La bUze

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mardi 2 février 2016

Mensch + Theodora - Périscope (Lyon), le 30 Janvier 2016

C'est la rentrée et c'est une soirée filles qui nous attend au Périscope.

Pas de Wine pour les retardataires mais du Noise avec la découverte de Theodora, duo électro/basse/percus pour un trip électro personnel et bien travaillé. On n'accroche pas sur tout, forcément, mais le groupe dégage une belle envie et une maitrise surprenante vue l'âge des protagonistes..

En tout cas, c'est raccord avec la suite de la prog: Mensch joue à domicile après un dernier passage difficile au Marché Gare où leur boite à rythmes avait lâché.

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Il n'en sera rien cette fois, on aura pleinement profité des titres d'un deuxième album qu'on ne connait pas, comme le reste de la production des 2 lyonnaises. Certains très accrocheurs même en première écoute, bien portés par une ligne de basse qui sait donner de l'assise. Et pour tous, l'évidence mélodique est là ! La complicité aussi. Et s'il y a parfois quelques loupés (trop avoués peut-être ?), çà contribue pas mal au charme de la soirée.

lundi 25 janvier 2016

Elliott Smith - Plainclothes Man

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Disette de concert, on surfe et, à la faveur d'une news à propos d'un documentaire à sortir sur Elliott Smith, on tombe sur ce titre qui nous fait replonger.

En fouillant un peu, c'est tiré de la discographie d'Heatmiser qu'on ne pensait pas aussi fournie: 3 LPs / 2 EPs. A se demander pourquoi on a boudé tout çà...

mardi 5 janvier 2016

Episode 26: 2015 dans le rétro !

A défaut de palmarès de l'année ou autre top et faute d'actualité concert minimale, on exhume la rubrique pour 4 titres tirés de 4 disques de l'an dernier plutôt très écoutés par ici.

Forcément en rapport avec les concerts marquants de l'année. De là à dire qu'on fait plus que çà sans avoir trop le temps d'aller voir ailleurs, ce serait presque faux !

:bz5) The Souljazz Orchestra - Resistance - 2015
Putain de concert, putain d'album ! Juste irrésistible, frais, positif, brassant un spectre de plus en plus large de grooves (afrobeat donc mais aussi musiques latines, chants créoles, ...), combo à plusieurs voix ayant chacune sa couleur, on en prendra des doses et des doses dans la grisaille ambiante !

:bz45) Screaming Females - Rose mountain - 2015
Le dernier disque du trio dans la foulée de la claque live. Plus calme que les précédents, parait-il mais comme on commence, on aura du mal à en juger. Toujours est il que le disque est juste très bon, gorgé de titres immédiatement accrocheurs avec riffs tubesques et artillerie rythmique bien en place. Quelques clins d'oreilles au grunge de 90's pas déplaisants du tout et la voix de Marissa Paternoster qui fait le reste ! Les américains se permettent même 2/3 bluettes qui passent nickel, on surlike !!!

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:bz4) Olivier Depardon - Les saisons du Silence - 2015
On avait presque l'habitude d'être patient avec le grenoblois et à peine (!) 3 ans après l'excellent Un soleil dans la pluie, Depardon est de retour. Le sevrage et 'effet surprise en moins, les premières écoutes déçoivent un peu (çà sent la redite) mais... en creusant un peu, on y revient souvent et on continuera. La désormais formule trio apportant une densité qu'on espérait voir en live, c'est raté pour 2015 !

:bz35) Sons Of Kemet – Lest We Forget What We Came Here To Do - 2015
Après le concert ébouriffant de la dernière rentrée, on était obligé de creuser l'aspect discographique du quatuor londonien. On découvre alors que son leader saxophoniste oeuvre chez les Heliocentrics, ce qui n'est pas pour déplaire. N'empêche, si ce second LP fait le job, il peine à retranscrire totalement l'énergie brute, presque primale dispensée en live. Dommage...

samedi 19 décembre 2015

Alsarah & The Nubatones - Soukura

Ouverture des Nuits Zêbrées de cette année et rayon de soleil de la soirée, dans un Transbordeur complet aux contrôles plus que renforcés à l'entrée.

