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Tag - Mark Lanegan

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jeudi, décembre 31 2009

Episode 10

Merde, j'ai loupé le coche : JP m'avait taggué pour une playlist automnale et nouvel voilà déjà en hiver...

Bon, de toutes façons, elle n'a rien de saison mais je la mets quand même !


10.jpg :bz5) Nina Simone – It is finished – 1974
Dambala Un live, plutot léger mais vraiment classe... Des orchestrations variées : ah, les congas sur la version Funkier Than A Mosquito Tweeter !!!, ah juste ce piano pour Dambala, ah, ... J'aime quoi !



10.jpg :bz4) Tinariwen - Amassakoul - 2003
Excellent métissage que cet album de rock touareg. Les instruments traditionnels et les guitares électriques s'imbriquent au poil pour développer des sonorités vraiment originales. Pas de tatapoum très violent non-plus, juste quelques-chose de neuf qui donne envie de poursuivre !




10.jpg :bz35) Motörhead - Ace of Spades - 1980
De la bande à Lemmy je ne connaissais que le bien moyen Rock 'N' Roll' (1987). Celui-ci, c'est le classique et il envoie du bois ! Après, çà reste un peu trop bourrin et bas du front pour moi, mais c'est ce qui fait tout le "charme" de Motörhead (çà et entendre Lemmy beugler I'm leaving you...).




10.jpg :bz35) Pete Doherty - Grace / Wastelands - 2009
Une petite touche Ray Davies désabusé (pléonasme ?) période "Muswell Hillbillies" (Through the Looking Glass ou Sweet By and By), une tonalité acoustique et légère pas déplaisante du tout, si Last Of The English Roses envoie un peu plus, c'est pour le meilleur (sommet du disque). Le coté jazzy-cabaret séduit moins (Sweet By and By) et les titres centraux sont plutôt en deçà du reste. M'enfin, l'ensemble reste une bonne surprise.



10.jpg :bz15) Isobel Campbell & Mark Lanegan- Keep Me In Mind Sweetheart EP - 2008
EP 6 titres dans la continuité du second album proposé par le duo... C'est propre, gentillet et on s'y ennuie toujours autant. Seul le très frais Hang On tout droit sorti des entrailles du Velvet période Loaded réveille l'assoupi.




10.jpg :bz15) Neil Young - Fork in the road - 2009
Le Neil de l'année avec un thématique autour de l'automobile. Une inspiration en berne, bien peu de mélodies dignes de ce nom, l'acoustique Light a candle arrive un peu tard pour sauver l'auditeur agacé. Heureusement que rien ici n'excède les 5 minutes. C'est pas aussi pénible qu'un numéro de Tunning magazine mais on s'emmerde sévère face à ce blues rock lourdingue et graisseux. L'album de Young le plus faible depuis les années 80 ? Celui à la pochette la plus laide, c'est sûr !

samedi, septembre 26 2009

Episode 08

Un peu d'énervement psychiatrique ou presque cette fois-ci...

Avais-je déjà dit que le folk m'ennuyait pas mal en ce moment ? oui ? bon, d'accord...

08.jpg :bz4) Mission of Burma – Vs. – 1982
Retour sur cet album pour lequel les gars de Mission of Burma ont sûrement piqué une DeLorean et proposer en 16 titres un aperçu-résumé de ce que le rock US proposera de meilleur dans les années qui suivront (rayon alternatif, hein...) : Sonic Youth donc mais également Hüsker Dü (cf le Forget en pièce jointe), Fugazi (Learn How), Minutemen (Weatherbox), … On note aussi quelques clins d’oeil aux Clash et autres Buzzcocks ! Fondateur ? Maybe...

08.jpg :bz4) Johnny Thunders & The Heartbreakers – L.A.M.F.: The Lost ‘77 Mixes – 1977
Thunders post Dolls (avec Nolan aux fûts et Richard Hell de Television)… Mix original pourri et pas mal de version de cet album. Ces '77 Mixes seraient les meilleurs... En tous cas, çà regorge de titres excellents (riffs imparables, solos courts mais percutants) et au moins 3 pépites : Pirate Love, One Track Mind & Can't Keep my eyes on you. Seul disque avant l’explosion (égos + drogues + …) : Born To Lose (et pas Born in Toulouse) !

08.jpg :bz35) Bob Mould - Life and Times - 2009
Curieux album que la dernière livraison du Bob : le Citylights en pré-écoute n'augurait rien d'exceptionnel et on en doute avec 2 premiers titres de fort bonne tenue. Si le soufflé retombe avec l'allumage des lumières de la ville et ses synthés trop mignons, il n'y a finalement que 3 bouses à jeter sur la galette : un Argos trop bas du front et le Lifetime mou comme un gras de bide qui clôt le disque. Sinon, Bob est toujours le roi quand il s'agit de pondre des acoustiques désabusés (I'm Sorry, Baby, But You Can't Stand In My Light Any More - rien que le titre) ou quelques bombes électrifiées (Spiraling down).

