La bUze

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dimanche 14 août 2016

Episode 28: One word !

Expresso:

:bz55) Ez3kiel - Battlefield - 2008: HENAURME
:bz45) Ukandanz - Yetchalal - 2012: በጣም ጥሩ
:bz35) Beatles - Help! - 1965: prémices
:bz3) Battles – Mirrored – 2007: foutraque
:bz25) Repulsion - Horrifier - 1989: Arrrrrghhhhhhhhhh !
:bz1) Metz - II - 2015: Imbuvable !

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Playlist:
- Ez3kiel: Adamantium
- Ukandanz: Tezalegn Yetentu
- Beatles: Ticket to ride
- Battles: Atlas
- Repulsion: Black breath
- Metz: Acetate

mardi 2 août 2016

Episode 27: ces disques qui n'auraient jamais dû sortir

Jamais dû sortir dans un sens ou dans l'autre ;)

:bz4) Screaming Trees - Last Words: The Final Recordings - 2011
Petite madeleine que cette galette des Trees jamais publiée jusqu’à maintenant. Dans la poursuite de Dust, album indépassable, Last words reste une bien belle carte postale qui aura mis du temps à venir !
Ash grey sunday et son très bon gimick de guitare est judicieusement choisi pour l'ouverture, léger et frais, même 10 ans après. Plus loin, Door into summer évoque les Trees première époque (SST), Revelator faisant penser à Dollar Bill.
Le tout n'a pas la cohésion d'un album certes et la seconde face est décevante (Anita Grey surtout avec sa batterie casse-c@#%&) mais bon, on est presque fan donc pas vraiment objectif !

:bz35) Crowsdell - Within the Curve of an Arm - 1995
Dernier projet de Shannon Wright avant qu'elle ne parte en solo. C'est moins lourd et torturé que ce qui suivra (avec une presque ballade: Floridian lamb), moins douloureux (quoique Patches ne respire pas la joie de vivre) aussi mais pas pop non plus... Forcément moins personnel (et donc moins prenant), guère aidé par un orgue très présent et une prod qui gomme toute vélléité offensive (Five Stars, W.C. Haley). Restent quelques belles mélodies, comme toujours, et You want me dead

:bz35) Jimi Hendrix - Valleys Of Neptune - 2010
Rien de bien neuf à priori pour les spécialistes du bonhomme. Je n'en suis pas là et c'est donc un bon panard que d'entendre à nouveau le Jimi. Un son qui pète, des petites bombes (Bleeding Heart), des reprises déjà connues (Fire), du blues aussi (Lover Man bien enflammé ou Red House). Le disque permet aussi de mesurer à quel point le gars savait chanter ! D'autres sorties du même genre sont annoncées, pas de quoi bouder son plaisir donc...

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:bz3) Betty Davis - Is It Love or Desire - 1976
Album passé à la trappe, il gardait pourtant la formule funk très hot aux paroles très crues des précédents mais il y manque un truc: la flamme sent l'allumage automatique et l'attrait de Betty s'est refroidit, les sonorités disco font aussi leur apparition, ce qui n'arrange pas le tout. Elle en fait même un peu trop sur Bar Hoppin' mais Stars Starve, You Know déchire tout (I've danced before ou Crashin' from passion aussi)

:bz25) Laetitia Sheriff - acoustic & solo - 2010
Un projet passé inaperçu, un disque même pas sorti d'ailleurs... On y retrouve Sheriff à gratter son répertoire jusqu'à l'os. Cette relecture dépouillée fonctionne sur quelques titres (Black dog ou Memento) mais le parti pris est un peu trop minimaliste sur beaucoup d'autres et le travail de Melano sur les 2 précédents albums de la lillo-rennaise nous manque.

:bz05) Kurt Cobain - Montage of Heck The Home Recordings - 2015
Truc vraiment infâme... 31 pistes de bruits, cris, bidouillages... Une reprise des Beatles à la rigueur, sinon, du rien inutile et affligeant... Beurk !