Alsarah & ses Nubatones auront joué un magnifique set, invitant à partir loin du côté du Soudan donc dont la demoiselle est originaire mais aussi de l'Afrique en général. Chaque titre modulant en douceur vers des terrains inconnus mais immédiatement chaleureux.

L'écoute post-concert du disque permet de replonger délicatement dans l'ambiance, y'a qu'à tendre ses deux zoreilles sur ce Soukura:

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Quant à la suite de la programmation... On avait une grosse appréhension à devoir se farcir Mansfield. Tya, au final c'était pas si glauque qu'attendu, plus forcément notre came mais il faut reconnaître que les 2 nantaises tracent leur chemin en dehors des sentiers battus.

L'électro-pop qui suit (Husbands) est tout le contraire, prémâchée/digérée, pleine de rien et vide de tout, juste détestable !

On ratera les 3/4 du show de Bon Voyage Organisation pour cause d'hydratation avant de trouver une place en fosse pour Joeystarr & Nathy plus un gros sound-system. Grosse énergie sur scène et public réactif, mais passés quelques titres, la monotonie pointe, cassos !

samedi 28 novembre 2015

Curtis Harding - Next Time

Un bref flashback sur le passage de Curtis Harding à l'Epicerie début Novembre, prétexte à mettre en avant le titre d'ouverture d'un 1er album plutôt cool et garni en bonnes compositions.

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Disque rondement exécuté en formation classique (guitares, basse, batterie) dans une lumière bleue bien seyante. Le live n'était pas mauvais, loin de là, mais il manquait un peu d'âme et de sueur à la prestation du soir, peut-être lié à l'attitude sur la réserve du jeune Curtis et ses blah-blahs inter-titres absolument insipides...

ps: à noter en première partie une formation bluesy plutot sympathique de l'excellent Mr Day (qu'on préfère quand même en Mr Day)

mercredi 11 novembre 2015

Rodrigo Amarante - Tardei

Une guitare, une voix, il en faut guère plus à Rodrigo Amarante pour captiver...

L'an dernier à Feyzin, en configuration intimiste (tous assis ou accroupis, sans scène), il avait su d'entrée nous faire pénétrer un univers aux curieux mélanges: héritage de la musique brésilienne évidemment, arpèges folk et chant en portugais au charme certain, mais aussi des variations comme la très belle reprise de Brassens (La non demande en mariage) ou 2 envolées pop qui relevaient un set majoritairement guitare voix des plus paisibles.

Un chouette souvenir en tout cas !

mardi 10 novembre 2015

Enablers + Herr Geisha & the Boobs - Périscope (Lyon), le 7 Novembre 2015

Affiche sous haute tension ce soir au Périscope !

D'abord la noise principalement instrumentale d'Herr Geisha: une ouverture prometteuse puis des morceaux aux mesures bien compliqués mais riches en motifs intéressants.

Il manque un peu de puissance à l'ensemble pour mettre vraiment le feu et on décroche de temps à autre (les 5 minutes de drône par exemple). Le dernier titre, très Sonic Youth, saura captiver jusqu'à la dernière note (silence total de l'assistance).

Temps de passer à Enablers, combo ricain formé il y a plus de 10 ans sans qu'on en soit informé (!).

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Le quatuor dispense une sorte de noise torturée sur laquelle Pete Simonelli déclame des textes qu'on imagine puissants tant le bonhomme semble habité.

Spectaculaire et frontal, on est dedans d'entrée (la ressemblance avec un Nick Cave sans cheveux y est peut-être pour quelque-chose) même si on comprends rien... Faut dire que les 2 guitares (1 barytone ?) s'enchevêtrent plutôt bien et le son du groupe est très compact.

Le public (dissipé) ne s'y trompera pas d'ailleurs point en réclamant du rab'.

mercredi 28 octobre 2015

Antiquarks - Pigs Bridge

ko.jpeg Inclassables, les lyonnais d'Antiquarks publient leur tout nouvel album () dans quelques jours.

Et le moins que l'on puisse dire c'est que çà promet à l'écoute de cet excellent premier single: Pigs Bridge!


ps: bonus ++, le titre est téléchargeable ICI.

vendredi 23 octobre 2015

Alamo Race Track - Kraspek (Lyon), le 21 Octobre 2015

On est content de rentrer dans un Kraspek blindé (étonnant ?) alors que çà annonce complet à 3 places derrière (jauge de 50 places++), c'est un peu dommage pour la musique racée d'Alamo Race Track.

