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jeudi 11 septembre 2014

Rock en Seine J3 - Paris, le 24 Aout 2014

On a commencé tôt ce dernier jour: Cloud Nothings attaquait sous le soleil (ou presque) à 15h15 sur une scène trop grande pour le trio. Les titres du dernier LP principalement, plutôt bien malgré (encore) un trop plein de basse. Le set est expédié sans commentaire... A revoir by night, en espace confiné, sûrement !

On enchaine rayon guitares avec Airbourne pour ce qui sera sûrement le plus gros kiff du festival. Certes, le quatuor sonne comme un AC/DC rajeuni mais les riffs sont efficaces, la session rythmique ronronne au poil et l'enthousiasme de Joel O'keeffe parait sincère et est très communicatif. Le gars s'en donne à coeur joie d'arpenter la scène en tous sens, tout en assurant ses solos ; un coté Wayne's world qui fait zizir ou cette manie d'ouvrir des canettes de bière avec le crâne. Le show est rôdé bien sûr mais c'est typiquement le genre de groupe à voir en festoche !

airbourne_live.jpg [1]
La suite est débraillée: Fat White Family auprès de laquelle on reste pas longtemps (les Inrocks ont qualifié leur prestation de ('grand cri de liberté' punk - (arf)) tant ce n'est pas renversant, pas mieux pour Brody Dalle (madame Josh Homme à la ville) qui a pourtant une bonne voix puissante et enrouée mais le tout rappelle surtrout Hole, les compos en moins (c'est dire).

Ratage volontaire de Thurston Moore (par solidarité et parce son 'Demolished Thoughts' nous avait bien fait bailler (à postériori c'était un très bon concert, très Sonic)) pour appréhender le big show de Janelle Monae (et sa grosse caisse): c'est très pro, avec une originale charte graphique entre noir & blanc psychédélique ; l'américaine arrive néanmoins à apporter fraicheur et énergie à un set qui pioche dans ses 2 albums.

Dîner au son des guitares du désert des Tinariwen avant d'aller cueillir une autre légende indie, Stephen Malkmus et ses Jicks. Peu charismatique et des structures pop déglinguées qui ont oublié la décontraction/glande d'un Pavement, le ressenti proche de l'écoute des disques, on reste néanmoins pour le charme de la bassiste.

Puis c'est l'éclat final, les Queens of the Stone Age qu'on retourne voir sans hésiter après le bon concert lyonnais de l'an dernier... A 15 mètre de la scène, on est même plus près qu'à la Halle Tony Garnier, regrettable erreur puisque le son sera dégueulasse (si on voulait percevoir autre chose que le son de la basse) et le set sensiblement moins efficace qu'à Lyon... Dommage...

Note

[1] photo: Philippe Jawor

mardi 2 septembre 2014

Rock en Seine J2 - Paris, le 23 Aout 2014

Arrivée presque tardive pour cause de premier brunch (mon dieu !), ce sont Thee Oh Sees qui jouent, serrés sur la scène de la Cascade. En redite et à la lumière, c'est forcément moins bien qu'au Marché Gare mais bon, çà fait joyeusement patienter...

Patienter, c'est ce qu'on ira faire face à Lennon junior et son projet marital (madame est top model) nommé The Ghost of a Saber Tooth Tiger (!). Très bof dans l'ensemble, avec des interventions ineptes entre chaque titre... Du coup, les paroles des premières chansons d' Emilie Simon paraissent de toute beauté.

Musicalement c'est pourtant chouette, les cordes de l'orchestre classique qui l'accompagne apportant beaucoup, pas assez pour lutter contre le son dégueulasse, je file rejoindre Beth Gibbons.

portish.jpg [1]
J'avais pas prévu de rester mais le show de Portishead est excellent: son et projections parfaits... pour un concert très similaire à celui donné à Vienne il y a ... 2 ans (très proche sinon que Gibbons terminera presqu'euphorique: 3 ou 4 phrases pour conclure, c'est inouï !).

