La bUze

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mercredi 20 mai 2015

Screaming Females + Decibelles - le Sonic (Lyon), le 08 Mai 2015

C'est à l'arrache qu'on s'est interessé à cette date de jour ferié... Et 2/3 videos live ont vite fait leur oeuvre.

La cale du Sonic n'est guère remplie quand les Decibelles attaquent par une bonne grosse note de basse bien lourde. De quoi lancer un set plutôt frais, de 1 à 3 voix féminines à la fois. C'est varié et l'énergie est là, çà passe nickel !

Pas plus de monde quand la tête d'affiche se pointe, dommage tant le set des américains sera bon, court (1h - sans rappel) mais bon !

Alchimie de groupe maitrisée (850 concerts depuis 2006, forcément, çà aide), y'a des breaks de dingues et un groove sauvage porté par la voix bien puissante de Marissa Paternoster, 1m50 (?), énorme son et un jeu de guitare juste hallucinant avec plein de mini solos savament dispersés pour pas virer démonstratif.

On pense à plein de trucs : punk, noise, (hard) rock des 70's, ... et, étrangement, pas du tout à Dinosaur Jr qui était marqué sur la plaquette. C'est brut et sans concession ni bavardage, çà fait le job magnifiquement: Our band could be your life, pour citer les Minutemen auxquels la démarche des Screaming Females fait bien penser.

Voilà donc une discographie de plus à découvrir (en commençant par l'album enregistré chez Albini, tiens) !

lundi 11 mai 2015

Olivier Depardon + Shannon Wright - Marché Gare (Lyon), le 06 Mai 2015

Et une soirée prometteuse au Marché Gare ce soir (et du beau monde dans la foule ;) ) ! Vicious Circle en force avec nos artistes préférés du label: Olivier Depardon ET Shannon Wright !

On entre aux premiers bruits du grenoblois et c'est un poil déçu qu'on le voit non accompagné... Mais c'est raccord avec la thématique du jour... Et l'occasion de découvrir (pour moitié de la setlist) ce nouvel album Les Saisons du Silence.

Des chansons accrochent immédiatement ('Impression soleil dedans'), d'autres mériteront d'autres écoutes (çà tombe bien, on a acheté le disque) et certainement un nouveau concert en formule plus musclée (la batterie manquait quand même pour rendre au mieux la tension qui peut sourdre de la musique du bonhomme).

shannon_oliv.jpg [1]
Quant à Shannon, ratée l'an dernier à Feyzin et déjà en solo, on espérait mieux qu'au Clacson la fois d'avant.

Cà le sera, heureusement (malgré ces séances de réaccordage systématiques trop... systématiques), avec cette voix toujours aussi prenante et une intensité bien gardée jusqu'au deuxième rappel. Les titres au clavier principalement qui font dresser quelques poils, ceux à la guitare manquant parfois d'une bonne section rythmique pour délivrer tout leur suc.

C'est peut-être lié au fait qu'on reconnait à peu près tout (une nouvelle compo, maybe, on est pas sûr). On attendra donc le prochain album !

Note

[1] photo: tomekmusic

dimanche 3 mai 2015

Winshluss: In god we trust

On avait savouré sa relecture incroyable de Pinocchio, on retrouve Winshluss dans un registre plus grodiolesque: la relecture de quelques épisodes de la Bible, avec une irrévérence consommée pour bouffer du curé.

Entreprise peut-être moins prenante que l'ouvrage précité mais hautement divertissante tant l'album est superbe graphiquement et les situations vraiment drôles !

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Le style de l'auteur reste unique et magnifique, avec cette mise en couleurs dont l'unité change à chaque nouveau chapitre.

Classement régressif !!!

mardi 21 avril 2015

Moon Duo - Marché Gare (Lyon), le 15 Avril 2015

Pas de GYBE la veille histoire de digérer APTBS, hésitant à revenir au MG, mais bon, la bUze est faible...

Arrivé (encore) en retard, Quetzal Snakes a déjà entamé sa partie et on croit bien les reconnaitre mais sans tilter sur le coup (en fait, ils étaient au Trokson l'an dernier): 3 guitares tout devant, un batteur au son lourd et appuyé par une basse qui l'aide bien, les titres tournent pas mal même si certains manquent d'accroche. Faut dire que le chant n'est pas vraiment ce que je préfère dans le genre (pour pas dire plus).