Surtout qu'ils n'ont point fait le déplacement pour rien (we went this a lot of stuff, tu m'étonnes), occupant presqu'un tiers de l'endroit : guitares, lap steel, claviers, batterie, pédal boards de fou... Ils sont 5 ce soir, avec des nouvelles têtes (on ne sait combien) mais on est content de les retrouver, espèrant quelques belles envolées comme lors des précédentes fois.

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C'est principalement le dernier album qui sera joué ce soir (Hawks, sorti cette année) et on reconnait rapidement le style du groupe: songwriting heurté (le jeu du batteur), nombreux choeurs (autant de micros que de protagonistes), çà semble plus calme que par le passé, lorgnant du coté de Sparklehorse auquel un titre est dédié (celui-ci dessous évoque d'ailleurs furieusement feu Mark Linkous).

On aurait bien aimé un peu plus de vieilleries (Lee J. Cobb Is Screaming A Lot au hasard) mais il faudra se contenter du très bonThe Northern Territory en conclusion du set.

Il faut préciser que l'interpélation des hollandais à mi-parcours par un pélo réclamant ses titres favoris a un poil déstabilisé la suite du programme si bien que le rappel sera bref, le coeur ne semblant plus y être... Dommage !

lundi 19 octobre 2015

Souljazz Orchestra + Electric Safari - Marché Gare (Lyon), le 15 Octobre 2015

On a eu bon nez en réservant sa place dès la rentrée, trop ravi de rerevoir Souljazz Orchestra: le Marché Gare est (encore) blindé (faut dire aussi que c'est le concert offert du trimestre).

L'ouverture est tout à fait dans le ton avec Electric Safari: des gens du coin qui versent dans un afrobeat pêchu. 9 musiciens pour des titres instrumentaux qui envoient plutôt pas mal, de quoi s'échauffer les hanches !

Ayant fait le plein de bière avant tout le monde (trop malin), on se retrouve donc pas trop loin de la scène lorsque les canadiens y arrivent et entrent en Resistance (arf - du nom de leur dernier album).

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Tous en ligne, la formation ne semble pas avoir bougé (on reconnait pas vraiment le batteur mais c'était y'a 5 ans) alors que le registre musical s'est encore élargi, mêlant l'afrobeat des débuts à des influences latines ou zouk.

Un mélange qui fonctionne plus que bien sur la galette et, évidemment, encore mieux en live: ce sera donc 100 minutes de groove irrésistible qui rassasieront à peine un public plus que demandeur !


vendredi 9 octobre 2015

Melvins (+ Big Business) - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 2 Octobre 2015

On avait un souvenir sympathique mais pas inoubliable du précédent passage des Melvins à Feyzin (4 ans jour pour jour (!)). Un peu d'hésitation donc, avant de se laisser convaincre d'aller boire des (mauvaises) bières en bonne compagnie.

Y'a du monde (mais moins que l'autre fois) et Big Business a déjà bien entamé son set, toujours puissant et enragé (Royal Blood n'a donc rien inventé ^^): c'est lourd, çà braille , on aime certains titres mais on les rappelle pas puisqu'ils vont revenir juste après.

Disposition inversée (Buzz est à droite), coupe à la Tahiti Bob toujours dans le vent et nouvelle toge improbable, c'est bien les Melvins qui envoient du bois d'entrée. Plaisir immédiat face à ces compos bien perchées qui hurlent joliment et ces 2 batteurs dont le synchronisme est un spectacle à lui tout seul.

Coté setlist, on s'y retrouve: pas mal de titres des 90s, tantôt joués à fond les ballons, tantôt ralentis presqu'au point de rupture. Leur intermède a cappella est toujours aussi fendard et on prends un énorme pied quand ils attaquent martialement le 'Youth of America' des excellents (et salement oubliés) Wipers.

La reprise dure et c'est tant mieux, on en serait même resté là, largement contenté mais il reste au quatuor quelques riffs dans la musette. Le concert s'achevant après les départs successifs des cordeux et une joute à 2 batteries des plus bruyantes.

