La bUze

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mardi 21 avril 2015

Moon Duo - Marché Gare (Lyon), le 15 Avril 2015

Pas de GYBE la veille histoire de digérer APTBS, hésitant à revenir au MG, mais bon, la bUze est faible...

Arrivé (encore) en retard, Quetzal Snakes a déjà entamé sa partie et on croit bien les reconnaitre mais sans tilter sur le coup (en fait, ils étaient au Trokson l'an dernier): 3 guitares tout devant, un batteur au son lourd et appuyé par une basse qui l'aide bien, les titres tournent pas mal même si certains manquent d'accroche. Faut dire que le chant n'est pas vraiment ce que je préfère dans le genre (pour pas dire plus).

Mais avec le recul, on a plutôt apprécié le combo. Parce que Moon Duo, comment dire...

Déjà, ils sont trois (çà sent l'arnaque) mais pourraient remplacer leur batteur par une boite à rythme tant son jeu est métronomique et sans aucune variation (si, quand même, les tempos changent d'un titre à l'autre).

Chaque "morceau" est construit selon la même formule: un gimmick au clavier qui va tourner pendant 4 à 5 minutes, des accords de gratte pour les appuyer, une ligne de chant insignifiante (plus de choeurs de la clavier apporteraient sûrement plus) et 1 à 2 tours de solos sans âme entre chaque "couplet".

Passés 3 titres, on s'emmerde sévère, d'autant que les visuels projetés derrière sont d'un ennui rouge-mortel... Craquage et sortie de salle à la demi-heure de jeu! De quoi regretter amèrement de n'être point allé revoir Mathieu Boogaerts accompagné de Luce à l'Epicerie ce même soir...
En plus, il pleut, on peut même pas rentrer à vélo !

dimanche 19 avril 2015

A Place To Bury Strangers - Marché Gare (Lyon), le 13 Avril 2015

On avait un souvenir plus que positif du passage d'APTBS à l'Epicerie il y a 2/3 ans... Depuis, on a pas trop suivi le trio mais c'est sans hésiter qu'on a réservé sa place au Marché Gare.

A la bourre pour la première partie, on découvre une salle bien garnie en gens et en fumée. Sur scène, un duo batterie+chant / claviers vintages fait un énorme raffut bien sauvage quoiqu'assez répétitif... Ils s'appellent ZZZ et préviendront de tout endormissement prématuré.

A peine plus tard, la fumée est à peine dissipée quand le trio new-yorkais relance la machine et les décibels. Et des décibels, il y en aura durant cette grosse heure apocalyptique: l'attaque est frontale, le son fort mais bon et l'énergie ne retombe jamais.

aptbs_live.jpg
On ne distinguera guère bassiste et batteur pendant le set mais on aperçoit plusieurs fois Oliver Ackermann balancer sa guitare par terre.

Comparé au luxueux confort de l'Epicerie la fois d'avant, la prestation du soir est totalement animale, le public pogote furieusement (avec quelques connards tout coudes sortis) et Everything Always Goes Wrong prends, en pré-final, une dimension de dingue.

Parce qu'ensuite, çà part en vrille: descente d'ampli dans le public jusqu'à coupure du cordon, çà enchaine avec une virée technoïde brumeuse, de la vraie expérience live quoi !!!

jeudi 2 avril 2015

Royal Blood - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 28 Mars 2015

Un soir dans la grande salle du Transbo, complet qui plus est... Ca faisait bien longtemps !

Faut dire que Royal Blood a bien fait le buzz depuis qu'on les a raté à Rock En Seine et leur album est plutôt bon, avec au moins 4/5 titres imparables.

Avant, on se tape Bad Breeding: formule très classique pour un barouf assez chiant, entre un chanteur qui martyrise son pied de micro et un raffut à peine orchestré derrière. Tempos rapides et mélodies inexistantes, c'est vraiment pas terrible...

