Pour conclure, je viens de finir ce bouquin (600 pages tout de même) et il est terrible...
On y suit dans les années 30 la famille Joad, fermiers d'Oklahoma chassé de leurs terres par le Dust Bowl (tempêtes de poussière), les banques créditrices et les débuts de la mécanisation.
Ils s'en iront en Californie par la route 66, avec quelques centaines de milliers d'autres dans l'espoir d'y trouver un travail et recommencer, bernés la plupart du temps par les indigènes qu'ils croiseront, victime du racisme aussi, l'envers complet de l'American Way of Life.
Fresque gigantesque et tragédie épique, par des mots simples, Steinbeck nous raconte ces vies âpres et simples jetées sur les routes: même s'ils ont tout perdu matériellement, ces gens conservent l'essentiel: une solidarité dans l'adversité et une dignité à toutes épreuves.
On s'attache aux personnages (Tom et Man en particulier) pour ne pas les lâcher jusqu'à la fin du livre, bien remuante.
L'approche sociologique n'est pas absente puisque un chapitre sur deux, plus court, présente un point de vue plus général sur cette vague de migration.
Adapté au cinéma par John Ford (chef d'oeuvre aussi dixit quelques articles glannés sur le net) avec Henry Fonda, çà tombe bien, l'Institut Lumière propose une rétrospective du metteur en scène dès Septembre !
On peut aussi poursuivre avec les photos de Walker Evans ou Dorothea Lange, en (ré)écoutant ce 'The Ghost of Tom Joad' de Bruce Springsteen...
mardi 28 août 2007 17:44
Un petit retour aux sources avec ce titre doucereux de Nirvana: Territorial Pissings (à vous de traduire) et son intro chantée par le bassiste. On comprends qu'il n'ait pas été encouragé à persévérer.
Cours de guitare oblige, je me plonge enfin (et si possible chronologiquement) dans la discographie du groupe, étant, dans le traditionnel débat, plutôt Beatles (pour les mélodies sûrement).
Ce sera par '
Ultimes bafouilles...