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vendredi 21 novembre 2014

Nikki Hill - I know

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Un excellent petit titre de Nikki Hill, vu en free au Ninkasi Café ce mercredi.

Alternant rock'n'roll old school, blues, soul, rock stonien ou acdcien voir ska/reggae, Nikki va tenir la scène de superbe manière pendant plus d'une heure 30.

Dans un registre hyper-fréquenté, l'américaine, la petite vingtaine seulement, est à l'aise comme si elle en avait le double tout en conservant fraîcheur & énergie bien soutenue par les 3 poilus qui l'accompagnent et font plutôt bien le job, offrant un set nerveux à un public vite conquis.

Voix de feu, reprises de standard ou compositions immédiates, on adhère à 200%, y'a qu'à écouter ce petit I Know:


dimanche 9 novembre 2014

Sebadoh - le Marché Gare (Lyon), le 27 Octobre 2014

Un concert, pour changer... Pas de l'excitante nouveauté non plus, juste un (vieux) groupe des 90's qu'on a beaucoup écouté dans les 90's: Sebadoh !

Avant, Vundabar donne tout à fait dans le ton de ses glorieux ainés: même formule guitare/basse/batterie, massholes également, le groupe propose un pop/rock/indé/bordélique pas mal foutu (et mieux que les tentatives humoristiques tordues de son leader).

Retrouvailles un an après avec le look d'éternel étudiant de Barlow ; à côté, Jason Loewenstein et sa casquette vissée sur la tête ressemblerait presque à un lycéen un brin slacker.

Groupe sans artifices (coté jeu de scène, lumière ou pose) qui part à fond les ballons sur les compositions du Lou, celles qu'on préfère sur disque mais jouées tellement vite ici qu'on est un peu déçu... jusqu'à l'échange d'instrument des 2 leaders.

Le songwriting foutraque de Lowenstein se goûte encore mieux en live et on raccroche immédiatement et jusqu'au bout à une setlist bestOf (saupoudrée quand même de quelques titres du (décevant) Defend Yourself).

Lors d'un généreux rappel, Barlow demandera même au public de crier quelques souhaits, de quoi savourer encore quelques belles madeleines...

mercredi 22 octobre 2014

Sonny Knight & the Lakers - Ninkasi Kfé (Lyon), le 3 Octobre 2014

Bref flashback sur la belle histoire de Sonny Knight, dans la même veine de celle des Sharon Jones, Lee Fields ou Charles Bradley, ces personnages restés dans l'ombre et qui prennent un peu la lumière dans la fleur de l'âge.

Le bonhomme était routier et délivre à 65 ans son premier album, supporté par le pas prompt renfort des Lakers. La tournée européenne qui l'accompagne passait par le Ninkasi (gratos qui plus est).

De quoi venir boire un peu de bière et écouter une soul-funk classique mais d'excellente facture. Des reprises plutôt bien foutues (très bon In the pines ou le clin d'oeil 'Sugar Man''), un frontman qui joue avec son public (féminin surtout) et un groupe qui assure au poil derrière (très carré (trop peut-être?)), de quoi terminer avec le sourire une semaine de taf merdique !

mardi 14 octobre 2014

Royal Blood - Come on over

Ma galette du moment est celle des anglais de Royal Blood qu'on a somptueusement raté à Rock en Seine :( .

Duo basse/chant batterie (beaucoup d'effets sur la basse, faut dire, des fois on se demande presque s'il n'y a pas 2 cordes de plus), les 10 titres de leur premier album (sans titre) s'ingurgitent sans problème et on y revient sans écoeurement aucun.

La preuve avec ce Come on over:

mercredi 8 octobre 2014

Marissa Nadler + Angel Olsen - Epicerie Moderne (Feyzin), le 1 Octobre 2014

Quoi de mieux qu'une petite thématique spéciale Dépressifs pour se mettre dans le bain de la rentrée, l'Epicier en proposant une déclinaison féminine enchainant Marissa Nadler et Angel Olsen.