Mais avec le recul, on a plutôt apprécié le combo. Parce que Moon Duo, comment dire...

Déjà, ils sont trois (çà sent l'arnaque) mais pourraient remplacer leur batteur par une boite à rythme tant son jeu est métronomique et sans aucune variation (si, quand même, les tempos changent d'un titre à l'autre).

Chaque "morceau" est construit selon la même formule: un gimmick au clavier qui va tourner pendant 4 à 5 minutes, des accords de gratte pour les appuyer, une ligne de chant insignifiante (plus de choeurs de la clavier apporteraient sûrement plus) et 1 à 2 tours de solos sans âme entre chaque "couplet".

Passés 3 titres, on s'emmerde sévère, d'autant que les visuels projetés derrière sont d'un ennui rouge-mortel... Craquage et sortie de salle à la demi-heure de jeu! De quoi regretter amèrement de n'être point allé revoir Mathieu Boogaerts accompagné de Luce à l'Epicerie ce même soir...
En plus, il pleut, on peut même pas rentrer à vélo !

dimanche 19 avril 2015

A Place To Bury Strangers - Marché Gare (Lyon), le 13 Avril 2015

On avait un souvenir plus que positif du passage d'APTBS à l'Epicerie il y a 2/3 ans... Depuis, on a pas trop suivi le trio mais c'est sans hésiter qu'on a réservé sa place au Marché Gare.

A la bourre pour la première partie, on découvre une salle bien garnie en gens et en fumée. Sur scène, un duo batterie+chant / claviers vintages fait un énorme raffut bien sauvage quoiqu'assez répétitif... Ils s'appellent ZZZ et préviendront de tout endormissement prématuré.

A peine plus tard, la fumée est à peine dissipée quand le trio new-yorkais relance la machine et les décibels. Et des décibels, il y en aura durant cette grosse heure apocalyptique: l'attaque est frontale, le son fort mais bon et l'énergie ne retombe jamais.

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On ne distinguera guère bassiste et batteur pendant le set mais on aperçoit plusieurs fois Oliver Ackermann balancer sa guitare par terre.

Comparé au luxueux confort de l'Epicerie la fois d'avant, la prestation du soir est totalement animale, le public pogote furieusement (avec quelques connards tout coudes sortis) et Everything Always Goes Wrong prends, en pré-final, une dimension de dingue.

Parce qu'ensuite, çà part en vrille: descente d'ampli dans le public jusqu'à coupure du cordon, çà enchaine avec une virée technoïde brumeuse, de la vraie expérience live quoi !!!

jeudi 2 avril 2015

Royal Blood - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 28 Mars 2015

Un soir dans la grande salle du Transbo, complet qui plus est... Ca faisait bien longtemps !

Faut dire que Royal Blood a bien fait le buzz depuis qu'on les a raté à Rock En Seine et leur album est plutôt bon, avec au moins 4/5 titres imparables.

Avant, on se tape Bad Breeding: formule très classique pour un barouf assez chiant, entre un chanteur qui martyrise son pied de micro et un raffut à peine orchestré derrière. Tempos rapides et mélodies inexistantes, c'est vraiment pas terrible...

La salle doit être d'un avis similaire puisque les anglais sont à peine applaudis en fin de brouhaha. On patiente alors longuement avant le duo de star du soir.

royal_blood_live_Lyon_2015.jpg [1]
Attaque au canon, avec frappe et son bien lourds, y'a pas de doute c'est une belle section rythmique et le groupe joue plutôt très efficacement les titres de ce premier disque (plus quelques inédits), parlant un peu du côté du bassiste, se la racontant pas mal pour le batteur (qui viendra souvent en bord de scène fixer la foule ou se préparant un cocktail à mettre dans un repose gobelet en bord de caisse claire).

C'est pour faire le show peut-être et remplir un peu l'immense espace à partager. C'est un peu too much aussi, et on sait pas trop quoi penser quand 3 nanas en culotte/sous-tif se pointent sur scène sur Loose Change pour quelques déhanchements pas vraiment travaillés (on a bien observé, si si).

