Live Chronique
Chroniques de concerts obscurs en salles obscures
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vendredi, août 20 2010
Par La bUze le vendredi, août 20 2010, 09:12
Pfff... dur de combler le retard dans ses chroniques live... mais on essaie.... avec cette soirée Brooklyn qui s'annonce orageuse puisque les premières gouttes tombent dès l'entrée du théâtre et, à l'arrivée dans la fosse, c'est un mur de capes de pluie qui s'offre à nous, tel une convention sectaire à définir.
Le déroulement de ce qui suit reste mystérieux : The National est aux commandes, on leur fait donc confiance !
Saint Vincent ouvre le bal : jeune fille diaphane accompagnée d'un violoniste et d'un gars aux vents : très calme, globalement assez doux même si quelques embardées saturées viennent réveiller l'auditoire... Mais çà m'emballe pas trop...

Deux titres avec les organisateurs de la soirée : un assez musclé et une reprise ratée de Mistaken for Strangers... Dommage qu'il manque la très belle reprise des 'Crooked Fingers' (ci-contre), c'eut été l'occasion !
Si les nuages s'en vont (on les comprend), le pire est à venir et se nomme The Dirty Projectors : influences supposées africaines mais groove zéro, des harmonies vocales (3 filles font partie de l'effectif) affreuses, la voix du chanteur tout pareil...
C'est juste à chier (et on est content d'entendre la fille d'à côté dire à ses camarades de jeu la même chose (en un peu moins vulgaire)).
On se dit alors que c'est bien mal embarqué... et on aperçoit même pas Bryan Devendorf marteler ses fûts pour la balance...
Parce que oui, The National va jouer, pas longtemps certes, 7-8 titres principalement extraits du dernier album mais entendre Fake Empire avec son final tout en cuivres ou encore 'I'm not afraid' Ã la batterie bien martiale... c'est pas si mal !
Les invités du soir (Saint Vincent & le gratteux des Dirty) viendront les accompagner quelque peu pour ce qui donne un bien bel amuse-bouche avant le concert de demain.
La suite est connue: Sharon Jones et ses Dap-Kings, déjà vus quelques fois et dont le dernier I Learned the Hard Way a moins convaincu que son prédécesseur.
On reconnait presque tous les Dap Kings qui font d'abord monter la sauce seuls, dans la plus pure tradition, avant que Miss Jones ne vienne faire le show : petite robe de soirée, aisance, énergie et voix incroyables...
Le rappel sera bref (il est 1h30 du mat' et on remets çà demain), la même conclusion se réimpose : la scène sied toujours au poil à notre 'Soul Sister'.
mercredi, juillet 21 2010
Par La bUze le mercredi, juillet 21 2010, 21:34
S'enchainent les mini-canicules et le retard en chroniques live s'accumule....
Euh...
J'avais donc été chaleureusement invité à visiter l'Odéon de Fourvière (le même que le Théâtre, mais en plus petit) pour une soirée qui s'annonçait des plus tranquilles :
D'abord Sam Amidon, défendu depuis longtemps chez Next. Un garçon culotté puisque sur scène avec ses seuls guitare/banjo et voix, pas même une loop-station... et pourtant, çà fonctionne d'entrée avec le sublime I See the sign précédemment linké.
La voix y est pour beaucoup, mais les compos suivent largement (mes notions d'anglais permettent de comprendre qu'il pioche aussi dans les 'traditionals' (d'où le banjo, c'est logique, non?)). On ajoute à cela un sens de l'humour bien incisif et décalé et le tour est joué pour emballé son petit monde.
Entracte avant l'affiche Richard Hawley, ultimate crooner ?
Déjà 6 albums dans un sillon bien à lui : rétro et classieux, à l'image du look du gars qui se présente sur scène : costard, lunettes noires, ... Pas loin d'une guitare par chanson, du même modèle qui plus est, c'est pas un peu too much ?
Bah, qu'importe... 5 musiciens l'accompagnent et recréent avec application l'ambiance feutrée des albums. L'anglais s'excuse de ne pas disposer pleinement de son organe... Sans cette précision, on s'en serait même pas rendu compte !
Les enceintes se font parfois presque rageuses et les titres s'étirent en longueur (sans ennuyer non plus) si bien que le rappel arrive très tôt ( rapport au nombre de morceaux joués).