La salle doit être d'un avis similaire puisque les anglais sont à peine applaudis en fin de brouhaha. On patiente alors longuement avant le duo de star du soir.

royal_blood_live_Lyon_2015.jpg [1]
Attaque au canon, avec frappe et son bien lourds, y'a pas de doute c'est une belle section rythmique et le groupe joue plutôt très efficacement les titres de ce premier disque (plus quelques inédits), parlant un peu du côté du bassiste, se la racontant pas mal pour le batteur (qui viendra souvent en bord de scène fixer la foule ou se préparant un cocktail à mettre dans un repose gobelet en bord de caisse claire).

C'est pour faire le show peut-être et remplir un peu l'immense espace à partager. C'est un peu too much aussi, et on sait pas trop quoi penser quand 3 nanas en culotte/sous-tif se pointent sur scène sur Loose Change pour quelques déhanchements pas vraiment travaillés (on a bien observé, si si).

1h de set et pas de rappel, honnête ou presque...

Note

[1] photo: Luciole photography

mardi 24 mars 2015

Thomas De Pourquery + Sun Ra Arkestra - A Vaulx Jazz, le 21 Mars 2015

Grosse claque ce samedi en clôture du festival A Vaulx Jazz: en mode découverte totale du monument Sun Ra, le coup est parti dès cette première partie offerte par Thomas de Pourquery et ses acolytes.

D'entrée, c'est intense & organique et on va de titre en titre comme de surprise en surprise: entre nuances qui s'enchainent magnifiquement ou des passages plus furieux.

live_vaulx_pourquery.jpg [1]
Le groupe y va aussi de quelques solos mais jamais démonstratifs, cultivant plus une énergie brute, de celle qu'on avait trouvé récemment chez Guillaume Perret (tiens, tiens un autre saxophoniste chercheur) ou Ukandanz.

On reste émerveillé du début à la fin, de part la musique, sa modernité, mais aussi le plaisir évident que le groupe prends sur scène, les traits d'humour de son leader ou le show fait par un batteur hors norme.

Un set intense, à l'énergie furieusement contagieuse !

Du coup, c'est plus difficile d'accrocher au Sun Ra Arkestra mené par son saxophoniste historique Marshall Allen (91 printemps tout de même) qui, passé l'entrée sur scène avec des couleurs chatoyantes toutes en strass, va plutôt verser dans un jazz qu'on trouvera presque classique avec de longs titres aux structures assez monolitiques, prétextes à des tours de solos successifs des zicos (pinao, contrebasse et section de 5 cuivres).

A une occasion, le truc vire plus barré du coté de l'Afrique avec percus et flûtes traversières mais cela restera l'exception. Dommage c'est le moment qu'on a préféré !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel

dimanche 15 mars 2015

Allah-Las - Every girl

Un chouette tube des Allah-Las qui ont fait le buzz dans les classements de fin d'année 2014.

Très référencé à la période Nuggets, le combo californien peine d'ailleurs à offrir autre chose qu'une resucée de cette glorieuse parenthèse aux illustres inconnus.

Même sentiment lors de leur passage à Feyzin: un concert très cadré et sans grande imagination où les titres sont joués comme sur disque devant une salle bien fourni en bonnet hipsters...

Dans notre bonté du jour, on en sauva d'ailleurs 2 du froid et d'une longue marche retour à pied vers Lyon !

jeudi 12 février 2015

Bombino - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 01 Février 2015

Petit concert offert pour les abonnés Epicerie, Bombino est en charge de réchauffer ce premier dimanche humide de février.

D'abord un mini set acoustique & assis avec 3 percusionnistes, un (mini) bassiste et Bombino donc, à la gratte folk. Tout ceci part de fort belle manière: bon groove et sourires partagés. On est donc déjà bien quand le quintet devient quartet pour passer en monde électrique.

Et l'ambiance de monter d'un cran: faut dire qu'avec des compositions toujours imparables, un son d'enfer et un jeu de scène dynamique (contrairement à Tinariwen ou Tamikrest beaucoup plus statiques), le nigérien sait y faire!

bombino.live.jpg [1]
Quelques spectateurs-danseurs s'invitent d'ailleurs sur scène le temps de quelques pas de danse sans que les musiciens y trouvent à redire tant les bonnes vibrations sont là.

