La bUze

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Mot-clé - Rien (le groupe)

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dimanche 7 décembre 2014

Rien + Ni - Marché Gare (Lyon), le 29 Novembre 2014

Une belle affiche encore au Marché Gare ce soir de pluie et de brouillard (!), à forte tendance instrumentale.

Quelques taxis passent sans me voir, j'n'ai qu'une envie, revoir Ni , déjà ouï et bien aimé ici même (en première partie des Irlandais And So I Watch You From Afar). Un plaisant cauchemar qui fini pas trop tard mais qu'on avait préféré en mode découverte.

Les grenoblois, quant à eux, jouent toujours le mystère, ils veulent pas bavarder (même si un chanteur se pointe pour 3 titres dont le tout frais çà barde chez les bardes (!)), planqués derrière leur robot à synthèse vocale pince-sans-rire.

On se gaverait jusqu'à l'aube animée de ces compositions intelligemment tordues, de ce post-rock qui n'en est pas vraiment mais hélàs c'est fini: ce soir j'ai le blues et là tout c'que j'veux c'est dormir pour oublier que c'était l'avant dernier concert de Rien, l'auto destruction du 1er décembre était programmée dès 1999...

Le pire ? On est presque sûr qu'ils tiendront parole, les salauds...

lundi 23 mai 2011

Rien - Grrrnd Zero Gerland (Lyon), le 27 Avril 2011

Bientôt un mois de retard pour poster ce maigre compte-rendu : un retour à Grrrnd Gerland histoire de revoir Rien, venus en voisin pour présenter l'EP '3' sorti l'an dernier.

rien_grrrnd_zero.jpg Peu de monde à l'horaire pétante (mais çà se peuplera par la suite) et pas de bière pression... arg... On discute tout de même le bout de gras si bien qu'on zappe une première partie bruyante (Deborah Kant) et pas vraiment originale (pas emballé par les vocalises du chanteur), on patiente encore un peu, le temps d'installer la scène (et les 2 batteries) du collectif.

Comme à l'Epicerie avant Vic Chesnnutt, le concert est lancé par une synthèse vocale primaire pour scander un texte toujours décalé (et donnant quelques coups de pied dans le cadavre du rock'n'roll), suivront les titres du nouvel EP, très bons : d'entrée de jeu, on pénètre l'univers des grenoblois, le son est parfait (on est rassuré, rapport à la semaine d'avant), plus agressif que dans nos souvenirs mais c'est tant mieux !

Pas de jeu de scène démonstratif (un petit coté nerd savamment entretenu ?), juste des citations des membres du groupe affichées de temps à autre sur le mur du fond, l'important n'est pas là et la structure des morceaux est suffisamment exigeante pour demander toute l'attention.

Comme sur disque, gros travail sur le son et la variation des ambiances, des changements de rythme terribles, de l'humour (épice rarement utilisée dans le post-rock, non ?) jusque dans les motifs de guitare : on en redemande (et on en obtient), le rappel est majestueux.

On en reste là pour ce soir (il est minuit passé et demain y'a école), on squizze donc Bronzy Mac Dada... Ce n'était surement pas un mal, les quelques vidéos qui trainent sur le net montre un gars à l'harmonica et la grosse caisse, le même qui officiait dans 300mA ... de la performance peut-être, de la musique sûrement pas...

samedi 3 janvier 2009

Bilan 2008

C'est l'heure du bilan 2008 et sur le calendrier bUzien, il n'est même pas trop tard puisque le blog a 2 ans d'ici quelques jours...

2009.jpg Pas de classement ici, j'ai finalement peu écouté de musique du millésime, peu d'émoustillement sur les buzz du moment et c'est pas faute d'avoir essayé : Fleet Foxes (une étincelle (Mykonos) au milieu de l'ennui), Lightspeed Champion, la boursouflure Get Well Soon (beurk), Le Loup, ... Rien de mémorable ou n'étais-je pas vraiment là (toujours pas vu bienvenue chez les ch'tis ou le moindre épisode de plus belle la vie, c'est dire).

Les 'vétérans' s'en sortent à peine mieux avec Breeders et Cat Power qui ont livré leur plus mauvais disque, un M Ward ringard, un Bob Mould moyen, deux collaboration du Lanegan + (Gutter Twins) ou - (Isobel Campbell) enthousiasmantes, un Bashung bon mais très en dessous de L'Imprudence (il fallait bien revenir à des choses plus simples, aussi...), pas écouté le Portishead mais je corrige çà, reste un nouveau Notwist qui mets du temps à s'apprécier et c'est tant mieux !

Pas d'album à tomber comme Alela Diane ou The National last year... et première résolution/sanction : j'arrête Lenoir (pas le café, l'émission du Bernard après bien 10 ans de fidélité). J'aurais certes découvert un max de trucs grâce à lui mais la prog Intocks me fait plus rien...

Surtout, mes vraies (re)découvertes, outre la claque de Fela Kuti (Gentlemen/Confusion) et le groove'roll d'Ike & Tina Turner, je les ai faites via le net et quelques blogs que je remercie (et recommande) au passage : d'abord Nyko, taulier de l'excellent AlternativeSound (Cymande, Funkadelic, Grails et surtout Bar Kokhba Sextet), ensuite Daniel (Tim Hardin), Xavier (José González) et Thierry (Flamin Groovies). On continue dans les remerciements, avec ceux adressé à l'Epicerie Moderne pour sa programmation excellentissime (2009 s'annonce déjà flamboyante), reste juste à changer de fournisseur de bière !

