Vacances obligent, c'est la pause guitaristique...
Si l'été dernier, je m'étais fait quelques ampoules aux doigts à pratiquer la basse , je crois que 2009 sera l'année du keytar :
mardi, juin 30 2009
Here comes the summer
Par La bUze le mardi, juin 30 2009, 02:07 - Pour faire Blog
vendredi, juin 26 2009
Il est mort...
Par La bUze le vendredi, juin 26 2009, 13:33 - Bonjour, chanson du jour
...Sky Saxon, leader des Seeds, aperçu un soir de 2004 juste avant Arthur Lee (Love). Looser jusque dans le jour de sa mort (tiens, çà rappelle Darby Crash des Germs qui se suicide la veille de l'assassinat de John Lennon).
Plus musicalement, les Seeds avaient oeuvré dans le garage psychédélique le temps de 4 albums, mais c'est leur premier single Pushin' Too Hard qui restera à la postérité (merci Lenny Kaye, compilateur en chef du premier Nuggets).
jeudi, juin 25 2009
Victor Démé & Arthur H - Les Invites (Villeurbanne), le 20 juin 2009
Par La bUze le jeudi, juin 25 2009, 22:10 - Live Chronique
Final des Invites, au parc de la Commune et tant pis pour Fishbone (simultanément au square de la Doua) mais vu qu'ils tournent encore pas mal, je désespère pas de les voir un jour !
Ce soir c'est Victor Démé, auteur d'un premier album distribué dans nos contrées plutôt réussi (remarqué ici même il y a un an) accompagné d'un guitariste, d'un joueur de kora / percussions et d'un autre qui frappe une sorte de saladier renversé qui fait des grosses basses (impossible de trouver le nom de cet instrument).
La casquette vissée sur le crâne, Démé jouera une bonne moitié de titres de l'opus pré-cité mais piochera aussi dans son répertoire non-international. Voix toujours au top et ambiance très positive au menu, le curieux mélange de folk, blues métissé d'influences capverdiennes ou latines fonctionne pleinement sur scène.
Les rythmes comme les orchestrations sont plutôt variés ; une faute de gout tout de même : sur l'excellent Djon Maya, le gratteu chausse une électrique pour faire un plan quasi scorpionesque... beurk et bien dommage ! M'enfin, çà reste le seul bémol de la partie, donc...
Petite boisson chaude (anecdote vraiment très intéressante mais bon la bière est pas bonne) avant Arthur H. Le chapiteau est plein comme un oeuf et çà part plutôt fort et dansant, à l'image parait-il de son dernier L'Homme du monde : grosse basse et bon son.
On reconnait (quand même) Est-ce que tu aimes ?, sans M mais avec extension lasso et fille au chapeau pour un intermède folk très plaisant.
Le hit Dancing with Madonna aussi, étiré en longueur sans en diminiuer l'efficacité : Arthur H y est à son aise pour titiller le public (nombreux fans dans l'assistance, d'ailleurs).
Pour la suite, La bUze décroche : The Hypno-Techno Gypsie Queen répétitif, Ma Dernière Nuit A New-York City brouillon. Dur de pénétrer l'univers du bonhomme (puisqu'univers il semble y avoir), la faute à une voix pas trop puissante et sous mixée ?
En rappel, un hommage casse-gueule : reprendre Bashung & La nuit je mens, notre H s'en sors à peu près. Over !
ps: d'accord, y'avait aussi Laxula en première première partie mais le temps de chausser polaire et bonnet de ski que c'était déjà terminé.
dimanche, juin 21 2009
Tahiti 80, Naive New Beaters & Metronomy - Les Invites (Villeurbanne), le 18 juin 2009
Par La bUze le dimanche, juin 21 2009, 01:24 - Live Chronique
Compte-rendu photo (ou presque) de cette première soirée du festival gratuit de Villeurbanne. Proximité du campus oblige, la programmation est ici plutôt remuante : Naive New Beaters, soit la "sensation" du moment suivi de Metronomy.
Pour ouvrir les hostilités, les frenchies de Tahiti 80, déjà vieux de 4 albums en plus d'une décennie. Ils vont facilement imposer leur pop-funk bien mélodique et efficace.
