La bUze

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vendredi 21 août 2015

Mark Lanegan - No Cross

lanegan_houston.jpg C'est presque une tradition avec encore un titre de Lanegan, tiré cette fois d'une collection de démos enregistrées en 2002 qui sort aujourd'hui.


Ce No Cross est prometteur et la période correspondante fait partie du haut du panier de la carrière du garçon (un peu moins intéressante maintenant, il faut l'avouer (j'ai toujours pas trouvé la motivation pour creuser le dernier ''Phantom Radio')').

mercredi 12 août 2015

Sinkane - Périscope (Lyon), le 06 Juillet 2015

C'était une avant dernière date avant la longue trêve estivale, l'Epicerie délocalisait dans un Périscope aux températures plus que caniculaires (les 2 demis ingurgités en attendant le concert se volatiliseront par le crâne de la bUze sans qu'elle bouge)...

Accompagné d'un classique combo guitare/basse/batterie, Sinkane (guitare ou claviers) n'aura pas eu trop de mal à convaincre avec un répertoire principalement soul mais piochant aussi dans quelques influences jamaïcaines ou africaines. Belle voix (même si elle monte un peu trop dans les aigus à mon goût) et bonnes compos, ce concert découverte aura tenu ses promesses !

Un petit titre pour appuyer mes dires, How we be:


ps: il parait qu'il traine avec les mecs de Caribou, dingue !

samedi 1 août 2015

Nick Oliveri - Auto Pilot

Un petit QOTSA d'été, souvenir du passage de Nick Oliveri au WarmAudio ce 22 Juillet.

Set acoustique pour une relecture de répertoire des différents groupes du bonhomme: les Queens donc mais aussi Mondo Generator, Kyuss ou les inconnus Bl'ast et Dwarves.

Pas forcément hyper passionnant musicalement - Oliveri fait pas vraiment dans le registre folk arpégé mais plutôt des hurlements sur des power-chords, un style tout personnel donc, nommé judicieusement death acoustic (le terme anti-folk convenait pas mal mais c'est déjà pris) - mais le gars est bien sympathique et visiblement content d'être là, allant jusqu'à faire monter la moitié de l'audience sur scène pour chanter Feel Good Hit of the Summer.

Auto pilot, écrit pour un pote disparu, sera le bref moment de grâce de la soirée...

vendredi 24 juillet 2015

Rock en stock (Cluses) - 2 Juillet 2015

Depuis le temps qu'on zieute la prog de ce festival d'été (gratos qui plus est), il était impossible de rater l'affiche de ce jeudi: Black Rebel Motorcycle Club, Fleshtones, Hanni El khatib et Last Train, du rock à guitares quoi et du bon (sur le papier, certes) !

2 heures de route en plein cagnard et nous voilà rendu au milieu des montagne autour du rond-point du centre ville. Une large scène et une plus petite, on s'attendait à un vaste site mais c'est tant mieux :)

L'entame est donnée par Last Train, dont les quelques titres ouïs sur la toile nous avaient fait bonne impression. Les plein air et plein jour ne s'accordent pas au mieux avec l'ambiance un poil sombre des frenchies et ils récitent un peu trop les poses rock'n'roll du manuel officiel. Mais les compos tiennent la route, il manque juste un ou deux titres plus pêchus (ou plus rapides) pour nous faire vraiment basculer.

La suite est locale avec Jack and the Giant Bean, vainqueur des tremplins organisés par l'Atelier (la salle du coin). Contrebasse, guitare slide, acoustique ou plus pêchu, le set est plaisant et plutôt frais, on aime !

Même chose pour Hanni El khatib qui nous avait pourtant laissé tiède à l'Epicerie en formule duo. A 4, l'efficacité est bien là et le concert a ses bons moments, le bonhomme étant un bon recycleur (ah Bo Diddley) de riffs binaires. On n'ira pas jusqu'à écouter un disque, quoique...

Retour à la petite scène qui accueille les vétérans du soir: infatiguables Fleshtones, toujours sur la route et arborant leurs plus belles chemises (j'aimerai bien trouver le fournisseur). Pas de surprise par rapport aux 2 précédents, c'est un vrai spectacle à voir. En redécouverte et pour faire le blasé, on dira que çà vire un peu trop au cirque systématique, au détriment de la musique (quelques problèmes de son d'ailleurs sur la fin de set) mais on est content de les avoir revu !

