
Il est déjà là , "l'un des joyaux de ce début d'année cinématographique", "terriblement drôle et drôlement sérieux", "désespérément drôle", ... Les critiques sont unanimes pour cette "comédie amère et absurde". Sans déconner ?
Le nouveau Coen est juste d'un profond ennui (pas loin de The Barber) : on va y suivre Larry Gopnik, père d'une famille type de la classe moyenne américaine pour qui tout part progressivement en vrille (demande de divorce, frère assisté & délinquant, endettement grandissant, promotion compromise, ...). Notre anti-héros encaisse tout sans rien dire, juste essaie-t-il de s'en retourner auprès des rabbins trouver quelque réponse.
De la matière donc mais les frangins multiplient les histoires sans en développer vraiment aucune et on attends longtemps (1h45 qui en parait presque le double) un sursaut, en vain...
Et puis, rayon humour, les ficelles Coeniennes se devinent trop à l'avance, en particulier ces gros plans sur les visages ("trognes" plutôt) immobiles qui ont déjà été vues un paquet de fois chez eux. On sourit donc, parce qu'on est bon public mais comme on sourirait lors d'un repas de famille à la blague racontée pour la n-ième fois par un oncle éméché.
En bref, si l'on compte bien, exceptions faites du sympathique O' brother et de l'aride No Country for Old Men, rien d'autre à sauver dans leur filmographie pour cette décennie et çà , c'est pas sérieux !
ps: ai même lu une critique vantant l'exceptionnelle bande son du film (on y trouve un titre du Jefferson Airplane et quelques chants religieux juifs, impressionnant (!)). Habille (quoique) transition pour un retour de la rubrique 'Chanson du jour' et mettre ci-après la meilleure version du Hotel California des Eagles (si si) reprise par les Gypsy Kings (si si - bis). C'était le bon temps de The Big Lebowski...
Bonjour, chanson du jour
jeudi, février 4 2010
Are you serious, man ?
Par La bUze le jeudi, février 4 2010, 02:22
jeudi, novembre 26 2009
Tom Waits - Green Grass
Par La bUze le jeudi, novembre 26 2009, 21:05
Tom Waits, connais pô...
Et pourtant, en bon fan de Lanegan, je devrais...
Mais j'ai toujours zappé ses albums à la bibliothèque.
Et puis je vois ce très bon film : Le scaphandre et le papillon...
Fort, poignant, les deux en même temps, même...
Vissé à ma nouvelle chaise Ik&a jusqu'au bout du bout du générique.
Et le titre part...

La petite porte pour rentrer dans l'oeuvre du californien, plus qu'Ã suivre quelques conseils et prendre Rain Dogs, Blue Valentine ou Bone Machine.
ps: on parle... que dis-je, on polémique sur le garçon ici.
mercredi, octobre 14 2009
Tim Buckley - Phantasmagoria in Two
Par La bUze le mercredi, octobre 14 2009, 06:33
J'avais un peu expédié les 2 premiers albums de Buckley. J'aime toujours pas mais le CD sautant sur la fin de Goodbye and Hello, j'étais complètement passé à coté de ce Phantasmagoria in Two...
Et en tentant une ultime écoute sur du matériel haute fidelité (euh presque), voilà t'y que le CD passe jusqu'au bout et que j'ai tombé sur ce titre, assez atypique rapport au reste de la galette, moins chargé et peut-être annonciateur d'une nouvelle direction pour les disques suivants ?
Comme quoi, du bon matériel, çà compte !
dimanche, septembre 20 2009
et si Sonic Youth n'avait rien inventé ?
Par La bUze le dimanche, septembre 20 2009, 00:38
En puisant quelques classiques du rock underground US des 80's au silo de ma chère bibliothèque municipale, je tombe sur le "vs." des, parait-il, cultes Mission of Burma (à ranger au même rayon que Minutemen, Hüsker Dü, ...)