Nadler ouvre le bal (elle a la robe qui va avec en tout cas), accompagnée d'une blonde violoncelliste qui accompagnera un peu les titres longs et répétitifs de sa comparse. Autant on avait gardé un bon souvenir de son passage (en groupe) au Sonic, autant ce soir, on s'emmerde... Très coincée, un tempo invariable, la linéarité du set est assommante d'ennui.

Pause bière debrief où Xavier s'étonne (fort à propos d'ailleurs) de ma présence en ces lieux... Je dois peut-être développer une forme rare de masochisme à base de guitare boisée et sandalette en cuir (même si ce soir la charmante violoncelliste portait (ôtait, remettait, renlevait - m'égare-je?) des talons hauts.

Bref, c'est au tour d'Angel, vue ici même en choeurs avec Bonnie Prince Billie pour un épique (non, c'est une blague) concert. Le titre proposé sur le net pour vendre le truc étant infiniment plus enlevé que toute la production de BPB réunie, je m'étais laissé séduire.

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Sans regret puisque le quatuor (électrique) proposera un bien chouette moment: la voix d'Angel (en méforme avouée) est assez incroyable, ses compositions, sans être renversantes ni très originales, fonctionnent sans problème en première écoute et les interventions de l'américaine sont plutôt bien senties et décomplexées (même si on comprendra pas tout).

Comme quoi, on a bien fait...

Note

[1] photo: Thomas Saminada

jeudi 11 septembre 2014

Rock en Seine J3 - Paris, le 24 Aout 2014

On a commencé tôt ce dernier jour: Cloud Nothings attaquait sous le soleil (ou presque) à 15h15 sur une scène trop grande pour le trio. Les titres du dernier LP principalement, plutôt bien malgré (encore) un trop plein de basse. Le set est expédié sans commentaire... A revoir by night, en espace confiné, sûrement !

On enchaine rayon guitares avec Airbourne pour ce qui sera sûrement le plus gros kiff du festival. Certes, le quatuor sonne comme un AC/DC rajeuni mais les riffs sont efficaces, la session rythmique ronronne au poil et l'enthousiasme de Joel O'keeffe parait sincère et est très communicatif. Le gars s'en donne à coeur joie d'arpenter la scène en tous sens, tout en assurant ses solos ; un coté Wayne's world qui fait zizir ou cette manie d'ouvrir des canettes de bière avec le crâne. Le show est rôdé bien sûr mais c'est typiquement le genre de groupe à voir en festoche !

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La suite est débraillée: Fat White Family auprès de laquelle on reste pas longtemps (les Inrocks ont qualifié leur prestation de ('grand cri de liberté' punk - (arf)) tant ce n'est pas renversant, pas mieux pour Brody Dalle (madame Josh Homme à la ville) qui a pourtant une bonne voix puissante et enrouée mais le tout rappelle surtrout Hole, les compos en moins (c'est dire).

Ratage volontaire de Thurston Moore (par solidarité et parce son 'Demolished Thoughts' nous avait bien fait bailler (à postériori c'était un très bon concert, très Sonic)) pour appréhender le big show de Janelle Monae (et sa grosse caisse): c'est très pro, avec une originale charte graphique entre noir & blanc psychédélique ; l'américaine arrive néanmoins à apporter fraicheur et énergie à un set qui pioche dans ses 2 albums.

Dîner au son des guitares du désert des Tinariwen avant d'aller cueillir une autre légende indie, Stephen Malkmus et ses Jicks. Peu charismatique et des structures pop déglinguées qui ont oublié la décontraction/glande d'un Pavement, le ressenti proche de l'écoute des disques, on reste néanmoins pour le charme de la bassiste.

Puis c'est l'éclat final, les Queens of the Stone Age qu'on retourne voir sans hésiter après le bon concert lyonnais de l'an dernier... A 15 mètre de la scène, on est même plus près qu'à la Halle Tony Garnier, regrettable erreur puisque le son sera dégueulasse (si on voulait percevoir autre chose que le son de la basse) et le set sensiblement moins efficace qu'à Lyon... Dommage...

