La bUze

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dimanche, août 29 2010

Contraste...

Joli grand écart à la bibiliothèque :

D'un côté les jolis oiseaux au crayon de papier du joli livret de l'album O'o de John Zorn (de prime abord too much easy-listening à mon goût), de l'autre la bichromie presque muette et très noire de Thomas Ott avec son R.I.P. (Best of 1985-2004).

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mercredi, août 25 2010

Episode 13: classiques (oubliés)...

Là encore du retard sur la rubrique... Et cette fois, on remonte bien loin pour du classique (qui veut parfaire sa culture rock ?) et en plus du bon ! Mieux vaut tard que jamais, telle sera la conclusion !

:bz55) Captain Beefheart – Safe as milk – 1967
Yesss ! Il y a longtemps, suivant les conseils des tops disques a avoir dans sa discothèque, j’avais fait l’achat du Trout Mask Replica de l’allumé Beefheart... J’ai pas dû l’écouter 3 fois… çà me parlait pas vraiment, trop bizarre, trop barré... En 2011(?), j’espère franchir l’étape aussi m’entraine-je avec le premier opus de Don Van Vliet : c’est immédiat, rugueux, çà pioche un peu partout mais çà a de la gueule, une belle gueule amochée certes avec une voix inimitable et j’adhère pour pas dire adore : rien que les intros de "Sure 'Nuff 'N Yes I Do", "Electricity" mais aussi "Zig zag wanderer", "Abba Zaba", ... enfin rien à jeter sur la galette, juste les bonus tracks sont dispensables !

:bz45) John Martyn - Bless the weather - 1971
Enregistré 2 ans avant l'excellentissime Solid Air, Bless the weather propose, l'effet 'nouveauté' (pour La bUze) en moins, de superbes titres dans la même veine ("Head and heart", "Just Now"), avec une approche / un son moins jazzy peut-etre (hormis "Glistening Glyndebourne" qui annonce complètement 'Solid Air') mais "Just Now", "Walk to the Water", "Head and heart" sont à tomber. Le disque se termine sur une reprise de "Singing In The Rain" qui parait presque décalée (le syndrome 'Orange mecanique' ?). Autre reproche : la pochette est vraiment vilaine !

:bz4) Violent Femmes - sans titre - 1986
Filiations Modern Lovers ou Television ("To the kill") voire Loaded Velvet ("Good Feeling") évidentes mais à la sauce nerveuse, sèche et rêche (la production 'ligne claire' y contribue un max). Majoritairement acoustique, des titres généralement courts et le tout brinqueballant et fragile comme un roseau sans que jamais çà ne rompe. Les morceaux plus lents (Confessions ou Good Feeling) sont moins convaincants et encore...

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:bz4) XTC - Drums and Wires - 1979
Découverte au hasard... dans le genre groupe jamais écouté... à tort ? On vérifie... et bizarrement au premier titre, c'est terrain connu puisque l'excellent Making Plans for Nigel a été repris à la sauce Nouvelle Vague... La suite de la première face est de haute volée et la production pas vraiment datée. Je reste sur ma fin en verso même si l'inquiétant Complicated Game vaut le détour. Enfin ce qui enchante reste la construction bien alambiquée de ces chansons pourtant immédiates et ce jeu de guitare tout en silences, souvent 'out' mais complètement génial. J'y retournerais donc !

:bz4) The Only Ones - sans titre - 1978
On reste en Angleterre avec le premier effort de la bande à Peter Perrett (récemment reformés d'ailleurs). Pas emballé d'emblée (la faute à la voix du leader) et puis je persévère avec succès : que ce soient le buzzcockien "Language problem", le sax (pour Xavier) sur "The Whole Of The Law" ou l'inépuisable single "Another Girl, Another Planet", c'est très bon. On est là encore sous influence Television ("The Beast") et on zieutera une éventuelle date dans le coin !

:bz1) Alexander "Skip" Spence - Oar - 1969
Album culte enregistré par le batteur du Jefferson Airplane à sa sortie d'hopital psychatrique (il avait détruit un studio à coup de hâche), disque le moins vendu de l'histoire Columbia Records, le garçon y fait tout tout seul et propose un folk psychédélique bien barré, dans le genre des 2 efforts solos de Syd Barrett. A conseillé aux amateurs donc, moi, suis un peu resté à coté...

vendredi, août 20 2010

Saint Vincent, Dirty Projectors, The National, Sharon Jones - Nuits de Fourvière (Lyon), le 12 Juillet 2010

Pfff... dur de combler le retard dans ses chroniques live... mais on essaie.... avec cette soirée Brooklyn qui s'annonce orageuse puisque les premières gouttes tombent dès l'entrée du théâtre et, à l'arrivée dans la fosse, c'est un mur de capes de pluie qui s'offre à nous, tel une convention sectaire à définir.

