deep - Mountain High, produit par Phil Spector, est considéré comme leur acmé, je confesse une petite préférence pour la période des 70's et ce funk un brin salace comme sur ce "Nutbush City Limits"   goto radio La bUze  tiré de l'album du même nom.

Restent, toutes périodes confondues, un paquet de pépites à redécouvrir, des concerts fabuleux (ah, les Ikettes), des riffs jouissifs, la preuve: "Baby, Get it On"


et quelques reprises imparables. Pour l'exemple, ce Led Zep qui transpire plus que la sensualité :

mercredi 10 décembre 2008

Gogol Bordello - CCO (Villeurbanne), le 5 Décembre 2008

Après Balkan Beat Box, Firewater cette année, La bUze poursuit dans le métissage avec un autre groupe gravitant autour de cette scène new-yorkaise : Gogol Bordello !

Le nom, en hommage à l'écrivain russe habilement suffixé, des tenues colorées, une étiquette gypsy-punk bien trouvée et un chanteur à moustache permettent de situer un peu mieux l'environnement dans lequel évolue le groupe en activité depuis 10 ans déjà.

gogol Bordello.jpg
Rien sur la première partie (Super Amazoo) pour cause d'arrivée tardive, le Centre Culturel Oecuménique affiche presque complet et le public démontre un enthousiasme certain avant même que le show commence.

Quand Eugene Hütz arrive seul à la guitare et pose délicatement quelques arpèges... euh non, tourne quelques rythmiques épileptiques pour inaugurer la représentation, çà braille beaucoup plus fort dans la fosse. Rapidement rejoint par violoniste, batteur, guitariste et bassiste, l'agitation prends son allure de croisière pour le restant de la soirée.

Les GB servent un mélange efficace de folk, ska, dub, musique irlandaise, souvent au sein d'un même morceau... Eugene fait le spectacle, sautant aux 4 coins de la scène, accompagné d'une demoiselle un brin délurée qui joue magnifiquement de la grosse caisse. A mi-parcours, le ton s'électrise un brin avant de filer de coté (un accordéoniste s'est joint la fanfare), plein gaz sur l'europe de l'est et ses rythmiques très addictives. Quelques fans montent danser sur scène pendant que d'autres courageux(se) s'adonnent au slam (pas celui de Grand Corps Malade, hein).

Final et rappel dans la même veine, un beau bordel donc, mais tout compte fait bien maitrisé (pas d'effusion incontrôlable du chanteur, contact avec le public assez anonyme). Les lumières se rallument à 23h, la température peut descendre sous les 40°...

samedi 6 décembre 2008

Richard Bellia : un oeil sur la musique (1982/2007)

90 millions d'albums en vingt ans ? Si on fait le calcul, c'est environ un disque vendu sur terre toutes les 8 secondes. Ce qui est quand même beaucoup pour des gens aussi mal habillés.

... à propos de Metallica et extrait d' un oeil sur la musique de Richard Bellia, soit 2 kilos de photos rock tirées des différents travaux du bonhomme pour Rock & Folk, les Inrocks, Melody Maker, Libération, ...

Bellia Richard livre.jpg
Beaucoup de groupes de l'autre côté de la Manche (normal, il y a vécu 7 ans), un gros chapitre sur Robert (Smith), un peu des scènes rap et française pour terminer. De quoi y trouver son compte, donc...

Mais le petit truc qui ajoute beaucoup de charme au livre, ce sont ces quelques phrases à l'ironie bien mordante qui commentent certains clichés. Bellia flingue gentiment et démythifie son sujet, le ramenant à un niveau plus fréquentable, humain, juste humain.

Un beau cadeau donc... Merci qui ?

ps : le blog du môssieur vaut le détour, c'est ici.

mercredi 3 décembre 2008

Melissa Laveaux - le Sirius (Lyon), le 02 Décembre 2008

Petite soirée de dernière minute au Sirius : Mélissa Laveaux (parents haïtiens, canadienne et depuis peu parisienne) y présente son album Camphor and copper.

melissaLaveaux.jpg
Accompagnée d'un batteur et d'un contrebassiste, l'entame de concert est enthousiasmante : çà groove et le grain de voix de jeune fille est remarquable (on pense à Macy Gray et quand elle se fait plus douce à Skye ex-Morcheeba).