Au retour, on fait bien gaffe d'éviter soigneusement François & the Atlas Mountains pour se sustenter avant la fin du monde selon Prodigy. Grosse attente du public et spectacle qui se veut fracassant...

Cà tourne plutôt à vide mais on ira jusqu'au bout (la flemme de s'extirper de la foule...) alors qu'un détour par St.Vincent aurait pu être intéressant (tout comme une arrivée anticipée afin de gouter à St. Paul and The Broken Bones, un agglomérat d' Alabama Shakes, des Dap Kings et de Mayer Hawthorn qui n'était pas pour déplaire).

Le phénomène Joey Bada$$ valait, parait-il, le déplacement, dans un genre hip-hop old-school mais il eut fallu être équipé du don d'ubiquité...

Note

[1] photo: Afterdepth

samedi 30 août 2014

Rock en Seine J1 - Paris, le 22 Aout 2014

Arrivée en fin d'après-midi, on commence en douceur par un bout pop de Pegase - aïe, cette voix aigüe - , on file donc trouver plus de substances chez les Traams et leur krautrock plutôt bien envoyé, le plein jour ne leur va pas vraiment au teint (dommage, ils sont déjà passés à Lyon).

La lumière, c'est que qui convient parfaitement aux Crystal Fighters et leur pop naïve avec casques à plumes et tenues hippiesques, on déteste !

Du coup, on se retrouve à voir Blondie qu'on avait même pas lu au programme. Setlist bestof, c'est efficace mais y'a un truc qui cloche quand même, on n'y croit pas... The Hives sont à peine mieux, passés 3/4 titres, les suédois lassent, que ce soit le discours auto-centré de son chanteur qui n'est pas vraiment drôle ou le manque de spontanéité ET de chansons (de beaux riffs plagiés (I Want More), pourquoi ne pas reprendre les originaux ?).

arcticLive.jpg [1]
On tente alors d'affronter la tempête sud-africaine Die Antwoord. Le duo dégage fortes identité et personnalité mais ce n'est pas vraiment pour nous, à moins d'avoir été en pleine fosse...

On préfèrera largement les Arctic Monkeys qui vont proposer un concert élégant quoiqu'assez plan plan: les derniers morceaux sont plutôt mid-tempo (le syndrome QOTSA?) et Alex Turner soigne trop son coté crooner (cheveux en arrière et déhanchements à la clef). Mais le groupe est hyper carré et sa discographie comporte déjà un beau paquet d'excellents titres pour faire le difficile.

C'était donc une première journée pour se mettre dans le bain, petits regrets d'avoir manqué Royal Blood (duo basse+batterie prometteur) et le déglingué Marc Demarco (qu'on prendra la peine d'écouter avant sa venue à Feyzin à l'automne).

Note

[1] photo: Isatagada

mercredi 27 août 2014

Rock en Seine 2014

7 ans de réflexion, c'est ce qu'il aura fallu pour mettre les pieds dans un de ces gros événements de l'été: un festival rock, Rock en Seine en l'occurrence...

rockEnSeine2014.jpg
Et avant de balancer quelques chroniques éparses sur les groupes vus lors de ces 3 jours, quelques impressions à tiède:

D'abord, le gros point noir, le son:
Très lié à l'endroit où l'on s'est posé, c'était parfois bon (Portishead, Airbourne, Arctic Monkeys), souvent moyen (The Hives, Traams, Stephen Malkmus, Prodigy) voire médiocre (1h30 de basse avec les QOTSA çà instruit, certes, mais le plaisir est bien gâché). Le pire étant la scène de la Cascade où le régisseur devait sûrement avoir perdu l'ouïe sur la fréquence des grosses caisses tant on n'entendait que çà (devant la régie ou ailleurs) que ce soientt pour Janelle Monae, Emilie Simon & son orchestre philharmonique (arf, 40 zicos classiques et UNE grosse caisse) ou Cloud Nothings...
Il aurait fallu planifier, pour chaque set, quelques traversées dans la foule afin de trouver l'endroit idoine mais est-ce bien normal ? Est-ce le lot de tout festival en plein air de sonner comme à Fourvière ^^ ? Suis-je trop habitué aux doux conforts sonores des Epicerie, Marché Gare ou Périscope ? Je ne sais plus...