Le déroulement de ce qui suit reste mystérieux : The National est aux commandes, on leur fait donc confiance !

Saint Vincent ouvre le bal : jeune fille diaphane accompagnée d'un violoniste et d'un gars aux vents : très calme, globalement assez doux même si quelques embardées saturées viennent réveiller l'auditoire... Mais çà m'emballe pas trop...

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Deux titres avec les organisateurs de la soirée : un assez musclé et une reprise ratée de Mistaken for Strangers... Dommage qu'il manque la très belle reprise des 'Crooked Fingers' (ci-contre), c'eut été l'occasion !

Si les nuages s'en vont (on les comprend), le pire est à venir et se nomme The Dirty Projectors : influences supposées africaines mais groove zéro, des harmonies vocales (3 filles font partie de l'effectif) affreuses, la voix du chanteur tout pareil...

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C'est juste à chier (et on est content d'entendre la fille d'à côté dire à ses camarades de jeu la même chose (en un peu moins vulgaire)).

On se dit alors que c'est bien mal embarqué... et on aperçoit même pas Bryan Devendorf marteler ses fûts pour la balance...

Parce que oui, The National va jouer, pas longtemps certes, 7-8 titres principalement extraits du dernier album mais entendre Fake Empire avec son final tout en cuivres ou encore 'I'm not afraid' à la batterie bien martiale... c'est pas si mal !

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Les invités du soir (Saint Vincent & le gratteux des Dirty) viendront les accompagner quelque peu pour ce qui donne un bien bel amuse-bouche avant le concert de demain.

La suite est connue: Sharon Jones et ses Dap-Kings, déjà vus quelques fois et dont le dernier I Learned the Hard Way a moins convaincu que son prédécesseur.

On reconnait presque tous les Dap Kings qui font d'abord monter la sauce seuls, dans la plus pure tradition, avant que Miss Jones ne vienne faire le show : petite robe de soirée, aisance, énergie et voix incroyables...

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Le rappel sera bref (il est 1h30 du mat' et on remets çà demain), la même conclusion se réimpose : la scène sied toujours au poil à notre 'Soul Sister'.

lundi, août 2 2010

Summer Playlist: Méditerranée...

...aux îles d'or ensoleillées...

Petit contest estival organisé par le dévoué G.T.. le principe : une playlist localisée géographiquement ET de saison... écrasée de chaleur donc mais, je l'espère qui sent les vacances !

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On part donc pour un rapide tour de Méditerranée direction le midi avant de virer plein Est : Monaco, l'Italie, la Grèce d'où l'on plonge pêcher l'oursin avant de refaire surface coté Afrique du Nord.

Le Mediterranean Sundance des furieux de la guitare permets une petite escapade hispanisante et une bonne conclusion au périple !

Le tout servi sans une once de Tino Rossi...

dimanche, juillet 25 2010

Oh My God...

il est revenu !

on note même un petit air de Morandini sur les bords... Y'en a qu'on pas de chance !

mercredi, juillet 21 2010

Sam Amidon + Richard Hawley - Nuits de Fourvière (Lyon), le 27 Juin 2010

samAmidon.jpg S'enchainent les mini-canicules et le retard en chroniques live s'accumule....

Euh...

J'avais donc été chaleureusement invité à visiter l'Odéon de Fourvière (le même que le Théâtre, mais en plus petit) pour une soirée qui s'annonçait des plus tranquilles :

D'abord Sam Amidon, défendu depuis longtemps chez Next. Un garçon culotté puisque sur scène avec ses seuls guitare/banjo et voix, pas même une loop-station... et pourtant, çà fonctionne d'entrée avec le sublime I See the sign précédemment linké.

La voix y est pour beaucoup, mais les compos suivent largement (mes notions d'anglais permettent de comprendre qu'il pioche aussi dans les 'traditionals' (d'où le banjo, c'est logique, non?)). On ajoute à cela un sens de l'humour bien incisif et décalé et le tour est joué pour emballé son petit monde.