Pas un mot et à peine l'espace de hurler entre chaque morceau, pas de rappel, on leur en veut même pas !

vendredi 11 septembre 2015

Sons of Kemet - Périscope (Lyon), le 9 Septembre 2015

Rien de mieux pour "accepter" cette rentrée qu'un concert en mode découverte. C'est ce que propose le Périscope qu'on avait quitté dans une ambiance torride et qu'on retrouve à peine moins chaud.

Y'a du monde (faut dire qu'on est à la bourre et que çà a commencé) mais moyennant quelques habiles manoeuvres, on trouvera les premiers rangs plutôt amples, idéal pour remuer un poil sur la musique des anglais de Sons of Kemet.

2 batteurs (!) et 2 cuivres (tuba & sax) pour un mélange de jazz, musique tribale, afro, éthio, caribéo, ... Sans frontière et sans limite, c'est tout ce dont on avait besoin ce soir !

Grosse énergie live et des sourires complices pour des titres longs (tous tirés, semble-t-il, d'un second album tout frais) gorgés de groove et de breaks entêtants. Le seul reproche à faire étant la brièveté du set (1 petite heure ?) mais on surveillera les prochains passages du quatuor !

vendredi 21 août 2015

Mark Lanegan - No Cross

lanegan_houston.jpg C'est presque une tradition avec encore un titre de Lanegan, tiré cette fois d'une collection de démos enregistrées en 2002 qui sort aujourd'hui.


Ce No Cross est prometteur et la période correspondante fait partie du haut du panier de la carrière du garçon (un peu moins intéressante maintenant, il faut l'avouer (j'ai toujours pas trouvé la motivation pour creuser le dernier ''Phantom Radio')').

mercredi 12 août 2015

Sinkane - Périscope (Lyon), le 06 Juillet 2015

C'était une avant dernière date avant la longue trêve estivale, l'Epicerie délocalisait dans un Périscope aux températures plus que caniculaires (les 2 demis ingurgités en attendant le concert se volatiliseront par le crâne de la bUze sans qu'elle bouge)...

Accompagné d'un classique combo guitare/basse/batterie, Sinkane (guitare ou claviers) n'aura pas eu trop de mal à convaincre avec un répertoire principalement soul mais piochant aussi dans quelques influences jamaïcaines ou africaines. Belle voix (même si elle monte un peu trop dans les aigus à mon goût) et bonnes compos, ce concert découverte aura tenu ses promesses !

Un petit titre pour appuyer mes dires, How we be:


ps: il parait qu'il traine avec les mecs de Caribou, dingue !

samedi 1 août 2015

Nick Oliveri - Auto Pilot

Un petit QOTSA d'été, souvenir du passage de Nick Oliveri au WarmAudio ce 22 Juillet.

Set acoustique pour une relecture de répertoire des différents groupes du bonhomme: les Queens donc mais aussi Mondo Generator, Kyuss ou les inconnus Bl'ast et Dwarves.

Pas forcément hyper passionnant musicalement - Oliveri fait pas vraiment dans le registre folk arpégé mais plutôt des hurlements sur des power-chords, un style tout personnel donc, nommé judicieusement death acoustic (le terme anti-folk convenait pas mal mais c'est déjà pris) - mais le gars est bien sympathique et visiblement content d'être là, allant jusqu'à faire monter la moitié de l'audience sur scène pour chanter Feel Good Hit of the Summer.

Auto pilot, écrit pour un pote disparu, sera le bref moment de grâce de la soirée...

vendredi 24 juillet 2015

Rock en stock (Cluses) - 2 Juillet 2015

Depuis le temps qu'on zieute la prog de ce festival d'été (gratos qui plus est), il était impossible de rater l'affiche de ce jeudi: Black Rebel Motorcycle Club, Fleshtones, Hanni El khatib et Last Train, du rock à guitares quoi et du bon (sur le papier, certes) !

2 heures de route en plein cagnard et nous voilà rendu au milieu des montagne autour du rond-point du centre ville. Une large scène et une plus petite, on s'attendait à un vaste site mais c'est tant mieux :)

L'entame est donnée par Last Train, dont les quelques titres ouïs sur la toile nous avaient fait bonne impression. Les plein air et plein jour ne s'accordent pas au mieux avec l'ambiance un poil sombre des frenchies et ils récitent un peu trop les poses rock'n'roll du manuel officiel. Mais les compos tiennent la route, il manque juste un ou deux titres plus pêchus (ou plus rapides) pour nous faire vraiment basculer.

