La bUze

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Mémoire (de) volatile

Flashback musical sur le mois écoulé...

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dimanche 18 décembre 2011

Episode 20 : 2011, quand même...

Pas une vingtaine de disque de l'année écoutés, quel cossard fais-je !
Mais faut dire que l'avalanche de sorties, un enthousiasme déclinant pour la nouveauté (quel gros mot) et un retard conséquent sur les 50 dernières années font que...

:bz45) Black Joe Lewis & the Honeybears - Scandalous - 2011
BJL reprends les choses là où il les avait laissé avec Tell 'em What Your Name Is! (2009), à savoir un rock groove pétaradant et gouailleur. Cette nouvelle livraison est encore meilleure que la précédente et on pardonne l'excursion Messin dans un blues trop classique ou la ballade un brin baloudre Since I met you Baby. Le reste de la galette démontrant une efficacité redoutable qu'on aurait bien aimé goûter live encore une fois.

:bz3) Charles Bradley - No Time For Dreaming - 2011
Une galette Daptone Records (superbe pochette), forcément çà sent bon l'analogique. Charles Bradley y fait ses débuts discographiques, à 62 ans (!) et on le compare pas mal à feu Mr. Dynamite. D'où la petite déception quant au contenu du disque : plus soul que funk avec une voix très Brown, certes, mais des tempos loin d'être explosifs et des compositions pas si renversantes à l'exception de 3/4 titres. On est presque sûr que live, c'est tout autre chose et on se mord les doigts de n'avoir pu atteindre le Kao le 23 Octobre.

:bz25) Alela Diane & Wild Divine – 2011
Quoi ? Les claviers de Supertamp en ouverture du disque ? On pense à un intervertissement de disque à la bibliothèque mais non, il s'agit bien du nouveau Alela Diane. Dans un genre bien plus polissé que tout ce que l’américaine a pu proposer jusque là (et pour lequel je l’appréciais...) Du coup, là, c'est pénible de se farcir des titres comme Elijah (ou les ponts calamiteux de White horse ou The wind), cette batterie pataude, ces orchestrations proprettes et des tics vocaux flagrants (The wind encore). Y’a pourtant quelques beaux restes (Desire, Suzanne ou Rising greatness) mais si peu... Après un Pirate's Gospel flamboyant, c'est la chute, de disque en disque, de quoi lui retirer son triple A !

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:bz2) Stranded Horse – Humbling Tides – 2011
Un album qui caracole en tête des top-of-the-blogs et ce titre, Shields, vraiment excellent. Autant dire que j'étais impatient d'écouter le reste (les souvenirs du concert de Grrrnd Zero étant assez vagues) et là, grosse déception. La faute (enfin c’en est pas vraiment une) à une voix très plate (They’ve Unleashed...), presque effacée qui me touche pas du tout, encore moins sur les titres en français dans le texte (Les Axes Déréglés). On peut néanmoins saluer la démarche...

:bz2) Catherine Ringer – Ring n’ Roll – 2011
Petite écoute anticipative d'avant concert aux Nuits de Fourvière histoire de se familiariser avec cette aventure post Rita et petite inquiétude quand à ce qui nous attends live : Ringer se démarque en effet pas mal de son travail en duo mais ici, la sauce prendre rarement. Entre arrangements incongrus (Rendez-vous) et mélodies insipides, on oubliera vite le disque (Malher faisant exception).

:bz1) Bing Ji Ling - Shadow To Shine - 2011
Déception quant à ce disque découvert via le remuant Bye bye, le reste tombe ben à plat... On frôle le too much parfois (Dreamin et sa rythmique disco) et le déjà-attendu souvent. Les arrangements sont chargés et la voix en fait des caisses... Cà se veut festif et estival mais en plein mois de Décembre, il faut savoir dire non !

jeudi 25 août 2011

Episode 19 : oh les filles...

Que des filles cette fois-ci, avec aux premiers rangs, mes deux disques préférés des deux dernières années...

:bz45) Dark Dark Dark - Wild Go - 2010
La surprise folk de chez e-Pop... Je m'étais presque juré de ne plus me laisser avoir (par le folk) et caramba, c'est encore raté ! La faute à Celebrate donc mais aussi à ces 2 premiers titres immédiats, le son brut de l'enregistrement, l'accordéon qui apporte un bonne dose d'originalité/personnalité (et qui évoque un Yann Tiersen dans sa période 'Phare' (arf)), et enfin et surtout, la voix de Nona Marie Invie. Bref, j'aime bien !