Playlist:
- Screaming Trees: Ash grey sunday
- Crowsdell: You want me dead
- Jimi: Bleeding Heart
- Laetitia: Black dog
- Betty: Stars Starve, You Know
- Kurt: And I love her

dimanche 24 juillet 2016

uKanDanZ & Pat Thomas - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 18 Mai 2016

Une chronique oubliée pour cette grosse soirée groove à Feyzin ! Pour le coup, on avait même fait craquer un apéro bien tentant mais l'appel de Ukandanz était trop fort et il fallait bien qu'on achète Awo, deuxième livraison du groupe, plus concis et encore plus percutant que son prédécesseur.

Pour une fois on est pile à l'heure et un poil déçu d'une affluence relative (mais la fosse se garnira au fil des déflagrations délivrées par les éthio-lyonnais). Une belle heure pour se rerendre compte de la puissance de feu du quintet, plutôt affûté pour cette tournée européenne, axé sur les titres du dernier album évidemment mais avec aussi quelques (bonnes) pioches dans Yetchalal.

Contrairement au Marché Gare en début d'année où le public était très réactif, la scène de l'Epicerie parait un peu trop grande ce soir, çà manque un peu de répondant mais le groupe est solide et son unité fait force. Toujours bluffant de voir Asnake Guebreyes s'accomoder sans le moindre souci de ces titres gavés de breaks perchés et de mesures composées. A revoir sans modération donc !

Ce sera le même verdict pour Pat Thomas & Kwashibu Area Band qu'on n'a guère écouté mais les étiquettes afrobeat & funk laissaient augurer du meilleur et meilleur il y aura !

D'abord le Kwashibu Area Band: des petits jeunots plutôt doués et au taquet dès le premier titre balancé: chorégraphie sympathiques et big smile sur toutes les lèvres, impossible de rester de marbre... Ajouter à cela un groove imparable et nous voilà partis pour 2h de pur bonheur portés par la magnifique voix de Pat Thomas.

Le chanteur ghanéen dirige sans y paraître son petit monde pour un set varié, mêlant funk et afrobeat donc mais aussi d'autres influence plus traditionnelles.

Superbes mélodies et mini tours de solos pour un peu tout le monde, la soirée semblait ne jamais prendre fin, comme une belle et large parenthèse pour patienter avant l'été !

jeudi 30 juin 2016

The Brian Jonestown Massacre - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 28 Juin 2016

Une dernière virée à Feyzin... Pour Brian Jonestown Massacre, groupe culte qu'on connait un peu: 3 albums écoutés et pas forcément LA révélation mais quelques titres sympathiques sur chaque disque. On se demande quand même pourquoi certains crient au génie.

Arrivé tôt, on a bien fait car si le ticket annonce BJM + Guest, c'est bien BJM qui lance la soirée dès 20h30 ! D'ailleurs, peu après, Anton Newcombe annonce sans rire que si le groupe prends son temps pour enchainer, c'est que le concert va durer 3h (!).

Les premiers titres passent nickel, avec un son juste tel qu'on l'attendait, ces rythmique et structures si typiques au combo. Cà monte petit à petit, 5 à 10 minutes avant que le soufflé ne retombe systématiquement. On tient néanmoins la première heure avec plaisir !

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La deuxième passe déjà plus lentement... La faute à ces interminables interludes où il ne se passe rien: Newcombe va gratter un clavier, joue avec son micro... histoire de montrer qu'il est le patron ? A sa gauche, les 6 musiciens ne mouftent pas et bien peu de convivialité se dégage des ricains. Seul spectacle notoire pour le noob, le joueur historique de tambourin (qui passe aux maracas de temps à autre (!)) mais lui aussi récite sa partition sans la moindre once de fun.

Le guest annoncé s'avère être un joueur de mandoline sapé comme jamais dont le passage sera sûrement l'instant grotesque du soir: noyée entre 3 grattes et un clavier, on entend absolument pas les quelques notes qu'il égrenera.

A l'aube de la troisième heure, déshydraté et guère confiant sur la continuité de l'espace temps, on décide donc d'aller boire une infâme Grihète, pensant même avoir le temps de revenir pour le final si jamais... Newcombe tient parole...

Mais non, 2h30 et puis s'en vont, content de les avoir vu, mais prêt d'y retourner... la durée ne faisant pas la qualité d'un set (Francis Lalanne, dans ses jeunes années, tenait beaucoup plus longtemps ^^).

mardi 14 juin 2016

This Is Not A Love Song: jour 3b Shellac - Nîmes, le 5 Juin 2016

Mais on connait la réponse, c'est Shellac ! Difficile de rater la venue du trio plutôt rare en live, en totale déconnexion de son activité discographique (même si 'Dude Incredible' est presque récent).