La suite est locale avec Jack and the Giant Bean, vainqueur des tremplins organisés par l'Atelier (la salle du coin). Contrebasse, guitare slide, acoustique ou plus pêchu, le set est plaisant et plutôt frais, on aime !

Même chose pour Hanni El khatib qui nous avait pourtant laissé tiède à l'Epicerie en formule duo. A 4, l'efficacité est bien là et le concert a ses bons moments, le bonhomme étant un bon recycleur (ah Bo Diddley) de riffs binaires. On n'ira pas jusqu'à écouter un disque, quoique...

Retour à la petite scène qui accueille les vétérans du soir: infatiguables Fleshtones, toujours sur la route et arborant leurs plus belles chemises (j'aimerai bien trouver le fournisseur). Pas de surprise par rapport aux 2 précédents, c'est un vrai spectacle à voir. En redécouverte et pour faire le blasé, on dira que çà vire un peu trop au cirque systématique, au détriment de la musique (quelques problèmes de son d'ailleurs sur la fin de set) mais on est content de les avoir revu !

Enfin BRMC, dont la présence nous a vraiment décidé à venir, pas pour avoir écouté les derniers efforts du groupe mais plutôt sur les bons souvenirs des 2 premiers et l'identité sonore très élaborée du groupe.

C'est dark, forcément, très statique et épuré quant au dispositif scénique - une tripotée d'amplis pour 2 cordeux - l'intérêt étant ce qui en sort. Sur ce point, c'est le top: gros son, bien défini, on retrouve de suite ce qui nous plait dans le trio.

Les nouveaux morceaux (le dernier album date de 2 ans) ne sont pas forcément accrocheurs en première écoute mais quelques flashbacks vers les origines font bien plaisir. Show à l'américaine: minimum de blah blah, changements d'instru réguliers, tout s'enchaine à la perfection, Peter Hayes & Robert Levon Been alternant chant lead, basse et guitare.

Le tout s'achève de la plus belle des manières: Spread your love & Whatever Happened to My Rock 'n' Roll au rappel, du lourd !

vendredi 10 juillet 2015

The Ex + Fendika - Epicerie Moderne, le 08 Juillet 2015

Bon... on a remis çà... The Ex again, avec Fendika mais pour une création commune !

Cà commence pourtant comme un concert des hollandais, avec ces nouveaux titres auxquels on accroche un peu moins... Mais le combo est vite rejoint par un joueur de masenqo histoire de rendre encore plus roboratif l'ethno-punk du programme. Le dernier titre de ce premier tableau est juste excellent et augure du meilleur pour la suite !

Petite entracte et nous voilà plongé dans un club d'Addis Abeba pour du pur traditionnel éthiopien avec masenqo donc mais aussi batterie locale, chant, costumes et danse. C'est festif et toute la fosse de Feyzin se trémousse le sourire aux lèvres !

Le dernier acte sera l'occasion de réunir les 2 groupes pour un final ébouriffant et jubilatoire, le genre de truc à faire prescrire par la sécurité sociale !

The Ex, 36 ans au compteur, n'en a toujours pas fini de tenter de nouvelles pistes...

vendredi 12 juin 2015

Barton Carroll - Laveda

Un superbe titre de Barton Carroll, découvert en première première partie des vétérans Mudhoney passé en mai dernier à l'Epicerie.

On était à la bourre mais les quelques titres entendus ce soir là étaient très bons et surtout habités, chose rare dans le genre d'exercice bien casse gueule qu'est la formule guitare/voix.

Carroll proposait un folk sans âge, avec une voix un brin cassée, ponctuant chaque titre d'une anecdote plutôt drôle et bien sentie dans la plus pure tradition du songwriter

De quoi regretter d'avoir eu à se farcir par la suite les simagrées du chanteur des White Hills, trio new-yorkais glam-kek-chose dont le boucan était inversement proportionnel au contenu émotionnel de sa musique.