08.jpg :bz3) The Byrds - Fifth Dimension - 1966
Découverte des Byrds, pionniers du folk-rock où l'on retrouve notamment David Crosby. Une cover serrée de Hey Joe, des titres bien psyché (Eight Miles High qui sera tronçonné par Hüsker Dü) et un bilan mitigé: pas de coup de coeur mais quelques titres bien sentis comme ce What's Happening?!?!.



08.jpg :bz05) Tim Buckley - sans titre & Goodbye and Hello - 1966 & 1967 Bon, j'aurais essayé... Dans la voiture, chez moi, au casque, rien à faire... Buckley senior m'indiffère au mieux sur ces 2 premiers LPs. Pas rentré dans ces compos, cette voix trop souvent dans les aigüs (et il en mets partout), ce coté baladin troubadour, ces arrangements et ce son un peu désuets aujourd'hui... La suite est-elle plus épurée ?


08.jpg :bz0) Breeders – Fade to Fatal EP – 2009
Dans la lignée d’un plutôt bâclé Mountain Battles, les soeurs Deal proposent 4 nouveaux titres : un titre éponyme braillard avant du très posé. The last time permet d’entendre le Mark au chant sans que çà décolle vraiment, la suite étant du même ennui. Et donc ? Ben, on fait comme elles, on s’en tape…


mercredi, juillet 22 2009

Soulsavers (feat. Mark Lanegan) - You Will Miss Me When I Burn

Des news du Mark : va falloir se brosser pour écouter cette année le successeur de Bubblegum alors autant jeter quelque oreille sur le second épisode de sa collaboration avec les Soulsavers.

Le duo anglais avait déjà invité l'infra-basse en 2007 le temps d'un somptueux It's Not How Far You Fall, It's the Way You Land où Lanegan officiait sur presque tous les titres.

Soulsavers_broken.jpg Le Broken qui sort en Août reprends la formule, avec quelques invités en rab' : Mike Patton, Richard Hawley, Gibby Haynes (des Butthole Surfers) ou Bonnie Prince Billie aka Will Oldham.

Ce dernier croise d'ailleurs le fer avec Lanegan sur le premier single, chacun reprenant un titre de l'autre : Sunrise pour le barbu, et donc You Will Miss Me When I Burn pour l'ex-frontman des Screaming Trees.

  goto radio La bUze

Un piano presque à l'arrêt, quelques cordes toutes en retenue, that's all.... Dire que le duo Rich Machin & Ian Glover fait de l'électronique est à peine croyable tant leur son reste organique !

ps: j'avoue quand même que c'est en dessous de l'incroyable cover de Jackson C. Frank écoutable ICI
ps2: le titre d'Oldham est pas mal non plus ;o)

mercredi, octobre 8 2008

Mark & me

Déjà Octobre et j'ai toujours pas parlé de l'actualité assez riche du Mark ! Mark ? Mark Lanegan évidemment, il n'y a qu'un Mark !!!

Après les Soulsavers en 2007, le gars ne lâche pas la rampe et revient cette année avec Greg Dulli (ex frontman des flamboyants Afghan Whigs) et Isobel Campbell (pour donner suite à 'Ballad of the broken seas').

Passons rapidement sur 'Sunday at the Devil Dirt', le songwriting d'Isobel me laisse relativement indifférent. Ce 2ème effort est plus abouti, d'accord, mais même après de plusieurs écoutes, je trouve çà assez anodin. Je dois d'ailleurs être le seul au vu des nombreuses critiques dythirambiques lues sur le sujet.

Revenons à ces Gutter Twins, véritable entité bicéphale (alors que Twilight Singers est le projet perso de Dulli où Lanegan chantonne en infrabasses) et çà s'entend: c'est bien noir et un peu flippant (écoutez voir Idle Hands un soir de pluie, volume mal élevé).

alice in chains.jpg
Plutôt que de proposer un chronique tardive de l'excellent "Saturnalia"', voici celle d'"Adorata", le dernier rejeton de la famille, juste sorti et un titre en guise de bande son : Flow like a river   goto radio La bUze

6 mois après la sortie du très bon 'Saturnalia', les Gutter Twins ressortent donc du caniveau et lâchent un maxi EP de 8 titres enregistré à priori avant l'album.

5 reprises : Scott Walker, Eleven, Primal Scream, Jose Gonzales & Vetiver, un traditionnal ('St. James Infirmary'), le ton de l'ensemble est beaucoup plus léger que l'album (c'est pas trop difficile).