Le gigantisme:
Site hénaurme et foule impressionnante (40000 personnes par jour il semblerait) mais pas (trop) l'impression d'être oppressé, j'ai trouvé l'organisation efficace (accès au parc, récupération du pass, toilettes, ...) et discrète.
Coté nutriments, y'a pléthore de choix pour la bouffe (à des prix raisonnables) et moults bars sans trop d'attente mais bien ric rac quant au choix des bières (sponsoring oblige) et les tarifs sont abusés pour ce que c'est (le climat n'est pas caniculaire, ouf).
Globalement, ambiance plutôt cool et bon enfant même si çà bavarde pas mal dès qu'on est loin de la scène (gênant quand on souhaite écouter Portishead).

Dernier point: l'anonymat relatif de la plupart des prestations vues ces 3 jours: très peu d'interaction avec le public présent (Malkmus, Cloud Nothings, Thee Oh Sees (tous américains, il est vrai)) ou alors un discours prémâché/attendu (The Hives, Janelle Monae)[1], ... Chaque groupe déroule un set hyper calibré pour le temps imparti et s'en va en quête d'un prochain cachet d'un prochain festival. M'attendais pas non plus à taper sur l'épaule de Josh Homme mais quand même...

Note

[1] il est vrai qu'on a loupé les selfies de Lana del Rey...

lundi 25 août 2014

Suzanne Vega + Moriarty & Christine Salem - Palais des spectacles (Saint-Etienne), le 11 Juillet 2014

Petite virée stéphanoise impromptue, le plaisir de revoir Suzanne Vega, auteure d'un nouvel album toujours de bonne facture. On est à la bourre et surpris d'entendre déjà sa voix à l'entrée du vieillot Palais des spectacles mais on s'y fait !

Pas de chichis, le fidèle Gerry Leonard à la guitare et aux loops pour étoffer le son de bien belle manière, un batteur intermittent pour un concert sans trop de surprise certes mais Vega a toujours CETTE voix et un sens du songwriting dont on ne se lassera sûrement pas.

On est plus mitigé à l'idée de réentendre Moriarty qui nous avait laissé de marbre lors d'une fâcheuse soirée. Mais cette fois sera différente puisque Christine Salem et ses acolytes (aperçus et appréciés aux Invites de l'an passé) les accompagnent pour une création commune: 'Le Bal Poussière'.

Quelques titres respectifs de chaque formation pour mettre dans le bain et puis surtout des compositions communes, écrites à la Réunion, où l'enthousiasme est palpable et bien partagé entre musiciens et vite communicatif:

1h30 de métissage improbable entre folk et maloya qui fonctionne à merveille, on n'en attendait pas tant !

samedi 9 août 2014

Midlake + Gold lake - Epicerie Moderne (Feyzin), le 1 Juillet 2014

C'était presque une soirée à thème: 2 lacs pour le prix d'1 et un climat bien moite chez l'Epicier.

On passera pourtant rapidement sur la pop de Gold Lake, plaisante quoiqu'assez prévisible. A noter la voix de sa chanteuse et ses accents très Hope Sandoval pas déplaisants du tout...

Mais rien à voir avec Midlake, qu'on avait perdu de vue depuis son deuxième album et raté lors de son précédent passage ici même. Le groupe a perdu son chanteur et c'est d'une oreille distraite qu'on a écouté Antiphon, la livraison post trauma. L'oreille en a redemandé, on y est donc revenu, emballé par quelques excellents titres et une unité d'ensemble pas dégueu.

Au premier rang (pour une fois), on va alors se régaler de la prestation des américains, bien axée sur son dernier opus qui, outre les titres immédiats (It's Going Down, This weight, Provider) permets aussi quelques embardées bien hypnotiques (Vale).