-> mode Ungemuth ON[1] <-
Nous sommes en 1982 et pendant que les sus-nommés Sonic Youth s'adonnent à un bruit guère audible (période Sonic Death & Confusion is sex), les Bostoniens proposent au détour de ce premier effort plutôt éclectique la plage suivante :
On y retrouve un grosse partie de ce que les New-Yorkais vont décliner à longueur(s) d'albums dans les deux décennies suivantes (notamment ses ronronnants LPs des 00's): la mélodie dissonante, un chant qui n'en est pas un, cette batterie familière...
Sauf que les Mission of Burma ont, eux, pris soin de mettre un pont au milieu de ces 4.30 minutes... c'est dire ;o) !
-> mode Ungemuth OFF <-
Troublant (et on reparle de ce très bon album lors d'un prochain épisode des Mémoires (de) volatile)...
dimanche, août 30 2009
Dee Dee & PhiPhi
Par La bUze le dimanche, août 30 2009, 12:14
En ouvrant l'autobiographie de Dee Dee Ramone (Mort aux Ramones), on tombe sur une préface signée Philippe Manoeuvre. Petit extrait (vicieusement) choisi :
Qu'on se rassure : dans le rock du troisième millénaire, on ne verra plus trop de voyous comme ce Monsieur Dee Dee Ramone. Braves gens, l'industrie musicale maintient à bonne distance ces vilains punks de cuir noir, leur opposant chaque soir les saines valeurs de la télé karaoké.
Sinon, le bouquin narre la vie bien déglinguée du bassiste : plongeon précoce (et longue apnée) dans la drogue, alcool, paranoïa, rapports haineux avec les "frangins", coups tordus et cercle d'"amis" qui se réduit sitôt la quarantaine passée (Nolan, Thunders, Stiv Bators, ...). L'envers du décor bien éloigné du clinquant de la vitrine rock'n'roll.
Un peu de lumière sur la dernière partie de sa vie quand même, après avoir décroché. Pas pour longtemps non plus puisque Dee Dee disparait à 50 balais... d'une overdose... Restent quelques putains de chansons (c'était le principal compositeur du groupe) !
mercredi, juillet 22 2009
Soulsavers (feat. Mark Lanegan) - You Will Miss Me When I Burn
Par La bUze le mercredi, juillet 22 2009, 06:19
Des news du Mark : va falloir se brosser pour écouter cette année le successeur de Bubblegum alors autant jeter quelque oreille sur le second épisode de sa collaboration avec les Soulsavers.
Le duo anglais avait déjà invité l'infra-basse en 2007 le temps d'un somptueux It's Not How Far You Fall, It's the Way You Land où Lanegan officiait sur presque tous les titres.
Le Broken qui sort en Août reprends la formule, avec quelques invités en rab' : Mike Patton, Richard Hawley, Gibby Haynes (des Butthole Surfers) ou Bonnie Prince Billie aka Will Oldham.
Ce dernier croise d'ailleurs le fer avec Lanegan sur le premier single, chacun reprenant un titre de l'autre : Sunrise pour le barbu, et donc You Will Miss Me When I Burn pour l'ex-frontman des Screaming Trees.
Un piano presque à l'arrêt, quelques cordes toutes en retenue, that's all.... Dire que le duo Rich Machin & Ian Glover fait de l'électronique est à peine croyable tant leur son reste organique !
ps: j'avoue quand même que c'est en dessous de l'incroyable cover de Jackson C. Frank écoutable ICI
ps2: le titre d'Oldham est pas mal non plus 
vendredi, juin 26 2009
Il est mort...
Par La bUze le vendredi, juin 26 2009, 13:33
...Sky Saxon, leader des Seeds, aperçu un soir de 2004 juste avant Arthur Lee (Love). Looser jusque dans le jour de sa mort (tiens, çà rappelle Darby Crash des Germs qui se suicide la veille de l'assassinat de John Lennon).