Entracte avant l'affiche Richard Hawley, ultimate crooner ?

Déjà 6 albums dans un sillon bien à lui : rétro et classieux, à l'image du look du gars qui se présente sur scène : costard, lunettes noires, ... Pas loin d'une guitare par chanson, du même modèle qui plus est, c'est pas un peu too much ?

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Bah, qu'importe... 5 musiciens l'accompagnent et recréent avec application l'ambiance feutrée des albums. L'anglais s'excuse de ne pas disposer pleinement de son organe... Sans cette précision, on s'en serait même pas rendu compte !

Les enceintes se font parfois presque rageuses et les titres s'étirent en longueur (sans ennuyer non plus) si bien que le rappel arrive très tôt ( rapport au nombre de morceaux joués).

S'en suivront bière (thanks again) & discussion avec les next boys ici présents ! où Daniel s'épanchera entre autres mais longuement sur l'injustice ressentie face à la relative indifférence du monde quant à sa rupture avec Géraldine Pichard et l'inspiration musicale qui en avait découlé...

Avec 3 semaines de recul buzien, il semble juste de dire que le monde n'était tout simplement pas prêt.

vendredi, juillet 16 2010

Un peu de musique de sauvageonnes...

Shonen Knife ? nan... Afrirampo !

lundi, juillet 12 2010

Slow Joe & the Ginger Accident - Les Invites (Villeurbanne), le 19 juin 2010

Ultime soirée sur la place désolée du parc du Centre... On arrive à la bourre et notre indien préféré a, hélas, déjà bien entamé son set...

Un peu moins incontrôlable qu'à Feyzin et accompagné d'un nouveau clavier, c'est là encore plutôt chouette, l'effet de surprise en moins...

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Suivront les chiliens de Chico Trujillo, vrais piles électriques pour un rock cuivré qui me passe bien au dessus... J'accroche un peu plus au New York Salsa All Stars mais bon il fait pas beau, le joueur de flûte traversière cabotine un max et y'a rien à boire...

Dommage pour cette édition prometteuse et un brin gâchée par la météo !

mardi, juillet 6 2010

Unkandanz + Piers Faccini - Les Invites (Villeurbanne), le 18 juin 2010

Bien à la bourre... les Invites 2010, 2ème. Cette fois au parc du Centre, un nouveau lieu du festival soient un parking austère, pas de gargotes (terrain détrempé ?)... Rendez-nous le parc de la Commune !!!

On poursuit les révisions de fin d'année scolaire avec 1 lien - 1 photo :

D'abord Ukandanz, la bande à Lionel Martin dans sa mouvance éthiopienne, ouvre la soirée :

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Ensuite Piers Faccini sans Laetitia Shériff. Mais même avec un seul batteur le garçon s'en sort... Désespérant...

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C'est alors l'heure de manger et on fait l'impasse sur Sanseverino (il parait qu'on a bien eu raison).

Migration vers le chapiteau de la Doua pour entendre (dur de faire autrement) le début des Blood Red Shoes : duo féminin-masculin-guitare-batterie qui fait pas trop dans la subtilité... C'est efficace parfois, pas très original souvent et dispensé à un volume juste déraisonnable... Fuyons !

dimanche, juillet 4 2010

Page sportive...

La Grande Boucle reprends :

Si le clip vaut le détour, la chanson des Li'l Cap'n Travis colle assez, je trouve, à la chaleur écrasante des jours passés (et à venir)...

mercredi, juin 30 2010

Sam Amidon - I see the sign

Avant d'en finir avec les Invites, le titre d'ouverture proposé par Sam Amidon dimanche dernier à Fourvière, seul à la guitare... Pas mal comme entrée en matière, non ?

samedi, juin 26 2010

The Souljazz Orchestra + Anthony Joseph & the Spasm Band - Les Invites (Villeurbanne), le 17 juin 2010

Petit retour en images ou presque sur Les Invites, l'excellent festival de Villeurbanne avec, puisque c'est bientôt le baccalauréat, une programmation en forme de révision !

Première soirée sous chapiteau à la Doua, on prépare l'épreuve d'afrobeat avec The Souljazz Orchestra, très remarqués y'a pas si longtemps au Hot Club de Lyon.