Enfin BRMC, dont la présence nous a vraiment décidé à venir, pas pour avoir écouté les derniers efforts du groupe mais plutôt sur les bons souvenirs des 2 premiers et l'identité sonore très élaborée du groupe.

C'est dark, forcément, très statique et épuré quant au dispositif scénique - une tripotée d'amplis pour 2 cordeux - l'intérêt étant ce qui en sort. Sur ce point, c'est le top: gros son, bien défini, on retrouve de suite ce qui nous plait dans le trio.

Les nouveaux morceaux (le dernier album date de 2 ans) ne sont pas forcément accrocheurs en première écoute mais quelques flashbacks vers les origines font bien plaisir. Show à l'américaine: minimum de blah blah, changements d'instru réguliers, tout s'enchaine à la perfection, Peter Hayes & Robert Levon Been alternant chant lead, basse et guitare.

Le tout s'achève de la plus belle des manières: Spread your love & Whatever Happened to My Rock 'n' Roll au rappel, du lourd !

vendredi 10 juillet 2015

The Ex + Fendika - Epicerie Moderne, le 08 Juillet 2015

Bon... on a remis çà... The Ex again, avec Fendika mais pour une création commune !

Cà commence pourtant comme un concert des hollandais, avec ces nouveaux titres auxquels on accroche un peu moins... Mais le combo est vite rejoint par un joueur de masenqo histoire de rendre encore plus roboratif l'ethno-punk du programme. Le dernier titre de ce premier tableau est juste excellent et augure du meilleur pour la suite !

Petite entracte et nous voilà plongé dans un club d'Addis Abeba pour du pur traditionnel éthiopien avec masenqo donc mais aussi batterie locale, chant, costumes et danse. C'est festif et toute la fosse de Feyzin se trémousse le sourire aux lèvres !

Le dernier acte sera l'occasion de réunir les 2 groupes pour un final ébouriffant et jubilatoire, le genre de truc à faire prescrire par la sécurité sociale !

The Ex, 36 ans au compteur, n'en a toujours pas fini de tenter de nouvelles pistes...

vendredi 12 juin 2015

Barton Carroll - Laveda

Un superbe titre de Barton Carroll, découvert en première première partie des vétérans Mudhoney passé en mai dernier à l'Epicerie.

On était à la bourre mais les quelques titres entendus ce soir là étaient très bons et surtout habités, chose rare dans le genre d'exercice bien casse gueule qu'est la formule guitare/voix.

Carroll proposait un folk sans âge, avec une voix un brin cassée, ponctuant chaque titre d'une anecdote plutôt drôle et bien sentie dans la plus pure tradition du songwriter

De quoi regretter d'avoir eu à se farcir par la suite les simagrées du chanteur des White Hills, trio new-yorkais glam-kek-chose dont le boucan était inversement proportionnel au contenu émotionnel de sa musique.

Quant à Mudhoney ? C'était encore et toujours la classe cool !

jeudi 4 juin 2015

This Is Not A Love Song: jour 1 - Nîmes, le 29 Mai 2015

On innove en cette fin de mois: direction plein sud pour le premier jour d'un festival déjà repéré les années précédentes pour sa programmation impeccable: This Is Not A Love Song sis à la Paloma de Nîmes, bel endroit (2 salles + une grande scène dehors) loin du gigantisme d'un Rock en Seine par exemple.

L'affiche du soir est copieuse et prometteuse: Swans, Ought, Thurston Moore, Gaz Coombes et Thee Oh Sees. Du rock à guitare quoi, qui contraste avec les 2 jours suivants, plus... calmes (même si on eut été très tenté de revoir Giant Sand) !

Le top départ est confié à Swans où l'on reste un petit quart d'heure (le temps de faire presque 3 accords), faute de motiv pour s'infliger si tôt 2h de chaos alors qu'il y a d'autres choses à voir et puis la configuration est la même qu'à Feyzin il y a 2 ans.

Quelques détours chez Morgan Delt (bof) et Fucked Up (quel chant affreux), c'est de pied ferme qu'on attends Ought dont l'album nous avait bien plu, conseillé par un Xavier qui nous bouscule presque au premier morceau: set au cordeau, no look et une certaine candeur, le groupe va convoquer quelques fantômes bien appréciés: Television, Talking Heads ou Modern Lovers. Un très bon moment !