1h de set et pas de rappel, honnête ou presque...

Note

[1] photo: Luciole photography

mardi 24 mars 2015

Thomas De Pourquery + Sun Ra Arkestra - A Vaulx Jazz, le 21 Mars 2015

Grosse claque ce samedi en clôture du festival A Vaulx Jazz: en mode découverte totale du monument Sun Ra, le coup est parti dès cette première partie offerte par Thomas de Pourquery et ses acolytes.

D'entrée, c'est intense & organique et on va de titre en titre comme de surprise en surprise: entre nuances qui s'enchainent magnifiquement ou des passages plus furieux.

live_vaulx_pourquery.jpg [1]
Le groupe y va aussi de quelques solos mais jamais démonstratifs, cultivant plus une énergie brute, de celle qu'on avait trouvé récemment chez Guillaume Perret (tiens, tiens un autre saxophoniste chercheur) ou Ukandanz.

On reste émerveillé du début à la fin, de part la musique, sa modernité, mais aussi le plaisir évident que le groupe prends sur scène, les traits d'humour de son leader ou le show fait par un batteur hors norme.

Un set intense, à l'énergie furieusement contagieuse !

Du coup, c'est plus difficile d'accrocher au Sun Ra Arkestra mené par son saxophoniste historique Marshall Allen (91 printemps tout de même) qui, passé l'entrée sur scène avec des couleurs chatoyantes toutes en strass, va plutôt verser dans un jazz qu'on trouvera presque classique avec de longs titres aux structures assez monolitiques, prétextes à des tours de solos successifs des zicos (pinao, contrebasse et section de 5 cuivres).

A une occasion, le truc vire plus barré du coté de l'Afrique avec percus et flûtes traversières mais cela restera l'exception. Dommage c'est le moment qu'on a préféré !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel

dimanche 15 mars 2015

Allah-Las - Every girl

Un chouette tube des Allah-Las qui ont fait le buzz dans les classements de fin d'année 2014.

Très référencé à la période Nuggets, le combo californien peine d'ailleurs à offrir autre chose qu'une resucée de cette glorieuse parenthèse aux illustres inconnus.

Même sentiment lors de leur passage à Feyzin: un concert très cadré et sans grande imagination où les titres sont joués comme sur disque devant une salle bien fourni en bonnet hipsters...

Dans notre bonté du jour, on en sauva d'ailleurs 2 du froid et d'une longue marche retour à pied vers Lyon !

jeudi 12 février 2015

Bombino - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 01 Février 2015

Petit concert offert pour les abonnés Epicerie, Bombino est en charge de réchauffer ce premier dimanche humide de février.

D'abord un mini set acoustique & assis avec 3 percusionnistes, un (mini) bassiste et Bombino donc, à la gratte folk. Tout ceci part de fort belle manière: bon groove et sourires partagés. On est donc déjà bien quand le quintet devient quartet pour passer en monde électrique.

Et l'ambiance de monter d'un cran: faut dire qu'avec des compositions toujours imparables, un son d'enfer et un jeu de scène dynamique (contrairement à Tinariwen ou Tamikrest beaucoup plus statiques), le nigérien sait y faire!

bombino.live.jpg [1]
Quelques spectateurs-danseurs s'invitent d'ailleurs sur scène le temps de quelques pas de danse sans que les musiciens y trouvent à redire tant les bonnes vibrations sont là.

Ceci durera jusqu'à un rappel évidemment trop court mais bon... 2 petites baffes live en une semaine, on ne va pas faire les difficiles !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel (encore!)

lundi 9 février 2015

uKanDanZ - Marché Gare (Lyon), le 27 Janvier 2015

Reprise concertistique et quelle reprise: une soirée Dur et Doux au Marché Gare avec Ultra Zouk en ouverture pour un truc bien perché entre synthés outrés et voix débiles, on reste pour la performance live du trio mais on trépigne de revoir Ukandanz, en formule annoncée plus musclée puisque c'est désormais un bassiste (échappé de Ni) qui tient les fréquences basses.