On fait endurer Helen Money aux potos histoire de rire un peu (c'est mal, je sais), 10 minutes d'entracte-cornet-de-glace avant de partir pour plus d'une heure de math-rock jubilatoire !

La formule est la même (pas de light show ni costume ni maquillage) mais toujours ce son de ouf et cet humour (enfin, on pense que c'en est) si particulier. Les chicagoans gèrent leur sujet et le public s'enflamme rapidement, çà slame à tout va même quand Albini se lance dans des spoken words un peu longs. On aperçoit Xavier à fond & déjà torse nu (2 WE à voir Xavier torse nu, faut-il que je m'interroge ??? (on le reverra d'ailleurs plus tard en surfeur de foule)).

Même s'il ne se passe rien d'extraordinaire, mâter le jeu de scène de Todd Trainer & Bob Weston reste un sacré plaisir, entre mimiques de psychopathes et maitrise parfaite. Ce n'est pas un nouveauté mais la cohésion de l'entité Shellac est toujours bluffante et le temps passé face à lui file à pleine vitesse.

Horaire tardif et fin de festoche oblige, le combo sacrifiera néanmoins au traditionnel en démontage de batterie mais en version express avant de retrouver ceux qui le souhaitent au stand merch pour discuter le bout de gras (on croit les avoir aperçu installer une partie de leur matos).

Il ne nous reste plus qu'à retrouver Xavier (rhabillé) pour prendre le long chemin du retour...

dimanche 12 juin 2016

This Is Not A Love Song: jour 3a - Nîmes, le 5 Juin 2016

Le printemps qui s'achève, tu partiras... au Tinals !

Deuxième édition pour la bUze qui avait bien prévu de doubler la mise en faisant vendredi ET dimanche mais des problèmes de genoux en ont décidé autrement. Ce sera donc le dimanche seulement pour une programmation plutôt bruyante pour du rock indé, ce qui n'est pas pour nous déplaire !

On arrive tôt sur les lieux, histoire de profiter des 3 concerts (Paloma ouverte à tous): Kursed (et ses influences très arctiques simiesques), Steve Gunn (et son americana statique) & Quetzal Snakes (qu'on a déjà vu 2 fois à Lyon et dont le chant nous...). Pas trop dans l'ambiance, l'horaire goûter y étant peut-être pour quelque chose, on s'ennuie un peu...

Avant de filer dans la grande salle pour un peu de pop ouvragée: celle de Robert Forster arrivé de justesse depuis Barcelone. Ces imprévus ont mis le groupe à la cool et l'heure passée en leur compagnie est très plaisante (même si on aurait apprécié un peu plus de Go-Betweens et moins de Robert).

Un vacarme de tous les diables s'entend sitôt la prestation de l'australien terminée: c'est Metz sur la grande scène extérieure. Power trio canadien fou furieux qui balance des déflagrations sonores "sauvages et mélodiques" disait la plaquette.

De mélodie on ne trouvera point et on lâche l'affaire au bout de 3/4 titres histoire de voir si Drive Like Jehu en propose plus. Il semblerait que non: le chanteur a la voix cassée et rien n'accroche. On se dit alors qu'une écoute préalable des disques soit préférable pour mieux apprécier le live de ces 2 groupes, on verra si on a le courage.

Du coup, séance décontractaction face à Luke Winslow King et son son brassant blues & jazz (from New-Orleans). C'est très bien fait et joyeusement executé, de plus çà colle parfaitement avec la fin de journée nîmoise.

On fait l'impasse sur Unsane puisqu'on connait pour être judicieusement placé pour Parquet Courts (parce qu'on connait). Début de concert addictif avec 2 titres tirés de leur excellent 'Light Up Gold' (l'écoute du successeur nous a complètement fait décrocher du combo) mais la machine se met vite à vriller. On entends guère les voix et le groupe n'arrive pas vraiment à habiter cette scène trop grande pour lui. C'est plat, la setlist très molle et... on s'emmerde grave ! Il aurait mieux valu se remettre un bonne dose de noise malsaine (puisqu'on connaissait).