Les rouennais sont plutôt décontractés, çà groove et leur set est bien rôdé (fruit des nombreuses tournées japonaises, la terre d'accueil du groupe ?) ! Très sympa donc même si je goûte sans plus la voix haut perchée de Xavier Boyer.
Passons à l'inrockuptiblerie NNBs, soit une sauce electro-pop-rock-rap (un joyeux bordel quoi) montée par 3 lascards : Martin Luther B.B. King (!) (guitare), Eurobelix (machines) & David Boring au chant. Tous vêtu dans un accoutrement digne de Dschinghis Khan, les chorégraphies bien ringardes (et assumées comme telles) qui agrémentent leur prestation rappellent à nouveau le groupe allemand ou, (pas si) étrangement, Queen.
C'est régressif, drôle aussi (hommage au saucisson brioché entre 2 titres) et côté musique ? Du lourd : lancement de batterie & basses roboratives préenregistrées que le guitariste double la plupart du temps. Boring rape par dessus en sautant un peu de partout. Bonne énergie donc mais après 3-4 morceaux... on va boire une bière (même pas bonne).
Longue attente (les horaires seront cruellement respectés cette année ) et retour des instruments (les vrais: batterie, gratte, claviers, basse & sax) pour les anglais de Metronomy qui officient encore au rayon electro-pop, j'ai bien aimé les jeux de lumière...
A suivre...
mercredi, juin 17 2009
Elliott Smith - Live in Stockholm (1998)
Par La bUze le mercredi, juin 17 2009, 19:03 - Zik
Juin morose, motivation en berne, La bUze écoute encore Elliott Smith...
Exploitation post-mortem oblige (sans égaler le niveau atteint pour Buckley junior), ils ont bien essayé de refourguer un album bancal (From a Basement on the Hill) et une compilation (New Moon) qui sent un peu plus que la naphtaline mais bizarrement pas d'enregistrement en concert.
Restent donc les bootlegs, récupérés il y a un paquet de temps et jamais trop écoutés à l'exception notable de ce live in Stockholm de 1998. 98, l'année de sortie de XO : une tournée en solo avec une guitare, pas de pédale loop ou autre, juste une voix, ce jeu de guitare si particulier et ces mélodies inépuisables.
Enjoy ! 
ps 1: on peut télécharger le tout ICI !
ps 2 : et poursuivre avec un bien chouette article sur le successeur de XO: Figure 8 , c'est là que çà se passe !
dimanche, juin 7 2009
y'a pas que Canto qui sait garder une bonne condition physique à 40 ans passés
Par La bUze le dimanche, juin 7 2009, 02:52 - Zik
Promis, c'est le dernier... mais Yow est tellement cinglé et Blockbuster tellement bon...
samedi, juin 6 2009
y'a pas que Canto qui sait sortir des posters muraux
Par La bUze le samedi, juin 6 2009, 01:19 - Autres digressions
Première scène de Tenacious D, ou l'histoire VRAIE du groupe du même nom formé par Jack Black & Kyle Gass.
Début prometteur, la suite est moins drôle certes mais bien barrée quand même...
une question pas subsidiaire : qui joue le père de famille ?
vendredi, juin 5 2009
Episode 05
Par La bUze le vendredi, juin 5 2009, 00:49 - Mémoire (de) volatile
2 mois depuis le précédent épisode, çà vous a manqué ? non ? bon...
Grandaddy - The Sophtware Slump - 2000
Et ben, j'aurais mis 9 ans pour écouter enfin un abum des californiens (les claviers dans et sur le disque m'avaient un peu rebuté, mon coté geek refoulé peut être)... Finalement tout ceci s'avère être une très bonne surprise ! Superbes mélodies, le coté Neil Young n'est pas si présent que je me l'étais imaginé et à part Broken Household Appliance National Forest, rien à jeter. Après, faut-il en prendre un autre alors que celui-ci semble être le meilleur ? Les propositions sont les bienvenues...
The National - The Virginia EP - 2008
Un EP de 12 titres, c'est un peu modeste, non ? The National propose ici pas mal d'inédits (des chutes de l'excellent Boxer) plus du live (dont une reprise du Boss : Mansion on the hill) et comme d'hab c'est très bon, pas du niveau de l'album ni révolutionnaire, juste bon !