Ought_live.jpg
On enchainera au Club avec Mikal Cronin, comparse de Ty Segall dont le garage rock tendance pop psyché est bien sympathique.

Il est alors l'heure de prendre l'air: Thurston Moore et son band vont délivrer un set très correct quoique court (dur de caser plus de 5 morceaux en 1 heure) qui partait pourtant mal avec ce premier titre poussif et répétitif. Mais la suite retrouve une certaine jeunesse sonique pour quelques beaux entremêlés de guitares.

Il faut néanmoins reconnaitre que le tout ne rivalise pas avec les années glorieuses: pas trop de tension dans ces larsens et des plans mélodiques à l'impression de déjà ouïs (mais de reviens-y aussi).

On Caribouffe avec le canadien (ou plutôt on attend longuement son tour devant l'un des 4 camions dispo - seule fausse note de l'organisation) en se demandant qui peut aimer ce genre de truc (Caribou, pas les sandwichs) ? Ils sont nombreux, semble-t-il...

Le passage chez Gaz Coombes sera de courte durée tant l'ex Supergrass fait dans le gloubi-boulga informe et sirupeux. Il y a pourtant toujours cette voix qu'on aime mais enrobée d'arrangements infâmes pour des chansons affreuses, beurk...

Restent alors Thee Oh Sees, déjà vus en configuration intimiste (plutôt bien) ou en plein soleil (mouaip). La grande salle nîmoise et l'heure tardive (1h du mat') siéent bien à l'allumé John Dwyer et quand on aperçoit 2 batteries sur scène, on se dit que le concert va bien balancer.

Ca le sera: show énorme, rock'n'roll avec bouteille de bière bue sans les mains, grimâces et médiators machouillés ou titres enchainés sans temps mort. Les 2 batteurs sont d'un synchronisme ébouriffant (çà sert à rien mais çà le fait grave) et la setlist envoie du lourd (sûrement des titres d'un album paru cette année), de quoi nous achever de bien belle façon, la meilleure prestation de la soirée, c'est clair !!!

jeudi 28 mai 2015

Lobotomie !

Dans le genre grosse piqûre de rappel pour ne pas racheter (ou revendre ou casser)) de télé, ce bouquin se pose plutôt là !

tvlobotomie2.jpg[1]
Desmurget compulse 50 ans d'études scientifiques sur le média qui trône dans tout salon qui se respecte. Ces résultats, rarement mis en avant (ce n'est justement pas la télé qui va le faire) sont assez glaçants, quelque soit l'angle d'étude abordé: développement intellectuel de l'enfant (surtout (mais pas que) avant 6 ans), influence inconsciente du consommateur, comportement violent, conséquences (directes ou indirectes) sur la santé du téléphage...

tvlobotomie1.jpg[2]
Du lourd !

Notes

[1] dessins d'enfants de 5 à 6 ans exposés à moins d'une heure de télévision par jour.

[2] dessins d'enfants de 5 à 6 ans exposés à plus de 3 heures de télévision par jour.

mercredi 20 mai 2015

Screaming Females + Decibelles - le Sonic (Lyon), le 08 Mai 2015

C'est à l'arrache qu'on s'est interessé à cette date de jour ferié... Et 2/3 videos live ont vite fait leur oeuvre.

La cale du Sonic n'est guère remplie quand les Decibelles attaquent par une bonne grosse note de basse bien lourde. De quoi lancer un set plutôt frais, de 1 à 3 voix féminines à la fois. C'est varié et l'énergie est là, çà passe nickel !

Pas plus de monde quand la tête d'affiche se pointe, dommage tant le set des américains sera bon, court (1h - sans rappel) mais bon !

Alchimie de groupe maitrisée (850 concerts depuis 2006, forcément, çà aide), y'a des breaks de dingues et un groove sauvage porté par la voix bien puissante de Marissa Paternoster, 1m50 (?), énorme son et un jeu de guitare juste hallucinant avec plein de mini solos savament dispersés pour pas virer démonstratif.

On pense à plein de trucs : punk, noise, (hard) rock des 70's, ... et, étrangement, pas du tout à Dinosaur Jr qui était marqué sur la plaquette. C'est brut et sans concession ni bavardage, çà fait le job magnifiquement: Our band could be your life, pour citer les Minutemen auxquels la démarche des Screaming Females fait bien penser.