Commence alors une mini-errance à la recherche d'un truc qui nous accrocherait l'oreille: d'abord les mythiques (et jamais écoutés) Tortoise: 10 minutes debout, presque le double assis, rien n'y fait. C'est appliqué et trop sérieux. Girl Band sera tout le contraire mais çà le fait pas non plus, on commence presqu'à gamberger sur notre présence ici, tous ces kilomètres pour çà, pour quoi ?

vendredi 3 juin 2016

The Mistery Lights - Marché Gare (Lyon), le 2 Juin 2016

Une dernière virée au Marché Gare pour le concert offert du trimestre et bizarrement pas grand monde pour revoir John Milk, première partie sympathique côté compositions pop/funk mais on a toujours du mal avec la voix (très aigue) du garçon.

Une (mauvaise) bière plus loin, on découvre sans à priori The Mystery Lights traversant pour la première fois l'Atlantique afin de distiller quelques réminiscences rockpsyché: esprit très 'compiles Nuggets', on apprécie d'autant plus que la prestation des californiens est sincère et sans prétention aucune sinon de donner un maximum, surtout leur chanteur psychotique, survolté d'entrée et qui embarquera sans peine un public plutôt réceptif (chouette ambiance dans la fosse, mini-pogo ou presque).

Globalement, c'est à peu près le ressenti inverse de ce qu'on avait vu à Feyzin avec les Allah Las: ici c'est mal habillé, mal peigné, gentiment bordélique avec quelques intermèdes countrysant déconnant mais furieusement rock'n'roll !

Et le set ira crescendo vers un dernier titre chanté depuis la fosse avec des "Oh" hurlés par une assistance conquise ! Ils reviendront pour un seul titre en rappel, une sorte de medley addictif achevé par un très bon B-52's. Bref, rien de mieux pour finir en beauté une (encore) bien belle saison du Marché Gare, qu'on remercie au passage ;)

lundi 2 mai 2016

putain Hubert...

Hubert Mounier est mort... à 53 ans... tristesse, grosse tristesse...

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S'il y a bien un frenchy qu'on suivait c'était lui... pour sa géniale façon d'écrire des chansons mêlant simplicité des mots et beauté, un talent mélodique imparable hérité de ses influences anglo-saxonnes.

3 albums solos (dont les 2 premiers sont juste parfaits) et pas mal d'autres avec l'Affaire Louis Trio... ALT qui n'a d'ailleurs pas fait que 'Chic Planète', y'a qu'à écouter Mobilis in Mobile et son single ultime ou Europium en guise de dernier tour de piste, plein de merveilles dans la besace du lyonnais comme ce Palais Idéal ou l'art de raconter une (belle) histoire en 4 minutes 1/2.

Adieu et Merci !

mercredi 27 avril 2016

Wall Of Death + Satellite Jockey - Marché Gare (Lyon), le 24 Mars 2016

On hésite ce soir... Il faudrait un peu lâcher la bride et se reposer mais vu que le MG semble commencer ses premières parties plus tôt, y'a des chances qu'on soit rentré avant minuit.

Satelite Jockey est donc à pied d'oeuvre à l'heure du pointage. 6 sur scène et des titres très pop qui pourraient évoquer I'm Form Barcelona, Belle and Sebastian ou The Guillemots. C'est sympathique et plutôt bien en place avec des structures variées et pas communes, les arrangements sont bien trouvés (trompette, violon) mais... on n'est plus trop fan de ce coté naïf / gentillet et on s'éclipse pour éviter d'avoir à caliner son proche voisin.

On revient pour les parisiens de Wall Of Death qui commencent, parait-il, à avoir une petite notoriété.

Le chanteur à une belle moustache en tout cas, et un look d'acteur de vieux film porno. Pour le reste, il fait le job: nombreuses guitares, pas de virtuosité mise en avant, plutôt un gros travail sur la variété du son, renforcée par les différents claviers de son comparse à droite de la scène. En retrait, le batteur assure l'ossature avec beaucoup de mid-tempos bien posés.

On retrouve pas mal d'influences diverses (Jesus & Mary Chain, Depeche Mode) et moins de psychédélisme que prévu. Alors que l'exercice reste bien casse-gueule, leur reprise des Doors fonctionne même plutôt bien.