:bz45) Shannon Wright - Honeybee Girls - 2009
Wright en mode "apaisée" 2ème, sur le papier, c'est pas rassurant tant je n'étais pas rentré dans son précédecesseur (Let in The Light (2007))... Et pourtant, cet effort-ci est tout à fait excellent ! Pas révolutionnaire certes (le seul reproche que j'y ferais) mais on y retrouve toutes les caractéristiques de l'américaine qu'on apprécie : la voix, le coté brut, un optimisme pas vraiment là (Asleep) ou une tension toujours palpable (Embers in Your Eyes). Le son est moins tranchant que les productions albiniennes du passé, Father propose même un soupçon d'électro, un début de piste pour la suite ?

:bz35) Kaki King - Everybody Loves You - 2003
Retour sur le premier effort de Kaki, après la très belle découverte qu'était Until We Felt Red. Autodidacte en guitare, excellant dans la technique du tapping, style qui a produit quelques singes savants sur yutoube, la jeune fille (30 ans) y adjoint une inspiration singulière, jamais dans la démonstration. Essentiellement mono-instrumental et acoustique, cet opus fait dans l'austérité (tout le contraire de UWFR, justement) mais avec un peu de persévérance, la délicatesse de certains titres l'emporte : Carmine St. ou Night After Sidewalk par exemple...

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:bz3) Sleater-Kinney - All Hands On The Bad One - 2000
Pas de rrrrévolution sur le 5ème album des Olympiennes... On retrouve avec plaisir leurs compositions batterie/guitares bien tendues et sans fioritures. Pas génial non plus (surtout quand elles calment le jeu comme sur l'ultime titre). M'enfin, restent des bons trucs comme ce Leave you behind presque poppy !

:bz15) Alela Diane featuring Alina Hardin - Alela & Alina - 2009
6 titres à 2 voix et 2 guitares, pas de production... Et des chansons pas vraiment inoubliables : on s'emmerde grave, la magie de Pirate's Gospel est bien loin...

:bz15) Bosque Brown - Baby - 2009
Un disque folk, encore... mais labelisé Fargo, je prends... Intro au piano, styles très variés pour les 13 chansons de l'album mais aucune pour retenir l'attention : si le grain de voix de Mara Lee Miller est particulier, il ne me touche pas du tout... et quand en plus il faut se farcir 3 titres acapella, n'en parlons pas...

samedi 18 juin 2011

Episode 18: pochettes grisâtres...

... à défaut de point commun plus fédérateur !

:bz55) Joseph Arthur – Come to where I’m from – 2000
Pas grand chose à jeter sur cet album longtemps boudé par ma pomme... Un concert grenoblois et la révision nécessaire à celui-ci m'ont donné tort : le songwritting du gars est tout personnel et attachant, avec des belles mélodies et une voix à laquelle j’adhère immédiatement ! Si on ajoute 5 pépites sur 12 titres, on tient presque un des disques de la dernière décennie, rien de moins !

:bz5) Bob Dylan - John Wesley Harding - 1967
Du bon, du très bon même.. avec les titres issus du film de Peckinpah (l'excellent Pat Garrett & Billy the Kid), déjà... mais les restes valent leur pesant d'or, dans une ambiance acoustique certes mais plus travaillée que les débuts du Zim. J'aime !

:bz3) Barzin - Just More Drugs - 2007
Gros EP pour découvrir Barzin, après quelques papiers alléchants... Peut être pas le meilleur choix (surtout après 2-3 écoutes du dernier en date) : ici l'instrumentation est un peu trop cheap et le titre éponyme (servi d'ailleurs 2 fois) n'est pas le meilleur mais on sent une belle pâte, on poursuivra donc...

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:bz3) The Kills – No Wow – 2005
Pas vraiment convaincu par le 2ème effort du duo (je gardais pourtant un bon souvenir du précédent) : bien peu de titres accrocheurs et cette saleté crasse qui semble un brin superficielle. On ajoute à cela des titres calmes très en deçà… Mouaip...

:bz25) BLK JKS - After Robots - 2009
Il avait tout pour attirer l'attention ce disque : un groupe sud-africain, des titres barrés dans leurs structure, des guitares très présentes, un effet White Denim bis ? Et ben non, c'est au final un bonne déception tant cela reste chargé (Skeleton porte très mal son nom) et on se perd dans le dédale des titres (pas forcément longs qui plus est). La production embarrasse également, à diluer toute velléité offensive si bien qu'on préfère les titres les plus calmes. Peux-être valait-il mieux les découvrir live aux Invites de Villeurbanne l'été dernier....