Ceci durera jusqu'à un rappel évidemment trop court mais bon... 2 petites baffes live en une semaine, on ne va pas faire les difficiles !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel (encore!)

lundi 9 février 2015

uKanDanZ - Marché Gare (Lyon), le 27 Janvier 2015

Reprise concertistique et quelle reprise: une soirée Dur et Doux au Marché Gare avec Ultra Zouk en ouverture pour un truc bien perché entre synthés outrés et voix débiles, on reste pour la performance live du trio mais on trépigne de revoir Ukandanz, en formule annoncée plus musclée puisque c'est désormais un bassiste (échappé de Ni) qui tient les fréquences basses.

D'entrée çà s'entends: le quintet mets tout sur la table dès le premier titre: son bien appuyé et tous en place, c'est jubilatoire. Et çà le devient un peu plus quand on découvre quelques nouveaux titres (cf EP ci-dessous) ou des réarrangements de titres de ''Yetchalal' trempés dans le métal. Ethio-jazz-rock-métal donc ?

ukandanz.live.jpg [1]
On se dit alors que le groupe ne va pas tenir toute la durée du set... Erreur : les morceaux sont longs certes mais contiennent leur lot de respiration (le dansant Bèlomi bènna notamment).

A l'heure de jeu, c'est rappel, forcément bruyant dans la salle (pas mal de monde ce soir et plutôt du conquis) avec 2+1 titres de haute volée ! Ils repassent aux Escales de Vénissieux cet été, on devrait y être !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel

vendredi 2 janvier 2015

2014, le bilan bis...

Rapide bilan sur 2014, déjà terminée et où, encore une fois, on a bien profité de la programmation lyonnaise à défaut d'écouter de la nouveauté: seulement une vingtaine de disques.

Parmi eux, du vieux "confirmé", plus (The Notwist, Suzanne Vega, Shellac, Sharon Jones, Bob Mould) ou moins (Lee Fields, Pixies, Laetitia Sheriff) appréciés et quand même un peu de sang frais: le duo basse-batterie Royal Blood et un premier album perfectible peut-être mais bien fourni en globules rouge vifs. Jesse Marchant aussi, en coup de coeur de dernière minute et surtout Meshell Ndegeocello dont on reparlera sans faute !

2015 s'annonce déjà bien garnie... Dur dur !

lundi 22 décembre 2014

2014, le bilan...


mercredi 17 décembre 2014

Blues Butcher Club + Black Strobe - le Transclub (Villeurbanne), le 10 Décembre 2014

Un peu d'électro-rock pour changer... Pas intentionnelle mais 2 places gagnées et une disette de concert en ce mois de Décembre, il n'en faut guère plus.

L'électro c'est pas de suite: le Blues Butcher Club ouvre de manière délicate avec le hurlant Human Cannonball des Butthole Surfers, la suite sera tout aussi subtile avec un garage blues sauvage braillé par un Jean-Luc Navette en forme.

On ne sait pas si ce sont des compos ou d'autres reprises (excepté le Preaching the Blue de Robert Johnson fàçon Gun Club) mais l'énergie du combo portée par un batteur à peine psychotique fait bien plaisir !

Du coup, on déchante à l'écoute des premiers titres de Black Strobe, très électro pour le coup (et répétitifs)... L'influence Dépêche Mode n'étant pas non plus pour faire la différence, on craint le pire à l'écoute de leur version du Folsom Prison Blues.

Heureusement, l'heure tournant, les compères d'Arnaud Rebotini glissent d'autres hommages plus appuyés au bon vieux rock'n'roll des familles, comme ce très bon Monkey Glands ou, en rappel, étirant à loisir le I'm a Man de Bo Diddley.

dimanche 7 décembre 2014

Rien + Ni - Marché Gare (Lyon), le 29 Novembre 2014

Une belle affiche encore au Marché Gare ce soir de pluie et de brouillard (!), à forte tendance instrumentale.