2 titres de rappel un peu plus pêchu font rester sur une bien bonne impression !

ps: à l'heure où je publie ces lignes, le moustachu aurait fait le mur...

samedi 23 avril 2016

Calexico + Gaby Moreno - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 22 Avril 2016

On avait raté leur précédent passage ici même il y a un paquet de temps et on était plutôt curieux de les découvrir en live. D'abord parce quelques uns de leurs albums des débuts ont été plutôt marquants, on avait ensuite décroché avant de jeter une oreille distraite sur Algiers (précédente livraison) et se demander bien pourquoi on avait abandonné.

Le petit dernier (Edge of the Sun) nous a moins convaincu mais les divers échos live étaient plutôt bons, la preuve ? On retrouve ce soir là des gens de bonne compagnie, Hello Darkness au complet et en couple, par exemple ;) !

Peu de bruit sourd de la salle quand nous y entrons et pourtant, Gaby Moreno a déjà commencé les présentations. Avec un effectif mouvant tiré des 7 Calexico, elle mets tout de suite dans le bain désertique de la soirée, nous cueillant d'abord avec une charmante reprise de Françoise Hardy puis enchaînant entre anglais et espagnol des chansons délicates. Sa voix est remarquable et ce dernier titre joué seule à la guitare nous convaincra d'aller découvrir une discographie déjà bien garnie (4 albums).

Place à Calexico, la paire Joey Burns & John Convertino évidemment accompagnés de multi-instrumentistes bien doués (trompettes, guitares, accordéons, claviers, vibraphone, ...). L'embarquement sera rapide et nous voilà propulsé dans l'univers si particulier (Tex-Mex/Americana) des américains.

Le dernier album (nos morceaux préférés) pour mise en bouche, chaque titre est comme un nouvel enchantement: çà joue pas forcément fort mais collectif et sans chiqué, le plaisir que prends le groupe est palpable, communicatif et très réjouissant.

Burns est plutôt à l'aise dans tout ce qu'il fait et laisse beaucoup de place à ses comparses, le plus discret restant le métronomique Convertino, rouge écarlate dans sa chemise 50's boutonnée jusqu'au cou.

La soirée alternera entre titres enlevés & mariachis et passages plus folk, portés par la voix de son leader (qu'on n'imaginait pas si bonne). Petit frisson aux premiers arpèges du Alone Again Or de Love, nous rappelant le passage non moins émouvant d'Arthur Lee à Lyon.

Gaby Moreno reviendra souvent pour pimenter un peu plus un setlist bien fournie (2h de concert ou presque), avec un très belle reprise de Ry Cooder en entame d'un rappel généreux.

Pour un premier concert en leur compagnie, dur de ne pas être comblé !

samedi 16 avril 2016

Yom et les Yiddish Cowboys - A Vaulx Jazz, le 9 Mars 2016

Un petit détour par AVaulxJazz, çà devient presqu'une tradition et çà fait pas de mal...

Dur aussi de ne pas être intrigué par le nouveau projet du surdoué Yom accompagné d'un autre combo (les Yiddish Cowboys donc) pour une virée aux Etats-Unis et un album de folk-songs dédié à son père.

Le clarinettiste va donc jouer avec les codes du mythe américain, nous laissant recréer ses grands espaces: routes sans fin, diners, club de blues, le voyage est ponctué d'étapes plongeant dans différents styles avec brio: pur folk, country, slow, musique de western ou blues. Des compositions originales pour la plupart, mais aussi l'ultra standard The Wayfaring Stranger en pivot central d'un concert prenant.

Coté cowboys, c'est irréprochable, avec des embardées électriques savamment dosées et un son juste incroyable !

Presque 1h30 de set & 2 rappels. On auraient bien pris un petit Picnic in Tchernobyl pour s'achever mais... c'était un autre projet.

lundi 11 avril 2016

Getatchew...

Le saxophoniste éthiopien s'en est allé semaine dernière à 81 ans.

Le bonhomme avait un peu inventé le free-jazz bien avant le free-jazz puis, oublié pendant et après la dictature, avait été redécouvert au début des années 2000 avec la fabuleuse collection Ethiopiques et son volume 14.