Plus musicalement, les Seeds avaient oeuvré dans le garage psychédélique le temps de 4 albums, mais c'est leur premier single Pushin' Too Hard qui restera à la postérité (merci Lenny Kaye, compilateur en chef du premier Nuggets).
vendredi, mai 29 2009
John Martyn - Don't want to know
Par La bUze le vendredi, mai 29 2009, 18:55
...ou comment se prendre une baffe à lire les rubriques nécros.
John Martyn, puisque c'est de lui dont il s'agit, est mort en Janvier de cette année à 60 balais. Il avait commencé en 68 par un pur folk London Conversations avant d'élargir le champs des possibles d'album en album : passage à l'électro-acoustique et expérimentation de nombreux effets pour la forme, escapades vers le jazz, le blues et le rock pour le fond.
C'est ce qui nous amène à Solid Air en 73 (dont le titre éponyme est dédié à Nick Drake, vieux pote pas tout à fait décédé) et chef d'oeuvre du mossieur, dixit les gens mieux informés. La bUze a bien voulu les croire et ils se sont pas trompés : 9 titres folks délicats qui lorgnent vers le jazz, quelques touches subtiles de clavier, un son tout simplement envoûtant et une voix aérienne ou plus rugueuse sur les 2 titres blues de la galette. Bref, renversant !
Difficile alors de croire que son géniteur est bourru comme un ours, souvent bourré aussi et, alcool aidant, pour le moins bastonneur. Drogues, relations personnelles chaotiques, il sera amputé d'une jambe suite à un kyste mal soigné ou encore blessé par des balles de maris jaloux. Forte tête donc, comme quand il décide de vendre son Live at Leeds à lui par la poste après un refus de sa maison de disques de le sortir (10.000 exemplaires !).
Restent 20 albums à redécouvrir ou presque : pour celui fait au fond du trou avec un Phil Collins (si si, l'affreux Phil) dans le même état (dépression post-divorce), je suis pas sûr, quoique... Vais peut-être poursuivre par One World, effort de 77 enregistré en Jamaïque et considéré comme très haute influence du genre trip-hop.
Avant çà , back to Solid Air et ce splendide Don't want to know :
mardi, avril 28 2009
Tlahoun Gèssèssè - Lantchi biye
Par La bUze le mardi, avril 28 2009, 23:01
Retour aux affaires après 2 semaines de vacances lointaines et petit prolongement avec, enfin, un billet consacré à la fabuleuse collection Ethiopiques.
Editée chez Buda Musique à l'initiative du français Francis Falceto, passionné d'Ethiopie, elle propose en 23 volumes des rééditions d'enregistrements des 60's & 70's (ainsi que d'autres plus actuels).
Ethiopiques, c'est d'abord un son UNIQUE, difficile à localiser d'ailleurs, des arrangements incroyables, mélange de musique traditionnelle, jazz et soul de l'époque. Caractérisé par un groove un brin lassif totalement envoutant, tout ceci restera complètement hermétique à l'afrobeat qui déferle sur le continent.
Ethiopiques, c'est aussi des voix extraordinaires, la plus célèbre étant celle de Mahmoud Ahmed (les vol. 6, 7 & 19 lui sont consacrés). Mais celles d'Alèmayéhu Eshèté ou Tlahoun Gèssèssè valent également le détour.
Ce dernier, mort la semaine dernière, était un peu considéré comme le père du swinging Addis (il avait d'ailleurs filé quelques tuyaux à Mahmoud Ahmed). Un petit Lantchi biye en modeste hommage :
Des voix donc mais aussi des musiciens comme Mulatu Astatqé (inventeur de l'ethio-jazz), mis en avant dans la BO du dernier Jim Jarmush et qui s'est associé cette année avec Heliocentrics pour une très belle rencontre.
Je n'oublie pas non plus le saxophoniste vétéran Getatchew Mekuria (vol. 14), au jeu surpuissant, qui tourne encore avec The Ex en mai (c'est immanquable).
