90 ans d'une vie en 200 pages, c'est ce que proposent Antonio Altarriba et Kim, celle du père du premier, enfant de la campagne de Saragosse qu'il ne tarde pas à fuir pour la ville avant d'embarquer dans le train de l'Histoire espagnole : d'abord le front populaire puis la guerre civile, l'exil en France (parqués dans des camps) avant de s'en retourner, résigné, sous la dictature franquiste.
Le fils devient (transsubstanciation dit-il) le père et raconte cette (pas vraiment) drôle de vie, bouffée par les regrets. Dessin très agréable, densité du récit, on est vite happé dans ce pan d'histoire pas si lointaine !
ps1 & scoop buzien tout frais : Altarriba participera au prochain salon du livre de Bron (c'est dans 6 mois
).
ps2 : j'ai failli mettre 'volare' des Gipsy Kings mais je me suis retenu, j'avais aussi la solution d'un duo Sardou-Dion... auto-censure, quand tu nous tiens !
Première BD Philippine (!) et grosse curiosité de par une idée de départ un peu folle, comme un défi : celui d'élever la condition des gallinacés au rang de citoyen lambda et d'en faire un bouquin.
De ce côté de l'Atlantique, Olivier et sa famille, les idéaux libertaires de l'époque (début des 70's) mis en pratique, la rencontre avec un prêtre pas très standard, camps d'été... Tout va pour le mieux jusqu'à l'évènement qui restera gravé et enfoui de nombreuses années avant que tout çà ne ressorte avec le mot pédophilie dans les médias.
Un peu plus tôt et du côté de Detroit, David, un père radiologue, une mère acariâtre et une grosseur au cou non traité dans les temps.
Drôle de titre pour un one-shot où l'auteur creuse le sillon intimiste provincial initié avec l'excellent Les petits ruisseaux (et poursuivi plus légèrement avec les 2 tomes de La Marie en plastique).
On y découvre l'auteur et ses travers : égocentrique, geignard, radin, égoïste, obsédé, manipulateur, insatisfait, feignant... Que des qualités donc, présentées à raison d'une page assez verbeuse (il dessine petit !) par anecdote.
On se retrouve donc avec deux protagonistes un brin glandeurs : Paul qui vient de trouver du taf' au sanctuaire des animaux (il est responsable de la section des porcins) et Dave, sans emploi, qui vient d'acheter des nouvelles sandales pour assumer ses pieds de singe (!).
C'est une première dans le genre et l'approche ludique choisie par McCloud (qui se mets souvent en scène pour étayer son propos) rends la lecture de ce bouquin assez conséquent (220 pages) très plaisante. La lecture d'une traite est un peu lourde je pense, se farcir les 7 chapitres un par un facilite le transit.
L'auteur (marié - 2 enfants) est sensible à l'environnement, habite en ville, scolarise ses gamins dans une 


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