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Peu de monde en début de set (le drame (arf) France-Mexique se joue alors) mais les canadiens font vite converger les badauds à eux ! Certes, c'est moins torride que 2 mois auparavant mais on apprécie toujours autant !

Place a Anthony Joseph et son band pour la deuxième mi-temps !

Accompagné d'une formation qui maitrise à fond son sujet (gratte, basse, sax, percus & drums), le gars va faire monter progressivement la sauce pour enthousiasmer au plus haut point le public (la bUze comprise).

Dynamitage en règle des frontières entre hip-hop, funk & jazz, voix énergie et charisme indéniables, on se régale !

Anthony_Joseph___the_Spasm_Band_Live_Invites_2010.jpg
Chaque zicos y va de ses petits solos mais sans s'éterniser non plus et on regrette de ne pas avoir plus écouté le Bird head Son de l'an dernier (on a presque le temps même si quelques titres présentés ce soir annonce un successeur imminent).

Un savant dosage de l'énergie de chaque morceau permets d'attendre l'acmé au rappel (qui vient trop tôt évidemment). Chouette claque donc... de quoi en rester là pour ce soir : il est tard et les colombiens de Bomba Estero bombardent leur boom-boom un peu trop fort...

samedi, juin 12 2010

The Zombies - Le Trabendo (Paris), le 10 juin 2010

Petit séjour professsionnel et parisien... depuis le temps que j'attends que cela coïncide avec un concert intéressant, je commençais à désesperer. Cette semaine 23, y'a du choix : Them Crooked Vultures au Zenith, Laetitia Sheriff, Pauline Croze, Jim Yamouridis, etc à la Flêche d'Or et le même soir, les Zombies au Trabendo...

Passons sur les Crooked, complet, chers avec un album très moyen... Hésitation entre les 2 autres et finalement les Zombies l'emportent : c'est du mythe 60's et leur Odessey and Oracle est régulièrement cité comme chef d'oeuvre de la pop.

La bUze pose son camp de base à la magnifique Porte de Pantin, çà grouille en direction de la salle... sauf que c'est pour Chedid-fils que la foule arrive... Il faut dire que le Trabendo est de capacité très moyenne. J'arrive aux dernières notes de Yeti Lane, on tient les horaires goûter à la capitale, dis donc !

Mauvaise bière bien chère pour patienter avant que Colin Blunstone et Rod Argent n'entrent en scène pour 2 titres piano/voix. Si le premier a conservé cet organe assez unique, çà coince un peu plus pour le second, surtout que lui et ses claviers sont mixés un peu plus fort que le reste de la troupe, un classique guitare/basse/batterie.

Zombies:[1]
50 ans que le duo joue ensemble, avec plus ou moins de proximité, cela donne de la variété au set de ce soir : les Zombies donc (2 nouvelles chansons pour un album à paraitre), mais aussi des titres de Blunstone solo ou chez Alan Parson's Project, d'Argent (projet prog-rock du gars du même nom), une reprise de chez Motown, un blues balourd, ...

Tout n'est pas forcément au mieux : trop de solos du Rod, formule orchestrale qui alourdi un brin quelques pépites ; heureusement qu'ils ont la bonne idée d'enchainer 4 titres d'Odessey : çà fait juste du bien d'entendre live en vrai A rose for Emily, Care of cell 44 ou Time of the Season. Le public est ravi et sait le dire (beaucoup plus fort qu'à Lyon, c'est clair).

Le concert se termine en douceur par un.. euh, j'ai zappé... mais c'était de haute volée, dommage que l'unique rappel prenne à contrepied cette dernière délicatesse : ce sera God Gave Rock 'n' Roll to You d'Argent, pompier à faire bouffer ses moustaches à Queen.

Une soirée sympathique donc, pas trop nostalgique non plus (beaucoup de d'jeunes ici)... mais quelques fautes de goût quand même. Dans un genre proche, on avait préféré Arthur Lee reprenant quelques pans de son génial Forever Changes.

Notes

[1] photo music4mark

dimanche, juin 6 2010

Born to lose !

Des fois, sans le savoir, on peut gagner...

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Mais çà dure jamais vraiment longtemps... :o(

mercredi, mai 5 2010

Un lien comme çà...

Au hasard... mais pas tant que çà !
Bon d'accord, le son est un peu pourri et on entend bien (!) la guitare à gauche...