Voilà donc une discographie de plus à découvrir (en commençant par l'album enregistré chez Albini, tiens) !

lundi 11 mai 2015

Olivier Depardon + Shannon Wright - Marché Gare (Lyon), le 06 Mai 2015

Et une soirée prometteuse au Marché Gare ce soir (et du beau monde dans la foule ;) ) ! Vicious Circle en force avec nos artistes préférés du label: Olivier Depardon ET Shannon Wright !

On entre aux premiers bruits du grenoblois et c'est un poil déçu qu'on le voit non accompagné... Mais c'est raccord avec la thématique du jour... Et l'occasion de découvrir (pour moitié de la setlist) ce nouvel album Les Saisons du Silence.

Des chansons accrochent immédiatement ('Impression soleil dedans'), d'autres mériteront d'autres écoutes (çà tombe bien, on a acheté le disque) et certainement un nouveau concert en formule plus musclée (la batterie manquait quand même pour rendre au mieux la tension qui peut sourdre de la musique du bonhomme).

shannon_oliv.jpg [1]
Quant à Shannon, ratée l'an dernier à Feyzin et déjà en solo, on espérait mieux qu'au Clacson la fois d'avant.

Cà le sera, heureusement (malgré ces séances de réaccordage systématiques trop... systématiques), avec cette voix toujours aussi prenante et une intensité bien gardée jusqu'au deuxième rappel. Les titres au clavier principalement qui font dresser quelques poils, ceux à la guitare manquant parfois d'une bonne section rythmique pour délivrer tout leur suc.

C'est peut-être lié au fait qu'on reconnait à peu près tout (une nouvelle compo, maybe, on est pas sûr). On attendra donc le prochain album !

Note

[1] photo: tomekmusic

dimanche 3 mai 2015

Winshluss: In god we trust

On avait savouré sa relecture incroyable de Pinocchio, on retrouve Winshluss dans un registre plus grodiolesque: la relecture de quelques épisodes de la Bible, avec une irrévérence consommée pour bouffer du curé.

Entreprise peut-être moins prenante que l'ouvrage précité mais hautement divertissante tant l'album est superbe graphiquement et les situations vraiment drôles !

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Le style de l'auteur reste unique et magnifique, avec cette mise en couleurs dont l'unité change à chaque nouveau chapitre.

Classement régressif !!!

mardi 21 avril 2015

Moon Duo - Marché Gare (Lyon), le 15 Avril 2015

Pas de GYBE la veille histoire de digérer APTBS, hésitant à revenir au MG, mais bon, la bUze est faible...

Arrivé (encore) en retard, Quetzal Snakes a déjà entamé sa partie et on croit bien les reconnaitre mais sans tilter sur le coup (en fait, ils étaient au Trokson l'an dernier): 3 guitares tout devant, un batteur au son lourd et appuyé par une basse qui l'aide bien, les titres tournent pas mal même si certains manquent d'accroche. Faut dire que le chant n'est pas vraiment ce que je préfère dans le genre (pour pas dire plus).

Mais avec le recul, on a plutôt apprécié le combo. Parce que Moon Duo, comment dire...

Déjà, ils sont trois (çà sent l'arnaque) mais pourraient remplacer leur batteur par une boite à rythme tant son jeu est métronomique et sans aucune variation (si, quand même, les tempos changent d'un titre à l'autre).

Chaque "morceau" est construit selon la même formule: un gimmick au clavier qui va tourner pendant 4 à 5 minutes, des accords de gratte pour les appuyer, une ligne de chant insignifiante (plus de choeurs de la clavier apporteraient sûrement plus) et 1 à 2 tours de solos sans âme entre chaque "couplet".

Passés 3 titres, on s'emmerde sévère, d'autant que les visuels projetés derrière sont d'un ennui rouge-mortel... Craquage et sortie de salle à la demi-heure de jeu! De quoi regretter amèrement de n'être point allé revoir Mathieu Boogaerts accompagné de Luce à l'Epicerie ce même soir...
En plus, il pleut, on peut même pas rentrer à vélo !

dimanche 19 avril 2015

A Place To Bury Strangers - Marché Gare (Lyon), le 13 Avril 2015

On avait un souvenir plus que positif du passage d'APTBS à l'Epicerie il y a 2/3 ans... Depuis, on a pas trop suivi le trio mais c'est sans hésiter qu'on a réservé sa place au Marché Gare.