:bz25) Lower Dens - Twin-Hand Movement - 2010 Lower Dens a frotté son fut sur du velours souterrain, sûrement écouté Joy Division (cf Plastic & Powder)... Des références fort louables mais qu'en est il de ce premier album ? Certains titres partent bien mais beaucoup ne décollent pas vraiment ou tournent court trop tôt (Blue & Silver ou le prometteur Rosie dont on aurait bien profité plus longtemps), c'est assez frustrant et l'ensemble sonne au final un peu comme une coquille vide (A Dog's Dick, l'instru Holy Water). On reste sur sa faim et on ira prendre quelque chose de plus consistant...

mercredi 23 mars 2011

Episode 17: spéciale "Dépressifs"

Du rock-ska-festif-en-français ou presque (y'a qu'à voir la teinte globale des 6 pochettes pour mieux se rendre compte)...

:bz45) Sparklehorse – It’s a Wonderful Life – 2001
3ème disque du cheval d’éclat… et comme le précédent, on aime… sans être envouté ! De superbes mélodies encore une fois, de la variété dans les rythmes et les 2 coups d’éclats Piano Fire & Eyepennies avec la voix de PJ Harvey en bonus (toujours dans les bons coups celle-ci). On garde et on réécoutera !

:bz4) Clem Snide - The Meat Of Life - 2010
On renoue avec les américains, faute d'avoir pris des nouvelles depuis leur très bon concert à Gnome & Rhone (2005 !). C'est toujours de la belle ouvrage, pas encore porté sur l'euphorie (mais c'est pour çà qu'on les aime) et si tout n'est pas flamboyant (le titre d'ouverture ou BFF), Eef Barzelay sait trousser quelques perles de songwriting : Denise, Song For Mary ou Anita comptent pour les plus belles réussites du disque, à se demander ce qui inspire ce garçon.

:bz4) Sophia - There Are No Goodbyes - 2009
Plus de matière sonore que dans le premier effort du groupe (le seul que je conaisse), des clarinettes, des cordes... et pas trop de franche rigolade non plus mais un univers toujours bien prenant, dont les portes s'ouvrent avec le magnifique titre éponyme. De quoi tenir l'auditeur presque jusqu'au bout (petite baisse de forme sur les deux derniers morceaux).

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:bz35) David Ahlen - We Sprout In Thy Soil - 2009
Petit OVNI choppé chez KMS: pas la même voix du tout, certes, mais des ambiances qui évoquent Matt Elliott, une texture très organique (cordes, harpe (?)). Les titres sont très courts et tournent court également (27 minutes pour 10 chansons). Un disque d'hiver qui sent la neige... chaud et froid en même temps, mais plutôt beau.

:bz3) José González - In Our Nature - 2007
2ème effort et effet amoindri... Si la première face est très réussie (cf morceau d'ouverture), avec encore ce délicat jeu de guitare, des arrangements maxwell-qualité-philtre, une bonne cover du Teardrop de Massive attack ou 'Down the line' repris lui (et de quelle façon) par les Gutter Twins, la suite sent la redite et l'on décroche.

:bz3) Eels - Hombre Lobo (12 Songs Of Desire) - 2009
Une pâte de songwriting toujours là, cette voix éraillée pas très joyeuse et des histoires de déception amoureuse... Alternance de titres rugueux (l'effet grosse barbe sûrement) et morceaux déprimés, la maison Eels ne révolutionne pas grand chose sur cet album. Bien fait, comme d'hab, on n'est guère surpris sauf le temps d'un That look you give that guy qui ferait presque chialer...

vendredi 21 janvier 2011

Episode 16: réédition, remasterisation, piège à con...

Quand l'industrie de disque nous ressert sa sauce, on y goûte !

:bz5) Betty Davis - They Say I'm Different - 1974
Petite bombe bien sexe que ce deuxième LP de madame Davis. Du funk bien brut et sans fioriture, des feulements plus qu'évocateurs.. Cà groove à fond le temps de 8 titres (Special people permet quand même de reprendre son souffle), 34 minutes de pur plaisir, parfait ! La réédition de 2007 apporte 4 Rough mixes qui en rajoutent à peine tant les originaux sont grrrrr...