Quelques taxis passent sans me voir, j'n'ai qu'une envie, revoir Ni , déjà ouï et bien aimé ici même (en première partie des Irlandais And So I Watch You From Afar). Un plaisant cauchemar qui fini pas trop tard mais qu'on avait préféré en mode découverte.

Les grenoblois, quant à eux, jouent toujours le mystère, ils veulent pas bavarder (même si un chanteur se pointe pour 3 titres dont le tout frais çà barde chez les bardes (!)), planqués derrière leur robot à synthèse vocale pince-sans-rire.

On se gaverait jusqu'à l'aube animée de ces compositions intelligemment tordues, de ce post-rock qui n'en est pas vraiment mais hélàs c'est fini: ce soir j'ai le blues et là tout c'que j'veux c'est dormir pour oublier que c'était l'avant dernier concert de Rien, l'auto destruction du 1er décembre était programmée dès 1999...

Le pire ? On est presque sûr qu'ils tiendront parole, les salauds...

vendredi 21 novembre 2014

Nikki Hill - I know

nikki-hill-band.jpg
Un excellent petit titre de Nikki Hill, vu en free au Ninkasi Café ce mercredi.

Alternant rock'n'roll old school, blues, soul, rock stonien ou acdcien voir ska/reggae, Nikki va tenir la scène de superbe manière pendant plus d'une heure 30.

Dans un registre hyper-fréquenté, l'américaine, la petite vingtaine seulement, est à l'aise comme si elle en avait le double tout en conservant fraîcheur & énergie bien soutenue par les 3 poilus qui l'accompagnent et font plutôt bien le job, offrant un set nerveux à un public vite conquis.

Voix de feu, reprises de standard ou compositions immédiates, on adhère à 200%, y'a qu'à écouter ce petit I Know:


dimanche 9 novembre 2014

Sebadoh - le Marché Gare (Lyon), le 27 Octobre 2014

Un concert, pour changer... Pas de l'excitante nouveauté non plus, juste un (vieux) groupe des 90's qu'on a beaucoup écouté dans les 90's: Sebadoh !

Avant, Vundabar donne tout à fait dans le ton de ses glorieux ainés: même formule guitare/basse/batterie, massholes également, le groupe propose un pop/rock/indé/bordélique pas mal foutu (et mieux que les tentatives humoristiques tordues de son leader).

Retrouvailles un an après avec le look d'éternel étudiant de Barlow ; à côté, Jason Loewenstein et sa casquette vissée sur la tête ressemblerait presque à un lycéen un brin slacker.

Groupe sans artifices (coté jeu de scène, lumière ou pose) qui part à fond les ballons sur les compositions du Lou, celles qu'on préfère sur disque mais jouées tellement vite ici qu'on est un peu déçu... jusqu'à l'échange d'instrument des 2 leaders.

Le songwriting foutraque de Lowenstein se goûte encore mieux en live et on raccroche immédiatement et jusqu'au bout à une setlist bestOf (saupoudrée quand même de quelques titres du (décevant) Defend Yourself).

Lors d'un généreux rappel, Barlow demandera même au public de crier quelques souhaits, de quoi savourer encore quelques belles madeleines...

mercredi 22 octobre 2014

Sonny Knight & the Lakers - Ninkasi Kfé (Lyon), le 3 Octobre 2014

Bref flashback sur la belle histoire de Sonny Knight, dans la même veine de celle des Sharon Jones, Lee Fields ou Charles Bradley, ces personnages restés dans l'ombre et qui prennent un peu la lumière dans la fleur de l'âge.

Le bonhomme était routier et délivre à 65 ans son premier album, supporté par le pas prompt renfort des Lakers. La tournée européenne qui l'accompagne passait par le Ninkasi (gratos qui plus est).

