La bUze

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vendredi 2 janvier 2015

2014, le bilan bis...

Rapide bilan sur 2014, déjà terminée et où, encore une fois, on a bien profité de la programmation lyonnaise à défaut d'écouter de la nouveauté: seulement une vingtaine de disques.

Parmi eux, du vieux "confirmé", plus (The Notwist, Suzanne Vega, Shellac, Sharon Jones, Bob Mould) ou moins (Lee Fields, Pixies, Laetitia Sheriff) appréciés et quand même un peu de sang frais: le duo basse-batterie Royal Blood et un premier album perfectible peut-être mais bien fourni en globules rouge vifs. Jesse Marchant aussi, en coup de coeur de dernière minute et surtout Meshell Ndegeocello dont on reparlera sans faute !

2015 s'annonce déjà bien garnie... Dur dur !

lundi 22 décembre 2014

2014, le bilan...


mercredi 17 décembre 2014

Blues Butcher Club + Black Strobe - le Transclub (Villeurbanne), le 10 Décembre 2014

Un peu d'électro-rock pour changer... Pas intentionnelle mais 2 places gagnées et une disette de concert en ce mois de Décembre, il n'en faut guère plus.

L'électro c'est pas de suite: le Blues Butcher Club ouvre de manière délicate avec le hurlant Human Cannonball des Butthole Surfers, la suite sera tout aussi subtile avec un garage blues sauvage braillé par un Jean-Luc Navette en forme.

On ne sait pas si ce sont des compos ou d'autres reprises (excepté le Preaching the Blue de Robert Johnson fàçon Gun Club) mais l'énergie du combo portée par un batteur à peine psychotique fait bien plaisir !

Du coup, on déchante à l'écoute des premiers titres de Black Strobe, très électro pour le coup (et répétitifs)... L'influence Dépêche Mode n'étant pas non plus pour faire la différence, on craint le pire à l'écoute de leur version du Folsom Prison Blues.

Heureusement, l'heure tournant, les compères d'Arnaud Rebotini glissent d'autres hommages plus appuyés au bon vieux rock'n'roll des familles, comme ce très bon Monkey Glands ou, en rappel, étirant à loisir le I'm a Man de Bo Diddley.

dimanche 7 décembre 2014

Rien + Ni - Marché Gare (Lyon), le 29 Novembre 2014

Une belle affiche encore au Marché Gare ce soir de pluie et de brouillard (!), à forte tendance instrumentale.

Quelques taxis passent sans me voir, j'n'ai qu'une envie, revoir Ni , déjà ouï et bien aimé ici même (en première partie des Irlandais And So I Watch You From Afar). Un plaisant cauchemar qui fini pas trop tard mais qu'on avait préféré en mode découverte.

Les grenoblois, quant à eux, jouent toujours le mystère, ils veulent pas bavarder (même si un chanteur se pointe pour 3 titres dont le tout frais çà barde chez les bardes (!)), planqués derrière leur robot à synthèse vocale pince-sans-rire.

On se gaverait jusqu'à l'aube animée de ces compositions intelligemment tordues, de ce post-rock qui n'en est pas vraiment mais hélàs c'est fini: ce soir j'ai le blues et là tout c'que j'veux c'est dormir pour oublier que c'était l'avant dernier concert de Rien, l'auto destruction du 1er décembre était programmée dès 1999...

Le pire ? On est presque sûr qu'ils tiendront parole, les salauds...

vendredi 21 novembre 2014

Nikki Hill - I know

nikki-hill-band.jpg
Un excellent petit titre de Nikki Hill, vu en free au Ninkasi Café ce mercredi.

Alternant rock'n'roll old school, blues, soul, rock stonien ou acdcien voir ska/reggae, Nikki va tenir la scène de superbe manière pendant plus d'une heure 30.

Dans un registre hyper-fréquenté, l'américaine, la petite vingtaine seulement, est à l'aise comme si elle en avait le double tout en conservant fraîcheur & énergie bien soutenue par les 3 poilus qui l'accompagnent et font plutôt bien le job, offrant un set nerveux à un public vite conquis.

