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mardi 15 juillet 2014

Mark Lanegan - Judgement Time

C'est l'été, les marronniers sont donc de sortie et Mr Lanegan donne des nouvelles pour cette année 2014 presque calme après 2 albums l'an passé (entre autres).

Une session KEXP avec de la nouveauté et un EP annoncé pour son Band, ç'aura pas traîné alors qu'il avait mis 8 ans à sortir Blues Funeral...


lundi 7 juillet 2014

Pixies + Pastels - Nuits de Fourvière (Lyon), le 2 Juillet 2014

Ils sont peu nombreux les groupes pour lesquels ont avait a peu près tout déniché (du temps des CDs (arf)) et tout aimé. Les Pixies sont de ceux là, des albums ('Indie Cindy' mis à part, c'est vrai) jusqu'aux B-Sides, on s'est gavé des mélodies de Black et ses comparses jusqu'à la lie. Dur donc de résister à l'envie d'entendre au moins une fois ces pépites survitaminées live et ce même si on sait que les américains n'ont jamais été un groupe de scène, que le tarif est prohibitif ou encore que Franck Black est tout sauf sympathique. Crackage donc !

Jour J, la météo semble clémente et on choisit la fosse pour écouter les Pastels dont le dernier disque (Slow Summits) est plutôt une bonne surprise. C'est d'ailleurs ses titres qui seront majoritairement joués ce soir, avec un son bien dégueu (on a (presque) l'habitude ici) et un contexte non idoine. Il faut dire que les 6 Pastels ont autant de charisme qu'un Pixies, c'est dire ! Mais le public restera poli malgré les atermoiements de son leader, ses problèmes de son ou le jeu de batterie sur la brèche de Katrina Mitchell.

La nuit arrivant, le set décollera à peine le temps de 2 titres plus musclés qui conviennent plus aux attentes du public de la soirée. On n'a pas été loin du fiasco ou alors est-ce stratégique pour ne pas voler la vedette à la tête d'affiche ? Qui n'en a pas besoin: les places se sont vendues en 2 jours et la fosse se densifie bien à la pause et je retrouve Mr X, bien excité (& pas par les Pastels).

L'ambiance monte dès que les lutins lancent les première notes de Debaser, çà bourre d'entrée (sportivement mais sympathiquement) et çà n'arrêtera point. Cà hurle à chaque nouveau titre (les anciens, précisons, parce que les 3/4 tirés du dernier tombent bien à plat), toute la fosse à la banane et chante (faux) mais putain, çà fait du bien !

Heureusement d'ailleurs qu'on est en fosse tant le spectacle sur scène est minimal: les perles (s'en sont !) sont enfilées sans un mot, jouées comme à l'enregistrement et Franckie tire la gueule, la nouvelle bassiste étant la plus souriante du lot.

Petit baisse de régime au 2/3 du concert pour souffler un peu avec (La la love you) avant que çà ne reparte de plus belle. Gouge away nous achèverait presque mais il en reste sous la pédale et aux premières notes de Where is my mind, les premiers coussins volent. On sent le Black tout tendu, sûrement perturbé à l'idée d'en prendre un dans la tronche mais çà n'arrivera pas (on aurait bien aimé pourtant), Santiago tentera alors de prendre cette "tradition" à son compte. Vamos enchainé et les lutins s'en vont, sans rappel.

1h45 & 28 titres, c'est pas si mal !

jeudi 26 juin 2014

Jahkasa + JL Murat & The Delano Orchestra + Har Mar Superstar - Les Invites (Villeurbanne), le 21 juin 2014

21 Juin, fête de la musique, on rate les effets pyrotechniques d'Hello Darkness pour retourner au parc de la Doua en quête de (belle ?) découverte.

Et la soirée part sur de bons rails avec Jahkasa en provenance du Burkina Faso, mêlant reggae et musique traditionnelles (dans l'idée qu'on a de Tiken Jah Fakoly). C'est bien en place, le balafon c'est bon et le chanteur apporte beaucoup de fraicheur et d'enthousiasme à son set.

Fraîcheur qu'on garde heureusement en stock le temps de survivre à congopunQ, où officie le batteur de Bumcello (qu'on n'appréciait déjà guère). Ce nouveau projet est donc un duo batteur/performeur pour du n'importe quoi pas drôle et vide de tout. Affligeant...

Pas difficile d'embrayer avec le taciturne Murat qui passe derrière (drôle d'enchainement d'ailleurs) accompagné de ses voisins du Delano Orchestra.

Le début de concert est vraiment chouette avec les chansons du Jean-Louis (le fantôme du Crazy Horse vient rôder ici bas) réhaussées de notes de trompette & violoncelle, beaucoup moins prenant quand il s'agit des compos de ses acolytes (quand même bien coincés) et à la longue, l'ensemble s'éternise souvent dans des couplets à profusion (le Jean-Louis marmonnant plus qu'il ne chante, on les comprends guère) et des variations instrumentales absentes (un truc qu'on nommera le syndrôme Vic Chesnutt). Un album collaboratif est prévu pour la fin d'année, on n'est pas certain de l'écouter.