S'en suivront bière (thanks again) & discussion avec les next boys ici présents ! où Daniel s'épanchera entre autres mais longuement sur l'injustice ressentie face à la relative indifférence du monde quant à sa rupture avec Géraldine Pichard et l'inspiration musicale qui en avait découlé...
Avec 3 semaines de recul buzien, il semble juste de dire que le monde n'était tout simplement pas prêt.
lundi, juillet 12 2010
Par La bUze le lundi, juillet 12 2010, 02:32
Ultime soirée sur la place désolée du parc du Centre... On arrive à la bourre et notre indien préféré a, hélas, déjà bien entamé son set...
Un peu moins incontrôlable qu'à Feyzin et accompagné d'un nouveau clavier, c'est là encore plutôt chouette, l'effet de surprise en moins...
Suivront les chiliens de Chico Trujillo, vrais piles électriques pour un rock cuivré qui me passe bien au dessus... J'accroche un peu plus au New York Salsa All Stars mais bon il fait pas beau, le joueur de flûte traversière cabotine un max et y'a rien à boire...
Dommage pour cette édition prometteuse et un brin gâchée par la météo !
mardi, juillet 6 2010
Par La bUze le mardi, juillet 6 2010, 12:44
Bien à la bourre... les Invites 2010, 2ème. Cette fois au parc du Centre, un nouveau lieu du festival soient un parking austère, pas de gargotes (terrain détrempé ?)... Rendez-nous le parc de la Commune !!!
On poursuit les révisions de fin d'année scolaire avec 1 lien - 1 photo :
D'abord Ukandanz, la bande à Lionel Martin dans sa mouvance éthiopienne, ouvre la soirée :
Ensuite Piers Faccini sans Laetitia Shériff. Mais même avec un seul batteur le garçon s'en sort... Désespérant...
C'est alors l'heure de manger et on fait l'impasse sur Sanseverino (il parait qu'on a bien eu raison).
Migration vers le chapiteau de la Doua pour entendre (dur de faire autrement) le début des Blood Red Shoes : duo féminin-masculin-guitare-batterie qui fait pas trop dans la subtilité... C'est efficace parfois, pas très original souvent et dispensé à un volume juste déraisonnable... Fuyons !
samedi, juin 26 2010
Par La bUze le samedi, juin 26 2010, 23:28
Petit retour en images ou presque sur Les Invites, l'excellent festival de Villeurbanne avec, puisque c'est bientôt le baccalauréat, une programmation en forme de révision !
Première soirée sous chapiteau à la Doua, on prépare l'épreuve d'afrobeat avec The Souljazz Orchestra, très remarqués y'a pas si longtemps au Hot Club de Lyon.
Peu de monde en début de set (le drame (arf) France-Mexique se joue alors) mais les canadiens font vite converger les badauds à eux ! Certes, c'est moins torride que 2 mois auparavant mais on apprécie toujours autant !
Place a Anthony Joseph et son band pour la deuxième mi-temps !
Accompagné d'une formation qui maitrise à fond son sujet (gratte, basse, sax, percus & drums), le gars va faire monter progressivement la sauce pour enthousiasmer au plus haut point le public (la bUze comprise).
Dynamitage en règle des frontières entre hip-hop, funk & jazz, voix énergie et charisme indéniables, on se régale !

Chaque zicos y va de ses petits solos mais sans s'éterniser non plus et on regrette de ne pas avoir plus écouté le Bird head Son de l'an dernier (on a presque le temps même si quelques titres présentés ce soir annonce un successeur imminent).
Un savant dosage de l'énergie de chaque morceau permets d'attendre l'acmé au rappel (qui vient trop tôt évidemment). Chouette claque donc... de quoi en rester là pour ce soir : il est tard et les colombiens de Bomba Estero bombardent leur boom-boom un peu trop fort...
samedi, juin 12 2010
Par La bUze le samedi, juin 12 2010, 14:56
Petit séjour professsionnel et parisien... depuis le temps que j'attends que cela coïncide avec un concert intéressant, je commençais à désesperer. Cette semaine 23, y'a du choix : Them Crooked Vultures au Zenith, Laetitia Sheriff, Pauline Croze, Jim Yamouridis, etc à la Flêche d'Or et le même soir, les Zombies au Trabendo...