Tout ceci s'éteindra rapidement avec le renversement de Hailé Sélassié et la mise en place de la dictature Mengistu. Blackout sur l'Ethiopie...
ps : outre la tournée de Mekuria avec The Ex, la bonne nouvelle de Juillet, c'est un plateau tricéphale à Lyon: Mahmoud Ahmed + Alemayehu Eshete + Getatchew Mekuria, yess !
samedi, avril 11 2009
White Denim - Sitting
Par La bUze le samedi, avril 11 2009, 12:42
Ayé, La bUze s'en va pour 15 jours de vacances !
Avant de partir, un petit retour sur ce groupe qui m'a bien accroché ces dernière semaines : les White Denim. Découvert grâce à Max et son très bon blog ask the dust (le premier qui demande pourquoi ce nom est prié d'aller lire Fante).
Ils sont texans (Austin), pas très vieux et ont sorti l'an passé "Workout Holiday", raison de ce billet.
D'abord il y a cette pochette vraiment trop moche. Mais si on passe le cap et qu'on pose la galette sur la platine (ouaip c'est ringard la platine, je sais) çà pétarade d'entrée avec un Let's Talk About It (en écoute ici) braillard & jouissif.
La première moitié du disque est du même acabit : c'est mal élevé, çà part un peu dans tout les sens, le son est très brut et l'énergie communicative.
Côté influence, on penche évidemment vers les Minutemen (en général) mais aussi le MC5 (All your really have to do) voire un peu de psyché sur le Ieiei final.
Juste dommage que la seconde partie soit un peu plus (trop) décousue pour crier à l'album de l'année dernière.
M'enfin, on peut espérer qu'ils se rattrapent cette année: Fits est annoncé pour Juin !
vendredi, mars 27 2009
grrrr...
Par La bUze le vendredi, mars 27 2009, 00:02
...si je tenais le connard qui m'a piqué mon vélo'v !
Je l'enfermerais un casque scotché sur la tronche avec ce titre en boucle jusqu'à ce qu'il devienne à moitié fou !
ps: ou peut-être échaffauderais-je une vengeance à la Riki-Oh :
ps2: sûrement un sale coup des fans de Cortona...
ps3: la sortie du prochain Bob est imminente (et sûrement décevante si on écoute çÃ
)
dimanche, mars 15 2009
puisque...
Par La bUze le dimanche, mars 15 2009, 15:20
des mots seraient bien dérisoires...
mardi, mars 10 2009
Emmanuel Jal & Abdel Gadir Salim - Aiwa
Par La bUze le mardi, mars 10 2009, 00:28
Au départ, j'ai pris cet album pour Abdel Gadir Salim : son album 'le Blues de Khartoum' m'avait bien séduit (minute culturelle : dixi wikipédia c'est un chanteur de Merdoum (!)).
Je m'étais mis dans l'idée qu'avec un nom pareil, Emmanuel Jal devait être un de ces jazzman en mal d'expérimentation. Que nenni, ce dernier est beaucoup plus jeune (pas la trentaine) et fait dans le rap.
Pas démonté pour autant, je pousse plus loin les recherches : tous deux sont soudanais, l'un musulman (du nord du pays), l'autre chrétien et ancien enfant soldat. Après l'apaisement du conflit qui opposa longuement nord & sud (et avant la crise actuelle (c'est de l'actuel qui dure) du Darfour et l'émission ce mois-ci d'un mandat d'arrêt contre le "président" Omar el-Béchir pour crime contre l'humanité et crime de guerre), ce disque proposait un premier pas vers la réconciliation.
Un message de paix en guise de fil conducteur (notamment dans les quelques phrases en anglais) mais sans verser dans la mièvrerie musicale qui pourrait aller avec : les 2 univers se télescopent gentiment pour donner des sonorités nouvelles enthousiasmantes.
