La bUze

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi, février 4 2010

Are you serious, man ?

bigLebowski.jpg

Il est déjà là, "l'un des joyaux de ce début d'année cinématographique", "terriblement drôle et drôlement sérieux", "désespérément drôle", ... Les critiques sont unanimes pour cette "comédie amère et absurde". Sans déconner ?

Le nouveau Coen est juste d'un profond ennui (pas loin de The Barber) : on va y suivre Larry Gopnik, père d'une famille type de la classe moyenne américaine pour qui tout part progressivement en vrille (demande de divorce, frère assisté & délinquant, endettement grandissant, promotion compromise, ...). Notre anti-héros encaisse tout sans rien dire, juste essaie-t-il de s'en retourner auprès des rabbins trouver quelque réponse.

De la matière donc mais les frangins multiplient les histoires sans en développer vraiment aucune et on attends longtemps (1h45 qui en parait presque le double) un sursaut, en vain...

Et puis, rayon humour, les ficelles Coeniennes se devinent trop à l'avance, en particulier ces gros plans sur les visages ("trognes" plutôt) immobiles qui ont déjà été vues un paquet de fois chez eux. On sourit donc, parce qu'on est bon public mais comme on sourirait lors d'un repas de famille à la blague racontée pour la n-ième fois par un oncle éméché.

En bref, si l'on compte bien, exceptions faites du sympathique O' brother et de l'aride No Country for Old Men, rien d'autre à sauver dans leur filmographie pour cette décennie et çà, c'est pas sérieux !

ps: ai même lu une critique vantant l'exceptionnelle bande son du film (on y trouve un titre du Jefferson Airplane et quelques chants religieux juifs, impressionnant (!)). Habille (quoique) transition pour un retour de la rubrique 'Chanson du jour' et mettre ci-après la meilleure version du Hotel California des Eagles (si si) reprise par les Gypsy Kings (si si - bis). C'était le bon temps de The Big Lebowski...

  goto radio La bUze

samedi, janvier 30 2010

2009 en images et liens hypertextes...

BD, ciné, concerts ou oldies...
et, planqué au milieu, la bande son de l'année... enfin, mon single à moi (ouaip, c'est encore encore Mark...) :

dimanche, janvier 10 2010

...

Pour ceux qui aiment...

  • Roy Orbison
  • La bière (belge de préférence)
  • Strip-Tease (l'émission)
  • Groland (un peu aussi)

La merditude des choses est en salle...

Soit le portrait d'une famille un brin dégénérée où 4 frères en rupture squattent chez leur mère qui tente d'élever le fils de l'un d'eux. C'est drôle, souvent trash mais le cynisme de l'ensemble n'est qu'apparent et Felix van Groeningen montre un réel attachement à ses personnages.

Une belle surprise, quoi !


add : ...décidement... aujourd'hui c'est Mano Solo qui y passe... Y'a pas trop à se casser pour faire des posts depuis quelques semaines, la rubrique nécrologique suffit.
Pas trop suivi ses dernières livraisons (pourtant Tom en avait dit du bien) mais
Les Années Sombres (titre adéquat) surtout, ou Je sais pas trop font encore leur effet à chaque écoute. Et des disques comme çà, c'est finalement pas si courant...

vendredi, janvier 8 2010

Mon top 10 des concerts pas vus en 2009

ironie.jpg Autre priorité, double entrée d'agenda, distance, manque de motivation, ... des bonnes raisons quoi !

lundi, janvier 4 2010

L'année commence bien mal...

lhasa.jpg Après Vic le 25 Décembre c'est Lhasa le 1er Janvier : 37 ans, 3 albums magiques dont son dernier, sans titre, sorti il y a à peine un an, tout en épure et sobriété...

Moi qui guettais avec attention la prochaine tournée...

Putain de crabe :o(

dimanche, janvier 3 2010

Fendika & The Ex - Ground Zero (Lyon), le 19 Décembre 2009

Est-il bien raisonnable d'aller revoir The Ex sachant que :

theEx_lyon_live.jpg
Les pour:

  • c'est toujours impeccable sur scène
  • leur démarche d'auto-tout est rare et très respectable
  • ils prennent leur pied à chaque fois et çà se voit
  • ils embarquent toujours un groupe éthiopien en guest, ce soir ce sera les excellentissimes Fendika, en costumes traditionnels, 1 couple de danseurs (le gars officiait déjà à Saint-Etienne) avec changements de tenues et bonne humeur garantie (le public adhère dès le début et pogotera un brin quelques minutes + tard)
  • c'est à Grrrnd Zero, et ce serait la dernière au Rail Théâtre, la faute à des problèmes de bruits, des nouveaux voisins pas conciliants et une mairie pas trop concernée
  • la bière est bonne
  • fin du monde oblige, un DVD avec quelques prestations live du cru est offert à l'entrée
  • on va pas louper le dernier métro, la bUze mobile sait se la jouer Holiday on Ice