Voix de feu, reprises de standard ou compositions immédiates, on adhère à 200%, y'a qu'à écouter ce petit I Know:


dimanche 9 novembre 2014

Sebadoh - le Marché Gare (Lyon), le 27 Octobre 2014

Un concert, pour changer... Pas de l'excitante nouveauté non plus, juste un (vieux) groupe des 90's qu'on a beaucoup écouté dans les 90's: Sebadoh !

Avant, Vundabar donne tout à fait dans le ton de ses glorieux ainés: même formule guitare/basse/batterie, massholes également, le groupe propose un pop/rock/indé/bordélique pas mal foutu (et mieux que les tentatives humoristiques tordues de son leader).

Retrouvailles un an après avec le look d'éternel étudiant de Barlow ; à côté, Jason Loewenstein et sa casquette vissée sur la tête ressemblerait presque à un lycéen un brin slacker.

Groupe sans artifices (coté jeu de scène, lumière ou pose) qui part à fond les ballons sur les compositions du Lou, celles qu'on préfère sur disque mais jouées tellement vite ici qu'on est un peu déçu... jusqu'à l'échange d'instrument des 2 leaders.

Le songwriting foutraque de Lowenstein se goûte encore mieux en live et on raccroche immédiatement et jusqu'au bout à une setlist bestOf (saupoudrée quand même de quelques titres du (décevant) Defend Yourself).

Lors d'un généreux rappel, Barlow demandera même au public de crier quelques souhaits, de quoi savourer encore quelques belles madeleines...

mercredi 22 octobre 2014

Sonny Knight & the Lakers - Ninkasi Kfé (Lyon), le 3 Octobre 2014

Bref flashback sur la belle histoire de Sonny Knight, dans la même veine de celle des Sharon Jones, Lee Fields ou Charles Bradley, ces personnages restés dans l'ombre et qui prennent un peu la lumière dans la fleur de l'âge.

Le bonhomme était routier et délivre à 65 ans son premier album, supporté par le pas prompt renfort des Lakers. La tournée européenne qui l'accompagne passait par le Ninkasi (gratos qui plus est).

De quoi venir boire un peu de bière et écouter une soul-funk classique mais d'excellente facture. Des reprises plutôt bien foutues (très bon In the pines ou le clin d'oeil 'Sugar Man''), un frontman qui joue avec son public (féminin surtout) et un groupe qui assure au poil derrière (très carré (trop peut-être?)), de quoi terminer avec le sourire une semaine de taf merdique !

mardi 14 octobre 2014

Royal Blood - Come on over

Ma galette du moment est celle des anglais de Royal Blood qu'on a somptueusement raté à Rock en Seine :( .

Duo basse/chant batterie (beaucoup d'effets sur la basse, faut dire, des fois on se demande presque s'il n'y a pas 2 cordes de plus), les 10 titres de leur premier album (sans titre) s'ingurgitent sans problème et on y revient sans écoeurement aucun.

La preuve avec ce Come on over:

mercredi 8 octobre 2014

Marissa Nadler + Angel Olsen - Epicerie Moderne (Feyzin), le 1 Octobre 2014

Quoi de mieux qu'une petite thématique spéciale Dépressifs pour se mettre dans le bain de la rentrée, l'Epicier en proposant une déclinaison féminine enchainant Marissa Nadler et Angel Olsen.

Nadler ouvre le bal (elle a la robe qui va avec en tout cas), accompagnée d'une blonde violoncelliste qui accompagnera un peu les titres longs et répétitifs de sa comparse. Autant on avait gardé un bon souvenir de son passage (en groupe) au Sonic, autant ce soir, on s'emmerde... Très coincée, un tempo invariable, la linéarité du set est assommante d'ennui.

Pause bière debrief où Xavier s'étonne (fort à propos d'ailleurs) de ma présence en ces lieux... Je dois peut-être développer une forme rare de masochisme à base de guitare boisée et sandalette en cuir (même si ce soir la charmante violoncelliste portait (ôtait, remettait, renlevait - m'égare-je?) des talons hauts.