On continue côté concert où sur la grosse vingtaine de soirées bruyantes, je garde le meilleur: The Ex & Getachew Mekuria en haut du podium, une première dauphine de choix avec les allemands de The Notwist, les grenoblois de Rien accrochant la 3ème place avec brio.

Pour conclure, 2 albums coups de coeurs quand même : The Golden Hour de Firewater qui ne m'a pas lâché depuis sa sortie et Lucifer de Bar Kokhba Sextet (je redoute de squatter chez John Zorn tout 2009, ce garçon n'a pas l'air...). Je vous laisse avec un titre de Lucifer et (entre autres) la guitare magique de Marc Ribot : Quelamia   goto radio La bUze 

Bonne année à tou(te)s !

vendredi 22 février 2008

Rien, Dirty Three, Vic Chesnutt & band - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 19 Février 2008

Enfin du sérieux, après les 2 mono-intermèdes à l'Iris, retour dans ce qui devient la meilleure salle de la région (Gonzales & Alela Diane en prévision): l'Epicerie Moderne.

C'est Rien qui ouvre la soirée et c'est déjà beaucoup : 2 batteries, autant de grattes, une basse mais bizarrement pas de micros. Normal, leur set sera uniquement instrumental, seul un robot-pionnier-de-la-synthèse-vocale lancera et fermera le bal (avec humour en plus).

Pour l'aspect musical, les grenoblois sont étiquetés post-rock (mon voisin y trouvera une connotation Mogwaï (que je ne connais pas)) mais c'est bien éloigné de ce que j'en sais (Godspeed Your Black Emperor pour tout dire): plus léger, original et drôle aussi.

Un son parfait, des morceaux qui s'imposent en douceur avant de dévisser quelque-peu, des idées à la pelle, Rien impressionne La bUze (qui reviendra) !

Arrivent ensuite de vieilles connaissances : en effet, le batteur et le guitariste des Dirty Three accompagnaient Chan Marshall (aka Cat Power) au Pez-Ner en 98 (ouh pinaise !) pour un concert où le premier s'était endormi sur ses fûts alors que le second s'était barré dans les coulisses tant la fille était ingérable (heureusement, le groupe Fuck avait bien assuré la première partie).

dirtyThree.jpg Today, Warren Ellis est là et heureusement d'ailleurs. Il assure à lui seul le spectacle, maîtrisant bien la langue de Johnny Hallyday et captivant le public en moins de deux. Tout çà pour raconter un paquet de conneries en préambule des chansons tirées de la longue discographie du groupe.

En live, c'est beaucoup plus agité que sur disque. Les morceaux sont toujours très longs et partent en vrille régulièrement : notre violoniste donne des coups de pied en l'air ou joue couché par terre.

En milieu de concert, les australiens ont la bonne idée de calmer le tout avec un titre full of spleen de toute beauté ; les suivants seront moins convaincants. Un groupe à voir au moins une fois donc... pour la performance de ce capitaine Crochet bien allumé !

Suit une grosse attente pour la mise en place de la tête d'affiche du soir : Vic Chesnutt accompagné des membres de A Silver Mount Zion et Guy Picciotto, guitariste chez Fugazi (LE GROUPE !). A ce sujet, La bUze se remonte un Fugazi en kit et colle ce soir sa 3ème vignette, après Ian MacKaye et ses Evens pour les 25 ans de The Ex & Joe Lally last September.

Tout ce petit monde accompagnait déjà Chesnutt sur le disque prétexte à la tournée : l'acclamé North Star Disaster (bien, même si je préfère largement sa période 90's avec Is the actor happy ? en sommet indépassable).

vicChesnutt.jpg Chesnutt se met en place (bonnet moche et grosses poches sous les yeux), ses premiers mots adressés à un spectateur impatient sont peu aimables mais il rattrape le coup lorsque les 6 autres sont prêts à attaquer. On retrouve cash le son si particulier du disque (qui sera intégralement (?) joué ce soir) et le décollage est réussi.

Ces premiers titres forcent le respect mais çà ne dure pas... ou plutôt si, çà dure : les morceaux s'étirent en longueur et respectent trop le même schéma : Vic gratte quelques accords sur sa classique, chante un premier couplet puis un mur du son déferle pour le refrain et ceci 3, 4 fois de suite. Très peu de variations (c'est pas Rien) dans ces structures si bien qu'on en arrive à redouter le prochain trou d'air synonyme d'une nouvelle envolée sonique.

Un intermède accoustique relance brièvement l'intérêt du concert puis La bUze sombre. Une (mauvaise) reprise de Nina Simone, encore 3,4 titres et un rappel. Clap de fin - ouf ! Que s'est-il passé ? pourquoi ? petite forme ? trop d'attente pendant le sound-check ? Je sais pas...

Rien en tournée:
22 févr. 2008 Cave à Zic Macon
25 févr. 2008 Flèche d’or w/ KINSKI Paris
26 févr. 2008 ARA Roubaix
28 févr. 2008 Atout A Zart Clermont Ferrand
29 févr. 2008 L’embobineuse Marseille
13 mars 2008 Maison de la Musique w/ Sebastien Tellier Meylan
29 mars 2008 Rhâââ Lovely Festival !!! Fernelmont Belgique