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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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lundi 18 décembre 2017 00:05

The Ex + Sathönay, Epicerie Moderne (Feyzin), le 14 Décembre 2017

The Ex again... Cà faisait longtemps: 2 ans, on a bien le droit :)

Première partie locale: Sathönay, qu'on a sûrement vu au Périscope il y a quelques temps. On se souvenait d'un duo, là ils sont 3: batterie, violoncelle & tar/sitar (?) pour de longs morceaux avec incartades dissonantes, une reprise du Song to the Siren, c'est plutôt original et çà colle parfaitement pour une ouverture des hollandais. Andy Moor viendra même mettre son grain de sel sur la dernière pièce.

Place aux vétérans donc: 38 ans d'existence (!) en formule hyper-basique ce soir, batterie et trio de guitares mais que du neuf au programme, rodage des titres d'un album à sortir l'an prochain, le combo creuse et affine son sillon ethno-crunch dont il est sûrement le seul et meilleur représentant.

Mode découverte donc et des morceaux plus mid-tempo qu'à l'accoutumée, on est moins dedans jusqu'à avoir la bonne idée de retirer ses bouchons d'oreille (on est pourtant à l'Epicerie et le volume sonore est largement supportable).

On raccroche alors aisément, le groupe joue toujours aussi compact, calé sur les rythmiques tribales de Katherina Bornefeld, boucles sur lesquelles les 3 garçons font tourner des gimmicks de gratte hypnotiques avant de virer bruitistes.

Sinon, no look complet, light-show fixe, Terry et sa façon si particulière de jouer et bouger, allant gentiment titiller Andy Moore, The Ex quoi !

Le titre d'avant rappel est juste imparable et même si ils reviendront 2 fois, on reste un peu sur notre faim: c'était trop court !

vendredi 8 décembre 2017 13:34

Spirit Fest - le Périscope (Lyon), le 2 Décembre 2017

Un peu par hasard, on tombe sur l'info: un bout de Notwist est au Périscope pour un autre side-project des allemands.

Bon, d'abord, on aura dû se farcir Klimperei, soit un père de famille et sa fille pour des sons bricolés, des boucles chétives, une voix et un accent anglais pas très bons... Bref, les spectacles de fin d'année quand on a un gamin sur scène, c'est délicat alors quand c'est pas le vôtre...

Mais on oubliera vite tout çà avec une bière de Noël, le temps que la tête d'affiche s'installe, en position assise et cosy pour un set tout en volupté.

Projet spontané associant une moitié de Notwist et le duo japonais Tenniscoats, Spirit Fest propose un mélange de dream pop folk élégiaque, tout ce qu'on pourrait détester en fait... Mais c'est délicat, très mélodique et la réussite du concert tient beaucoup à la candeur de sa chanteuse, à sa présence lumineuse.

Percus discrètes, harmonium présent mais peu envahissant, la voix toujours aussi touchante de Markus Archer, tout est juste à sa place et la grosse heure passée en leur compagnie sera une très belle parenthèse à l'abri du froid hivernal.

vendredi 10 novembre 2017 04:25

Mathieu Boogaerts - Marché Gare (Lyon), le 03 Novembre 2017

2 ans qu'on n'avait point vu Boogaerts de retour avec un nouvel album à la clé.

Bizarrement, la salle n'est pas pleine quand on arrive pendant la première partie, Martin Luminet, seul face à la scène, alternant clavier et ukulélé pour des chansons en français, un brin de voix fluet et des textes alternant entre quotidien et ironie. Belle surprise (tant ce genre d'exercice n'est pas évident) & idéal pour la suite.

La suite, c'est Boogaerts, en configuration presque aussi minimaliste mais quand même accompagné de Vincent Mougel entre guitares & claviers.

Un nouveau "concept" pour cette tournée: 2 parties sans entracte avec d'abord une période verte et le petit dernier dans l'ordre ou pas loin puis une période rose et les singles du monsieur, ceux qui ont marché (ou pas).

On n'a pas écouté Promeneur... Du coup, la découverte live de ces titres toujours bavards et lunaires et (sûrement) réarrangés pour la scène ne permet pas trop de se faire une idée du disque. On se laisse donc porter par la prestation, comme toujours, plutôt bonne. Les 2 compères s'entendent à merveille et Mougel est assez bluffant dans ses oeuvres, très doué et drôle à la fois.

Après la pause changement de t-shirt, on s'y retrouvera déjà plus comme sur ce Las Vegas countrysant.

Un peu de bavardage pour présenter les phrases-à-la-con ayant enclenché le process créatif, Boogaerts revisite son répertoire tranquillement, pour le plaisir, bien complice & amusé, malgré la fatigue (presque 2 heures de concert tout de même).

On reviendra... encore !

mardi 7 novembre 2017 19:00

Boss Hog - Epicerie Moderne (Feyzin), le 06 Novembre 2017

Dans la famille Spencer, on voudrait... Bud ? Non, il n'est plus là... Desirae ? non plus, c'est pas le même contexte... Jon alors ? Ok et madame ? Cristina, qui s'appelle pas Spencer d'ailleurs mais Martinez et dont l'oncle Philippe ne sera point là ce soir... Comme beaucoup d'ailleurs, l'Epicerie est assez dégarnie en ce lundi, à croire que le rock'n'roll ne fait plus déplacer les foules !

Rien de neuf, on est à la bourre et Enlarge your monster a déjà commencé: rock bien poisseux avec un section rythmique au fond du temps. Gros son, çà matraque sévère et les compos tiennent la route, dommage que la voix manque de puissance (registre trop grave ?) pour vraiment faire décoller le tout, y'a un beau potentiel !

Place à Boss Hog, réactivé après 17 années d'hibernation (les enfants sont grands peut-être ?). %%

On connaissait ce side-project de Jon Spencer du temps où on avait des cheveux, sans avoir été conquis par les 2 disques écoutés (1995 & 2000). Quelques morceaux accrocheurs mais bien peu nombreux pour y revenir et c'est cette même impression qui revient en début de concert: songwriting hâché, çà groove pas vraiment et si Cristina se démène plutôt bien sur scène, on n'est pas trop dedans. On arrive même à lui chercher une ressemblance avec Nicolas Sirkis, avec tout ce maquillage et cette veste en plumes qui élargit beaucoup ses épaules, on est loin des pochettes plutôt sexy du siècle dernier...

Mais stop à l'ironie, le concert va peu à peu prendre une belle tournure: titres plus enlevés et dansants, Cristina qui vient secouer les gens dans la fosse le sourire aux lèvres, fun, sans prétentino, rock'n'roll quoi ! Du coup on trouve que le rappel arrive très tôt et même s'il est fourni, on aurait bien pris un peu de rab'

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