Passons sur les Crooked, complet, chers avec un album très moyen... Hésitation entre les 2 autres et finalement les Zombies l'emportent : c'est du mythe 60's et leur Odessey and Oracle est régulièrement cité comme chef d'oeuvre de la pop.
La bUze pose son camp de base à la magnifique Porte de Pantin, çà grouille en direction de la salle... sauf que c'est pour Chedid-fils que la foule arrive... Il faut dire que le Trabendo est de capacité très moyenne. J'arrive aux dernières notes de Yeti Lane, on tient les horaires goûter à la capitale, dis donc !
Mauvaise bière bien chère pour patienter avant que Colin Blunstone et Rod Argent n'entrent en scène pour 2 titres piano/voix. Si le premier a conservé cet organe assez unique, çà coince un peu plus pour le second, surtout que lui et ses claviers sont mixés un peu plus fort que le reste de la troupe, un classique guitare/basse/batterie.
[1]
50 ans que le duo joue ensemble, avec plus ou moins de proximité, cela donne de la variété au set de ce soir : les Zombies donc (2 nouvelles chansons pour un album à paraitre), mais aussi des titres de Blunstone solo ou chez Alan Parson's Project, d'Argent (projet prog-rock du gars du même nom), une reprise de chez Motown, un blues balourd, ...
Tout n'est pas forcément au mieux : trop de solos du Rod, formule orchestrale qui alourdi un brin quelques pépites ; heureusement qu'ils ont la bonne idée d'enchainer 4 titres d'Odessey : çà fait juste du bien d'entendre live en vrai A rose for Emily, Care of cell 44 ou Time of the Season. Le public est ravi et sait le dire (beaucoup plus fort qu'à Lyon, c'est clair).
Le concert se termine en douceur par un.. euh, j'ai zappé... mais c'était de haute volée, dommage que l'unique rappel prenne à contrepied cette dernière délicatesse : ce sera God Gave Rock 'n' Roll to You d'Argent, pompier à faire bouffer ses moustaches à Queen.
Une soirée sympathique donc, pas trop nostalgique non plus (beaucoup de d'jeunes ici)... mais quelques fautes de goût quand même. Dans un genre proche, on avait préféré Arthur Lee reprenant quelques pans de son génial Forever Changes.
vendredi, avril 30 2010
Par La bUze le vendredi, avril 30 2010, 00:03
Bon, depuis le temps, il s'agirait de voir autre chose que l'Epicerie... Et là , un petit encart de dernière minute m'informe du passage du SoulJazz Orchestra au Hot Club de Lyon (ne pas confondre avec celui de Toulouse), petit détour vers les papiers de Nyko (encore) sur le sujet et j'enfourche un Velo'v direction presqu'île.
D'abord l'endroit : plutôt underground (entendre salle voutée en pierres apparentes), c'est très petit et peuplé... M'enfin, on tient tous lorsque les canadiens investissent la scène. Ils sont 6 : 3 saxophones (alto, tenor & baryton), un batteur, une chanteuse percussionniste et un clavier.
L'entame plutôt jazzy doit reprendre quelques titres du dernier Rising Sun. Douce entrée en matière avant de monter la sauce et le groove ne tarde pas à sourdre du caveau avec une première reprise de Fela Kuti (2 autres seront jouées ce soir).
Le répertoire oscille entre afrobeat donc, funk, voire ska, soit rien pour lutter contre le réchauffement climatique... Seule une pause peut nous sauver de la suffocation...
Cà repart presque tranquille, en virant vers un brin d'éthio-jazz, on file ensuite vers Cuba...Eclectisme donc, mais là encore, grosse énergie délivrée par le groupe, principalement le sax alto qui se donne à fond (peut-être motivé par une présence féminine dans le public ?).
Le groove est hénaurme et la température monte monte monte (porte bien son nom, ce club), les morceaux s'étirent pour le meilleur (petits solos (très réussis) pour chacun des membres).
Rappel magistral avec un titre de Manu Dibango... Rideau (éponge) ! Une bonne heure 3/4 de bonheur, on repart avec Manifesto sous le bras et on espère les revoir sous peu !
samedi, avril 17 2010
Par La bUze le samedi, avril 17 2010, 14:03
Archie Bronson Outfit à l'Epicerie ? Une réunion des 4 fantastiques ?