Pas forcément notre préféré, on avait surtout adoré sa collaboration avec The Ex, sur disque ou en live, souvenir grandiose que cette magnifique date de 2008 au Fil et surtout celle de 2004 pour la folle tournée anniversaire des hollandais qui nous avaient fait basculé dans cette fabuleuse musique.

Et voici donc un extrait du DVD de la tournée correspondante:


vendredi 8 avril 2016

Otis Taylor - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 21 Mars 2016

Une petite épicerie, encore... pour, chose rare ici, du blues (euh, d'accord la fois d'avant ici même c'était JSBE ^^).

Otis Taylor fait dans un style qui lui est propre: blues donc mais chamanique ou vaudou, on sait pas trop, toujours est-il que ses titres longs aux motifs répétitifs créent, sur disque, comme une transe et on est impatient de voir ce qu'il en sort version live.

Ben, c'est différent: les titres sont moins longs (ou alors on ne voit pas le temps passer) et l'approche est à la cool !

Accompagné d'une violoncelliste survitaminée (aux chorégraphies un poil too much), d'un bassiste de Precision aux grosses poches sous les yeux et d'un batteur au groove félin, Taylor attaque sur une curieuse Telecaster 5 cordes. Les mêmes riffs qui tournent efficacement sur lesquels se pose la voix d'ours d'Otis et auxquels le violon répond par de courtes phrases. Derrière, la section rythmique ne bouge pas d'un yota, imprimant une pulse inébranlable.

Des titres issus des précédents disques (on a découvert récemment My World Is Gone & White African - il en reste une dizaine, le rythme des sorties étant annuel) mais sûrement aussi de Hey Joe (sublime intro pour sublime reprise), dernière livraison en date (vendu 20€ (!) en fin de concert), le tout exécuté dans une ambiance très bon enfant: petits jeux avec le public et même traquenard fait au batteur sur la fin de titre..

otisTaylorLyon.jpg [1]
L'américain disparaitra même un cours instant pour laisser place (et gagner du temps ?) à Anne Harris avant de revenir lentement (il marche difficilement) en fosse où une partie du public va improviser une chenille (!) à sa suite.

A l'heure de jeu, tout ce petit monde s'en va et le très court rappel a cappella nous faire dire que Taylor est un peu roublard sur ce coup là...

Note

[1] photo: France de Stefanis

jeudi 24 mars 2016

Miossec & Erwan Pinard - Marché Gare (Lyon), le 17 Mars 2016

Une belle programmation que Les Chants de Mars nous offrent cette année (on regrette d'ailleurs de ne pouvoir être ici même le lendemain pour Loïc Lantoine en version big band) !

D'abord dans le local avec Erwan Pinard qu'on a déjà vu place Sathonay et qui a attaqué très tôt (20h20 ?)... si bien qu'il nous manque déjà 3 titres au compteur quand Xavier & moi entront dans la salle (voilà ce que c'est que d'aller faire des burns en berlingo sur les parkings ^^), c'est dommage tant le garçon est en forme.

On reconnait quelques titres de Septembre mais beaucoup sont tirés du dernier album très recommandable dixit mon chauffeur.

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Irrésistiblement drôle et incisif, on se régale de cet humour noir serti de quelques éclairs de poésie qui font mouche à chaque fois. Les 2 frangins qui l'accompagnent (guitare & batterie) assurant à merveille des arrangements rock qui musclent le tout.

Le public, inhabituel pour le Marché Gare (enfin, celui qu'on a l'habitude d'y croiser), adhère dans sa grande majorité même si le volume sonore semble incommoder un chouilla.

Mais il est surtout venu pour Miossec en tournée depuis presqu'un an dans des petits lieux en formule acoustique / réarrangé pour un "petit ensemble" composé d'un accordéoniste (complètement dedans), un guitariste et une violoniste/mandoliniste (elle joue de la mandoline, quoi). Le gratteux ajoutant un beat fàçon grosse caisse histoire de donner un peu de rythme.

Tous les 4 sont de front, assis (!), on se doute que cette configuration se veut intimiste fàçon cabaret ou un truc du genre mais quand le public reste debout, çà fait bizarre... Et le répertoire choisi étant principalement inconnu: nouvel album (sûrement) + des fonds de tiroirs (dixit le Brestois), il est très difficile d'être captivé par ce qu'on entends & voit (l'accordéoniste excepté), le breton reste planqué sous son chapeau, quasi muet entre les chansons.