Bref, c'est au tour d'Angel, vue ici même en choeurs avec Bonnie Prince Billie pour un épique (non, c'est une blague) concert. Le titre proposé sur le net pour vendre le truc étant infiniment plus enlevé que toute la production de BPB réunie, je m'étais laissé séduire.

angel_olsen_live.jpg [1]
Sans regret puisque le quatuor (électrique) proposera un bien chouette moment: la voix d'Angel (en méforme avouée) est assez incroyable, ses compositions, sans être renversantes ni très originales, fonctionnent sans problème en première écoute et les interventions de l'américaine sont plutôt bien senties et décomplexées (même si on comprendra pas tout).

Comme quoi, on a bien fait...

Note

[1] photo: Thomas Saminada

jeudi 11 septembre 2014

Rock en Seine J3 - Paris, le 24 Aout 2014

On a commencé tôt ce dernier jour: Cloud Nothings attaquait sous le soleil (ou presque) à 15h15 sur une scène trop grande pour le trio. Les titres du dernier LP principalement, plutôt bien malgré (encore) un trop plein de basse. Le set est expédié sans commentaire... A revoir by night, en espace confiné, sûrement !

On enchaine rayon guitares avec Airbourne pour ce qui sera sûrement le plus gros kiff du festival. Certes, le quatuor sonne comme un AC/DC rajeuni mais les riffs sont efficaces, la session rythmique ronronne au poil et l'enthousiasme de Joel O'keeffe parait sincère et est très communicatif. Le gars s'en donne à coeur joie d'arpenter la scène en tous sens, tout en assurant ses solos ; un coté Wayne's world qui fait zizir ou cette manie d'ouvrir des canettes de bière avec le crâne. Le show est rôdé bien sûr mais c'est typiquement le genre de groupe à voir en festoche !

airbourne_live.jpg [1]
La suite est débraillée: Fat White Family auprès de laquelle on reste pas longtemps (les Inrocks ont qualifié leur prestation de ('grand cri de liberté' punk - (arf)) tant ce n'est pas renversant, pas mieux pour Brody Dalle (madame Josh Homme à la ville) qui a pourtant une bonne voix puissante et enrouée mais le tout rappelle surtrout Hole, les compos en moins (c'est dire).

Ratage volontaire de Thurston Moore (par solidarité et parce son 'Demolished Thoughts' nous avait bien fait bailler (à postériori c'était un très bon concert, très Sonic)) pour appréhender le big show de Janelle Monae (et sa grosse caisse): c'est très pro, avec une originale charte graphique entre noir & blanc psychédélique ; l'américaine arrive néanmoins à apporter fraicheur et énergie à un set qui pioche dans ses 2 albums.

Dîner au son des guitares du désert des Tinariwen avant d'aller cueillir une autre légende indie, Stephen Malkmus et ses Jicks. Peu charismatique et des structures pop déglinguées qui ont oublié la décontraction/glande d'un Pavement, le ressenti proche de l'écoute des disques, on reste néanmoins pour le charme de la bassiste.

Puis c'est l'éclat final, les Queens of the Stone Age qu'on retourne voir sans hésiter après le bon concert lyonnais de l'an dernier... A 15 mètre de la scène, on est même plus près qu'à la Halle Tony Garnier, regrettable erreur puisque le son sera dégueulasse (si on voulait percevoir autre chose que le son de la basse) et le set sensiblement moins efficace qu'à Lyon... Dommage...

Note

[1] photo: Philippe Jawor

mardi 2 septembre 2014

Rock en Seine J2 - Paris, le 23 Aout 2014

Arrivée presque tardive pour cause de premier brunch (mon dieu !), ce sont Thee Oh Sees qui jouent, serrés sur la scène de la Cascade. En redite et à la lumière, c'est forcément moins bien qu'au Marché Gare mais bon, çà fait joyeusement patienter...

Patienter, c'est ce qu'on ira faire face à Lennon junior et son projet marital (madame est top model) nommé The Ghost of a Saber Tooth Tiger (!). Très bof dans l'ensemble, avec des interventions ineptes entre chaque titre... Du coup, les paroles des premières chansons d' Emilie Simon paraissent de toute beauté.