De quoi venir boire un peu de bière et écouter une soul-funk classique mais d'excellente facture. Des reprises plutôt bien foutues (très bon In the pines ou le clin d'oeil 'Sugar Man''), un frontman qui joue avec son public (féminin surtout) et un groupe qui assure au poil derrière (très carré (trop peut-être?)), de quoi terminer avec le sourire une semaine de taf merdique !

mardi 14 octobre 2014

Royal Blood - Come on over

Ma galette du moment est celle des anglais de Royal Blood qu'on a somptueusement raté à Rock en Seine :( .

Duo basse/chant batterie (beaucoup d'effets sur la basse, faut dire, des fois on se demande presque s'il n'y a pas 2 cordes de plus), les 10 titres de leur premier album (sans titre) s'ingurgitent sans problème et on y revient sans écoeurement aucun.

La preuve avec ce Come on over:

mercredi 8 octobre 2014

Marissa Nadler + Angel Olsen - Epicerie Moderne (Feyzin), le 1 Octobre 2014

Quoi de mieux qu'une petite thématique spéciale Dépressifs pour se mettre dans le bain de la rentrée, l'Epicier en proposant une déclinaison féminine enchainant Marissa Nadler et Angel Olsen.

Nadler ouvre le bal (elle a la robe qui va avec en tout cas), accompagnée d'une blonde violoncelliste qui accompagnera un peu les titres longs et répétitifs de sa comparse. Autant on avait gardé un bon souvenir de son passage (en groupe) au Sonic, autant ce soir, on s'emmerde... Très coincée, un tempo invariable, la linéarité du set est assommante d'ennui.

Pause bière debrief où Xavier s'étonne (fort à propos d'ailleurs) de ma présence en ces lieux... Je dois peut-être développer une forme rare de masochisme à base de guitare boisée et sandalette en cuir (même si ce soir la charmante violoncelliste portait (ôtait, remettait, renlevait - m'égare-je?) des talons hauts.

Bref, c'est au tour d'Angel, vue ici même en choeurs avec Bonnie Prince Billie pour un épique (non, c'est une blague) concert. Le titre proposé sur le net pour vendre le truc étant infiniment plus enlevé que toute la production de BPB réunie, je m'étais laissé séduire.

angel_olsen_live.jpg [1]
Sans regret puisque le quatuor (électrique) proposera un bien chouette moment: la voix d'Angel (en méforme avouée) est assez incroyable, ses compositions, sans être renversantes ni très originales, fonctionnent sans problème en première écoute et les interventions de l'américaine sont plutôt bien senties et décomplexées (même si on comprendra pas tout).

Comme quoi, on a bien fait...

Note

[1] photo: Thomas Saminada

jeudi 11 septembre 2014

Rock en Seine J3 - Paris, le 24 Aout 2014

On a commencé tôt ce dernier jour: Cloud Nothings attaquait sous le soleil (ou presque) à 15h15 sur une scène trop grande pour le trio. Les titres du dernier LP principalement, plutôt bien malgré (encore) un trop plein de basse. Le set est expédié sans commentaire... A revoir by night, en espace confiné, sûrement !

On enchaine rayon guitares avec Airbourne pour ce qui sera sûrement le plus gros kiff du festival. Certes, le quatuor sonne comme un AC/DC rajeuni mais les riffs sont efficaces, la session rythmique ronronne au poil et l'enthousiasme de Joel O'keeffe parait sincère et est très communicatif. Le gars s'en donne à coeur joie d'arpenter la scène en tous sens, tout en assurant ses solos ; un coté Wayne's world qui fait zizir ou cette manie d'ouvrir des canettes de bière avec le crâne. Le show est rôdé bien sûr mais c'est typiquement le genre de groupe à voir en festoche !

airbourne_live.jpg [1]
La suite est débraillée: Fat White Family auprès de laquelle on reste pas longtemps (les Inrocks ont qualifié leur prestation de ('grand cri de liberté' punk - (arf)) tant ce n'est pas renversant, pas mieux pour Brody Dalle (madame Josh Homme à la ville) qui a pourtant une bonne voix puissante et enrouée mais le tout rappelle surtrout Hole, les compos en moins (c'est dire).

