La bUze

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dimanche 14 août 2016

Episode 28: One word !

Expresso:

:bz55) Ez3kiel - Battlefield - 2008: HENAURME
:bz45) Ukandanz - Yetchalal - 2012: በጣም ጥሩ
:bz35) Beatles - Help! - 1965: prémices
:bz3) Battles – Mirrored – 2007: foutraque
:bz25) Repulsion - Horrifier - 1989: Arrrrrghhhhhhhhhh !
:bz1) Metz - II - 2015: Imbuvable !

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Playlist:
- Ez3kiel: Adamantium
- Ukandanz: Tezalegn Yetentu
- Beatles: Ticket to ride
- Battles: Atlas
- Repulsion: Black breath
- Metz: Acetate

mardi 2 août 2016

Episode 27: ces disques qui n'auraient jamais dû sortir

Jamais dû sortir dans un sens ou dans l'autre ;)

:bz4) Screaming Trees - Last Words: The Final Recordings - 2011
Petite madeleine que cette galette des Trees jamais publiée jusqu’à maintenant. Dans la poursuite de Dust, album indépassable, Last words reste une bien belle carte postale qui aura mis du temps à venir !
Ash grey sunday et son très bon gimick de guitare est judicieusement choisi pour l'ouverture, léger et frais, même 10 ans après. Plus loin, Door into summer évoque les Trees première époque (SST), Revelator faisant penser à Dollar Bill.
Le tout n'a pas la cohésion d'un album certes et la seconde face est décevante (Anita Grey surtout avec sa batterie casse-c@#%&) mais bon, on est presque fan donc pas vraiment objectif !

:bz35) Crowsdell - Within the Curve of an Arm - 1995
Dernier projet de Shannon Wright avant qu'elle ne parte en solo. C'est moins lourd et torturé que ce qui suivra (avec une presque ballade: Floridian lamb), moins douloureux (quoique Patches ne respire pas la joie de vivre) aussi mais pas pop non plus... Forcément moins personnel (et donc moins prenant), guère aidé par un orgue très présent et une prod qui gomme toute vélléité offensive (Five Stars, W.C. Haley). Restent quelques belles mélodies, comme toujours, et You want me dead

:bz35) Jimi Hendrix - Valleys Of Neptune - 2010
Rien de bien neuf à priori pour les spécialistes du bonhomme. Je n'en suis pas là et c'est donc un bon panard que d'entendre à nouveau le Jimi. Un son qui pète, des petites bombes (Bleeding Heart), des reprises déjà connues (Fire), du blues aussi (Lover Man bien enflammé ou Red House). Le disque permet aussi de mesurer à quel point le gars savait chanter ! D'autres sorties du même genre sont annoncées, pas de quoi bouder son plaisir donc...

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:bz3) Betty Davis - Is It Love or Desire - 1976
Album passé à la trappe, il gardait pourtant la formule funk très hot aux paroles très crues des précédents mais il y manque un truc: la flamme sent l'allumage automatique et l'attrait de Betty s'est refroidit, les sonorités disco font aussi leur apparition, ce qui n'arrange pas le tout. Elle en fait même un peu trop sur Bar Hoppin' mais Stars Starve, You Know déchire tout (I've danced before ou Crashin' from passion aussi)

:bz25) Laetitia Sheriff - acoustic & solo - 2010
Un projet passé inaperçu, un disque même pas sorti d'ailleurs... On y retrouve Sheriff à gratter son répertoire jusqu'à l'os. Cette relecture dépouillée fonctionne sur quelques titres (Black dog ou Memento) mais le parti pris est un peu trop minimaliste sur beaucoup d'autres et le travail de Melano sur les 2 précédents albums de la lillo-rennaise nous manque.

:bz05) Kurt Cobain - Montage of Heck The Home Recordings - 2015
Truc vraiment infâme... 31 pistes de bruits, cris, bidouillages... Une reprise des Beatles à la rigueur, sinon, du rien inutile et affligeant... Beurk !