Note

[1] photo: Philippe Jawor

mardi 2 septembre 2014

Rock en Seine J2 - Paris, le 23 Aout 2014

Arrivée presque tardive pour cause de premier brunch (mon dieu !), ce sont Thee Oh Sees qui jouent, serrés sur la scène de la Cascade. En redite et à la lumière, c'est forcément moins bien qu'au Marché Gare mais bon, çà fait joyeusement patienter...

Patienter, c'est ce qu'on ira faire face à Lennon junior et son projet marital (madame est top model) nommé The Ghost of a Saber Tooth Tiger (!). Très bof dans l'ensemble, avec des interventions ineptes entre chaque titre... Du coup, les paroles des premières chansons d' Emilie Simon paraissent de toute beauté.

Musicalement c'est pourtant chouette, les cordes de l'orchestre classique qui l'accompagne apportant beaucoup, pas assez pour lutter contre le son dégueulasse, je file rejoindre Beth Gibbons.

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J'avais pas prévu de rester mais le show de Portishead est excellent: son et projections parfaits... pour un concert très similaire à celui donné à Vienne il y a ... 2 ans (très proche sinon que Gibbons terminera presqu'euphorique: 3 ou 4 phrases pour conclure, c'est inouï !).

Au retour, on fait bien gaffe d'éviter soigneusement François & the Atlas Mountains pour se sustenter avant la fin du monde selon Prodigy. Grosse attente du public et spectacle qui se veut fracassant...

Cà tourne plutôt à vide mais on ira jusqu'au bout (la flemme de s'extirper de la foule...) alors qu'un détour par St.Vincent aurait pu être intéressant (tout comme une arrivée anticipée afin de gouter à St. Paul and The Broken Bones, un agglomérat d' Alabama Shakes, des Dap Kings et de Mayer Hawthorn qui n'était pas pour déplaire).

Le phénomène Joey Bada$$ valait, parait-il, le déplacement, dans un genre hip-hop old-school mais il eut fallu être équipé du don d'ubiquité...

Note

[1] photo: Afterdepth

samedi 30 août 2014

Rock en Seine J1 - Paris, le 22 Aout 2014

Arrivée en fin d'après-midi, on commence en douceur par un bout pop de Pegase - aïe, cette voix aigüe - , on file donc trouver plus de substances chez les Traams et leur krautrock plutôt bien envoyé, le plein jour ne leur va pas vraiment au teint (dommage, ils sont déjà passés à Lyon).

La lumière, c'est que qui convient parfaitement aux Crystal Fighters et leur pop naïve avec casques à plumes et tenues hippiesques, on déteste !

Du coup, on se retrouve à voir Blondie qu'on avait même pas lu au programme. Setlist bestof, c'est efficace mais y'a un truc qui cloche quand même, on n'y croit pas... The Hives sont à peine mieux, passés 3/4 titres, les suédois lassent, que ce soit le discours auto-centré de son chanteur qui n'est pas vraiment drôle ou le manque de spontanéité ET de chansons (de beaux riffs plagiés (I Want More), pourquoi ne pas reprendre les originaux ?).

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On tente alors d'affronter la tempête sud-africaine Die Antwoord. Le duo dégage fortes identité et personnalité mais ce n'est pas vraiment pour nous, à moins d'avoir été en pleine fosse...

On préfèrera largement les Arctic Monkeys qui vont proposer un concert élégant quoiqu'assez plan plan: les derniers morceaux sont plutôt mid-tempo (le syndrome QOTSA?) et Alex Turner soigne trop son coté crooner (cheveux en arrière et déhanchements à la clef). Mais le groupe est hyper carré et sa discographie comporte déjà un beau paquet d'excellents titres pour faire le difficile.

C'était donc une première journée pour se mettre dans le bain, petits regrets d'avoir manqué Royal Blood (duo basse+batterie prometteur) et le déglingué Marc Demarco (qu'on prendra la peine d'écouter avant sa venue à Feyzin à l'automne).

Note

[1] photo: Isatagada

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