Suite à un mini-débat quant aux qualificatifs à usiter pour décrire le dernier album, les Next Boys déclinent l'offre (je les soupçonne plutôt d'avoir préféré une soirée polyphonies corses dans leur chère région, chose qu'évidemment ils n'oseront jamais avouer).
Bref tout çà pour dire que me voilà en compagnie de Dimitri et l'élite de Gilbert Musique en route pour Feyzin où peu de monde à fait le déplacement.
Bizarrement la salle est en configuration assise et finalement tant mieux : le folk de Peggye Sue ouvre la soirée, trio anglais / 2 filles (bien mal habillées) / 2 chapeaux / 2 percussionnistes (elles secondent à tour de rôle le batteur planqué derrière ses toms (on sait pas s'il utilisera autre chose d'ailleurs)).
Autant dire que j'ai pas vraiment accroché : si l'entremêlement des 2 voix était parfois prometteur, l'ensemble manquait de construction pour retenir l'attention sur 3 minutes...
Pause au bar avant de revenir voir un drôle de spécimen derrière un clavier: boubou, barbe, casquette et sunglasses pour un titre euh... pas très définissable... Une sorte d'amuse-bouche avant que les londoniens n'arrivent, également vêtus de boubous (très moches aussi - ont-ils le même coach vestimentaire que Peggye Sue ?), chanteur (en espadrilles, s'il vous plait), bassiste, batteur et ex-second guitariste désormais affairés derrière claviers & machines.
D'entrée, on identifie bien (sans même les avoir écoutés) les titres du nouvel album, moins rapides, plus "dansants" (quelles lignes de basse !) que les brulôts de Derdang Derdang (Cherry Lips ou Dart for my sweetheart par exemple). Et çà fonctionne bien, les machines étant utilisées sans que çà déborde par tous les coins.
Personnellement, je préfère les titres plus anciens, rock sauvage avec un son de guitare si particulièrement puissant, mais peut-être sont-ils plus immédiats que les petits derniers... Coté jeu de scène c'est en fort contraste avec la musique proposé: assez statique même quand le chanteur invite une fille du public à peine allumée à danser sur scène.
M'enfin c'est du bon puisqu'on ne voit pas le temps passer... Le premier rappel propose un Dead funny bien énorme ! Au second ils exhument du plus ancien, plus bourrin, à s'achever quelques tympans... Rock'n'roll quoi !
la chronique de Xavier est ICI
vendredi, avril 16 2010
Par La bUze le vendredi, avril 16 2010, 00:02
Home sweet home diraient certains... Indeed : l'Epicerie propose un peu de groove ce soir (19h30, c'est le soir pour un dimanche, même après le changement d'heure) !
D'abord Malted Milk soit une potion funk-blues-rock très efficace, servie par 5 nantais qui maitrisent : bonne voix, cohésion impeccable et des compos qui tournent très bien (excellents gimmicks à la guitare rythmique, d'ailleurs).
Certes, ce n'est pas révolutionnaire (on croit parfois entendre quelques motifs connus) mais le tout est trop bien digéré pour faire la fine bouche !
Place à Black Joe Lewis dont j'ai ouï l'album recommandé par Nyko (thanks !) accompagné de ses Honeybears très majoritairement binoclards: section à 3 cuivres, guitare, basse & batterie, le Joe gamin (quel âge a-t-il ?) officiant également à la gratte.
La machine part au quart de tour :presque punk... On est alors assez loin du disque mais heureusement on y reviendra et le groove un brin salace refait surface.
On croit reconnaitre un 'Mary had a little lamb' bien esquinté, puis, sûr, les tubes Gunpowder, I'm broke, ... monstrueux d'énergie (positive, l'énergie), servis avec une coolitude absolue par l'américain qui assure chant & guitare lead sans sourciller, se permettant de boire un peu de vin quand même...
Derrière, les ours à miel s'amusent bien : çà chambre, le bassiste pête quelques câbles, c'est mal élevé, çà sature (le volume ne descendra que très rarement sous les 100dB) mais leur funk-rock-garage est totalement jouissif !
On en redemande et on en aura : un premier titre de rappel bien bourrin (une reprise, je crois) avant de rappeler les cuivres pour achever son monde. Plus tard, alors que la salle se vide, ils reviennent remettre le couvert pour un slow à leur sauce : électrique !