Tout part généralement d'une phrase en picking à la gratte pour se développer et faire onduler quelques bassins dans le public toujours nombreux ici.

Si le groupe n'est pas complètement au point (petits flottements du contrebassiste, récente recrue), on lui pardonne, l'ambiance est plutôt détendue ce soir... Pareil pour les 3 titres en solo, moins réussis (son jeu de guitare reste assez rudimentaire), mais portés par une énergie à revendre.

Les titres en anglais ou en créole s'enchainent et on termine en beauté par une reprise du regretté Elliott Smith : Needle in the Hay, dansante ET recommandable (qui l'eut cru pour un titre de l'américain). Rappel dans la bonne humeur, avec improvisations vocales à trois avant de fermer boutique. Fraiche découverte donc !

bonus interactif, la reprise d'Elliott : 

samedi 29 novembre 2008

Etienne Davodeau - l'atelier

davodeau.jpg Intermède BD avec ce petit bouquin sorti il y a quelques temps déjà et qui fait suite à une provocation essuyée par l'auteur lors d'une visite en collège: pourquoi faire un synopsys plutôt que de coucher directement son histoire à l'encre, sans filet ? par peur ?

Etienne Davodeau relève le défi et part donc dans un mise en abyme joliment barrée où sa famille et principalement sa fille Clara jouent les premiers rôles. C'est plutôt drôle et le work-in-progress est corrigé à la volée par madame.

Le procédé d'improvisation apporte aussi une belle fraicheur à l'ensemble ! C'est donc un exercice très réussi, mais on commence à en avoir l'habitude avec Davodeau : après les excellents Un Homme est mort & Les Mauvaises Gens, vient de paraitre Lulu femme nue (la preview ici), j'en reparle bientôt !

jeudi 27 novembre 2008

Oh, pinaise... the Jesus Lizard reformé !

Les albums remasterisés... et quelques dates programmées.

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Le tout pour Mai 2009. Faut-il s'en réjouir ?

Rouvrez le PezNer !

mardi 25 novembre 2008

apprenons un nouveau mot avec le parti socialiste

J'arrive en retard, mais au cas où... Récolement :

  1. (droit) : lors d'une saisie-exécution, vérification par un huissier que la liste des meubles mis en vente correspond bien à celle qui a été faite au moment de la saisie.
  2. (sylviculture) : vérification de la bonne réalisation d'une coupe de bois.


Sinon, hier soir à 23h, l'interview de Georgette, 87 ans et militante PS depuis toujours, faisait presque l'ouverture du journal de France Inter...

samedi 22 novembre 2008

Pif Gadget

Oh lectrice, oh lecteur, c'est la crise !

Et les fêtes de fin d'année approchent et s'annoncent moroses... Pas grand chose pour se remonter le moral, pour oublier ton quotidien ?

Généreuse, La bUze te propose, classés par ordre décroissant de pouvoir d'achat atrophié, quelques comiques hautement subversifs :

  • 50 € : Gad Elmaleh ou Laurent Gerra
  • 40 € : Elie Semoun, Patrick Timist ou Frock Dubansc
  • 25 € : Anne Roumanoff ou Gad Elmaleh en DVD dans ton salon

Tu ne te reconnais pas dans ces noms là ? Tu as de la chance, puisque le Parti Socialiste fait ses adhésions à 20 € et, après 2 semaines de spectacle au sommet, on nous promets une semaine de rab' !

pifgadget.gif Pour faire face aux succès des jours passés, la capacité de la salle a été augmentée de 42 places, un fouet serait même offert aux nouveaux inscrits !

Maintenant, c'est toi qui vois... pour ce prix, tu peux aussi investir dans le DVD de 'Bienvenue chez les ch'tis', enfin s'il en reste...

ps: tous ces drôles sont actuellement en tournée... quand on pense à la logistique qu'ils embarquent pour un spectacle par rapport à celle d'un groupe de musiciens, on peut facilement faire un raccourci et dire : ils se gavent !