Néanmoins (quand même), il y aura quelques très beaux moments ("Que devient ton poing que tu tends les doigts" ou surtout "Nuit bleue"), aux arrangements minimalistes qui grattent jusqu'à l'os mais çà contrebalance pas l'ennui qui nous gagne... Et çà fait beaucoup par rapport à l'excellent souvenir de son dernier passage aux Escales de Vénissieux en 2012.

mercredi 23 mars 2016

Jon Spencer Blues Explosion - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 6 Mars 2016

La chronique à l'envers, pour changer et après un retour au nid à 22h30... C'est normal, on est dimanche !

Et pourtant... le rappel offert par le Jon Spencer Blues Explosion était plus que copieux: 1/2 heure de rab' pour des titres des plus virulents, exécutés sans mollir (3 secondes histoire de souffler, même pas d'applaudir). Ils auront bien envoyé !

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L'heure qui précédait était à l'avenant, gorgée de riffs tranchants et portée par le beat si typique et infernal de Russell Simins.

Comme dans les souvenirs de leur passage au Transbo en... 2002 (aïe), très peu de communication avec le public sinon pour scander le nom du groupe mais, configuration plus petite oblige, l'énergie est concentrée et on n'a pas du tout l'impression d'un groupe poseur comme cela avait été le cas à Villeurbanne.

On se doute quand même que tous les concerts du JSBE doivent se ressembler mais bon, quand ils sont servi comme çà, dur de se plaindre et bien qu'on ait décroché des sorties discographiques du combo, on ira sûrement à la chasse à quelques pépites.

Sinon, on était venu aussi pour découvrir Gemma Ray mais on s'est fait ravoir par l'horaire "goûter" du soir (et une p#@t1% de porte de garage à ouvrir à la manivelle)... Les 2/3 titres raccrochés de justesse laissaient présager d'un truc intéressant, la voix de la demoiselle surtout. Ce sera pour une autre fois...

Note

[1] photo: Joel Kuby

lundi 14 mars 2016

Public Service Broadcasting - Marché Gare (Lyon), le 4 Mars 2016

On l'attend depuis un petit moment cui là !

Faut dire qu'on est tombé dans Public Service Broadcasting un peu par hasard (sans plus savoir comment d'ailleurs), et que leur disque sur la course à l'espace entre URSS et USA nous a complètement happé: disque concept qui fait travailler l'imaginaire comme rarement, la conduite d'un mini-bus à 6h du mat avec çà dans les oreilles ferait presqu'oublier... le mini bus !

Trève de connerie, pas trop de monde ce soir (du live chez la concurrence, faut dire), on entre tout juste avec le trio: tenue vintage et lunettes pour tous, çà ressemble un peu à la revanche des geeks qui veulent faire un groupe et s'aperçoivent après coup qu'ils n'ont pas de voix. Qu'importe, autant en faire un atout, en balançant des sons préenregistrés tirés de films d'info et/ou propagande de l'époque.

Ajouter là dessus les images des mêmes films et nous voilà en pleine bulle immersive, The Race of Space bien entendu à l'honneur mais pas seulement (de quoi bien titiller la curiosité à propos de leur précédent LP).

On était curieux de voir comment le groupe allait s'en sortir à reproduire tout çà en live, on en resté assez bluffé, à 3 qui plus est, avec guitare, basse, batterie, claviers, banjo et cor, quelques boucles aussi et un brin de synthèse vocale (on pense à Rien) pour les échanges avec le public, tout est étudié dans les moindres détails par J. Willgoose, le patron à bord du vaisseau PSB.

Des geeks, des voix enregistrées, un truc bien rôdé ? Quid de l'émotion alors ? Elle est aussi au rendez-vous, que ce soit l'émouvante séquence consacrée à la première femme dans l'espace (Valentina Terechkova, qui s'en souvient, d'ailleurs ?) ou l'excellent The Other Side qui arrive toujours à nous faire monter en pression quand la capsule bascule de l'autre coté de la Lune.