D'entrée çà s'entends: le quintet mets tout sur la table dès le premier titre: son bien appuyé et tous en place, c'est jubilatoire. Et çà le devient un peu plus quand on découvre quelques nouveaux titres (cf EP ci-dessous) ou des réarrangements de titres de ''Yetchalal' trempés dans le métal. Ethio-jazz-rock-métal donc ?

ukandanz.live.jpg [1]
On se dit alors que le groupe ne va pas tenir toute la durée du set... Erreur : les morceaux sont longs certes mais contiennent leur lot de respiration (le dansant Bèlomi bènna notamment).

A l'heure de jeu, c'est rappel, forcément bruyant dans la salle (pas mal de monde ce soir et plutôt du conquis) avec 2+1 titres de haute volée ! Ils repassent aux Escales de Vénissieux cet été, on devrait y être !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel

vendredi 2 janvier 2015

2014, le bilan bis...

Rapide bilan sur 2014, déjà terminée et où, encore une fois, on a bien profité de la programmation lyonnaise à défaut d'écouter de la nouveauté: seulement une vingtaine de disques.

Parmi eux, du vieux "confirmé", plus (The Notwist, Suzanne Vega, Shellac, Sharon Jones, Bob Mould) ou moins (Lee Fields, Pixies, Laetitia Sheriff) appréciés et quand même un peu de sang frais: le duo basse-batterie Royal Blood et un premier album perfectible peut-être mais bien fourni en globules rouge vifs. Jesse Marchant aussi, en coup de coeur de dernière minute et surtout Meshell Ndegeocello dont on reparlera sans faute !

2015 s'annonce déjà bien garnie... Dur dur !

lundi 22 décembre 2014

2014, le bilan...


mercredi 17 décembre 2014

Blues Butcher Club + Black Strobe - le Transclub (Villeurbanne), le 10 Décembre 2014

Un peu d'électro-rock pour changer... Pas intentionnelle mais 2 places gagnées et une disette de concert en ce mois de Décembre, il n'en faut guère plus.

L'électro c'est pas de suite: le Blues Butcher Club ouvre de manière délicate avec le hurlant Human Cannonball des Butthole Surfers, la suite sera tout aussi subtile avec un garage blues sauvage braillé par un Jean-Luc Navette en forme.

On ne sait pas si ce sont des compos ou d'autres reprises (excepté le Preaching the Blue de Robert Johnson fàçon Gun Club) mais l'énergie du combo portée par un batteur à peine psychotique fait bien plaisir !

Du coup, on déchante à l'écoute des premiers titres de Black Strobe, très électro pour le coup (et répétitifs)... L'influence Dépêche Mode n'étant pas non plus pour faire la différence, on craint le pire à l'écoute de leur version du Folsom Prison Blues.

Heureusement, l'heure tournant, les compères d'Arnaud Rebotini glissent d'autres hommages plus appuyés au bon vieux rock'n'roll des familles, comme ce très bon Monkey Glands ou, en rappel, étirant à loisir le I'm a Man de Bo Diddley.

dimanche 7 décembre 2014

Rien + Ni - Marché Gare (Lyon), le 29 Novembre 2014

Une belle affiche encore au Marché Gare ce soir de pluie et de brouillard (!), à forte tendance instrumentale.

Quelques taxis passent sans me voir, j'n'ai qu'une envie, revoir Ni , déjà ouï et bien aimé ici même (en première partie des Irlandais And So I Watch You From Afar). Un plaisant cauchemar qui fini pas trop tard mais qu'on avait préféré en mode découverte.

Les grenoblois, quant à eux, jouent toujours le mystère, ils veulent pas bavarder (même si un chanteur se pointe pour 3 titres dont le tout frais çà barde chez les bardes (!)), planqués derrière leur robot à synthèse vocale pince-sans-rire.

On se gaverait jusqu'à l'aube animée de ces compositions intelligemment tordues, de ce post-rock qui n'en est pas vraiment mais hélàs c'est fini: ce soir j'ai le blues et là tout c'que j'veux c'est dormir pour oublier que c'était l'avant dernier concert de Rien, l'auto destruction du 1er décembre était programmée dès 1999...