Merde, çà fait déjà 2 'Joe' à concourir au titre de meilleur concert de l'année... Joe Dassin et Joe Strummer sont morts, reste Joe Cocker cet été à Vienne...
samedi, avril 3 2010
Par La bUze le samedi, avril 3 2010, 18:48
Concert offert aux adhérents et un album écouté en ligne (Deezer/Spotify) plutôt tentant : once again, l'Epicerie...
On n'a pas trop été suivi : la salle est presque vide quand Die Anarchistische Abendunterhaltung (les Anachistes de début de soirée (rien à voir avec le groupe du même nom)) débute son set (heureusement, les gradins se rempliront peu à peu)...
En effectif plus réduit qu'espéré : violoncelle, contrebasse, accordéon et clarinette seulement, de front, un spot chacun, la musique - pas de chant ici - proposée par les belges est singulière, jouant avec les silences, comme une respiration.
Difficile à décrire ce qu'on entendra ce soir-là d'ailleurs... très statique visuellement, des "pièces" assez longues, des dialogues clarinette-violoncelle très réussis et on embarque facilement (la configuration assise de la salle étant adéquate pour çà ).
Très appliqué, trop peut-être : çà manque un peu de folie et la part d'improvisation semble inexistante... M'enfin, c'est peu face au gros travail apporté au son du quatuor et de chacun de ses instruments. C'est précis, maitrisé, sans démonstration vaine de virtuosité, largement de quoi avoir envie de pousser un peu plus loin avec leur Domestic Wildlfe suslinké.
Une bière plus tard, on arrive en retard pour Chapelier Fou (le jour de sortie du dernier Burton, dingue non ?).
Au programme : un gars seul derrière claviers, ordi, violon, gratte & pédale loop. Des constructions par strates donc, de l'instrumental là encore mais...
- le volume a fortement augmenté,
- les rythmiques sont très répétitives,
- ces loops, on en a un peu soupé...
- dur aussi de m'enthousiasmer pour un gars derrière ses machines... je sais, c'est mal !
Eclipse...
mardi, mars 23 2010
Par La bUze le mardi, mars 23 2010, 22:33
Slow Joe, 67 ans au compteur est indien... Cédric de la Chapelle, la moitié moins, le rencontre au détour d'un séjour à Goa, l'enregistre et rentre à Lyon. Quelques aller-retour plus tard, un band recruté ici-bas, le projet Slow Joe & The Ginger Accident est sur pieds pour ouvrir les Transmusicales de Rennes en Décembre dernier.
Mais revenons à Feyzin : première partie assurée par la locale Buridane : chanson folk minimaliste qui me touche pas vraiment, c'est peu varié (pas évident, seule à la guitare) et si quelques intonations de voix sont plaisantes, je reste à coté...
Passons donc et découvrons The Ginger Accicent, soient notre touriste à la guitare, une section rythmique et un clavier à ses côtés. Slow Joe arrive dans la foulée, petit gabarit, chapeau vissé sur la tête.
Et çà part sur les chapeaux (arf) de roue : pas un soupçon de musique traditionnelle indienne ici, on lorgne direct du coté de la pop des compiles Nuggets. Les compositions originales tiennent très bien la route (sans faire dans le pastiche d'ailleurs) et sont remarquablement exécutées. Au centre, Slow Joe attire vite l'attention : peu aguerri à la scène, il semble un peu paumé parfois mais de la Chapelle est aux petits oignons pour maintenir le cap et cet équilibre précaire apporte une touche tout à fait charmante au concert.
M'enfin, même sans çà , ce serait déjà excellent puisqu'après les pépites psychédéliques, le jeu se muscle un peu (on pense aux Doors puis plus tard à Steppenwolf). Lors d'une accalmie le temps de 2 couplets, c'est le fantôme de Roy Orbison qui s'invite, carrément, et c'est de tout beauté (on mesure alors la qualité de l'organe du monsieur).
Au menu XXL des rappels : reprise du King (dont notre homme est fan), duo bien sympathique avec Buridane, mini-conversation au téléphone... GrosseS ovationS !
Pas d'album à vendre (annoncé pour octobre) et une seule date prochaine pour l'instant, on compte sur les festivals d'été pour remettre çà !