A l'heure qu'il est, The Ex a donc dû enregistrer son nouveau LP chez Albini, et payeront sûrement une nième tournée (leur gigs archive est juste impressionnante)...

vendredi, avril 30 2010

The Souljazz Orchestra - le Hot Club (Lyon), le 14 Avril 2010

Bon, depuis le temps, il s'agirait de voir autre chose que l'Epicerie... Et là, un petit encart de dernière minute m'informe du passage du SoulJazz Orchestra au Hot Club de Lyon (ne pas confondre avec celui de Toulouse), petit détour vers les papiers de Nyko (encore) sur le sujet et j'enfourche un Velo'v direction presqu'île.

D'abord l'endroit : plutôt underground (entendre salle voutée en pierres apparentes), c'est très petit et peuplé... M'enfin, on tient tous lorsque les canadiens investissent la scène. Ils sont 6 : 3 saxophones (alto, tenor & baryton), un batteur, une chanteuse percussionniste et un clavier.

L'entame plutôt jazzy doit reprendre quelques titres du dernier Rising Sun. Douce entrée en matière avant de monter la sauce et le groove ne tarde pas à sourdre du caveau avec une première reprise de Fela Kuti (2 autres seront jouées ce soir).

Le répertoire oscille entre afrobeat donc, funk, voire ska, soit rien pour lutter contre le réchauffement climatique... Seule une pause peut nous sauver de la suffocation...

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Cà repart presque tranquille, en virant vers un brin d'éthio-jazz, on file ensuite vers Cuba...Eclectisme donc, mais là encore, grosse énergie délivrée par le groupe, principalement le sax alto qui se donne à fond (peut-être motivé par une présence féminine dans le public ?).

Le groove est hénaurme et la température monte monte monte (porte bien son nom, ce club), les morceaux s'étirent pour le meilleur (petits solos (très réussis) pour chacun des membres).

Rappel magistral avec un titre de Manu Dibango... Rideau (éponge) ! Une bonne heure 3/4 de bonheur, on repart avec Manifesto sous le bras et on espère les revoir sous peu !

mardi, avril 27 2010

Soirée de merde...

... j'ai raté ma tarte au thon !

dimanche, avril 25 2010

Episode 12: un titre sinon rien...

Ils sont combien les albums pour lesquels on s'emballe sur un titre et puis le reste, ben pas grand chose...

En voilà déjà six :

:bz25) Hrsta - stem stem in electro - 2005
Tiens, un disque Constellation, çà faisait longtemps... Point de montée en puissance ici, ni d'explosions (ou alors très softs), tout est posé en début de morceau et c'est vite répétitif... Le chant m'emballe guère plus, souvent longue litanie (il suffit de se farcir ...and We Climb )... bref, heureusement que la galette s'achève par ce magnifique une infinite de trous en forme d'hommes !

:bz2) The Teardrop Explodes - Kilimanjaro - 1980
Disque culte parait-il, 1er et meilleur album du groupe de Julian Cope (connu de nom). Belle unité de l'ensemble, voix interessante... mais çà passe pas vraiment : trop de synthés, trop connoté 80's, je garde néanmoins Treason (et vous épargne sa version française en bonus sur la réédition) !

:bz2) Spoon - Ga Ga Ga Ga Ga - 2007
Première écoute de ce groupe pop-rock américain pourtant ici à son 6ème album. C'est concis certes, mais sans surprise et çà décolle pas vraiment. Ecoute agréable, évoquant Cake ou un dEus domestiqué et finalement pas vraiment à Spoon... A noter une belle prouesse de l'industrie musicale : un disque bonus 12 titres de quelques bouts d'idées enregistrées au dictaphone et coupés/collés à la va-vite annoncés fièrement par un sticker... Beurk !

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:bz15) Get Well Soon - Rest Now, Weary Head, You Will - 2008
Boursouflé, c'est le mot qui vient en premier... Pourtant, les mélodies sont là, celles de Radiohead surtout (We Are Safe Inside While They, People Magazine Front Cover, ...), bien trop chargées dans l'ensemble, effet kloug garanti. Quand l'allemand qui se cache derrière ce nom revient à un peu plus d'épure (My Automatic Heart), c'est guère plus emballant... Faut-il dire que le tout dure 1h10 ?