Quant à Mudhoney ? C'était encore et toujours la classe cool !

jeudi 4 juin 2015

This Is Not A Love Song: jour 1 - Nîmes, le 29 Mai 2015

On innove en cette fin de mois: direction plein sud pour le premier jour d'un festival déjà repéré les années précédentes pour sa programmation impeccable: This Is Not A Love Song sis à la Paloma de Nîmes, bel endroit (2 salles + une grande scène dehors) loin du gigantisme d'un Rock en Seine par exemple.

L'affiche du soir est copieuse et prometteuse: Swans, Ought, Thurston Moore, Gaz Coombes et Thee Oh Sees. Du rock à guitare quoi, qui contraste avec les 2 jours suivants, plus... calmes (même si on eut été très tenté de revoir Giant Sand) !

Le top départ est confié à Swans où l'on reste un petit quart d'heure (le temps de faire presque 3 accords), faute de motiv pour s'infliger si tôt 2h de chaos alors qu'il y a d'autres choses à voir et puis la configuration est la même qu'à Feyzin il y a 2 ans.

Quelques détours chez Morgan Delt (bof) et Fucked Up (quel chant affreux), c'est de pied ferme qu'on attends Ought dont l'album nous avait bien plu, conseillé par un Xavier qui nous bouscule presque au premier morceau: set au cordeau, no look et une certaine candeur, le groupe va convoquer quelques fantômes bien appréciés: Television, Talking Heads ou Modern Lovers. Un très bon moment !

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On enchainera au Club avec Mikal Cronin, comparse de Ty Segall dont le garage rock tendance pop psyché est bien sympathique.

Il est alors l'heure de prendre l'air: Thurston Moore et son band vont délivrer un set très correct quoique court (dur de caser plus de 5 morceaux en 1 heure) qui partait pourtant mal avec ce premier titre poussif et répétitif. Mais la suite retrouve une certaine jeunesse sonique pour quelques beaux entremêlés de guitares.

Il faut néanmoins reconnaitre que le tout ne rivalise pas avec les années glorieuses: pas trop de tension dans ces larsens et des plans mélodiques à l'impression de déjà ouïs (mais de reviens-y aussi).

On Caribouffe avec le canadien (ou plutôt on attend longuement son tour devant l'un des 4 camions dispo - seule fausse note de l'organisation) en se demandant qui peut aimer ce genre de truc (Caribou, pas les sandwichs) ? Ils sont nombreux, semble-t-il...

Le passage chez Gaz Coombes sera de courte durée tant l'ex Supergrass fait dans le gloubi-boulga informe et sirupeux. Il y a pourtant toujours cette voix qu'on aime mais enrobée d'arrangements infâmes pour des chansons affreuses, beurk...

Restent alors Thee Oh Sees, déjà vus en configuration intimiste (plutôt bien) ou en plein soleil (mouaip). La grande salle nîmoise et l'heure tardive (1h du mat') siéent bien à l'allumé John Dwyer et quand on aperçoit 2 batteries sur scène, on se dit que le concert va bien balancer.

Ca le sera: show énorme, rock'n'roll avec bouteille de bière bue sans les mains, grimâces et médiators machouillés ou titres enchainés sans temps mort. Les 2 batteurs sont d'un synchronisme ébouriffant (çà sert à rien mais çà le fait grave) et la setlist envoie du lourd (sûrement des titres d'un album paru cette année), de quoi nous achever de bien belle façon, la meilleure prestation de la soirée, c'est clair !!!

jeudi 28 mai 2015

Lobotomie !

Dans le genre grosse piqûre de rappel pour ne pas racheter (ou revendre ou casser)) de télé, ce bouquin se pose plutôt là !

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Desmurget compulse 50 ans d'études scientifiques sur le média qui trône dans tout salon qui se respecte. Ces résultats, rarement mis en avant (ce n'est justement pas la télé qui va le faire) sont assez glaçants, quelque soit l'angle d'étude abordé: développement intellectuel de l'enfant (surtout (mais pas que) avant 6 ans), influence inconsciente du consommateur, comportement violent, conséquences (directes ou indirectes) sur la santé du téléphage...

tvlobotomie1.jpg[2]
Du lourd !

Notes

[1] dessins d'enfants de 5 à 6 ans exposés à moins d'une heure de télévision par jour.

[2] dessins d'enfants de 5 à 6 ans exposés à plus de 3 heures de télévision par jour.

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