Masada String Trio - Book Of Angels Volume 2 : Azazel - 2005
2ème épisode de mes aventures zorniennes... toujours la série des Book of Angels, le volume 2 cette fois et peut-être un mauvais choix coté diversité puisqu'on retrouve 3 des musiciens de l'excellent vol 11, sans percus ni guitare. Cà , l'effet de surprise en moins et des pièces plus sombres et torturées (cf les courts Mibi & Gurid) n'empêchent pas de savourer le disque, au contraire...
Kid Pharaon - Deep Sleep - 1990
Découverte tardive (!) de ce groupe (?) bordelais. Des chansons bien ficelées et en anglais (d'accord, l'accent en plus), des mélodies hyper-efficaces. Tout çà évoque également les regrettés Roadrunners. Si le son a un peu vieilli, l'essentiel est là !
The Nerves - One Way Ticket - 1977 & +
Sortir 20 titres d'un groupe qui n'a publié qu'un 4 titres (dont Hanging on the Telephone repris par Blondie), il fallait oser. Pas mal de dispensable donc mais quelques pétites bien fraiches : ce When You Find Out ou encore Stand Back and Take a Good Look. Pas punk pour un sou (malgré l'époque), très pop, la suite donnera les Plimsouls (à noter).
Ruby - Salt Peter Remixed - 1999
Un album de remix gagné et planqué sur une étagère poussiéreuse, pas de quoi avoir envie d'y replonger dix ans plus tard... Mais bon, je suis tellement has-been rayon électro... Bonne surprise au final, et pourquoi pas l'envie d'écouter l'original de Lesley Rankine.
lundi, juin 1 2009
John Martyn - Solid Air
Par La bUze le lundi, juin 1 2009, 18:53 - Zik
Bon, revenons à l'antépénultième billet et calmons le jeu.
Un titre c'est bien peu pour un tel disque , voici l'intégrale du John Martyn :
dimanche, mai 31 2009
Un concert de Jesus Lizard en 2009, çà commence comme çà ...
Par La bUze le dimanche, mai 31 2009, 12:04 - Zik
Une belle bande d'enc... de veinards ont pu les voir ce mercredi à Paris La Villette.
Les comptes-rendus sont bien trop positifs pour pas donner envie da pas y avoir été
. Shit !
vendredi, mai 29 2009
John Martyn - Don't want to know
Par La bUze le vendredi, mai 29 2009, 18:55 - Bonjour, chanson du jour
...ou comment se prendre une baffe à lire les rubriques nécros.
John Martyn, puisque c'est de lui dont il s'agit, est mort en Janvier de cette année à 60 balais. Il avait commencé en 68 par un pur folk London Conversations avant d'élargir le champs des possibles d'album en album : passage à l'électro-acoustique et expérimentation de nombreux effets pour la forme, escapades vers le jazz, le blues et le rock pour le fond.
C'est ce qui nous amène à Solid Air en 73 (dont le titre éponyme est dédié à Nick Drake, vieux pote pas tout à fait décédé) et chef d'oeuvre du mossieur, dixit les gens mieux informés. La bUze a bien voulu les croire et ils se sont pas trompés : 9 titres folks délicats qui lorgnent vers le jazz, quelques touches subtiles de clavier, un son tout simplement envoûtant et une voix aérienne ou plus rugueuse sur les 2 titres blues de la galette. Bref, renversant !
Difficile alors de croire que son géniteur est bourru comme un ours, souvent bourré aussi et, alcool aidant, pour le moins bastonneur. Drogues, relations personnelles chaotiques, il sera amputé d'une jambe suite à un kyste mal soigné ou encore blessé par des balles de maris jaloux. Forte tête donc, comme quand il décide de vendre son Live at Leeds à lui par la poste après un refus de sa maison de disques de le sortir (10.000 exemplaires !).
Restent 20 albums à redécouvrir ou presque : pour celui fait au fond du trou avec un Phil Collins (si si, l'affreux Phil) dans le même état (dépression post-divorce), je suis pas sûr, quoique... Vais peut-être poursuivre par One World, effort de 77 enregistré en Jamaïque et considéré comme très haute influence du genre trip-hop.