4 boîtes de pilules sur la pochette, substances un brin nocives (au vu de la réputation des jumeaux) ou traitement pour le cancer (une partie des ventes du disque ira au Natasha Shneider Memorial Fund, amie défunte du groupe et chanteuse d'Eleven) ? on ne sait pas trop...

3 titres hénaurmes: 'Down The Line', puissant et mélodique (mais qui est ce Jose Gonzales ?), 'Flow like a river' où rôde le fantôme d'Alice In Chains et 'Deep Hit Of Morning Sun' : la patte intoxiqué de Bobby Gillespie sied bien aux lascards (étonnant, non ?).

2 compositions inédites : 'Spanish door', qui jurerait sur 'Saturnalia' et pourrait presque atterrir sur l'album de Lanegan & Campbell. 'We have met before' est l'enchainement parfait pour embrayer sur une nouvelle écoute du LP.

1 disque bonus de haute volée donc ('Belles' & 'Duchess' mises à part, non par misogynie, mais juste un peu en deçà du reste), seulement disponible au format électronique pour l'instant...

On peut faire confiance à l'industrie du disque pour nous livrer l'ensemble sous peu et pour pas cher !

mardi, janvier 22 2008

Soulsavers (feat. Mark Lanegan) - Blues run the game

Un retour sur 2007 avec ce titre (absent de l'album) des Soulsavers inscrit à mon palmarès. Je me rends compte que pas une chanson du jour de l'année passée n'a été consacrée à Mark Lanegan, et pourtant, il y a de quoi tant le gars (m')impressionne.

mark.jpg 7 albums avec les Screaming Trees (d'abord bien psyché, puis bien grunge), 6 en solo (recommandés !) et des collaborations à n'en plus finir : Queens of the Stone Age, Twilight Singers, Isobel Campbell (bof), Martina Topley-Bird, etc... Celle du début d'année s'annonce bien barrée puisqu'avec Greg Dulli (ex Afghan Whigs) ils formeront les Gutter Twins.

Annoncé pour mort une paire de fois, sa voix bien façonnée par la clope est à tomber sous terre. Il pourrait chanter 'Le petit bonhomme en mousse' qu'on en aurait quelques frissons dans l'épine dorsale !

Que dire de plus sinon que le Lanegan sourit rarement, que même en concert il reste dans l'ombre (c'était le cas à l'Usine de Genève) et qu'il était pote avec Cobain, Layne Staley (Alice In Chains) & Jeffrey Lee Pierce (Gun Club), tous 3 trépassés...

Dans la série des trépassés, le 'Blue run the game' du jour est une reprise de Jackson C. Frank, folkeux disparu (et restant à découvrir) repris entre autres par cet enfoiré de Nick Drake...

  goto radio La bUze  

ps: merde, dans tout çà j'ai oublié de dire un mot sur les Soulsavers...

mardi, juin 12 2007

Mark Lanegan Band - l'Usine (Genève), le 7 septembre 2004

La bUze, au stade aquatique publiait ceci ici, Mr Lenoir se fendra même d'une lecture à l'antenne de France Inter (la postérité quoi !!!) :

2 mois d'abstinence en décibels et une rentrée rock lyonnaise assez pauvre rendent le trajet jusqu'à Genève plutôt agréable : au programme ce soir-là, délicat passage de la frontière, découverte de l'Usine (haut lieu de la culture underground en suisse) et le Mark Lanegan Band à l'affiche...

Pas de 1ère partie, la salle se remplit peu à peu, on évite la bière-coca (!) au bar et le concert commence peu après 22h.

En formation très rock (2 guitares (électriques), 1 basse, 1 batterie, une choriste) et bien tatouée, les premiers morceaux sont les plus nerveux du dernier (et magnifique) Bubblegum, flirtant parfois avec le métal sans trop s'y attarder non plus... Ensuite, c'est une alternance de morceaux calmes et plus enlevés, piochés dans la plupart des 6 albums solo (déjà !) du garçon.

La voix est toujours aussi impressionnante (combien de cigarettes ???), l'interprétation de One way street est à tomber !

Côté jeu de scène, c'est sans fioritures: quelques mercis entre les chansons, pas de lumière sur Mark Lanegan, qui, s'il ne chante pas, reste dans l'ombre entre le bassiste et le batteur. On entre-aperçoit son visage le temps de quelques flashs, ... et ça ne rigole pas, comme si seule la musique importait vraiment.

Le rappel vire psychédélique (on retrouve les Screaming Trees), les seuls musiciens terminant le set (1h45 au total) sur une ligne de basse hypnotique pendant 10 bonnes minutes...

Bref, un excellent concert (excepté le volume sonore trop élevé), et dans l'attente d'une prochaine tournée un peu plus fournie en dates françaises, Mark Lanegan reste inquiétant...