Musicalement c'est pourtant chouette, les cordes de l'orchestre classique qui l'accompagne apportant beaucoup, pas assez pour lutter contre le son dégueulasse, je file rejoindre Beth Gibbons.

portish.jpg [1]
J'avais pas prévu de rester mais le show de Portishead est excellent: son et projections parfaits... pour un concert très similaire à celui donné à Vienne il y a ... 2 ans (très proche sinon que Gibbons terminera presqu'euphorique: 3 ou 4 phrases pour conclure, c'est inouï !).

Au retour, on fait bien gaffe d'éviter soigneusement François & the Atlas Mountains pour se sustenter avant la fin du monde selon Prodigy. Grosse attente du public et spectacle qui se veut fracassant...

Cà tourne plutôt à vide mais on ira jusqu'au bout (la flemme de s'extirper de la foule...) alors qu'un détour par St.Vincent aurait pu être intéressant (tout comme une arrivée anticipée afin de gouter à St. Paul and The Broken Bones, un agglomérat d' Alabama Shakes, des Dap Kings et de Mayer Hawthorn qui n'était pas pour déplaire).

Le phénomène Joey Bada$$ valait, parait-il, le déplacement, dans un genre hip-hop old-school mais il eut fallu être équipé du don d'ubiquité...

Note

[1] photo: Afterdepth

samedi 30 août 2014

Rock en Seine J1 - Paris, le 22 Aout 2014

Arrivée en fin d'après-midi, on commence en douceur par un bout pop de Pegase - aïe, cette voix aigüe - , on file donc trouver plus de substances chez les Traams et leur krautrock plutôt bien envoyé, le plein jour ne leur va pas vraiment au teint (dommage, ils sont déjà passés à Lyon).

La lumière, c'est que qui convient parfaitement aux Crystal Fighters et leur pop naïve avec casques à plumes et tenues hippiesques, on déteste !

Du coup, on se retrouve à voir Blondie qu'on avait même pas lu au programme. Setlist bestof, c'est efficace mais y'a un truc qui cloche quand même, on n'y croit pas... The Hives sont à peine mieux, passés 3/4 titres, les suédois lassent, que ce soit le discours auto-centré de son chanteur qui n'est pas vraiment drôle ou le manque de spontanéité ET de chansons (de beaux riffs plagiés (I Want More), pourquoi ne pas reprendre les originaux ?).

arcticLive.jpg [1]
On tente alors d'affronter la tempête sud-africaine Die Antwoord. Le duo dégage fortes identité et personnalité mais ce n'est pas vraiment pour nous, à moins d'avoir été en pleine fosse...

On préfèrera largement les Arctic Monkeys qui vont proposer un concert élégant quoiqu'assez plan plan: les derniers morceaux sont plutôt mid-tempo (le syndrome QOTSA?) et Alex Turner soigne trop son coté crooner (cheveux en arrière et déhanchements à la clef). Mais le groupe est hyper carré et sa discographie comporte déjà un beau paquet d'excellents titres pour faire le difficile.

C'était donc une première journée pour se mettre dans le bain, petits regrets d'avoir manqué Royal Blood (duo basse+batterie prometteur) et le déglingué Marc Demarco (qu'on prendra la peine d'écouter avant sa venue à Feyzin à l'automne).

Note

[1] photo: Isatagada

mercredi 27 août 2014

Rock en Seine 2014

7 ans de réflexion, c'est ce qu'il aura fallu pour mettre les pieds dans un de ces gros événements de l'été: un festival rock, Rock en Seine en l'occurrence...

rockEnSeine2014.jpg
Et avant de balancer quelques chroniques éparses sur les groupes vus lors de ces 3 jours, quelques impressions à tiède:

D'abord, le gros point noir, le son:
Très lié à l'endroit où l'on s'est posé, c'était parfois bon (Portishead, Airbourne, Arctic Monkeys), souvent moyen (The Hives, Traams, Stephen Malkmus, Prodigy) voire médiocre (1h30 de basse avec les QOTSA çà instruit, certes, mais le plaisir est bien gâché). Le pire étant la scène de la Cascade où le régisseur devait sûrement avoir perdu l'ouïe sur la fréquence des grosses caisses tant on n'entendait que çà (devant la régie ou ailleurs) que ce soientt pour Janelle Monae, Emilie Simon & son orchestre philharmonique (arf, 40 zicos classiques et UNE grosse caisse) ou Cloud Nothings...
Il aurait fallu planifier, pour chaque set, quelques traversées dans la foule afin de trouver l'endroit idoine mais est-ce bien normal ? Est-ce le lot de tout festival en plein air de sonner comme à Fourvière ^^ ? Suis-je trop habitué aux doux conforts sonores des Epicerie, Marché Gare ou Périscope ? Je ne sais plus...