Fendika_live_Lyon.jpg
Les contre:

  • Getatchew n'est pas de la partie
  • 30 ans que çà dure pour les hollandais : place aux djeunes
  • c'est à Grrrnd Zero, et donc 4 (!) groupes ce soir et des premières parties souvent pénibles : je loupe une bonne partie de Reveille (soient Françoit Virot et une charmante batteuse pour un duo bien bruitiste mais plaisant) mais n'échappe malheureusement pas à 300mA, déjà aperçu seul et ce soir en compagnie d'un gars qui joue magnifiquement du marteau sur un ressort d'amortisseur (il se feront même applaudir)
  • on va se coucher tard (2h)

Score 8 Pour - 4 Contre, bah... j'y retournerais !

jeudi, décembre 31 2009

Episode 10

Merde, j'ai loupé le coche : JP m'avait taggué pour une playlist automnale et nouvel voilà déjà en hiver...

Bon, de toutes façons, elle n'a rien de saison mais je la mets quand même !


10.jpg :bz5) Nina Simone – It is finished – 1974
Dambala Un live, plutot léger mais vraiment classe... Des orchestrations variées : ah, les congas sur la version Funkier Than A Mosquito Tweeter !!!, ah juste ce piano pour Dambala, ah, ... J'aime quoi !



10.jpg :bz4) Tinariwen - Amassakoul - 2003
Excellent métissage que cet album de rock touareg. Les instruments traditionnels et les guitares électriques s'imbriquent au poil pour développer des sonorités vraiment originales. Pas de tatapoum très violent non-plus, juste quelques-chose de neuf qui donne envie de poursuivre !




10.jpg :bz35) Motörhead - Ace of Spades - 1980
De la bande à Lemmy je ne connaissais que le bien moyen Rock 'N' Roll' (1987). Celui-ci, c'est le classique et il envoie du bois ! Après, çà reste un peu trop bourrin et bas du front pour moi, mais c'est ce qui fait tout le "charme" de Motörhead (çà et entendre Lemmy beugler I'm leaving you...).




10.jpg :bz35) Pete Doherty - Grace / Wastelands - 2009
Une petite touche Ray Davies désabusé (pléonasme ?) période "Muswell Hillbillies" (Through the Looking Glass ou Sweet By and By), une tonalité acoustique et légère pas déplaisante du tout, si Last Of The English Roses envoie un peu plus, c'est pour le meilleur (sommet du disque). Le coté jazzy-cabaret séduit moins (Sweet By and By) et les titres centraux sont plutôt en deçà du reste. M'enfin, l'ensemble reste une bonne surprise.



10.jpg :bz15) Isobel Campbell & Mark Lanegan- Keep Me In Mind Sweetheart EP - 2008
EP 6 titres dans la continuité du second album proposé par le duo... C'est propre, gentillet et on s'y ennuie toujours autant. Seul le très frais Hang On tout droit sorti des entrailles du Velvet période Loaded réveille l'assoupi.




10.jpg :bz15) Neil Young - Fork in the road - 2009
Le Neil de l'année avec un thématique autour de l'automobile. Une inspiration en berne, bien peu de mélodies dignes de ce nom, l'acoustique Light a candle arrive un peu tard pour sauver l'auditeur agacé. Heureusement que rien ici n'excède les 5 minutes. C'est pas aussi pénible qu'un numéro de Tunning magazine mais on s'emmerde sévère face à ce blues rock lourdingue et graisseux. L'album de Young le plus faible depuis les années 80 ? Celui à la pochette la plus laide, c'est sûr !

dimanche, décembre 27 2009

Is the actor happy ?

vic.jpg Not really...

Putain, en finir le jour de Nöel...

Il est temps que 2009 se termine !


lundi, décembre 21 2009

Spam du jour...

mailman.jpg

Je reste perplexe :

Re: Vous deviendrez un heros
Même les womans les plus timides se plaindre et gémir sous la presse de votre viande!
Bienvenue

jeudi, décembre 17 2009

Piers Faccini + Grizzly's Ache - le Marché Gare (Lyon), le 12 Décembre 2009

Ras le bol de l'épicerie (non pas vraiment)... place au Marché Gare, lieu peu visité pour cause de programmation non compatible... M'enfin, on fera facilement exception ce soir puisque Piers Faccini joue enfin en terres lyonnaises, après un loupé en 2005 (pour une raison valable dont il s'excusera d'ailleurs - et puis Red avait largement sauvé les meubles).