:bz15) Owen Pallett - Heartland - 2010
Bon, j'aurais essayé... et plusieurs fois, mais dès l'ouverture, les pièces du canadien m'irritent. Cette voix déjà et la façon de la poser, cette impression, surtout, d'assister à une démonstration de singe savant : expérimentation, déconstruction, arrangements à n'en plus finir. Des influences qui lorgnent vers le Pet Sounds des garçons de plage sur Red Sun No. 5, Tryst with Mephistopheles ou ce Lewis Takes Action (qui fonctionne bien). Beaucoup moins de pathos que chez Get Well Soon, pas d'émotion en fait !

:bz15) Bryan Maclean - ifyoubelievein
Compilation des titres enregistrés par Maclean depuis son renvoi de Love (et la sortie du chef d'oeuvre Forever Change) jusqu'à sa mort un jour de Noël 1998. Des démos acoustiques home-recorded, voix claire et songwriting bien reconnaissable mais à moins d'être fan hardcore...

mercredi, avril 21 2010

Red is back !

et change de nom (un problème de contrat ?) : désormais, Olivier Lambin s'appele The Nightcrawler et vient de Nashville !

Depuis le temps (3 ans) et après avoir loupé son dernier passage lyonnais au Sonic, on est content d'avoir des nouvelles... surtout que c'en sont de bonnes : un nouveau disque sort chez Clapping Music (qui propose entre autres Centenaire (dont nous reparlerons lors d'un prochain Mémoire (de) volatile).

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Aux premières écoutes, c'est emballant : reprenant l'histoire là où Social hide and seek l'avait laissé, un côté intimiste en plus... On lorgne pas mal du côté de du groupe de Kurt Wagner (déjà repris sur scène), comme sur le titre d'ouverture ci-dessus, juste à tomber !

L'album est en écoute intégrale ICI et dispo en vinyl (500 exemplaires à pochette unique)... On attends donc la tournée (même si Nashville, çà fait loin) !

samedi, avril 17 2010

Archie Bronson Outfit + Peggye Sue - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 16 Avril 2010

Archie Bronson Outfit à l'Epicerie ? Une réunion des 4 fantastiques ?

Suite à un mini-débat quant aux qualificatifs à usiter pour décrire le dernier album, les Next Boys déclinent l'offre (je les soupçonne plutôt d'avoir préféré une soirée polyphonies corses dans leur chère région, chose qu'évidemment ils n'oseront jamais avouer).

Bref tout çà pour dire que me voilà en compagnie de Dimitri et l'élite de Gilbert Musique en route pour Feyzin où peu de monde à fait le déplacement.

Bizarrement la salle est en configuration assise et finalement tant mieux : le folk de Peggye Sue ouvre la soirée, trio anglais / 2 filles (bien mal habillées) / 2 chapeaux / 2 percussionnistes (elles secondent à tour de rôle le batteur planqué derrière ses toms (on sait pas s'il utilisera autre chose d'ailleurs)).

Autant dire que j'ai pas vraiment accroché : si l'entremêlement des 2 voix était parfois prometteur, l'ensemble manquait de construction pour retenir l'attention sur 3 minutes...

Pause au bar avant de revenir voir un drôle de spécimen derrière un clavier: boubou, barbe, casquette et sunglasses pour un titre euh... pas très définissable... Une sorte d'amuse-bouche avant que les londoniens n'arrivent, également vêtus de boubous (très moches aussi - ont-ils le même coach vestimentaire que Peggye Sue ?), chanteur (en espadrilles, s'il vous plait), bassiste, batteur et ex-second guitariste désormais affairés derrière claviers & machines.

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D'entrée, on identifie bien (sans même les avoir écoutés) les titres du nouvel album, moins rapides, plus "dansants" (quelles lignes de basse !) que les brulôts de Derdang Derdang (Cherry Lips ou Dart for my sweetheart par exemple). Et çà fonctionne bien, les machines étant utilisées sans que çà déborde par tous les coins.

Personnellement, je préfère les titres plus anciens, rock sauvage avec un son de guitare si particulièrement puissant, mais peut-être sont-ils plus immédiats que les petits derniers... Coté jeu de scène c'est en fort contraste avec la musique proposé: assez statique même quand le chanteur invite une fille du public à peine allumée à danser sur scène.

M'enfin c'est du bon puisqu'on ne voit pas le temps passer... Le premier rappel propose un Dead funny bien énorme ! Au second ils exhument du plus ancien, plus bourrin, à s'achever quelques tympans... Rock'n'roll quoi !

la chronique de Xavier est ICI

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