Le pire ? On est presque sûr qu'ils tiendront parole, les salauds...

vendredi 21 novembre 2014

Nikki Hill - I know

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Un excellent petit titre de Nikki Hill, vu en free au Ninkasi Café ce mercredi.

Alternant rock'n'roll old school, blues, soul, rock stonien ou acdcien voir ska/reggae, Nikki va tenir la scène de superbe manière pendant plus d'une heure 30.

Dans un registre hyper-fréquenté, l'américaine, la petite vingtaine seulement, est à l'aise comme si elle en avait le double tout en conservant fraîcheur & énergie bien soutenue par les 3 poilus qui l'accompagnent et font plutôt bien le job, offrant un set nerveux à un public vite conquis.

Voix de feu, reprises de standard ou compositions immédiates, on adhère à 200%, y'a qu'à écouter ce petit I Know:


dimanche 9 novembre 2014

Sebadoh - le Marché Gare (Lyon), le 27 Octobre 2014

Un concert, pour changer... Pas de l'excitante nouveauté non plus, juste un (vieux) groupe des 90's qu'on a beaucoup écouté dans les 90's: Sebadoh !

Avant, Vundabar donne tout à fait dans le ton de ses glorieux ainés: même formule guitare/basse/batterie, massholes également, le groupe propose un pop/rock/indé/bordélique pas mal foutu (et mieux que les tentatives humoristiques tordues de son leader).

Retrouvailles un an après avec le look d'éternel étudiant de Barlow ; à côté, Jason Loewenstein et sa casquette vissée sur la tête ressemblerait presque à un lycéen un brin slacker.

Groupe sans artifices (coté jeu de scène, lumière ou pose) qui part à fond les ballons sur les compositions du Lou, celles qu'on préfère sur disque mais jouées tellement vite ici qu'on est un peu déçu... jusqu'à l'échange d'instrument des 2 leaders.

Le songwriting foutraque de Lowenstein se goûte encore mieux en live et on raccroche immédiatement et jusqu'au bout à une setlist bestOf (saupoudrée quand même de quelques titres du (décevant) Defend Yourself).

Lors d'un généreux rappel, Barlow demandera même au public de crier quelques souhaits, de quoi savourer encore quelques belles madeleines...

mercredi 22 octobre 2014

Sonny Knight & the Lakers - Ninkasi Kfé (Lyon), le 3 Octobre 2014

Bref flashback sur la belle histoire de Sonny Knight, dans la même veine de celle des Sharon Jones, Lee Fields ou Charles Bradley, ces personnages restés dans l'ombre et qui prennent un peu la lumière dans la fleur de l'âge.

Le bonhomme était routier et délivre à 65 ans son premier album, supporté par le pas prompt renfort des Lakers. La tournée européenne qui l'accompagne passait par le Ninkasi (gratos qui plus est).

De quoi venir boire un peu de bière et écouter une soul-funk classique mais d'excellente facture. Des reprises plutôt bien foutues (très bon In the pines ou le clin d'oeil 'Sugar Man''), un frontman qui joue avec son public (féminin surtout) et un groupe qui assure au poil derrière (très carré (trop peut-être?)), de quoi terminer avec le sourire une semaine de taf merdique !

mardi 14 octobre 2014

Royal Blood - Come on over

Ma galette du moment est celle des anglais de Royal Blood qu'on a somptueusement raté à Rock en Seine :( .

Duo basse/chant batterie (beaucoup d'effets sur la basse, faut dire, des fois on se demande presque s'il n'y a pas 2 cordes de plus), les 10 titres de leur premier album (sans titre) s'ingurgitent sans problème et on y revient sans écoeurement aucun.

La preuve avec ce Come on over:

mercredi 8 octobre 2014

Marissa Nadler + Angel Olsen - Epicerie Moderne (Feyzin), le 1 Octobre 2014

Quoi de mieux qu'une petite thématique spéciale Dépressifs pour se mettre dans le bain de la rentrée, l'Epicier en proposant une déclinaison féminine enchainant Marissa Nadler et Angel Olsen.