Ratage volontaire de Thurston Moore (par solidarité et parce son 'Demolished Thoughts' nous avait bien fait bailler (à postériori c'était un très bon concert, très Sonic)) pour appréhender le big show de Janelle Monae (et sa grosse caisse): c'est très pro, avec une originale charte graphique entre noir & blanc psychédélique ; l'américaine arrive néanmoins à apporter fraicheur et énergie à un set qui pioche dans ses 2 albums.

Dîner au son des guitares du désert des Tinariwen avant d'aller cueillir une autre légende indie, Stephen Malkmus et ses Jicks. Peu charismatique et des structures pop déglinguées qui ont oublié la décontraction/glande d'un Pavement, le ressenti proche de l'écoute des disques, on reste néanmoins pour le charme de la bassiste.

Puis c'est l'éclat final, les Queens of the Stone Age qu'on retourne voir sans hésiter après le bon concert lyonnais de l'an dernier... A 15 mètre de la scène, on est même plus près qu'à la Halle Tony Garnier, regrettable erreur puisque le son sera dégueulasse (si on voulait percevoir autre chose que le son de la basse) et le set sensiblement moins efficace qu'à Lyon... Dommage...

Note

[1] photo: Philippe Jawor

mardi 2 septembre 2014

Rock en Seine J2 - Paris, le 23 Aout 2014

Arrivée presque tardive pour cause de premier brunch (mon dieu !), ce sont Thee Oh Sees qui jouent, serrés sur la scène de la Cascade. En redite et à la lumière, c'est forcément moins bien qu'au Marché Gare mais bon, çà fait joyeusement patienter...

Patienter, c'est ce qu'on ira faire face à Lennon junior et son projet marital (madame est top model) nommé The Ghost of a Saber Tooth Tiger (!). Très bof dans l'ensemble, avec des interventions ineptes entre chaque titre... Du coup, les paroles des premières chansons d' Emilie Simon paraissent de toute beauté.

Musicalement c'est pourtant chouette, les cordes de l'orchestre classique qui l'accompagne apportant beaucoup, pas assez pour lutter contre le son dégueulasse, je file rejoindre Beth Gibbons.

portish.jpg [1]
J'avais pas prévu de rester mais le show de Portishead est excellent: son et projections parfaits... pour un concert très similaire à celui donné à Vienne il y a ... 2 ans (très proche sinon que Gibbons terminera presqu'euphorique: 3 ou 4 phrases pour conclure, c'est inouï !).

Au retour, on fait bien gaffe d'éviter soigneusement François & the Atlas Mountains pour se sustenter avant la fin du monde selon Prodigy. Grosse attente du public et spectacle qui se veut fracassant...

Cà tourne plutôt à vide mais on ira jusqu'au bout (la flemme de s'extirper de la foule...) alors qu'un détour par St.Vincent aurait pu être intéressant (tout comme une arrivée anticipée afin de gouter à St. Paul and The Broken Bones, un agglomérat d' Alabama Shakes, des Dap Kings et de Mayer Hawthorn qui n'était pas pour déplaire).

Le phénomène Joey Bada$$ valait, parait-il, le déplacement, dans un genre hip-hop old-school mais il eut fallu être équipé du don d'ubiquité...

Note

[1] photo: Afterdepth

samedi 30 août 2014

Rock en Seine J1 - Paris, le 22 Aout 2014

Arrivée en fin d'après-midi, on commence en douceur par un bout pop de Pegase - aïe, cette voix aigüe - , on file donc trouver plus de substances chez les Traams et leur krautrock plutôt bien envoyé, le plein jour ne leur va pas vraiment au teint (dommage, ils sont déjà passés à Lyon).

La lumière, c'est que qui convient parfaitement aux Crystal Fighters et leur pop naïve avec casques à plumes et tenues hippiesques, on déteste !