Playlist:
- Screaming Trees: Ash grey sunday
- Crowsdell: You want me dead
- Jimi: Bleeding Heart
- Laetitia: Black dog
- Betty: Stars Starve, You Know
- Kurt: And I love her

dimanche 24 juillet 2016

uKanDanZ & Pat Thomas - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 18 Mai 2016

Une chronique oubliée pour cette grosse soirée groove à Feyzin ! Pour le coup, on avait même fait craquer un apéro bien tentant mais l'appel de Ukandanz était trop fort et il fallait bien qu'on achète Awo, deuxième livraison du groupe, plus concis et encore plus percutant que son prédécesseur.

Pour une fois on est pile à l'heure et un poil déçu d'une affluence relative (mais la fosse se garnira au fil des déflagrations délivrées par les éthio-lyonnais). Une belle heure pour se rerendre compte de la puissance de feu du quintet, plutôt affûté pour cette tournée européenne, axé sur les titres du dernier album évidemment mais avec aussi quelques (bonnes) pioches dans Yetchalal.

Contrairement au Marché Gare en début d'année où le public était très réactif, la scène de l'Epicerie parait un peu trop grande ce soir, çà manque un peu de répondant mais le groupe est solide et son unité fait force. Toujours bluffant de voir Asnake Guebreyes s'accomoder sans le moindre souci de ces titres gavés de breaks perchés et de mesures composées. A revoir sans modération donc !

Ce sera le même verdict pour Pat Thomas & Kwashibu Area Band qu'on n'a guère écouté mais les étiquettes afrobeat & funk laissaient augurer du meilleur et meilleur il y aura !

D'abord le Kwashibu Area Band: des petits jeunots plutôt doués et au taquet dès le premier titre balancé: chorégraphie sympathiques et big smile sur toutes les lèvres, impossible de rester de marbre... Ajouter à cela un groove imparable et nous voilà partis pour 2h de pur bonheur portés par la magnifique voix de Pat Thomas.

Le chanteur ghanéen dirige sans y paraître son petit monde pour un set varié, mêlant funk et afrobeat donc mais aussi d'autres influence plus traditionnelles.

Superbes mélodies et mini tours de solos pour un peu tout le monde, la soirée semblait ne jamais prendre fin, comme une belle et large parenthèse pour patienter avant l'été !

jeudi 30 juin 2016

The Brian Jonestown Massacre - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 28 Juin 2016

Une dernière virée à Feyzin... Pour Brian Jonestown Massacre, groupe culte qu'on connait un peu: 3 albums écoutés et pas forcément LA révélation mais quelques titres sympathiques sur chaque disque. On se demande quand même pourquoi certains crient au génie.

Arrivé tôt, on a bien fait car si le ticket annonce BJM + Guest, c'est bien BJM qui lance la soirée dès 20h30 ! D'ailleurs, peu après, Anton Newcombe annonce sans rire que si le groupe prends son temps pour enchainer, c'est que le concert va durer 3h (!).

Les premiers titres passent nickel, avec un son juste tel qu'on l'attendait, ces rythmique et structures si typiques au combo. Cà monte petit à petit, 5 à 10 minutes avant que le soufflé ne retombe systématiquement. On tient néanmoins la première heure avec plaisir !

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La deuxième passe déjà plus lentement... La faute à ces interminables interludes où il ne se passe rien: Newcombe va gratter un clavier, joue avec son micro... histoire de montrer qu'il est le patron ? A sa gauche, les 6 musiciens ne mouftent pas et bien peu de convivialité se dégage des ricains. Seul spectacle notoire pour le noob, le joueur historique de tambourin (qui passe aux maracas de temps à autre (!)) mais lui aussi récite sa partition sans la moindre once de fun.