On l'a pas vu venir mais çà fait déjà un sérieux postulant au titre de "concert de l'année"...
vendredi, mars 12 2010
Par La bUze le vendredi, mars 12 2010, 23:59
Petite soirée décibels au Centre Culturel Oecuménique. Cà commence tôt (19h - les concerts goûter débordent sur le lundi maintenant ?) et on arrive en retard : déjà partis les locaux de X-Ray Vision, c'est le premier riff de Keith Streng qui nous accueille.
On avait déjà vu les Fleshtones mais c'était tellement chouette qu'il eut été difficile de faire l'impasse : 30 ans donnés au service du rock'n'roll et toujours avec le sourire aux lèvres, çà force le respect ! Le public est au rendez-vous - c'est pas plein non plus - et l'âge moyennement jeune (je vois bien la scène, c'est un signe qui ne trompe pas).

Pendant cette première partie de luxe, les new-yorkais vont partager leur éternel garage-punk pimenté de chorégraphies bancales, incursions dans le public, joutes sportives, ... Presque trop au vu 50 petites minutes que dureront leur set comparé à bien le double à la Plateforme. M'enfin, l'issue sera plus heureuse qu'il y a 4 ans et les quinquas, fins tacticiens, esquivent le rappel en finissant dans la rue a cappella !
The Bellrays se présentent alors, en nouvelle formule : les 2 zicos qui avaient tenu guitare et basse le temps de quelques pompes fleshtoniennes sont la nouvelle section rythmique du crew de Lisa Kekaula. Autrefois bassiste, Bob Vennum, au look toujours très 'Wayne's World', officie désormais à la 6 cordes.
La journée de la femme c'est aujourd'hui mais sûrement quelques autres chez les Bellrays : bottes en cuir, robe noir près du corps, voix et gouffa monstrueuses, Kekaula bouffe toute la scène ou presque et mène sa troupe à la baguette (elle rabrouera d'ailleurs plusieurs fois son batteur en cours de morceau), elle chauffe aussi le public sans trop de mal même si çà reste assez impersonnel, je trouve.
Rapport à leur concert des Invites, le répertoire de ce soir est plus groovy et c'est tant mieux : je goûte sans plus leurs titres trop garage-MC5-bourrin et les titres les plus 'soul' sont justes parfaits.
Là encore, c'est court : 3/4 d'heure et puis s'en vont, rappel compris ! La cheftaine n'ayant pas souri une seule fois... Mauvais soir ? Difficile à savoir...
A 23h on est chez soi... demain, rien n'y paraitra...
jeudi, février 11 2010
Par La bUze le jeudi, février 11 2010, 19:43
Il en aura fallu du temps pour renouer avec un peu de live... et on commence à petite dose : pas de soirée folk à 3 groupes
, juste un concert goûter, comme désormais presque tous les concerts du dimanche (qu'est-ce qui se passe le dimanche, d'ailleurs ? les gens se couchent plus tôt ? (c'est toi Pluto)).
Bref, trêve de digression, c'est à nouveau l'Epicerie et on commence l'année comme on a fini la précédente, avec une saveur éthiopienne !
Au programme, le résultat d'une résidence où les lyonnais de Ukandanz se sont associés avec le batteur chanteur Asnaqé Guébrèyès, déjà aperçu ici même en 2006 accompagnant le disparu Mohammed 'Jimmy' Mohammed, en première partie de (étonnant ?!) The Ex.
Durant une bonne heure, les 5 protagonistes vont embarquer le public vers des contrées incertaines : malmenant pas mal le groove éthiopien, le teintant de sonorités bien rock parfois, jazz souvent, jazz-rock quoi mais sans virer dans la démonstration déroutante.
Les morceaux sont longs mais très variés, les joutes de Lionel Martin (sax ténor) et Damien Cluzel (gratte) fonctionnent parfaitement et le chant & les pas de danse de Guébrèyès pimentent agréablement le tout.
Ils finiront en beauté avec un titre plus classique (déjà entendu chez les hollandais) mais d'une efficacité remarquable. Fin du goûter oblige, une dizaine de marmots dansent devant la scène.