A la bourre pour la première partie, on découvre une salle bien garnie en gens et en fumée. Sur scène, un duo batterie+chant / claviers vintages fait un énorme raffut bien sauvage quoiqu'assez répétitif... Ils s'appellent ZZZ et préviendront de tout endormissement prématuré.

A peine plus tard, la fumée est à peine dissipée quand le trio new-yorkais relance la machine et les décibels. Et des décibels, il y en aura durant cette grosse heure apocalyptique: l'attaque est frontale, le son fort mais bon et l'énergie ne retombe jamais.

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On ne distinguera guère bassiste et batteur pendant le set mais on aperçoit plusieurs fois Oliver Ackermann balancer sa guitare par terre.

Comparé au luxueux confort de l'Epicerie la fois d'avant, la prestation du soir est totalement animale, le public pogote furieusement (avec quelques connards tout coudes sortis) et Everything Always Goes Wrong prends, en pré-final, une dimension de dingue.

Parce qu'ensuite, çà part en vrille: descente d'ampli dans le public jusqu'à coupure du cordon, çà enchaine avec une virée technoïde brumeuse, de la vraie expérience live quoi !!!

jeudi 2 avril 2015

Royal Blood - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 28 Mars 2015

Un soir dans la grande salle du Transbo, complet qui plus est... Ca faisait bien longtemps !

Faut dire que Royal Blood a bien fait le buzz depuis qu'on les a raté à Rock En Seine et leur album est plutôt bon, avec au moins 4/5 titres imparables.

Avant, on se tape Bad Breeding: formule très classique pour un barouf assez chiant, entre un chanteur qui martyrise son pied de micro et un raffut à peine orchestré derrière. Tempos rapides et mélodies inexistantes, c'est vraiment pas terrible...

La salle doit être d'un avis similaire puisque les anglais sont à peine applaudis en fin de brouhaha. On patiente alors longuement avant le duo de star du soir.

royal_blood_live_Lyon_2015.jpg [1]
Attaque au canon, avec frappe et son bien lourds, y'a pas de doute c'est une belle section rythmique et le groupe joue plutôt très efficacement les titres de ce premier disque (plus quelques inédits), parlant un peu du côté du bassiste, se la racontant pas mal pour le batteur (qui viendra souvent en bord de scène fixer la foule ou se préparant un cocktail à mettre dans un repose gobelet en bord de caisse claire).

C'est pour faire le show peut-être et remplir un peu l'immense espace à partager. C'est un peu too much aussi, et on sait pas trop quoi penser quand 3 nanas en culotte/sous-tif se pointent sur scène sur Loose Change pour quelques déhanchements pas vraiment travaillés (on a bien observé, si si).

1h de set et pas de rappel, honnête ou presque...

Note

[1] photo: Luciole photography

mardi 24 mars 2015

Thomas De Pourquery + Sun Ra Arkestra - A Vaulx Jazz, le 21 Mars 2015

Grosse claque ce samedi en clôture du festival A Vaulx Jazz: en mode découverte totale du monument Sun Ra, le coup est parti dès cette première partie offerte par Thomas de Pourquery et ses acolytes.

D'entrée, c'est intense & organique et on va de titre en titre comme de surprise en surprise: entre nuances qui s'enchainent magnifiquement ou des passages plus furieux.

live_vaulx_pourquery.jpg [1]
Le groupe y va aussi de quelques solos mais jamais démonstratifs, cultivant plus une énergie brute, de celle qu'on avait trouvé récemment chez Guillaume Perret (tiens, tiens un autre saxophoniste chercheur) ou Ukandanz.

On reste émerveillé du début à la fin, de part la musique, sa modernité, mais aussi le plaisir évident que le groupe prends sur scène, les traits d'humour de son leader ou le show fait par un batteur hors norme.

Un set intense, à l'énergie furieusement contagieuse !

Du coup, c'est plus difficile d'accrocher au Sun Ra Arkestra mené par son saxophoniste historique Marshall Allen (91 printemps tout de même) qui, passé l'entrée sur scène avec des couleurs chatoyantes toutes en strass, va plutôt verser dans un jazz qu'on trouvera presque classique avec de longs titres aux structures assez monolitiques, prétextes à des tours de solos successifs des zicos (pinao, contrebasse et section de 5 cuivres).

