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jeudi 14 septembre 2017 18:54

Grant Hart [1961 - 2017]

Bon, on n'avait pas trop d'espoir d'assister à une reformation d'Hüsker Dü: Norton s'était reconverti dans la restauration et Mould a plusieurs fois dit qu'il préférait aller de l'avant. Cà collait d'ailleurs bien à l'image incandescente du trio.

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Cette fois, c'est définitivement plié puisque Grant Hart vient de tirer sa référence... à 56 ans, le crabe encore une fois :(

Hart, c'était l'autre hémisphère des Dü. D'un côté, Mould amenait dans ses compositions hargne et frustration sur fond de guitares tronçonneuses et Hart contrebalançait çà avec des mélodies presque pop (tout est relatif). Equilibre et complémentarité qui faisaient mouche sur tout ce qu'à produit le groupe depuis Zen Arcade jusqu'à l'explosion en plein vol.

Parti en solo ou avec Nova Mob, Grant aura continué a creuser son sillon, avec un succès très relatif (et bien moindre que celui du Bob) mais toujours immédiatement reconnaissable de par son songwriting.

Petit titre donc :


lundi 21 août 2017 21:59

Sourdrille - Les idoles malades

C'est les vacances... le calme plat... l'occasion de lire quelques trucs, des BDs entre autres et découvrir l'imaginaire de Sourdrille...

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Faut le lire pour le croire: barré, sarcastique, malsain et surtout drôle pour qui aime les trucs bien grinçants.

Le gars se mets en scène dans de courtes situations tirées de rêves plutôt flippants quand à sa santé mentale. Plein d'auto-dérision (pour ne pas dire plus), avec un dessin ligne-claire très efficace (on pense à l'autre barré Sud-Africain Joe Daly) et on boulotte ce one-shot avec une délectation certaine !


jeudi 20 juillet 2017 19:50

All Night Jazz - Jazz A Vienne, le 13 Juillet 2017

Une motivation de dernière minute pour filer à Vienne et son magnifique théâtre où on arrive presque tôt. De quoi se rendre compte que le festival s'est bien professionnalisé: carte cashless et invention de la pinte à 40cl (!) à un prix relevé pour de la bière de merde... Passons...

Après Amaury Faye Trio (à peine aperçus), c'est Keziah qu'on retrouve, avec un certain plaisir, en formule trio comme l'autre fois (mais entouré de nouveaux comparses).

Le set sera bien envoyé et ultra efficace, un peu trop best-of quand même pour donner le frisson. On avait annoncé un hommage à Hendrix, il consistera juste en une reprise de Dylan: All along the watchtower, dommage !

[1]
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Sinon, malgré quelques problèmes de guitare, Keziah ne vieillit pas et a toujours la classe, que ce soient sa tenue du soir ou la façon d'arpenter la scène. On aurait bien repris un ou deux titres de rappel, re-dommage !

Enchainons avec Seu Jorge. Sa présence ici n'était pas rien quant au fait de faire le déplacement. On est donc dans de bonnes dispositions en début de concert. Concert qu'il fera seul à la guitare, avec un décorum minimaliste mais bien vu (et inspiré du film (La Vie Aquatique - quel ennui) of course) et superbement mis en lumière.

Pourtant, passés quelques titres, il faut avouer que çà ne décolle pas vraiment. Le brésilien narre bien quelques anecdotes dans un français plutôt pas mal pour enchainer ses reprises de Bowie mais çà sent le téléguidage à plein nez et si le bonhomme a une excellente voix, cela reste très anecdotique.

[2]
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Ce sera encore plus flagrant au rappel lors duquel il nous ressert 2 titres joués pendant le concert... comme si la discographie du Thin White Duke n'était pas suffisamment riche pour creuser un peu plus.

Déçu donc, on ira plutôt voir du coté de ses propres productions pour se faire une idée !

On reste alors au Brésil avec l'afro-beat de Bixiga 70. Une dizaine de musiciens, des cuivres, des percus, on en attend beaucoup dans le genre explosivité, un peu trop là encore...

Ce sera sympathique et groovy mais il manque le truc pour faire la différence : du chant ! Parce que les petites chorégraphies c'est bien mais çà meuble guère et si les compos tiennent la route, elles ne mettent pas le feu (c'est l'effet Mighty Mocambos - très bon disque mais concert sans voix..., çà le fait moins).

Exit à mi-parcours (il est 2h du mat passées), contraint par quelques obligations montagnardes du lendemain, à regret car viennent ensuite Con Brio & Guillaume Perret.

Et quand on nous dit que Con Brio a vraiment mis le feu au théâtre antique...

Notes

[1] photo: Claire Plantier

[2] photo: Eric Meurice

dimanche 2 juillet 2017 21:46

Episode 29: ces groupes qu'on préfère live !

:bz4) Sharon Jones & The Dap-Kings - Give the People What They Want - 2014
Un album court mais bon pour Sharon Jones, qu'on pensait alors réchappée des pinces du crabe (hélàs, la rémission aura été de courte durée). Les 10 titres présentés ici sont d'une belle fraicheur (Now I see), d'autant que le décevant I learned the hard way nous restait un peu en travers.
C'est même lorsque qu'elle s'éloigne (un peu) du classicisme funk soul habituel qu'on la préfère ici, comme ce sautillant Stranger to My Happiness, ou encore Get up and Get Out.

:bz4) Rien - 3 ep - 2010
Un EP de Rien, c'est déjà beaucoup : 2 titres centraux très enthousiasmants et un retour au calme avant un V final plutôt bien amené. Du coup, le titre introductif parait un poil trop cheap pour le reste mais constituera une rampe de lancement idéale en live ou le groupe excellait (cf ). Reste plus que çà pour profiter, le groupe a respecté sa date de disparition annoncée : 2014 (soit 2 ans après la fin supposée du monde, ce qui n'était pas très malin).

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:bz4) Shellac - Dude Incredible - 2014
Ah, Shellac... Autant leurs passage à Feyzin ou Nîmes étaient juste jouissifs, autant sur disque, on est souvent resté à côté. Ce ne sera pas le cas pour ce Dude Incredible, la faute déjà à un Riding bikes monstrueux et puis quelques autres titres presqu'aussi entêtants. Quant au son, c'est du pur Albini, ce qui n'est pas pour déplaire ici !

:bz35) Nomeansno - Why Do They Call Me Mr. Happy? - 1993
Un cru plutôt pas mal des canadiens, bien soutenu par l'excellentissime Cats Sex & Nazis, un de leur morceaux phares sur scène. Le reste est forcément moins addictif mais plus audible que tout ce qu'on a bien pu écouter jusqu'ici.

:bz35) Dirty Three - Ocean Songs - 1998
10 instrumentaux, beaucoup plus calmes que les prestations live du trio, les australiens nous embarquent souvent. Entre douceur, torpeur et mélancolie, le groupe sait prendre son temps (10 minutes de virée sur Authentic Celestial Music). On décrochera néanmoins d'ennui en fin de parcours.

:bz25) The Ex - Enormous Door - 2013
Disque vraiment décevant: des cuivres certes mais leur utilisation ne confère pas vraiment d'explosivité aux 9 (& longs) titres des hollandais. On retrouve quelques bonnes choses (Every sixth is cracked par exemple) mais le tout fait bien redite...

Playlist:
- Sharon Jones & The Dap-Kings: Stranger to My Happiness
- Rien: V
- Shellac: Riding bikes
- Nomeansno: Cats Sex & Nazis
- Dirty Three: Sea above sky below
- The Ex: Every sixth is cracked

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