Du coup, on se retrouve à voir Blondie qu'on avait même pas lu au programme. Setlist bestof, c'est efficace mais y'a un truc qui cloche quand même, on n'y croit pas... The Hives sont à peine mieux, passés 3/4 titres, les suédois lassent, que ce soit le discours auto-centré de son chanteur qui n'est pas vraiment drôle ou le manque de spontanéité ET de chansons (de beaux riffs plagiés (I Want More), pourquoi ne pas reprendre les originaux ?).

arcticLive.jpg [1]
On tente alors d'affronter la tempête sud-africaine Die Antwoord. Le duo dégage fortes identité et personnalité mais ce n'est pas vraiment pour nous, à moins d'avoir été en pleine fosse...

On préfèrera largement les Arctic Monkeys qui vont proposer un concert élégant quoiqu'assez plan plan: les derniers morceaux sont plutôt mid-tempo (le syndrome QOTSA?) et Alex Turner soigne trop son coté crooner (cheveux en arrière et déhanchements à la clef). Mais le groupe est hyper carré et sa discographie comporte déjà un beau paquet d'excellents titres pour faire le difficile.

C'était donc une première journée pour se mettre dans le bain, petits regrets d'avoir manqué Royal Blood (duo basse+batterie prometteur) et le déglingué Marc Demarco (qu'on prendra la peine d'écouter avant sa venue à Feyzin à l'automne).

Note

[1] photo: Isatagada

mercredi 27 août 2014

Rock en Seine 2014

7 ans de réflexion, c'est ce qu'il aura fallu pour mettre les pieds dans un de ces gros événements de l'été: un festival rock, Rock en Seine en l'occurrence...

rockEnSeine2014.jpg
Et avant de balancer quelques chroniques éparses sur les groupes vus lors de ces 3 jours, quelques impressions à tiède:

D'abord, le gros point noir, le son:
Très lié à l'endroit où l'on s'est posé, c'était parfois bon (Portishead, Airbourne, Arctic Monkeys), souvent moyen (The Hives, Traams, Stephen Malkmus, Prodigy) voire médiocre (1h30 de basse avec les QOTSA çà instruit, certes, mais le plaisir est bien gâché). Le pire étant la scène de la Cascade où le régisseur devait sûrement avoir perdu l'ouïe sur la fréquence des grosses caisses tant on n'entendait que çà (devant la régie ou ailleurs) que ce soientt pour Janelle Monae, Emilie Simon & son orchestre philharmonique (arf, 40 zicos classiques et UNE grosse caisse) ou Cloud Nothings...
Il aurait fallu planifier, pour chaque set, quelques traversées dans la foule afin de trouver l'endroit idoine mais est-ce bien normal ? Est-ce le lot de tout festival en plein air de sonner comme à Fourvière ^^ ? Suis-je trop habitué aux doux conforts sonores des Epicerie, Marché Gare ou Périscope ? Je ne sais plus...

Le gigantisme:
Site hénaurme et foule impressionnante (40000 personnes par jour il semblerait) mais pas (trop) l'impression d'être oppressé, j'ai trouvé l'organisation efficace (accès au parc, récupération du pass, toilettes, ...) et discrète.
Coté nutriments, y'a pléthore de choix pour la bouffe (à des prix raisonnables) et moults bars sans trop d'attente mais bien ric rac quant au choix des bières (sponsoring oblige) et les tarifs sont abusés pour ce que c'est (le climat n'est pas caniculaire, ouf).
Globalement, ambiance plutôt cool et bon enfant même si çà bavarde pas mal dès qu'on est loin de la scène (gênant quand on souhaite écouter Portishead).

Dernier point: l'anonymat relatif de la plupart des prestations vues ces 3 jours: très peu d'interaction avec le public présent (Malkmus, Cloud Nothings, Thee Oh Sees (tous américains, il est vrai)) ou alors un discours prémâché/attendu (The Hives, Janelle Monae)[1], ... Chaque groupe déroule un set hyper calibré pour le temps imparti et s'en va en quête d'un prochain cachet d'un prochain festival. M'attendais pas non plus à taper sur l'épaule de Josh Homme mais quand même...

Note

[1] il est vrai qu'on a loupé les selfies de Lana del Rey...

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