A une occasion, le truc vire plus barré du coté de l'Afrique avec percus et flûtes traversières mais cela restera l'exception. Dommage c'est le moment qu'on a préféré !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel

dimanche 15 mars 2015

Allah-Las - Every girl

Un chouette tube des Allah-Las qui ont fait le buzz dans les classements de fin d'année 2014.

Très référencé à la période Nuggets, le combo californien peine d'ailleurs à offrir autre chose qu'une resucée de cette glorieuse parenthèse aux illustres inconnus.

Même sentiment lors de leur passage à Feyzin: un concert très cadré et sans grande imagination où les titres sont joués comme sur disque devant une salle bien fourni en bonnet hipsters...

Dans notre bonté du jour, on en sauva d'ailleurs 2 du froid et d'une longue marche retour à pied vers Lyon !

jeudi 12 février 2015

Bombino - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 01 Février 2015

Petit concert offert pour les abonnés Epicerie, Bombino est en charge de réchauffer ce premier dimanche humide de février.

D'abord un mini set acoustique & assis avec 3 percusionnistes, un (mini) bassiste et Bombino donc, à la gratte folk. Tout ceci part de fort belle manière: bon groove et sourires partagés. On est donc déjà bien quand le quintet devient quartet pour passer en monde électrique.

Et l'ambiance de monter d'un cran: faut dire qu'avec des compositions toujours imparables, un son d'enfer et un jeu de scène dynamique (contrairement à Tinariwen ou Tamikrest beaucoup plus statiques), le nigérien sait y faire!

bombino.live.jpg [1]
Quelques spectateurs-danseurs s'invitent d'ailleurs sur scène le temps de quelques pas de danse sans que les musiciens y trouvent à redire tant les bonnes vibrations sont là.

Ceci durera jusqu'à un rappel évidemment trop court mais bon... 2 petites baffes live en une semaine, on ne va pas faire les difficiles !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel (encore!)

lundi 9 février 2015

uKanDanZ - Marché Gare (Lyon), le 27 Janvier 2015

Reprise concertistique et quelle reprise: une soirée Dur et Doux au Marché Gare avec Ultra Zouk en ouverture pour un truc bien perché entre synthés outrés et voix débiles, on reste pour la performance live du trio mais on trépigne de revoir Ukandanz, en formule annoncée plus musclée puisque c'est désormais un bassiste (échappé de Ni) qui tient les fréquences basses.

D'entrée çà s'entends: le quintet mets tout sur la table dès le premier titre: son bien appuyé et tous en place, c'est jubilatoire. Et çà le devient un peu plus quand on découvre quelques nouveaux titres (cf EP ci-dessous) ou des réarrangements de titres de ''Yetchalal' trempés dans le métal. Ethio-jazz-rock-métal donc ?

ukandanz.live.jpg [1]
On se dit alors que le groupe ne va pas tenir toute la durée du set... Erreur : les morceaux sont longs certes mais contiennent leur lot de respiration (le dansant Bèlomi bènna notamment).

A l'heure de jeu, c'est rappel, forcément bruyant dans la salle (pas mal de monde ce soir et plutôt du conquis) avec 2+1 titres de haute volée ! Ils repassent aux Escales de Vénissieux cet été, on devrait y être !

Note

[1] photo: Paul Bourdrel

vendredi 2 janvier 2015

2014, le bilan bis...

Rapide bilan sur 2014, déjà terminée et où, encore une fois, on a bien profité de la programmation lyonnaise à défaut d'écouter de la nouveauté: seulement une vingtaine de disques.

Parmi eux, du vieux "confirmé", plus (The Notwist, Suzanne Vega, Shellac, Sharon Jones, Bob Mould) ou moins (Lee Fields, Pixies, Laetitia Sheriff) appréciés et quand même un peu de sang frais: le duo basse-batterie Royal Blood et un premier album perfectible peut-être mais bien fourni en globules rouge vifs. Jesse Marchant aussi, en coup de coeur de dernière minute et surtout Meshell Ndegeocello dont on reparlera sans faute !

2015 s'annonce déjà bien garnie... Dur dur !

lundi 22 décembre 2014

2014, le bilan...


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