Le gigantisme:
Site hénaurme et foule impressionnante (40000 personnes par jour il semblerait) mais pas (trop) l'impression d'être oppressé, j'ai trouvé l'organisation efficace (accès au parc, récupération du pass, toilettes, ...) et discrète.
Coté nutriments, y'a pléthore de choix pour la bouffe (à des prix raisonnables) et moults bars sans trop d'attente mais bien ric rac quant au choix des bières (sponsoring oblige) et les tarifs sont abusés pour ce que c'est (le climat n'est pas caniculaire, ouf).
Globalement, ambiance plutôt cool et bon enfant même si çà bavarde pas mal dès qu'on est loin de la scène (gênant quand on souhaite écouter Portishead).

Dernier point: l'anonymat relatif de la plupart des prestations vues ces 3 jours: très peu d'interaction avec le public présent (Malkmus, Cloud Nothings, Thee Oh Sees (tous américains, il est vrai)) ou alors un discours prémâché/attendu (The Hives, Janelle Monae)[1], ... Chaque groupe déroule un set hyper calibré pour le temps imparti et s'en va en quête d'un prochain cachet d'un prochain festival. M'attendais pas non plus à taper sur l'épaule de Josh Homme mais quand même...

Note

[1] il est vrai qu'on a loupé les selfies de Lana del Rey...

lundi 25 août 2014

Suzanne Vega + Moriarty & Christine Salem - Palais des spectacles (Saint-Etienne), le 11 Juillet 2014

Petite virée stéphanoise impromptue, le plaisir de revoir Suzanne Vega, auteure d'un nouvel album toujours de bonne facture. On est à la bourre et surpris d'entendre déjà sa voix à l'entrée du vieillot Palais des spectacles mais on s'y fait !

Pas de chichis, le fidèle Gerry Leonard à la guitare et aux loops pour étoffer le son de bien belle manière, un batteur intermittent pour un concert sans trop de surprise certes mais Vega a toujours CETTE voix et un sens du songwriting dont on ne se lassera sûrement pas.

On est plus mitigé à l'idée de réentendre Moriarty qui nous avait laissé de marbre lors d'une fâcheuse soirée. Mais cette fois sera différente puisque Christine Salem et ses acolytes (aperçus et appréciés aux Invites de l'an passé) les accompagnent pour une création commune: 'Le Bal Poussière'.

Quelques titres respectifs de chaque formation pour mettre dans le bain et puis surtout des compositions communes, écrites à la Réunion, où l'enthousiasme est palpable et bien partagé entre musiciens et vite communicatif:

1h30 de métissage improbable entre folk et maloya qui fonctionne à merveille, on n'en attendait pas tant !

samedi 9 août 2014

Midlake + Gold lake - Epicerie Moderne (Feyzin), le 1 Juillet 2014

C'était presque une soirée à thème: 2 lacs pour le prix d'1 et un climat bien moite chez l'Epicier.

On passera pourtant rapidement sur la pop de Gold Lake, plaisante quoiqu'assez prévisible. A noter la voix de sa chanteuse et ses accents très Hope Sandoval pas déplaisants du tout...

Mais rien à voir avec Midlake, qu'on avait perdu de vue depuis son deuxième album et raté lors de son précédent passage ici même. Le groupe a perdu son chanteur et c'est d'une oreille distraite qu'on a écouté Antiphon, la livraison post trauma. L'oreille en a redemandé, on y est donc revenu, emballé par quelques excellents titres et une unité d'ensemble pas dégueu.