Avant çà , back to Solid Air et ce splendide Don't want to know :
lundi, mai 25 2009
Marissa Nadler, Solarium Tremens, Cotton Wood - le Sonic (Lyon), le 19 Mai 2009
Par La bUze le lundi, mai 25 2009, 20:50 - Live Chronique
Et encore un Sonic, un ! Next a fait le déplacement : J-P et Daniel sont sur le pont, ce dernier a même remisé sa fabuleuse chemisette histoire de laisser toutes ses chances à J-P, (à peine) secrètement épris de Marissa Nadler.
Trois groupes ce soir et déjà des retrouvailles avec Cotton Wood : répertoire quasi identique à celui de la semaine d'avant, instrumentaux un poil trop longs inclus.
La bUze plonge alors dans une faille spatio-temporelle: à ma gauche, le stand merchandising déserté de Marissa Nadler, un jeune homme du public s'en approche discretos, compulse attentivement la pochette de son dernier effort avant d'avoir toutes les peines du monde à ranger l'objet dans son sac ! Et oui, au temps d'Hadopi, certains préfèrent le grand frisson
.
Retour sur le pont histoire de chopper un peu d'air frais avant de redescendre pour les Solarium Tremens, en configuration originale : 2 guitares, 1 violon, harpe et didgeridoo. Au programme: de jolis instrumentaux mais qui peinent à décoller (l'absence de section rythmique peut être ?), d'autant plus qu'ils sont entrecoupés par des lectures de strophes en prose des plus obscures qui font tout retomber. Bref, le post-rock acoustique, très peu pour moi.
Hydratation et oxygénation avant de replonger dans la fournaise rouge : Marissa Nadler tourne pour son 4ème LP Little Hells. Je ne connaissais que son (plaisant) prédécesseur, çà tombe bien puisque Diamond Heart ouvre le bal suivi d'une chanson à la 12 cordes peu convaincante (une nouvelle ?) avant un excellent Thinking of you.
Ces 3 titres où Marissa Nadler s"accompagne seule à la guitare permettent d'apprécier la voix magnifique et délicate de l'américaine. Le groupe la rejoint : guitariste au bandana (c'est la saison, moi qui croyait que c'était le keffieh cette année), batteur et bassiste sosie de Régis (Régis était avec moi en IUT, il avait une R25 et y faisait hurler Metallica ou de l'accordéon) mais je m'égare...
Cette formule enrichie en électricité permet de ne pas trop sombrer dans la mélancolie et donne au concert son meilleur moment avec un superbe The whole is wide. Un peu plus loin, Oh lonesome me repris par Neil Young sur son After the gold rush que je reconnais pas (c'est pourtant mon préféré du loner au rayon folk, va falloir réécouter çà ).
2 titres en rappel (Silvia) et peu de bavardage (timide Marissa ?) pour un concert plutôt bon donc, porté par le jeu en arpèges du gratteu et l'utilisation marquée de la reverb (ces éléments évoquent d'ailleurs plus les Cocteau Twins de Liz Frazer que le Mazzy Star d'Hope Sandoval plombé au velour souterrain).
- la chronique de JP ici. -
dimanche, mai 17 2009
Delaney Davidson - le Sonic (Lyon), le 12 Mai 2009
Par La bUze le dimanche, mai 17 2009, 22:02 - Live Chronique
Emballé par sa prestation la veille juste avant Woven Hand et bien obligé d'obtempérer aux directives dictatoriales des nouveaux président et secrétaire de l'ABHAL, La bUze se retrouve en bord de Saône pour voir dans de meilleures (?) conditions ce Delaney Davidson.
Pas grand monde sur le pont, encore moins dans la cale... nous patientons avec une infusion houblonnée et voyons le Delaney quitter le navire. 1 heure plus tard, on le retrouve pourtant sur scène devant une trentaine (!) de personnes, toujours en tenue de vendeur d'aspirateur, sa mallette en cuir juste à côté.