Après le Tigres des Platanes, un autre métissage réussi, à suivre sans faute lors des festivals de cet été !
dimanche, janvier 3 2010
Par La bUze le dimanche, janvier 3 2010, 00:10
Est-il bien raisonnable d'aller revoir The Ex sachant que :
Les pour:
- c'est toujours impeccable sur scène
- leur démarche d'auto-tout est rare et très respectable
- ils prennent leur pied à chaque fois et çà se voit
- ils embarquent toujours un groupe éthiopien en guest, ce soir ce sera les excellentissimes Fendika, en costumes traditionnels, 1 couple de danseurs (le gars officiait déjà à Saint-Etienne) avec changements de tenues et bonne humeur garantie (le public adhère dès le début et pogotera un brin quelques minutes + tard)
- c'est à Grrrnd Zero, et ce serait la dernière au Rail Théâtre, la faute à des problèmes de bruits, des nouveaux voisins pas conciliants et une mairie pas trop concernée
- la bière est bonne
- fin du monde oblige, un DVD avec quelques prestations live du cru est offert à l'entrée
- on va pas louper le dernier métro, la bUze mobile sait se la jouer Holiday on Ice
Les contre:
- Getatchew n'est pas de la partie
- 30 ans que çà dure pour les hollandais : place aux djeunes
- c'est à Grrrnd Zero, et donc 4 (!) groupes ce soir et des premières parties souvent pénibles : je loupe une bonne partie de Reveille (soient Françoit Virot et une charmante batteuse pour un duo bien bruitiste mais plaisant) mais n'échappe malheureusement pas à 300mA, déjà aperçu seul et ce soir en compagnie d'un gars qui joue magnifiquement du marteau sur un ressort d'amortisseur (il se feront même applaudir)
- on va se coucher tard (2h)
Score 8 Pour - 4 Contre, bah... j'y retournerais !
jeudi, décembre 17 2009
Par La bUze le jeudi, décembre 17 2009, 20:37
Ras le bol de l'épicerie (non pas vraiment)... place au Marché Gare, lieu peu visité pour cause de programmation non compatible... M'enfin, on fera facilement exception ce soir puisque Piers Faccini joue enfin en terres lyonnaises, après un loupé en 2005 (pour une raison valable dont il s'excusera d'ailleurs - et puis Red avait largement sauvé les meubles).
Mais revenons à nos moutons, ruminants un peu cons qui, en Pyrénées, se font bouffer tout cru par ces salauds d'ours... Habile transition pour dire que décidément l'ours est à la mode : après Panda Bear et autre Grizzly Bear c'est Grizzly's Ache qui débute la soirée, dans les deux sens du terme puisque c'est une première pour eux aussi.
Le chanteur est d'ailleurs assez crispé dans ses interventions mais rayon musique çà fonctionne vraiment pas mal : les compos sont variées (voix à la Dogbowl, influences qui lorgnent parfois vers Wooven Hand) et ils savent mettre en place des ambiances sonores (la balade dans le désert, notamment). 6 titres en guise de présentation, bon format !
Place à Faccini, auteur cette année d'un excellent Two Grains of Sand (son premier Leave No Trace est du même niveau et le Tearing Sky suivant doit bien le valoir). La fosse est bien garnie, on garde donc sa place et on aperçoit la charmante Laetitia Sheriff qui officiera aux choeurs et à la basse.
[1]
L'entame est minimaliste : voix + guitare (2 accords ?) et c'est déjà bluffant. Le son est parfait et s'il était difficile, à 3, de reproduire les arrangements nombreux et discrets des enregistrements, les ré-orchestrations sont très réussies. Plus rock aussi, l'anglais se permettant même une paire de cours chorus crados (aka à la Neil Young). Le batteur lui emboitera le pas : 2 solos de batterie en moins d'un mois, où va-t-on ?
Coté répertoire, il pioche dans ses trois galettes, y ajoute une reprise de Springsteen (période Nebraska) et un blues en rappel acoustique. Impressionnant jeu aux doigts au passage mais surtout des qualités de songwriting épatantes et une voix à tomber ! Il parait même qu'il est plutôt beau gosse, alors bon...
Deep Blue Sea fermera le chapitre : seul, a cappella, après presque 2 heures de concert... Thanks !
On croise Benoit & Max B à la sortie, convaincus tous 2, l'épisode Young Gods est oublié
.
vendredi, décembre 11 2009
Par La bUze le vendredi, décembre 11 2009, 00:02
Déplacement presque improvisé et on aurait bien eu tort !