Au premier rang (pour une fois), on va alors se régaler de la prestation des américains, bien axée sur son dernier opus qui, outre les titres immédiats (It's Going Down, This weight, Provider) permets aussi quelques embardées bien hypnotiques (Vale).

Rien de spectaculaire sur scène mais çà joue magnifiquement bien et le son est parfait. Si bien que lorsque le groupe enchaine les sublimes Roscoe & The Old and the Young pour terminer son set, il nous achève aussi.

Une heure et quart de concert et Eric Pulido s'excuse de ne pas faire le rituel du bis dans les formes, contrainte horaire oblige. Ce sera alors une belle reprise du Band (I Shall Be Released) prétexte à un tour de chant des protagonistes puis Head Home (l'autre grand morceau de 'The Trials of Van Occupanther').

Un excellent concert.

mardi 15 juillet 2014

Mark Lanegan - Judgement Time

C'est l'été, les marronniers sont donc de sortie et Mr Lanegan donne des nouvelles pour cette année 2014 presque calme après 2 albums l'an passé (entre autres).

Une session KEXP avec de la nouveauté et un EP annoncé pour son Band, ç'aura pas traîné alors qu'il avait mis 8 ans à sortir Blues Funeral...


lundi 7 juillet 2014

Pixies + Pastels - Nuits de Fourvière (Lyon), le 2 Juillet 2014

Ils sont peu nombreux les groupes pour lesquels ont avait a peu près tout déniché (du temps des CDs (arf)) et tout aimé. Les Pixies sont de ceux là, des albums ('Indie Cindy' mis à part, c'est vrai) jusqu'aux B-Sides, on s'est gavé des mélodies de Black et ses comparses jusqu'à la lie. Dur donc de résister à l'envie d'entendre au moins une fois ces pépites survitaminées live et ce même si on sait que les américains n'ont jamais été un groupe de scène, que le tarif est prohibitif ou encore que Franck Black est tout sauf sympathique. Crackage donc !

Jour J, la météo semble clémente et on choisit la fosse pour écouter les Pastels dont le dernier disque (Slow Summits) est plutôt une bonne surprise. C'est d'ailleurs ses titres qui seront majoritairement joués ce soir, avec un son bien dégueu (on a (presque) l'habitude ici) et un contexte non idoine. Il faut dire que les 6 Pastels ont autant de charisme qu'un Pixies, c'est dire ! Mais le public restera poli malgré les atermoiements de son leader, ses problèmes de son ou le jeu de batterie sur la brèche de Katrina Mitchell.

La nuit arrivant, le set décollera à peine le temps de 2 titres plus musclés qui conviennent plus aux attentes du public de la soirée. On n'a pas été loin du fiasco ou alors est-ce stratégique pour ne pas voler la vedette à la tête d'affiche ? Qui n'en a pas besoin: les places se sont vendues en 2 jours et la fosse se densifie bien à la pause et je retrouve Mr X, bien excité (& pas par les Pastels).

L'ambiance monte dès que les lutins lancent les première notes de Debaser, çà bourre d'entrée (sportivement mais sympathiquement) et çà n'arrêtera point. Cà hurle à chaque nouveau titre (les anciens, précisons, parce que les 3/4 tirés du dernier tombent bien à plat), toute la fosse à la banane et chante (faux) mais putain, çà fait du bien !

Heureusement d'ailleurs qu'on est en fosse tant le spectacle sur scène est minimal: les perles (s'en sont !) sont enfilées sans un mot, jouées comme à l'enregistrement et Franckie tire la gueule, la nouvelle bassiste étant la plus souriante du lot.

Petit baisse de régime au 2/3 du concert pour souffler un peu avec (La la love you) avant que çà ne reparte de plus belle. Gouge away nous achèverait presque mais il en reste sous la pédale et aux premières notes de Where is my mind, les premiers coussins volent. On sent le Black tout tendu, sûrement perturbé à l'idée d'en prendre un dans la tronche mais çà n'arrivera pas (on aurait bien aimé pourtant), Santiago tentera alors de prendre cette "tradition" à son compte. Vamos enchainé et les lutins s'en vont, sans rappel.