Seul à l'affiche ce soir, il prends donc le temps de dévoiler un répertoire beaucoup plus folk (dans une veine Calexico minimaliste). Dommage qu'au 2ème titre, il pète une corde de guitare parce que la suite sera assez laborieuse : pas de réparation, puis si (et blagues qui tombent à plat pendant ce moment de solitude), nombreux réaccordages, même le concours de danse ne prends pas trop. Pourtant, le néozélandais fait front mais rame pas mal (et niveau assistance et encouragements, une pédale loop, c'est pas le top).
Les titres relevés balancés à Feyzin sont au final peu nombreux : la fin de set en témoigne avec des reprises de Leadbelly (In the pines) et Hank Williams. Heureusement qu'au rappel, le désormais célèbre Dirty Dozen secouera quand même une assistance déjà bien réduite.
Bref, une soirée un peu loose pour Davidson et longuette pour La bUze, heureusement qu'au Sonic, la tisane est bonne !
mardi, mai 12 2009
Woven Hand, Delaney Davidson, Cotton Wood - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 11 Mai 2009
Par La bUze le mardi, mai 12 2009, 19:49 - Live Chronique
Soirée bottleneck ce soir, à l'Epicerie toujours et sur les conseils de Next, ici présents (excepté J-P-homme-brisé 2ème) accompagnés de Xavier.
Woven Hand à l'affiche et une première première partie locale: Cotton Wood soit un entame peu alerte en slide au dobro (instrumental arpégé trop répétitif). La suite est heureusement plus convaincante : des vieux blues, chantés ou non, mais exécutés avec ce truc en plus qui capte l'attention. Cà part donc bien et on a même un peu de rab'.
Ce n'est pas le cas pour Delaney Davidson, pote (?), membre (?) des Dead Brothers (je lis le flyer - ah). Seul à la gratte avec une pédale de loop, costumé en marchand d'aspirateur itinérant des 50's (et sans chemisette blanche), le gars maitrise plutôt pas mal.
Au deuxième titre, il lance une valse et quitte la scène pour ouvrir un concours de danse dans le public. 3 minutes après, çà danse un peu dans tous les coins et la salle lui est désormais acquise.
C'est fort, blues rock mal léché (genre l'album Jon Spencer + RL Burnside) et méchamment efficace. Un sombre histoire de Devil plus loin, c'est presque la fin. Trop court donc, comme une petite claque prise s'en l'avoir vu venir !
Place à la tête d'affiche et le plus très nouveau band de David Eugene Edwards des feux 16 Horsepower. 5 albums pour le groupe, pas un d'entendu mais une réputation scénique bien établie, La bUze demande à voir...
D'emblée, c'est la grosse baffe : une reprise de Joy Division (Heart & Soul, identifié par mes confrères) et sa section rythmique presque martiale. Lumière rouge qui lui a bien au teint et bandana vissé sur la tronche, Edwards restera assis pendant tout le set. Pourtant le concert est tout sauf statique, plutôt estomaquant sur ses 2 premiers titres.
Habité dès les premières notes, notre homme, quand il ouvre les yeux (ce qui est rare), pose un regard presque aussi allumé que celui de Klaus Kinski. Point de bavardages rigolos entre les morceaux ici mais plutôt des incantations chamaniques, bref, on n'est pas là pour rigoler.
Si l'intensité décroit un peu par la suite (pour ménager l'assistance ?), çà ne dure pas longtemps : superbe morceau à la mandoline porté par cette voix qui rappelle beaucoup le regretté Jeffrey Lee Pierce du Gun Club ou le magistral et envoutant Speaking Hands (?). Le son est énorme bien qu'ils ne soient que trois : impeccables Pascal Humbert à la basse & Peter van Laerhoven Ordy Garrison à la batterie.
A l'heure de jeu, la salle est presque à genoux. Rideau et ovation, rappel où la mandoline revient puis un dernier, un chouia moins prenant que le reste. M'enfin, la prestation de ce soir était ahurissante, la réputation d'Edwards (et du groupe) n'est pas usurpée, je reviendrais, c'est sûr !!
En 2007 et 2008, le concert de l'année avait lieu en juin, il se pourrait que cette fois le calendrier ait un peu d'avance !