Mais revenons à nos moutons, ruminants un peu cons qui, en Pyrénées, se font bouffer tout cru par ces salauds d'ours... Habile transition pour dire que décidément l'ours est à la mode : après Panda Bear et autre Grizzly Bear c'est Grizzly's Ache qui débute la soirée, dans les deux sens du terme puisque c'est une première pour eux aussi.

Le chanteur est d'ailleurs assez crispé dans ses interventions mais rayon musique çà fonctionne vraiment pas mal : les compos sont variées (voix à la Dogbowl, influences qui lorgnent parfois vers Wooven Hand) et ils savent mettre en place des ambiances sonores (la balade dans le désert, notamment). 6 titres en guise de présentation, bon format !

Place à Faccini, auteur cette année d'un excellent Two Grains of Sand (son premier Leave No Trace est du même niveau et le Tearing Sky suivant doit bien le valoir). La fosse est bien garnie, on garde donc sa place et on aperçoit la charmante Laetitia Sheriff qui officiera aux choeurs et à la basse.

piers.jpg[1]
L'entame est minimaliste : voix + guitare (2 accords ?) et c'est déjà bluffant. Le son est parfait et s'il était difficile, à 3, de reproduire les arrangements nombreux et discrets des enregistrements, les ré-orchestrations sont très réussies. Plus rock aussi, l'anglais se permettant même une paire de cours chorus crados (aka à la Neil Young). Le batteur lui emboitera le pas : 2 solos de batterie en moins d'un mois, où va-t-on ?

Coté répertoire, il pioche dans ses trois galettes, y ajoute une reprise de Springsteen (période Nebraska) et un blues en rappel acoustique. Impressionnant jeu aux doigts au passage mais surtout des qualités de songwriting épatantes et une voix à tomber ! Il parait même qu'il est plutôt beau gosse, alors bon...

Deep Blue Sea fermera le chapitre : seul, a cappella, après presque 2 heures de concert... Thanks !

On croise Benoit & Max B à la sortie, convaincus tous 2, l'épisode Young Gods est oublié ;) .

Notes

[1] photo Pirlouiiiit

lundi, décembre 14 2009

Johnny est pas mort...



... il attend Noël !

Et l'an prochain, après un loi promulguée durant l'été, on dira tous :

  • "t'as posé des jours pour les vacances de Johnny ?",
  • "quoi ? t'as pas terminé tes achats de Johnny ?",
  • "si t'es pas sage, le père Johnny va rien t'apporter",
  • des chorales viendront aussi sur les parvis chanter des chants de Johnny, ...



vendredi, décembre 11 2009

David Krakauer, Klezmer Madness & Socalled - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 02 Décembre 2009

Déplacement presque improvisé et on aurait bien eu tort !

L'épicerie, encore... pour une soirée à tête d'affiche unique (des fois, c'est bien), à savoir David Krakauer, clarinettiste et maitre ès klezmer, cette vieille musique juive originaire d'Europe de l'est et centrale.

Unique l'affiche, d'accord, mais bicéphale (au moins) puisque le Klezmer Madness est accompagné ce soir par Socalled, jeune DJ québécois fan du genre qui en avait offert une relecture hip-hop plutôt réjouissante.

krakauer_socalled.jpg[1]
L'entame se fait sans ce dernier, histoire de découvrir les impeccables musiciens qui accompagnent Krakauer: trio classique basse-guitare-batterie et un accordéoniste. Le tempo est vite très soutenu, l'énergie débordante et la clarinette un peu folle. Socalled les rejoint rapidement au piano (et aux samples), il posera son flow atypique sur 2-3 titres également.

Beaucoup de plaisir à jouer pour tous, de l'humour (Tweet tweet et la participation demandée et obtenue du public), chaque musicien ira de son petit chorus (la guitariste plus (trop ?) souvent que les autres).

Piochant dans le klezmer donc mais empruntant aussi beaucoup à la funk des 70's, c'est là qu'ils excellent: le groove est juste MONUMENTAL et ce mélange d'influence reste hors normes et jouissif, juste dommage que la salle soit en configuration assise...