Le guest annoncé s'avère être un joueur de mandoline sapé comme jamais dont le passage sera sûrement l'instant grotesque du soir: noyée entre 3 grattes et un clavier, on entend absolument pas les quelques notes qu'il égrenera.

A l'aube de la troisième heure, déshydraté et guère confiant sur la continuité de l'espace temps, on décide donc d'aller boire une infâme Grihète, pensant même avoir le temps de revenir pour le final si jamais... Newcombe tient parole...

Mais non, 2h30 et puis s'en vont, content de les avoir vu, mais prêt d'y retourner... la durée ne faisant pas la qualité d'un set (Francis Lalanne, dans ses jeunes années, tenait beaucoup plus longtemps ^^).

mardi 14 juin 2016

This Is Not A Love Song: jour 3b Shellac - Nîmes, le 5 Juin 2016

Mais on connait la réponse, c'est Shellac ! Difficile de rater la venue du trio plutôt rare en live, en totale déconnexion de son activité discographique (même si 'Dude Incredible' est presque récent).

On fait endurer Helen Money aux potos histoire de rire un peu (c'est mal, je sais), 10 minutes d'entracte-cornet-de-glace avant de partir pour plus d'une heure de math-rock jubilatoire !

La formule est la même (pas de light show ni costume ni maquillage) mais toujours ce son de ouf et cet humour (enfin, on pense que c'en est) si particulier. Les chicagoans gèrent leur sujet et le public s'enflamme rapidement, çà slame à tout va même quand Albini se lance dans des spoken words un peu longs. On aperçoit Xavier à fond & déjà torse nu (2 WE à voir Xavier torse nu, faut-il que je m'interroge ??? (on le reverra d'ailleurs plus tard en surfeur de foule)).

Même s'il ne se passe rien d'extraordinaire, mâter le jeu de scène de Todd Trainer & Bob Weston reste un sacré plaisir, entre mimiques de psychopathes et maitrise parfaite. Ce n'est pas un nouveauté mais la cohésion de l'entité Shellac est toujours bluffante et le temps passé face à lui file à pleine vitesse.

Horaire tardif et fin de festoche oblige, le combo sacrifiera néanmoins au traditionnel en démontage de batterie mais en version express avant de retrouver ceux qui le souhaitent au stand merch pour discuter le bout de gras (on croit les avoir aperçu installer une partie de leur matos).

Il ne nous reste plus qu'à retrouver Xavier (rhabillé) pour prendre le long chemin du retour...

dimanche 12 juin 2016

This Is Not A Love Song: jour 3a - Nîmes, le 5 Juin 2016

Le printemps qui s'achève, tu partiras... au Tinals !

Deuxième édition pour la bUze qui avait bien prévu de doubler la mise en faisant vendredi ET dimanche mais des problèmes de genoux en ont décidé autrement. Ce sera donc le dimanche seulement pour une programmation plutôt bruyante pour du rock indé, ce qui n'est pas pour nous déplaire !

On arrive tôt sur les lieux, histoire de profiter des 3 concerts (Paloma ouverte à tous): Kursed (et ses influences très arctiques simiesques), Steve Gunn (et son americana statique) & Quetzal Snakes (qu'on a déjà vu 2 fois à Lyon et dont le chant nous...). Pas trop dans l'ambiance, l'horaire goûter y étant peut-être pour quelque chose, on s'ennuie un peu...

Avant de filer dans la grande salle pour un peu de pop ouvragée: celle de Robert Forster arrivé de justesse depuis Barcelone. Ces imprévus ont mis le groupe à la cool et l'heure passée en leur compagnie est très plaisante (même si on aurait apprécié un peu plus de Go-Betweens et moins de Robert).

Un vacarme de tous les diables s'entend sitôt la prestation de l'australien terminée: c'est Metz sur la grande scène extérieure. Power trio canadien fou furieux qui balance des déflagrations sonores "sauvages et mélodiques" disait la plaquette.