:bz45) Pavement - Wowee Zowee Deluxe edition - 1995
3ème Pavement dans cette édition pleine à la gorge de b-sides, live session et bout de démos... For fans only tant la matière n'est pas forcément transcendante : le chaos Pavement non mis en forme reste toujours moins bandant que l'album, surtout quand celui-ci est excellent... et peu de gemmes se cachent parmi les 32 titres additionnels de cette réédition (sûrement remastérisée - arf) : on garde le single Give it a day, çà, pour sûr !

:bz45) Leonard Cohen - Songs of Leonard Cohen - 1967
Le premier effort du Léo et bon, c'est pas mal ;o) . Même si l'impression monolyte du tout lasse un peu (ou alors vient-ce de la voix du canadien pas encore totalement cohennienne ?). Pas grand chose à jeter ici (un creux par face, en gros) et une remasterisation qui apporte beaucoup de relief au son (pas trop difficile vu la médiocre première édition CD). On profite aussi des 2 bonus tracks de très bonne facture.

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:bz35) Jesus Lizard - Head - 1990
Premier effort de la bande à Yow, après un single Chrome bien efficace et l'EP Pure qui confirmait. Là, ils ont un vrai batteur et le bloc se mets en place pour une formule qui va produire quelques-uns des meilleurs disques des 90's, un style à part, bien allumé, un blue malsain. Pas aussi abouti que ses 2 successeurs, Head envoie quand même quelques parpaings dans ta face : One Evening, If you had lips, ... Quant à l'intérêt de la remasterisation... c'est une production Albini, çà vieillit plutôt pas mal !

:bz35) The Beatles - Please please me / With The Beatles - 1963 / 1964
Longue attente, montée de buzz, cruel choix Mono/Stereo... le business sait y faire pour la ressortie de l'intégrale des Fab Fours. Mais les Beatles restent les Beatles et ces rééditions servent de prétexte pour replonger dans leur discographie... et tant qu'à faire, par le début. Ces 2 premiers disques (on ne parle pas encore d'album) compilent compos du duo Lennon/McCartney et pas mal de reprises chippées chez les black américains. C'est gentillet - un peu trop à la longue - mais l'évidence mélodique est déjà là dans les voix. Léger et plaisant donc, avec des pépites au milieu : There's A Place, P.S. I Love You, ...

samedi 11 décembre 2010

Episode 15: 2010, vétérantes déceptions

C'est un peu le sentiment général qu'on retrouve sur la toile : 2010 n'a pas vraiment été une grande année de découverte, d'enflammement pour ne serait-ce qu'un disque au dessus de mêlée.

En voilà 6 pas renversants et dont les géniteurs ne sont plus tout à fait des lapins de 2 semaines :

:bz35) The Ex - Catch My Shoe - 2010
Le problème d'avoir découvert The Ex sur scène, c'est que leurs efforts discographiques restent un peu ternes... Celui-ci, n'échappe pas vraiment à la règle. Moins aventureux que leur excellente collaboration avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria, le disque propose tout de même un truc assez unique, une sorte d'ethno-punk roboratif porté par la voix du nouveau chanteur (presque trop mélodique ;o) ) et quelques cuivres bien sentis (Maybe I Was The Pilot, Cold Weather Is Back). Eoleyo, chanté par Katherina en amharique (?) pourrait faire un tube, dommage que la galette s'essouffle juste après...

:bz35) Roky Erickson with Okkervil River - True love cast out all evil - 2010
Emballé par l'écoute de Goobye sweet dreams, c'était avec enthousiasme que je me penchais sur cette collaboration du leader cramé des 13th Floor Elevators. Cà part bien avec un titre d'ouverture fragile et lo-fi très Guided by voices. 3 titres plus loin, çà retombe beaucoup. Il faut dire que l'accompagnement d'Okkervil River reste très commun, limite baloche pour la section rythmique (Bring back the past). Le dernier tiers regagne en intérêt avec un bel enchainement Forever & Think of as one. A noter également Please judge où la voix fatiguée d'Erickson évoque curieusement celle de Johnny Cash du temps de ses American Recordings...

:bz3) Sharon Jones & The Dap-Kings - I learned the hard way - 2010
Pochette classe (comme toujours) et contenu plus posé, plus soul pour miss Jones et ses acolytes. Un peu trop peut-être car on écoute çà distraitement, émoustillé parfois le temps des Better things, Money ou Without a heart avant retour au ronronnement...