Comme on n'écoutera pas non plus celui d'Har Mar Superstar, ovni débarqué de new-york qui propose un gloubi-boulga dance-rock assez affreux (boucles préenregistrées sur lesquelles un power-trio rajoute de lourdes couches).

har_mar_superstar_live.jpg [1]
Ajoutez à cela un son juste horrible, pourquoi rester donc ? Parce que notre homme est un show-man, un vrai, petit, certes, bedonnant aussi et presque chauve mais Sean Matthew Tillmann s'en fout et fera le show une heure durant, s'effeuillant de poncho affreux en pull moulant, usant de chorégraphies suggestives mais efficaces, une expérience à voir quoi !

erratum: le visionnage de 2 3 vidéos d'Har Mar se fait sans douleur, bien loin de la bouillie servie live, dommage...

Notes

[1] photo: sigduberos

mardi 24 juin 2014

Tamikrest - Les Invites (Villeurbanne), le 20 juin 2014

Mini compte-rendu prétexte à faire un peu de pub à Tamikrest, groupe de rock parmi les touaregs qui se distingue de Tinariwen (par exemple) par la présence de voix féminines.

tamikrest_live.jpg [1]
Le public était réduit (mondial & équipe de France oblige) et il faisait bien jour quand le collectif a débuté son set mais le groove lent distillé par le collectif est vite devenu irresistible, en particulier les morceaux tirés de l'excellent Chatma, dernier album en date.

Très statique et peu spectaculaire, on doit l'avouer, il suffisait juste de fermer les yeux pour embarquer, cf ce Tisnant an Chatma renversant:

...et reprendre pied avec la suite: Winston Mcanuff & Fixi pour une formule originalement improbable (voix, piano ou accordéon & human beat box). C'est sympathique et le jamaïcain est bien vert pour ses 57 ans mais... on aura du mal...

Notes

[1] photo: lars.hung

mardi 3 juin 2014

Enfin une bonne raison d'aller voir les Pixies à Fourvière...

pastels.jpg
Ce sont The Pastels qui ouvrent la soirée.

Des vétérans eux aussi puisque le groupe s'est formé en 1981 (!) mais le temps ne semble pas vraiment avoir prise sur leur pop naïve, comme le démontre ce Secret Music, premier titre de leur dernière fournée ('Slow summits') parue l'an dernier.

Charmant !

mercredi 21 mai 2014

Terry Lee Hale, quelque part dans Lyon en Avril...

'Dark side of the job' serait un bon résumé du dernier passage à Lyon du très bon Terry Lee Hale...

Pas vraiment prévu d'y aller et puis... une répète à l'eau à la dernière minute ou presque, nous voilà représentant 25% (!) du public ce soir là dans un bar à vins dont on taira le nom qui "organisait" l'évènement (à savoir: mettre un folkeux sur une estrade devant l'entrée de la salle et accueillir comme d'habitude des gens venus pour boire & manger).

Des problèmes de son insolubles qui empêchent d'utiliser les 6 & 12 cordes, l'américain n'a plus que son dobro pour remanier un set axé sur le dernier album (The Long Draw).

Dur d'apprécier le concert dans ces conditions, on a mal pour lui lorsque une tentative en mode acoustique échoue auprès de la bruyante table voisine de la scène.

Le bonhomme s'accrochera presqu'une heure avant de jeter l'éponge, il viendra alors échanger avec son public du soir, nous offrant (!) même la toute fraîche ressortie Glitterhouse d'enregistrements de 1979 (avec sa femme de l'époque). Heureusement, le reste de la tournée semble s'être beaucoup mieux passé, en voici donc un petit extrait:

Un retour en ville est prévu pour Septembre, dans des meilleures conditions, c'est presque certain !

lundi 5 mai 2014

Tardi - Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B

Superbe bouquin, dense (même s'il ne fait que (!) 190 pages) et passionnant sur ces mémoires d'un père reprises 20 ans après sa mort.

Tardi.jpg
Tardi fils rends donc hommage à son paternel mais également à tous ces prisonniers du Reich, volés de quelques longues années et bien oubliés par l'Histoire.

D'un engagement volontaire dans l'armée jusqu'à Hammerstein (nord est de l'Allemagne) en passant par la "Drôle de guerre", on suit le fils aux cotés de son père sur chacune des planches, procédé qui fonctionne plutôt bien, prétexte à quelques prises de bec qui allègent un peu le récit (est-ce un clin d'oeil au Maus de Spiegelman d'ailleurs ?)

Quant au dessin, c'est du Tardi pur jus, entre noir & gris, qui colle plus qu'à l'ambiance! De quoi donner envie (en attendant le second volume) de se pencher sur les albums du bonhomme consacrés à la Grande Guerre.

vendredi 11 avril 2014

Bob Mould - Hey Mr. Grey

Déjà ?!

2 ans, même pas, depuis son dernier (& très bon) disque et voilà que le Bob nous revient, toujours pas calmé.

Si Silver Age évoquait les grandes heures de Sugar, ce premier titre est presque hüskerdien, ce qui n'est pas pour déplaire !

Cà sort le 1er juin et on y fera plus attention qu'à la prochaine bouse des Pixies...

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