Rien de spectaculaire sur scène mais çà joue magnifiquement bien et le son est parfait. Si bien que lorsque le groupe enchaine les sublimes Roscoe & The Old and the Young pour terminer son set, il nous achève aussi.

Une heure et quart de concert et Eric Pulido s'excuse de ne pas faire le rituel du bis dans les formes, contrainte horaire oblige. Ce sera alors une belle reprise du Band (I Shall Be Released) prétexte à un tour de chant des protagonistes puis Head Home (l'autre grand morceau de 'The Trials of Van Occupanther').

Un excellent concert.

mardi 15 juillet 2014

Mark Lanegan - Judgement Time

C'est l'été, les marronniers sont donc de sortie et Mr Lanegan donne des nouvelles pour cette année 2014 presque calme après 2 albums l'an passé (entre autres).

Une session KEXP avec de la nouveauté et un EP annoncé pour son Band, ç'aura pas traîné alors qu'il avait mis 8 ans à sortir Blues Funeral...


lundi 7 juillet 2014

Pixies + Pastels - Nuits de Fourvière (Lyon), le 2 Juillet 2014

Ils sont peu nombreux les groupes pour lesquels ont avait a peu près tout déniché (du temps des CDs (arf)) et tout aimé. Les Pixies sont de ceux là, des albums ('Indie Cindy' mis à part, c'est vrai) jusqu'aux B-Sides, on s'est gavé des mélodies de Black et ses comparses jusqu'à la lie. Dur donc de résister à l'envie d'entendre au moins une fois ces pépites survitaminées live et ce même si on sait que les américains n'ont jamais été un groupe de scène, que le tarif est prohibitif ou encore que Franck Black est tout sauf sympathique. Crackage donc !

Jour J, la météo semble clémente et on choisit la fosse pour écouter les Pastels dont le dernier disque (Slow Summits) est plutôt une bonne surprise. C'est d'ailleurs ses titres qui seront majoritairement joués ce soir, avec un son bien dégueu (on a (presque) l'habitude ici) et un contexte non idoine. Il faut dire que les 6 Pastels ont autant de charisme qu'un Pixies, c'est dire ! Mais le public restera poli malgré les atermoiements de son leader, ses problèmes de son ou le jeu de batterie sur la brèche de Katrina Mitchell.

La nuit arrivant, le set décollera à peine le temps de 2 titres plus musclés qui conviennent plus aux attentes du public de la soirée. On n'a pas été loin du fiasco ou alors est-ce stratégique pour ne pas voler la vedette à la tête d'affiche ? Qui n'en a pas besoin: les places se sont vendues en 2 jours et la fosse se densifie bien à la pause et je retrouve Mr X, bien excité (& pas par les Pastels).

L'ambiance monte dès que les lutins lancent les première notes de Debaser, çà bourre d'entrée (sportivement mais sympathiquement) et çà n'arrêtera point. Cà hurle à chaque nouveau titre (les anciens, précisons, parce que les 3/4 tirés du dernier tombent bien à plat), toute la fosse à la banane et chante (faux) mais putain, çà fait du bien !

Heureusement d'ailleurs qu'on est en fosse tant le spectacle sur scène est minimal: les perles (s'en sont !) sont enfilées sans un mot, jouées comme à l'enregistrement et Franckie tire la gueule, la nouvelle bassiste étant la plus souriante du lot.

Petit baisse de régime au 2/3 du concert pour souffler un peu avec (La la love you) avant que çà ne reparte de plus belle. Gouge away nous achèverait presque mais il en reste sous la pédale et aux premières notes de Where is my mind, les premiers coussins volent. On sent le Black tout tendu, sûrement perturbé à l'idée d'en prendre un dans la tronche mais çà n'arrivera pas (on aurait bien aimé pourtant), Santiago tentera alors de prendre cette "tradition" à son compte. Vamos enchainé et les lutins s'en vont, sans rappel.

1h45 & 28 titres, c'est pas si mal !

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