- edit - les chroniques de Xavier (ici) et Daniel (là ).
samedi, mai 9 2009
Joe Daly - the Red Monkey dans John Wesley Harding
Par La bUze le samedi, mai 9 2009, 11:12 - BD
Tiens, un album de l'Association en couleur... on gratte un peu plus : l'auteur est sud-africain... De quoi ête intrigué !
On se retrouve donc avec deux protagonistes un brin glandeurs : Paul qui vient de trouver du taf' au sanctuaire des animaux (il est responsable de la section des porcins) et Dave, sans emploi, qui vient d'acheter des nouvelles sandales pour assumer ses pieds de singe (!).
Les lascards vont s'associer pour chercher John Wesley Harding (du nom de l'album du Zim), un capybara échappé du sanctuaire à la suite d'un cambriolage.
A partir d'ici, l'histoire part un peu en vrille : rencontre extraterrestre (ou pas), enquête avec un détective privé un poil cintré, scandale écolo-immobilier (ou pas), ...
Loufoque donc, avec une ambiance à la Tarantino plutôt bien rendue, servie par un dessin très cool (pas trouvé d'autre mot plus parlant) qui fait quelques clins d'oeil aux Cigares du Pharaon (scène du cambriolage). La mise en couleurs est vraiment magnifique (toute en aplats - ligne claire, quoi) et les dialogues bien farfelus.
Atypique donc, inhabituel, de quoi donner envie d'explorer cette scène sud-africaine (si scène il y a) à commencer par Scrublands, du même auteur !
lundi, mai 4 2009
Andrew Bird + Laura Marling - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 30 Avril 2009
Par La bUze le lundi, mai 4 2009, 20:28 - Live Chronique
Un mois sans concert, c'est pas humain... D'accord, c'était les vacances mais c'est pas une raison. Je sauve ma peau in extremis avec un nouveau détour à l'Epicerie, pour du connu en plus : Andrew Bird accompagné de la très jeune Laura Marling. Rappelé à l'ordre par J-P, j'y retrouve à coté du bar Daniel, dans la salle Benoit & J-P.
19 ans pour l'anglaise (les next boys sont un brin plus vieux
), beaucoup plus pour le folk qu'elle présentera ce soir. On remonte loin loin loin, de l'autre coté de l'Atlantique, avec cette voix qui ne fait pas son âge, un peu l'effet produit par Alela Diane, même si leurs organes sont très différents.
Jeu timide à la guitare et accompagnements discrets d'une violoncelliste-choriste planquée derrière la chevelure péroxydée de Marling, c'est finalement une première partie bien plaisante et presque courte. Un dernier titre aux arpèges très Last Year's Man et puis s'en va.
Place à Andrew Bird, en tournée pour son nouvel album Noble Beast, pas écouté (pas vraiment aimé le précédent Armchair Apocrypha) mais les souvenirs live du garçon sont plutôt positifs, avec une découverte au Sirius fabuleuse et, un an plus tard, un set plus policé à la salle Victor Hugo.
Depuis Andrew a embauché parait-il, en pleine période de crise qui plus est... C'est pourtant seul qu'il entame son set, dans une veine qui revient bien en mémoire (à défaut d'écouter ses albums) : il maitrise toujours au poil la formule violon + sampler sur les 2 premiers titres.
Une section rock le rejoint ensuite, le violon s'éclipse au profit d'une gibson. Cà mets un peu de temps à décoller je trouve (avec Imitosis et sa rythmique presque Buena Vista Social Club) mais la suite ira crescendo, Bird varie à loisir ses mini-pièces (le terme chanson n'est pas approprié ici), s'amusant (?) à calmer les envolées soniques de la bande par quelques silences appropriés.
Voix toujours impeccable et groupe compact, cette évolution par rapport aux précédents concerts est appréciable. La densité des morceaux y gagne aussi, comme sur ce Anonanimal commencé au sax par le bassiste avec un phrasé plutôt génial.
Le rappel a lieu tard et il sera généreux, Sovay fait même hurler quelques fans dans la salle (bien remplie, il est vrai). Belle soirée folk donc, comme quoi...