En fin de set, Krakauer fera seul une belle démonstration de sa virtuosité, mais sans trop se la péter non plus et, après 1h30 de concert, le premier rappel est gigantesque : rarement les applaudissements qui suivent auront été aussi nourris ici. Nous avons alors droit à un peu de rab' importé de Russie, autre genre (encore).

Excellente découverte, donc, à voir absolument sur scène !

Notes

[1] photo justpearly

mercredi, décembre 2 2009

Mes films préférés...




A l'heure (au jour plutôt) de la sortie de The limits of control, petit clin d'oeil dans le rétro (10 ans déjà) avec Ghost Dog

Du grand Jim Jarmush, un Forest Whitaker placide & félin et cette putain de B.O. signée RZA !







ghost_dog.jpg

dimanche, novembre 29 2009

du grand, du beau, du téméraire (avec implant capillaire agassien)

Il s'appelle Pierre Billon aka Chuck Maurice (çà ne 'invente pas) et c'est déjà chez Baadtaste, site de bon goût pour les réceptions feutrées de l'ambassadeur, mais je ne peux m'empêcher de partager ce petit moment de... perplexité.

La vidéo de l'année ?

jeudi, novembre 26 2009

Tom Waits - Green Grass

  goto radio La bUze

Tom Waits, connais pô...
Et pourtant, en bon fan de Lanegan, je devrais...
Mais j'ai toujours zappé ses albums à la bibliothèque.
Et puis je vois ce très bon film : Le scaphandre et le papillon...
Fort, poignant, les deux en même temps, même...
Vissé à ma nouvelle chaise Ik&a jusqu'au bout du bout du générique.
Et le titre part...

tomwaits.jpg
La petite porte pour rentrer dans l'oeuvre du californien, plus qu'à suivre quelques conseils et prendre Rain Dogs, Blue Valentine ou Bone Machine.

ps: on parle... que dis-je, on polémique sur le garçon ici.

samedi, novembre 21 2009

Grand Jeu Concours - Emiliana Torrini - Me and Armini

concours_armini.jpg
C'est bientôt nuel, la crise, ... et puisque j'ai pas vraiment aimé l'album mais que d'autres ne sont pas de cet avis (cf ici ou là), j'offre mon exemplaire à qui saura (qui saura qui saura) identifier la pochette dont est extrait le magnifique survêtement ci-dessous.

Et ouaip, elle est comme çà, La bUze : pas besoin comme chez Civil de perdre 3 dixièmes d'audition pendant 10 mois pour se faire finalement coiffer au poteau et louper la compil' ;o)

blind.jpg

  • L'album est en écoute intégrale ici
  • Réponse dans les commentaires (en renseignant l'email histoire que je puisse récupérer l'adresse postale où envoyer le paquet piégé)

mardi, novembre 17 2009

Dominique A + Des Fourmis dans les Mains - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 13 Novembre 2009

Deuxième rendez-vous avec A en deux ans pour encore presque 2 heures de concert, seul le lieu à changé : c'est l'Epicerie qui régale ce soir...

La première partie est locale et chante en français : Des Fourmis dans les Mains propose une belle originalité dans sa formation : batterie (bon d'accord), clavier-accordéoniste (déjà), contrebassiste-bassiste-chanteur (ah, quand même) et violoncelliste.

des_fourmis_dans_les_mains_live.jpg
Des compositions aux influences variées : chanson française, pays de l'est, une pointe de dub (heureusement courte) et un coté théâtral dans l'interprétation qui passe bien (j'entends "pas surchargé"). Une influence Noir Désir aussi dans la voix mais très bien digérée. Gros travail sur le son également, tout est en place, une belle découverte donc !

Petite entracte, on reste dans fosse : c'est complet et bien peu de monde n'ose tenter la cohue au bar de peur de perdre sa place surtout quand elle est assise.

J'avais dit tout le bien que je pensais de Dominique A lors de ce concert, je pourrais faire bref en disant que le concert de ce soir était encore mieux !

Tournée La musique, nouveau (presque) double album (avec le bonus disc La Matière), entouré d'un nouveau groupe et toujours pas de bassiste (qu'a-t-il contre les bassistes, d'ailleurs ?). Cà attaque dans le vif avec Le sens, ouverture de ce nouvel opus qui sera bien mis en avant puisque qu'une bonne douzaine de titres seront présentés ici.

La présence scénique du nantais reste impressionnante : très physique avec ce tronc massif et presque convulsé et c des mouvements de mains, amples et doux qui contrastent donc... L'ensemble est fascinant !

dominique_a_live.jpg
Côté musique (!), c'est du tout bon : cold-wave, pop (excellents Immortels et Le Bruit Blanc De L'été) ou bien rock comme ces grosses déflagrations chargées d'électricité sur Je Suis Parti Avec Toi. Toujours tranchant et bien envoyé, abrupt aussi dans les conclusions mais c'est tant mieux !