Etrangement (rapport à mon intention initiale), les titres "typés" Abdel Gadir Salim restent en deçà , surtout face aux Aiwa, Gua, Baai réhaussés de fougueux choeurs féminins. Bref, très belle galette et pour tes oreilles, le Aiwa qui ouvre ce Ceasefire :
mardi, février 24 2009
Nico - Eulogy To Lenny Bruce [1925-1966]
Par La bUze le mardi, février 24 2009, 00:04
Tiré de son magnifique premier album [1], Nico chante une composition de Tim Hardin, je vous laisse écouter l'ambiance festive que peut donner cette association :
Lenny Bruce donc, était un comique américain qui moqua sans retenue l'hypocrisie de la société américaine de son époque (sexe, racisme, ... tout y passe). Il en paya les conséquences, au prix fort. Arrêté pour obscénité, sa popularité grandit en même temps que l'interêt de la police pour sa personne. Et si cet atout publicitaire l'amuse au début, l'archarnement qui suivra (et les frais de justice qui vont avec) plus les substances illicites qu'il consomme le mèneront à une overdose fatale à 41 ans.
Père du 'stand-up' ou presque, Bob Fosse lui consacre en 1974 [2] un très beau film en noir & blanc, interprété par un Dustin Hoffman épatant. Scénarisé sous la forme d'un documentaire (avec reconstitution (?) des interviews de sa mère, sa compagne, son manager), le film reprend évidemment quelques sketches qui semblent bien anodins aujourd'hui.
Guy Bedos [3] a même rendu hommage au bonhomme (mais j'ai pas poussé jusque-là ), rappelant l'obscénité de la police qui aurait autorisé la presse à photographier le cadavre de Bruce, allant jusqu'à y replanter la seringue...
vendredi, décembre 12 2008
Ike & Tina Turner : Nutbush City Limits
Par La bUze le vendredi, décembre 12 2008, 22:52
A force d'écumer les rubrique nécro, on finit par prendre de bonnes claques... J'avoue, pas de révélation extraordinaire à la mort de Carlos, pour Chichin, le dernier Rita est plutôt bon dans le genre pop-music (à ne pas confondre avec pop française)... quand à Ike Turner, mort à 76 balais d'une overdose de coke (y'a pas d'âge pour en manger) il y a tout juste un an, c'est différent.
Violent, misogyne, en résumé, un parfait salaud, dixit son ex. Je ne m'appesantirais sur ces aspects du personnage, il faut, parait-il, savoir différencier l'oeuvre de l'artiste.
Bref, en 1951 Turner enregistre Rocket 88 et invente le rock'n'roll (ce point fait débat). 5 ans plus tard il rencontre Anna Mae Bullock, 16 ans, qui deviendra par la suite Madame. Ils enregistreront ensemble jusqu'en 1976, et souvent pour le meilleur coté discographique.
Si les débuts sont plutôt rhythm'n'blues, les guitares s'épicent dans les 70's pour proposer un mélange rock & soul explosif avant de virer funk, le tout porté par la voix fabuleuse de Tina... La suite est moins glorieuse : divorce, dope, prison, rien pendant 20 ans, come-back blues cette décennie et fin de partie.
L'album River Deep - Mountain High, produit par Phil Spector, est considéré comme leur acmé, je confesse une petite préférence pour la période des 70's et ce funk un brin salace comme sur ce "Nutbush City Limits" tiré de l'album du même nom :
Restent, toutes périodes confondues, un paquet de pépites à redécouvrir, des concerts fabuleux (ah, les Ikettes), des riffs jouissifs, la preuve: "Baby, Get it On":
mercredi, novembre 12 2008
Duke Ellington & John Coltrane - Angelica
Par La bUze le mercredi, novembre 12 2008, 16:00
Pour changer du groupe obscur qui enregistre confidentiellement dans l'arrière-grenier du vendeur de glace du quartier, et pour varier les horizons, un premier détour par le jazz (sacrilège !!!).
En effet, La bUze s'essaie depuis quelques temps à familiariser l'oreille qui lui reste avec autre chose que le trio larsen/couplet/refrain (je ne renie rien). Et quitte à commencer, autant le faire avec les classiques du genre : Davis, Coltrane & Mingus.