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:bz3) Neil Young - Le noise - 2010
Le Neil annuel est sorti, guitare+voix seulement, çà rappelle l'aventure Dead Man (sans la voix, ok!) et surtout les derniers grands moments discographiques du Loner. Ici la production est assurée par Daniel Lanois qui va poser ses effets un peu de partout, trop parfois (Sign Of Love), diluant le coté rugueux du Canadien (l'affreux Angry World). Enfin, comme pour les 00's, le problème de cette nouvelle livraison reste l'inspiration, défaillante pour des chansons pas vraiment renversantes, à l'exception du magnifique (et très classique) Love and war. Bon, c'est toujours mieux que le médiocre "Fork in the road" de l'an dernier...

:bz25) The National - High violet - 2010
L'album de l'année pour certains ? Sans blague ? Ce sera plus ma déception... The National tourne en rond sur ce disque (Bloodbuzz Ohio en parfaite auto-caricature) et applique (bien) ce qui commence à ressembler à des formules (la batterie martiale et sourde, les morceaux ascensionnels). Cà fonctionne de temps en temps, comme sur Anyone's ghost ou Conversation 16 mais on reste sceptique : tout semble sous contrôle et çà mouille pas vraiment le mailot. Dommage !

:bz2) Isobel Campbell And Mark Lanegan - Hawk - 2010
Jamais été fan de cette collaboration et ce n'est pas ce 3ème volet qui me fera changer d'avis. C'est toujours bien fait, varié dans les arrangements et les styles abordés mais la voix et le songwriting de Campbell sont fades. Bref; on s'emmerde vite et les blagues les plus courtes sont les meilleures...

samedi 25 septembre 2010

Episode 14: 2009

On me faisait remarquer que le précédent épisode ne contenait pas vraiment de nouveautés... Voici de quoi rattraper le retard, avec des galettes sorties exclusivement... l'année dernière :

:bz45) Piers Faccini - Two Grains of Sand - 2009
Que faire sinon le même topo que pour le premier album ? Les voix sont superbes, les mélodies itou et les arrangements pareils, ... pour des ambiances encore plus variées (l'africanisant 'Your name no more'). Bref, Faccini poursuit son bel ouvrage !

:bz4) Centenaire - "2"(The Enemy) - 2009
7 titres, pas 30 minutes mais çà suffit à Centenaire pour coucher une forte personnalité et des compositions un brin déroutantes mais captivantes. Rock donc, mais à fort accents pop : on pense aux Motorpsycho en sortie de garage, à Rien également (mais moins post-rock)... Enfin peu de références vraiment établies en fait, juste un son et une identité propres, et çà fait bien plaisir !

:bz4) Elvis Perkins - In Dearland - 2009
2ème album de Perkins, en bonne position des classements de la blogosphère de l'an dernier... Folk (encore) mais pas que et puis çà part vraiment bien avec un Shampoo imparable et un peu foutraque. Du piano, et beaucoup de monde derrière ces chansons vraiment bien écrites, un coté fanfare parfois un peu lourd et un enregistrement qui sonne sur le vif, presque live. Bonne surprise, donc !

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:bz35) Soulsavers - Broken - 2009
Retour des Soulsavers avec encore, Mark Lanegan en invité de choix. Un instru paisible et inquiet en amuse-gueule avant que Death Bells et son hénaurme basse donne la première calotte. Il faudra un petit temps d'apprivoisement pour gouter pleinement le reste du disque mais quand on y est, c'est parfait : y compris les 8 minutes de Some Misunderstanding, frôlant la grandiloquence avec solo de guitare et tout et tout. J'ai écrit pleinement mais c'est pas tout à fait vrai : la seconde moitié du disque retombe comme un soufflé, en particulier les titres chantés par Rosa Agostino bien fades. On sauvera quand même un dernier instrumental somptueux: Wise Blood, tout en cordes, qui eut été un parfait non-happy-end.

:bz35) Mulatu Astatke & The Heliocentrics – 2009
Métissage très plaisant avec des ambiances généralement calmes, pas mal de cuivres, des flûtes aussi et des machines derrières qui servent ces instrumentaux de bien belle façon. Le groove est là, on part avec...