- edit - la chronique de Daniel : ici
mardi, avril 28 2009
Tlahoun Gèssèssè - Lantchi biye
Par La bUze le mardi, avril 28 2009, 23:01 - Bonjour, chanson du jour
Retour aux affaires après 2 semaines de vacances lointaines et petit prolongement avec, enfin, un billet consacré à la fabuleuse collection Ethiopiques.
Editée chez Buda Musique à l'initiative du français Francis Falceto, passionné d'Ethiopie, elle propose en 23 volumes des rééditions d'enregistrements des 60's & 70's (ainsi que d'autres plus actuels).
Ethiopiques, c'est d'abord un son UNIQUE, difficile à localiser d'ailleurs, des arrangements incroyables, mélange de musique traditionnelle, jazz et soul de l'époque. Caractérisé par un groove un brin lassif totalement envoutant, tout ceci restera complètement hermétique à l'afrobeat qui déferle sur le continent.
Ethiopiques, c'est aussi des voix extraordinaires, la plus célèbre étant celle de Mahmoud Ahmed (les vol. 6, 7 & 19 lui sont consacrés). Mais celles d'Alèmayéhu Eshèté ou Tlahoun Gèssèssè valent également le détour.
Ce dernier, mort la semaine dernière, était un peu considéré comme le père du swinging Addis (il avait d'ailleurs filé quelques tuyaux à Mahmoud Ahmed). Un petit Lantchi biye en modeste hommage :
Des voix donc mais aussi des musiciens comme Mulatu Astatqé (inventeur de l'ethio-jazz), mis en avant dans la BO du dernier Jim Jarmush et qui s'est associé cette année avec Heliocentrics pour une très belle rencontre.
Je n'oublie pas non plus le saxophoniste vétéran Getatchew Mekuria (vol. 14), au jeu surpuissant, qui tourne encore avec The Ex en mai (c'est immanquable).
Tout ceci s'éteindra rapidement avec le renversement de Hailé Sélassié et la mise en place de la dictature Mengistu. Blackout sur l'Ethiopie...
ps : outre la tournée de Mekuria avec The Ex, la bonne nouvelle de Juillet, c'est un plateau tricéphale à Lyon: Mahmoud Ahmed + Alèmayèhu Eshèté + Gétatchèw Mèkurya, yess !
samedi, avril 11 2009
White Denim - Sitting
Par La bUze le samedi, avril 11 2009, 12:42 - Bonjour, chanson du jour
Ayé, La bUze s'en va pour 15 jours de vacances !
Avant de partir, un petit retour sur ce groupe qui m'a bien accroché ces dernière semaines : les White Denim. Découvert grâce à Max et son très bon blog ask the dust (le premier qui demande pourquoi ce nom est prié d'aller lire Fante).
Ils sont texans (Austin), pas très vieux et ont sorti l'an passé "Workout Holiday", raison de ce billet.
D'abord il y a cette pochette vraiment trop moche. Mais si on passe le cap et qu'on pose la galette sur la platine (ouaip c'est ringard la platine, je sais) çà pétarade d'entrée avec un Let's Talk About It (en écoute ici) braillard & jouissif.
La première moitié du disque est du même acabit : c'est mal élevé, çà part un peu dans tout les sens, le son est très brut et l'énergie communicative.
Côté influence, on penche évidemment vers les Minutemen (en général) mais aussi le MC5 (All your really have to do) voire un peu de psyché sur le Ieiei final.
Juste dommage que la seconde partie soit un peu plus (trop) décousue pour crier à l'album de l'année dernière.
M'enfin, on peut espérer qu'ils se rattrapent cette année: Fits est annoncé pour Juin !
jeudi, avril 9 2009
La bUze chante de tête !
Par La bUze le jeudi, avril 9 2009, 23:22 - Autres digressions
Bon, c'est fait, j'ai mégri migré (maigrir c'est pour bientôt) !
Il semble que le nouveau plumage soit Ok (toute remarque positive ou négative est la bienvenue).
Reste à remplir les tags de l'existant, ajouter quelques plugin'... bref c'est pas finite finite !
Pour fêter çà , une vidéo pleine de bonheur à vomir :
« billets précédents - page 1 de 13