Nadler ouvre le bal (elle a la robe qui va avec en tout cas), accompagnée d'une blonde violoncelliste qui accompagnera un peu les titres longs et répétitifs de sa comparse. Autant on avait gardé un bon souvenir de son passage (en groupe) au Sonic, autant ce soir, on s'emmerde... Très coincée, un tempo invariable, la linéarité du set est assommante d'ennui.

Pause bière debrief où Xavier s'étonne (fort à propos d'ailleurs) de ma présence en ces lieux... Je dois peut-être développer une forme rare de masochisme à base de guitare boisée et sandalette en cuir (même si ce soir la charmante violoncelliste portait (ôtait, remettait, renlevait - m'égare-je?) des talons hauts.

Bref, c'est au tour d'Angel, vue ici même en choeurs avec Bonnie Prince Billie pour un épique (non, c'est une blague) concert. Le titre proposé sur le net pour vendre le truc étant infiniment plus enlevé que toute la production de BPB réunie, je m'étais laissé séduire.

angel_olsen_live.jpg [1]
Sans regret puisque le quatuor (électrique) proposera un bien chouette moment: la voix d'Angel (en méforme avouée) est assez incroyable, ses compositions, sans être renversantes ni très originales, fonctionnent sans problème en première écoute et les interventions de l'américaine sont plutôt bien senties et décomplexées (même si on comprendra pas tout).

Comme quoi, on a bien fait...

Note

[1] photo: Thomas Saminada

jeudi 11 septembre 2014

Rock en Seine J3 - Paris, le 24 Aout 2014

On a commencé tôt ce dernier jour: Cloud Nothings attaquait sous le soleil (ou presque) à 15h15 sur une scène trop grande pour le trio. Les titres du dernier LP principalement, plutôt bien malgré (encore) un trop plein de basse. Le set est expédié sans commentaire... A revoir by night, en espace confiné, sûrement !

On enchaine rayon guitares avec Airbourne pour ce qui sera sûrement le plus gros kiff du festival. Certes, le quatuor sonne comme un AC/DC rajeuni mais les riffs sont efficaces, la session rythmique ronronne au poil et l'enthousiasme de Joel O'keeffe parait sincère et est très communicatif. Le gars s'en donne à coeur joie d'arpenter la scène en tous sens, tout en assurant ses solos ; un coté Wayne's world qui fait zizir ou cette manie d'ouvrir des canettes de bière avec le crâne. Le show est rôdé bien sûr mais c'est typiquement le genre de groupe à voir en festoche !

airbourne_live.jpg [1]
La suite est débraillée: Fat White Family auprès de laquelle on reste pas longtemps (les Inrocks ont qualifié leur prestation de ('grand cri de liberté' punk - (arf)) tant ce n'est pas renversant, pas mieux pour Brody Dalle (madame Josh Homme à la ville) qui a pourtant une bonne voix puissante et enrouée mais le tout rappelle surtrout Hole, les compos en moins (c'est dire).

Ratage volontaire de Thurston Moore (par solidarité et parce son 'Demolished Thoughts' nous avait bien fait bailler (à postériori c'était un très bon concert, très Sonic)) pour appréhender le big show de Janelle Monae (et sa grosse caisse): c'est très pro, avec une originale charte graphique entre noir & blanc psychédélique ; l'américaine arrive néanmoins à apporter fraicheur et énergie à un set qui pioche dans ses 2 albums.

Dîner au son des guitares du désert des Tinariwen avant d'aller cueillir une autre légende indie, Stephen Malkmus et ses Jicks. Peu charismatique et des structures pop déglinguées qui ont oublié la décontraction/glande d'un Pavement, le ressenti proche de l'écoute des disques, on reste néanmoins pour le charme de la bassiste.

Puis c'est l'éclat final, les Queens of the Stone Age qu'on retourne voir sans hésiter après le bon concert lyonnais de l'an dernier... A 15 mètre de la scène, on est même plus près qu'à la Halle Tony Garnier, regrettable erreur puisque le son sera dégueulasse (si on voulait percevoir autre chose que le son de la basse) et le set sensiblement moins efficace qu'à Lyon... Dommage...

Note

[1] photo: Philippe Jawor

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