Quelques incartades opportunes dans le reste de la discographie (Le Faussaire, Pour la peau, ...) et en bonus, décontraction & humour pas aperçus lors de la précédente séance, la soirée vire à l'excellence...

3 rappels généreux où le public réclame ses chansons mais où le gars n'en fera qu'à sa tête : le classique Le courage des oiseaux en version couillue et, non demandé, un Twenty two bar bien envoyé.

Pour le dernier titre, seul à la guitare, A se lance dans un blues à sa sauce, accent anglais très limite et vocalises d'opérette... Ce garçon peut tout se permettre !

mercredi, novembre 11 2009

Episode 09

Des nouveautés de 2008, de la compile africaine, et la première perle d'Emitt...

09.jpg :bz5) Emitt Rhodes - untitled - 1970
Soit de la pop à la Mc Cartney de haute volée choppée chez Heebooh. Dommage que l'animal ait posé les 3 chefs-d'oeuvre (et accessoirement les titres les plus mélancoliques) de l'album sur son post (d'où pointe de déception). M'enfin, le reste vaut le détour, que ce soit la berceuse Lullabye, Live till you die ou Ever find yourself running, l'Emitt sait trousser des mélodies imparables et les arranger à merveille !

09.jpg :bz4) I Am Kloot - Play Moolah Rouge - 2008
On a l'impression que tout va decrescendo pour les mancuniens depuis leur excellent premier album. Ce petit dernier sorti en toute discrétion (française seulement, on espère) l'an dernier se dévoile après plusieurs écoutes et c'est tant mieux. Tout Kloot s'y retrouve : des ambiances pas vraiment joyeuses, servies souvent en mode acoustique et portées par un songwriting inspiré. Sur Only Role In Town ou Hey Little Bird, John Bramwell reste toujours aussi touchant !

09.jpg :bz35) M. Ward - Hold Time - 2009
Entrée en matière bien convenue For Beginners & Never Had Nobody Like You : pas de révolution ni évolution chez Ward pour ce disque, des bonnes chansons certes (Rave on, le temps d'un duo avec Lucinda Williams ou le superbe Outro), quelques instrumentaux par ci par là, mais comme pour son prédécesseur, on reste sur sa faim... On attends mieux du garçon et on doute (ce n'est pas le mièvre épisode She & Him qui permet d'espérer) !


09.jpg :bz35) Nigeria Disco Funk Special: The Sound Of The Underground Lagos Dancefloor 1974-1979 - 2008
Petites pépites nigériennes des 70's. Cà groove dans tous les sens, mélange afrobeat & funk, globalement instrumental et si quelques titres sont un peu répétitifs, quand çà le fait, çà le fait !




09.jpg :bz3) Salah Ragab & The Cairo Jazz Band Present Egyptian Jazz - fin 60's / début 70's
Un titre trouvé chez Nyko, un album présent à la biblio: de l'instrumental à gogo ambiance genre OSS 117 B.O., quelques pépites de haut niveau.




09.jpg :bz25) Emiliana Torrini - Me and Armini - 2008
Découverte de l'islandaise et début d'album très plaisant avec le sautillant titre éponyme. Quelques intonations font parfois penser à Bjork (Birds & Heard it all before) et la suite poursuit dans la même veine mais on décroche (le Gun très PJ Harvey n'y fait rien)... C'est bien fait, léger, inoffensif aussi et le disque terminé, on s'en souvient pas vraiment... Lisse ?

mercredi, novembre 4 2009

Pascal Rabaté - Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune

rabate.jpg Drôle de titre pour un one-shot où l'auteur creuse le sillon intimiste provincial initié avec l'excellent Les petits ruisseaux (et poursuivi plus légèrement avec les 2 tomes de La Marie en plastique).

On suit cette fois un tenancier de boutique de farces & attrapes en pleine déprime post-séparation, se soignant à coup de régime raviolis + mauvais vin et au grand dam de son entourage.

Des fragments de vie, quelques gags bien sentis, une rencontre, des silences aussi, c'est ce qu'on nous propose au long de la centaine de pages qui composent l'album dont les teintes à dominante marron-jaune surprennent un peu au début.

Pas grand chose finalement mais c'est tout l'art de Rabaté que de savoir les souligner avec justesse et délicatesse.

J'adhère !

- page 1 de 15