Impossible alors de ne pas repartir avec le disque sous le bras, en vnyle qui plus est (la pochette double face est sublime) mais c'est très raisonnable comparé au dévalisage du stand merch opéré par l'ami Xavier :p !

mardi 8 mars 2016

Jim Jones & The Righteous Mind + Little Garçon - Marché Gare (Lyon), le 2 Mars 2016

Mars - Grosse Semaine 1 - Jour 1 !

On a toujours raté Jim Jones et son précédent band lorsqu'ils viendaient dans le coin... A tord semble-t-il, à écouter les très bons échos de concerts bien enflammés.

Ce ne sera pas le cas avec son nouveau projet, on est même à l'heure pour Little Garçon qui ouvre la soirée: formule minimaliste avec une chanteuse, une guitariste et un batteur pour des riffs acérés et un chant souvent porté par les choeurs de la gratteuse. Rien de révolutionnaire, certes, mais le trio est dedans et balance son rock'n'roll avec une énergie contagieuse. Belle entrée en matière donc !

Après, faut bien se l'avouer, les choses montent sérieusement d'un cran à l'arrivée de Jim Jones et des 4 lascards qui l'accompagnent: attaque de concert au cordeau pour un rock'n'roll des marais bien poisseux. C'est brut et c'est comme çà qu'on l'aime !

jimJonesliveLyon.jpg [1]
Après 2/3 titres bien rugueux, le groupe calmera le jeu et nous décrochera même un peu... Mais le répit sera de courte durée, la machine étant relancée par un appel presque vaudou: 4 voix a cappella et quelques toms bien martelés.

La suite ira crescendo, les maracas sont de sortie et le final sera (étonnament) très Jim Jones Revue (dixit les connaisseurs)...

Note

[1] photo: Marion Bornaz

mardi 16 février 2016

Night Beats + Qasar - Marché Gare (Lyon), le 02 Février 2016

Du rock'n'roll offert au MG, c'est vraiment la rentrée, on est Février !

Avec d'abord les (3) guitares de Qasar pour un set ultra court (25 minutes ? étions-nous en retard ?) et un ressenti allant jusqu'au sympathique (on goutera pas trop les titres bien hauts dans les aigus) comme la reprise du Teenage Kicks des Untertones.

Pour ce qui est de Night Beats, on apprécie bien l'entame avec cette relecture (?) du Free your mind and your ass will follow et leur côté plus que rugueux mais çà ressemble souvent à un pâle décalque de Thee Oh Sees (tempos ultra rapides et ligne de basse martelée ad-lib), les mimiques inimitables de John Dwyer en moins (les gars de Seatlle tirent plutôt la tronche et pinailleront sans cesse sur les règlages son).

nightBeats_live_marchegare_lyo_noodle.jpg [1]
On préfère de loin leurs incartades en terres Nuggets, plutôt bien trouvées mais trop rares dans les 50 minutes (!) - rappel compris - que durera le concert.

Sorti à 22h30, un concert express donc...

Note

[1] photo: NoodlePhotographie

samedi 6 février 2016

uKanDanZ - Tchuhetén Betsèmu

uKanDanZ sort du bois, Awo, nouvel album, s'il poursuit dans la lignée du 45t Lantchi Biyé / Endé Iyèrusalèm, va tout déboiter, comme le laisser présager le chouette clip ci-dessous:


mardi 2 février 2016

Mensch + Theodora - Périscope (Lyon), le 30 Janvier 2016

C'est la rentrée et c'est une soirée filles qui nous attend au Périscope.

Pas de Wine pour les retardataires mais du Noise avec la découverte de Theodora, duo électro/basse/percus pour un trip électro personnel et bien travaillé. On n'accroche pas sur tout, forcément, mais le groupe dégage une belle envie et une maitrise surprenante vue l'âge des protagonistes..

En tout cas, c'est raccord avec la suite de la prog: Mensch joue à domicile après un dernier passage difficile au Marché Gare où leur boite à rythmes avait lâché.

Sans_titre_1.jpg
Il n'en sera rien cette fois, on aura pleinement profité des titres d'un deuxième album qu'on ne connait pas, comme le reste de la production des 2 lyonnaises. Certains très accrocheurs même en première écoute, bien portés par une ligne de basse qui sait donner de l'assise. Et pour tous, l'évidence mélodique est là ! La complicité aussi. Et s'il y a parfois quelques loupés (trop avoués peut-être ?), çà contribue pas mal au charme de la soirée.

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