1h45 & 28 titres, c'est pas si mal !

jeudi 26 juin 2014

Jahkasa + JL Murat & The Delano Orchestra + Har Mar Superstar - Les Invites (Villeurbanne), le 21 juin 2014

21 Juin, fête de la musique, on rate les effets pyrotechniques d'Hello Darkness pour retourner au parc de la Doua en quête de (belle ?) découverte.

Et la soirée part sur de bons rails avec Jahkasa en provenance du Burkina Faso, mêlant reggae et musique traditionnelles (dans l'idée qu'on a de Tiken Jah Fakoly). C'est bien en place, le balafon c'est bon et le chanteur apporte beaucoup de fraicheur et d'enthousiasme à son set.

Fraîcheur qu'on garde heureusement en stock le temps de survivre à congopunQ, où officie le batteur de Bumcello (qu'on n'appréciait déjà guère). Ce nouveau projet est donc un duo batteur/performeur pour du n'importe quoi pas drôle et vide de tout. Affligeant...

Pas difficile d'embrayer avec le taciturne Murat qui passe derrière (drôle d'enchainement d'ailleurs) accompagné de ses voisins du Delano Orchestra.

Le début de concert est vraiment chouette avec les chansons du Jean-Louis (le fantôme du Crazy Horse vient rôder ici bas) réhaussées de notes de trompette & violoncelle, beaucoup moins prenant quand il s'agit des compos de ses acolytes (quand même bien coincés) et à la longue, l'ensemble s'éternise souvent dans des couplets à profusion (le Jean-Louis marmonnant plus qu'il ne chante, on les comprends guère) et des variations instrumentales absentes (un truc qu'on nommera le syndrôme Vic Chesnutt). Un album collaboratif est prévu pour la fin d'année, on n'est pas certain de l'écouter.

Comme on n'écoutera pas non plus celui d'Har Mar Superstar, ovni débarqué de new-york qui propose un gloubi-boulga dance-rock assez affreux (boucles préenregistrées sur lesquelles un power-trio rajoute de lourdes couches).

har_mar_superstar_live.jpg [1]
Ajoutez à cela un son juste horrible, pourquoi rester donc ? Parce que notre homme est un show-man, un vrai, petit, certes, bedonnant aussi et presque chauve mais Sean Matthew Tillmann s'en fout et fera le show une heure durant, s'effeuillant de poncho affreux en pull moulant, usant de chorégraphies suggestives mais efficaces, une expérience à voir quoi !

erratum: le visionnage de 2 3 vidéos d'Har Mar se fait sans douleur, bien loin de la bouillie servie live, dommage...

Notes

[1] photo: sigduberos

mardi 24 juin 2014

Tamikrest - Les Invites (Villeurbanne), le 20 juin 2014

Mini compte-rendu prétexte à faire un peu de pub à Tamikrest, groupe de rock parmi les touaregs qui se distingue de Tinariwen (par exemple) par la présence de voix féminines.

tamikrest_live.jpg [1]
Le public était réduit (mondial & équipe de France oblige) et il faisait bien jour quand le collectif a débuté son set mais le groove lent distillé par le collectif est vite devenu irresistible, en particulier les morceaux tirés de l'excellent Chatma, dernier album en date.

Très statique et peu spectaculaire, on doit l'avouer, il suffisait juste de fermer les yeux pour embarquer, cf ce Tisnant an Chatma renversant:

...et reprendre pied avec la suite: Winston Mcanuff & Fixi pour une formule originalement improbable (voix, piano ou accordéon & human beat box). C'est sympathique et le jamaïcain est bien vert pour ses 57 ans mais... on aura du mal...

Notes

[1] photo: lars.hung

mardi 3 juin 2014

Enfin une bonne raison d'aller voir les Pixies à Fourvière...

pastels.jpg
Ce sont The Pastels qui ouvrent la soirée.

Des vétérans eux aussi puisque le groupe s'est formé en 1981 (!) mais le temps ne semble pas vraiment avoir prise sur leur pop naïve, comme le démontre ce Secret Music, premier titre de leur dernière fournée ('Slow summits') parue l'an dernier.

Charmant !

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