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mardi 15 octobre 2019 12:11

Leyla McCalla - Vietnam

Ou le retour d'Alela Diane à l'épure :

Très beau titre pour un album tout pareil, brassant folk sans âge, musique cajun ou influences haïtiennes.

Un plein de délicatesse !

lundi 7 octobre 2019 21:56

Sleaford Mods - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 4 Octobre 2019

Un report de soirée atypique ici pour toi, au fidèle lecteur.rice (je m'essaie à l'écriture inclusive).

Par pour l'endroit, c'est encore une fois à Feyzin que çà se passe mais côté programmation: d'abord une première partie déjantée, avec moustaches, jogging et coupe mulet pour une grosse dose d'electro rock qu'on goute 2/3 titres avant d'aller vérifier si la Grihete est toujours aussi digeste... Manifestement pas ce brassin.

Puis la tête d'affiche, Sleaford Mods, que j'avais hésité à aller les voir l'an dernier ici même et puis ç'avait été complet... Une fois n'est pas coutume, je m'y prend tôt et suis content de retrouver quelques connaissances dans un fosse bien garnie sans être blindée.

Les 2 lascards se présentent enfin sur scène en approche minimaliste absolue: un micro (et sa poignée) pour Jason Williamson, un ordi portable pour Andrew Fearn. Serait-ce en exclusivité mondiale, la première tournée décroissante ?

Côté show, Williamson éructe ses textes avec un accent prolo bien rempli de fuck/fucking/cunt & autres subtilités de la langue de Shakespeare (on n'y comprendra goutte) tandis que Fearn, qui compose les boucles instrumentales, les lance via un clic judicieux puis recule un peu et opine de la casquette le temps de celle-ci, main droite dans la poche de son bermuda, l'autre tenant une bière qu'il descendra à peine...

Pas de temps mort peu de blah blah et quelques personnes du public qui montent de temps à autre pour les saluer, l'ambiance est bon enfant, la fosse ondule gentiment et je ne m'ennuie pas un seul instant. Sans savoir si cela vient de l'efficacité des boucles, du débit de Williamson qui enchaîne sans temps mort, d'une authenticité certaine, de la bonne idée de proposer 1 set d'une heure, rappel compris.

Le tout est plus que la somme de ses parties, et ce sera le mot de la fin !

vendredi 13 septembre 2019 11:51

Eels - Radiant Bellevue (Caluire), le 10 Septembre 2019

Rentrée concert après un décrochage sérieux de toute fréquentation musicale...

Place achetée il y a longtemps parce qu'on voulait voir E, pour ses premiers disques, son sens de la mélodie et sa voix enrouée, et sur la foi de quelques bons échos de leurs prestations live.

C'est donc au Radiant qu'on migre, à vélo, çà monte et on arrive en retard pour la première partie : duo féminin batterie + claviers, quelques programmations, de jolies voix mais rien de très marquant.

A l'entracte, objectif approche de la scène dans une fosse remplie raisonnablement et bon choix puisque je tombe sur Mélaine et Xavier, de quoi discuter agréablement avant que ne retentisse le générique de Rocky (ou des Grosses Têtes...) annonciateur de l'arrivée du groupe.

C'est parti pour du pur rock'n'roll en mode reprises... les Who, Bobbie Gentry, mais... que se passe-t-il ? Où est le E dépressif et torturé que l'on connaît ? Il viendra rapidement, estampillé soft-rock par son auteur et qui amorce un virage plus personnel dans la setlist.

Piochant dans une discographie qui s'étoffe régulièrement, on savoure vite le moment, le groupe étant très à l'aise sur scène, très carré aussi, chose presque surprenante par rapport à ce qu'on avait imaginé.

Planqué derrière ses lunettes noires, E chante très bien dans sa barbe, il se donne aussi en spectacle avec une bonne dose d'ironie.

Le set est généreux (une trentaine de titres avec les 3 rappels) et les relectures des classiques (enfin, les miens) 'Novocaine for the Soul', 'Fresh Blood' ou 'Souljacker' font bien plaisir.

Très belle soirée donc, terminée avec une bière offerte par l'ami Xavier, lui aussi emballé par la prestation des américains. Sa chronique est ICI.

mardi 10 septembre 2019 10:09

Sad disco...

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