:bz25) PJ Harvey & John Parish - A Woman a Man Walked By - 2009
Seconde collaboration avec Parish et nouvelle déception... Après un White Chalk qui m'avait laissé sur le bord (cette voix trop haut perchée), cet opus fait une sorte de synthèse de l'oeuvre de la demoiselle. On retrouve donc les pistes explorées dans l'album précédent, mais également les énervements plus rugueux et anciens (titre eponyme ou Pig Will Not) . Il manque juste des compos suffisamment accrocheuses pour avoir envie d'y retourner. Dommage, le titre d'ouverture était prometteur !

mercredi 25 août 2010

Episode 13: classiques (oubliés)...

Là encore du retard sur la rubrique... Et cette fois, on remonte bien loin pour du classique (qui veut parfaire sa culture rock ?) et en plus du bon ! Mieux vaut tard que jamais, telle sera la conclusion !

:bz55) Captain Beefheart – Safe as milk – 1967
Yesss ! Il y a longtemps, suivant les conseils des tops disques a avoir dans sa discothèque, j’avais fait l’achat du Trout Mask Replica de l’allumé Beefheart... J’ai pas dû l’écouter 3 fois… çà me parlait pas vraiment, trop bizarre, trop barré... En 2011(?), j’espère franchir l’étape aussi m’entraine-je avec le premier opus de Don Van Vliet : c’est immédiat, rugueux, çà pioche un peu partout mais çà a de la gueule, une belle gueule amochée certes avec une voix inimitable et j’adhère pour pas dire adore : rien que les intros de "Sure 'Nuff 'N Yes I Do", "Electricity" mais aussi "Zig zag wanderer", "Abba Zaba", ... enfin rien à jeter sur la galette, juste les bonus tracks sont dispensables !

:bz45) John Martyn - Bless the weather - 1971
Enregistré 2 ans avant l'excellentissime Solid Air, Bless the weather propose, l'effet 'nouveauté' (pour La bUze) en moins, de superbes titres dans la même veine ("Head and heart", "Just Now"), avec une approche / un son moins jazzy peut-etre (hormis "Glistening Glyndebourne" qui annonce complètement 'Solid Air') mais "Just Now", "Walk to the Water", "Head and heart" sont à tomber. Le disque se termine sur une reprise de "Singing In The Rain" qui parait presque décalée (le syndrome 'Orange mecanique' ?). Autre reproche : la pochette est vraiment vilaine !

:bz4) Violent Femmes - sans titre - 1986
Filiations Modern Lovers ou Television ("To the kill") voire Loaded Velvet ("Good Feeling") évidentes mais à la sauce nerveuse, sèche et rêche (la production 'ligne claire' y contribue un max). Majoritairement acoustique, des titres généralement courts et le tout brinqueballant et fragile comme un roseau sans que jamais çà ne rompe. Les morceaux plus lents (Confessions ou Good Feeling) sont moins convaincants et encore...

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:bz4) XTC - Drums and Wires - 1979
Découverte au hasard... dans le genre groupe jamais écouté... à tort ? On vérifie... et bizarrement au premier titre, c'est terrain connu puisque l'excellent Making Plans for Nigel a été repris à la sauce Nouvelle Vague... La suite de la première face est de haute volée et la production pas vraiment datée. Je reste sur ma fin en verso même si l'inquiétant Complicated Game vaut le détour. Enfin ce qui enchante reste la construction bien alambiquée de ces chansons pourtant immédiates et ce jeu de guitare tout en silences, souvent 'out' mais complètement génial. J'y retournerais donc !

:bz4) The Only Ones - sans titre - 1978
On reste en Angleterre avec le premier effort de la bande à Peter Perrett (récemment reformés d'ailleurs). Pas emballé d'emblée (la faute à la voix du leader) et puis je persévère avec succès : que ce soient le buzzcockien "Language problem", le sax (pour Xavier) sur "The Whole Of The Law" ou l'inépuisable single "Another Girl, Another Planet", c'est très bon. On est là encore sous influence Television ("The Beast") et on zieutera une éventuelle date dans le coin !

:bz1) Alexander "Skip" Spence - Oar - 1969
Album culte enregistré par le batteur du Jefferson Airplane à sa sortie d'hopital psychatrique (il avait détruit un studio à coup de hâche), disque le moins vendu de l'histoire Columbia Records, le garçon y fait tout tout seul et propose un folk psychédélique bien barré, dans le genre des 2 efforts solos de Syd Barrett. A conseillé aux amateurs donc, moi, suis un peu resté à coté...

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