D'accord, A love supreme et Kind of blue me laissent (pour l'instant ?) dans l'expectative, mais j'avoue prendre un certain plaisir à écouter "Mingus, Mingus, Mingus, Mingus, Mingus", "Mingus Ah Um" (drôle d'idée de mettre son nom à tous les albums, remarque, Bo Diddley le faisait pour ses morceaux), la série des "Relaxin'" / "Cookin'" / "Workin'" de Miles ou les disques de Trane avec Ellington ou Monk.
En gros, du hard-bop et post-bop, dixit wikipedia...
, surtout de quoi s'y perdre pour l'instant... Place donc à Angelica et son thème vraiment addictif (In a Sentimental Mood qui fait l'ouverture du disque est aussi à tomber).
lundi, novembre 3 2008
Have a beer, man !
Par La bUze le lundi, novembre 3 2008, 17:49

La bUze revient (
), quelques kilos en moins, en chanson pour faire passer la pilule et continuer dans le "titre à (double) sens".
C'est donc aujourd'hui Firewater et l'excellent 'Weird to be back' issu de The Golden Hour, acheté lors du concert donné à l'Epicerie (report ici) et chroniqué là .
On en parle aussi sur l'excellent alternativesound de Nyko avec en bonus 2 vidéos bien sympathiques.
Pas l'album de l'année certes, mais au moins celui de l'été !
samedi, octobre 18 2008
Papas Fritas - I'll be gone
Par La bUze le samedi, octobre 18 2008, 10:51
Bon, cette fois, on bascule vers l'automne : il faisait bien froid à la sortie de l'excellent concert de French Cowboy (chronique à venir), temps donc de foutre le camp...
So, tomorrow, I'll be gone (english lesson 1 - topic 1). Je profite du prétexte hautement linguistique pour revenir à ce Buildings and Grounds des Papas Fritas (comprendre "pop as freed us"), disque pop parfait resté sans suite (mais est-ce un mal ?).
Tout commence en douceur avec une "Girl" comme longue intro... juste avant qu'arrive la première bombinette : "People Say" chanté d'une voix bien innocente par la batteuse Shivika Asthana.
L'indicateur qualité est maintenu avec "Way you walk" (single à l'époque), "Vertical lives", ... tout le tracklisting ferait l'affaire. On peut faire le difficile et noter un très léger relâchement pour "Another day", mais "I believe in fate" et surtout ce "I'll be gone" (toujours Shivika au chant) sont deux autres pépites indiscutables.
Contrairement aux deux précédents Lp, la production ici est bien fournie, plus ronde et magnifie ces chansons aux mélodies imparables. Cà reste frais 8 ans après, intemporel donc (à l'échelle des papillons au moins, pour les dinosaures, on en reparle dans quelques milliers d'années) et leur concert en mai 2000 au regretté Pezner était lui aussi excellent (avec en rappel, une reprise des Ronettes : Be my baby sussuré par la batteuse, brrrr).
Depuis pas de nouvelles... Qu'ont-ils pu bien devenir ?
La réponse (ou pas) dans 2 semaines !
vendredi, septembre 19 2008
Link Wray - Deuces Wild
Par La bUze le vendredi, septembre 19 2008, 00:01
Bon, les nu-pieds sont remisés jusqu'aux prochaines vacances (Octobre - yesss), les terrasses ferment à la pelle et les leggins refont surface...
Histoire de se motiver, on ressort des cartons un grand Link Wray, le genre de mec qui sans trop le savoir a changé le rock'n'roll : inventeur du power chord (accord ni mineur, ni majeur, juste puissant, d'où son nom), il a aussi révolutionné le son avec ses guitares fuzz et leur rendu bien crado (qui fera plein de morveux illégitimes dans tous les garages de la planète).
En 1958 sort Rumble, instrumental impérissable. Pour proposer autre chose, voici un Deuces Wild tout aussi excellent :
Mine de rien, sans ces power chords, pas de Kinks, Who, Led Zep, ... pas de métal non plus et encore moins de nu-métal. Un beau salaud donc, ce Link Wray, nous infliger le nu-métal et mourir en 2005, gonflé !
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