De mélodie on ne trouvera point et on lâche l'affaire au bout de 3/4 titres histoire de voir si Drive Like Jehu en propose plus. Il semblerait que non: le chanteur a la voix cassée et rien n'accroche. On se dit alors qu'une écoute préalable des disques soit préférable pour mieux apprécier le live de ces 2 groupes, on verra si on a le courage.

Du coup, séance décontractaction face à Luke Winslow King et son son brassant blues & jazz (from New-Orleans). C'est très bien fait et joyeusement executé, de plus çà colle parfaitement avec la fin de journée nîmoise.

On fait l'impasse sur Unsane puisqu'on connait pour être judicieusement placé pour Parquet Courts (parce qu'on connait). Début de concert addictif avec 2 titres tirés de leur excellent 'Light Up Gold' (l'écoute du successeur nous a complètement fait décrocher du combo) mais la machine se met vite à vriller. On entends guère les voix et le groupe n'arrive pas vraiment à habiter cette scène trop grande pour lui. C'est plat, la setlist très molle et... on s'emmerde grave ! Il aurait mieux valu se remettre un bonne dose de noise malsaine (puisqu'on connaissait).

Commence alors une mini-errance à la recherche d'un truc qui nous accrocherait l'oreille: d'abord les mythiques (et jamais écoutés) Tortoise: 10 minutes debout, presque le double assis, rien n'y fait. C'est appliqué et trop sérieux. Girl Band sera tout le contraire mais çà le fait pas non plus, on commence presqu'à gamberger sur notre présence ici, tous ces kilomètres pour çà, pour quoi ?

vendredi 3 juin 2016

The Mistery Lights - Marché Gare (Lyon), le 2 Juin 2016

Une dernière virée au Marché Gare pour le concert offert du trimestre et bizarrement pas grand monde pour revoir John Milk, première partie sympathique côté compositions pop/funk mais on a toujours du mal avec la voix (très aigue) du garçon.

Une (mauvaise) bière plus loin, on découvre sans à priori The Mystery Lights traversant pour la première fois l'Atlantique afin de distiller quelques réminiscences rockpsyché: esprit très 'compiles Nuggets', on apprécie d'autant plus que la prestation des californiens est sincère et sans prétention aucune sinon de donner un maximum, surtout leur chanteur psychotique, survolté d'entrée et qui embarquera sans peine un public plutôt réceptif (chouette ambiance dans la fosse, mini-pogo ou presque).

Globalement, c'est à peu près le ressenti inverse de ce qu'on avait vu à Feyzin avec les Allah Las: ici c'est mal habillé, mal peigné, gentiment bordélique avec quelques intermèdes countrysant déconnant mais furieusement rock'n'roll !

Et le set ira crescendo vers un dernier titre chanté depuis la fosse avec des "Oh" hurlés par une assistance conquise ! Ils reviendront pour un seul titre en rappel, une sorte de medley addictif achevé par un très bon B-52's. Bref, rien de mieux pour finir en beauté une (encore) bien belle saison du Marché Gare, qu'on remercie au passage ;)

lundi 2 mai 2016

putain Hubert...

Hubert Mounier est mort... à 53 ans... tristesse, grosse tristesse...

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S'il y a bien un frenchy qu'on suivait c'était lui... pour sa géniale façon d'écrire des chansons mêlant simplicité des mots et beauté, un talent mélodique imparable hérité de ses influences anglo-saxonnes.

3 albums solos (dont les 2 premiers sont juste parfaits) et pas mal d'autres avec l'Affaire Louis Trio... ALT qui n'a d'ailleurs pas fait que 'Chic Planète', y'a qu'à écouter Mobilis in Mobile et son single ultime ou Europium en guise de dernier tour de piste, plein de merveilles dans la besace du lyonnais comme ce Palais Idéal ou l'art de raconter une (belle) histoire en 4 minutes 1/2.

Adieu et Merci !

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