L'épicerie, encore... pour une soirée à tête d'affiche unique (des fois, c'est bien), à savoir David Krakauer, clarinettiste et maitre ès klezmer, cette vieille musique juive originaire d'Europe de l'est et centrale.
Unique l'affiche, d'accord, mais bicéphale (au moins) puisque le Klezmer Madness est accompagné ce soir par Socalled, jeune DJ québécois fan du genre qui en avait offert une relecture hip-hop plutôt réjouissante.
[1]
L'entame se fait sans ce dernier, histoire de découvrir les impeccables musiciens qui accompagnent Krakauer: trio classique basse-guitare-batterie et un accordéoniste. Le tempo est vite très soutenu, l'énergie débordante et la clarinette un peu folle. Socalled les rejoint rapidement au piano (et aux samples), il posera son flow atypique sur 2-3 titres également.
Beaucoup de plaisir à jouer pour tous, de l'humour (Tweet tweet et la participation demandée et obtenue du public), chaque musicien ira de son petit chorus (la guitariste plus (trop ?) souvent que les autres).
Piochant dans le klezmer donc mais empruntant aussi beaucoup à la funk des 70's, c'est là qu'ils excellent: le groove est juste MONUMENTAL et ce mélange d'influence reste hors normes et jouissif, juste dommage que la salle soit en configuration assise...
En fin de set, Krakauer fera seul une belle démonstration de sa virtuosité, mais sans trop se la péter non plus et, après 1h30 de concert, le premier rappel est gigantesque : rarement les applaudissements qui suivent auront été aussi nourris ici. Nous avons alors droit à un peu de rab' importé de Russie, autre genre (encore).
Excellente découverte, donc, à voir absolument sur scène !
mardi, novembre 17 2009
Par La bUze le mardi, novembre 17 2009, 05:49
Deuxième rendez-vous avec A en deux ans pour encore presque 2 heures de concert, seul le lieu à changé : c'est l'Epicerie qui régale ce soir...
La première partie est locale et chante en français : Des Fourmis dans les Mains propose une belle originalité dans sa formation : batterie (bon d'accord), clavier-accordéoniste (déjà ), contrebassiste-bassiste-chanteur (ah, quand même) et violoncelliste.
Des compositions aux influences variées : chanson française, pays de l'est, une pointe de dub (heureusement courte) et un coté théâtral dans l'interprétation qui passe bien (j'entends "pas surchargé").
Une influence Noir Désir aussi dans la voix mais très bien digérée. Gros travail sur le son également, tout est en place, une belle découverte donc !
Petite entracte, on reste dans fosse : c'est complet et bien peu de monde n'ose tenter la cohue au bar de peur de perdre sa place surtout quand elle est assise.
J'avais dit tout le bien que je pensais de Dominique A lors de ce concert, je pourrais faire bref en disant que le concert de ce soir était encore mieux !
Tournée La musique, nouveau (presque) double album (avec le bonus disc La Matière), entouré d'un nouveau groupe et toujours pas de bassiste (qu'a-t-il contre les bassistes, d'ailleurs ?). Cà attaque dans le vif avec Le sens, ouverture de ce nouvel opus qui sera bien mis en avant puisque qu'une bonne douzaine de titres seront présentés ici.
La présence scénique du nantais reste impressionnante : très physique avec ce tronc massif et presque convulsé et c
des mouvements de mains, amples et doux qui contrastent donc... L'ensemble est fascinant !
Côté musique (!), c'est du tout bon : cold-wave, pop (excellents Immortels et Le Bruit Blanc De L'été) ou bien rock comme ces grosses déflagrations chargées d'électricité sur Je Suis Parti Avec Toi. Toujours tranchant et bien envoyé, abrupt aussi dans les conclusions mais c'est tant mieux !
Quelques incartades opportunes dans le reste de la discographie (Le Faussaire, Pour la peau, ...) et en bonus, décontraction & humour pas aperçus lors de la précédente séance, la soirée vire à l'excellence...
3 rappels généreux où le public réclame ses chansons mais où le gars n'en fera qu'à sa tête : le classique Le courage des oiseaux en version couillue et, non demandé, un Twenty two bar bien envoyé.
Pour le dernier titre, seul à la guitare, A se lance dans un blues à sa sauce, accent anglais très limite et vocalises d'opérette... Ce garçon peut tout se permettre !
mardi, octobre 20 2009
Par La bUze le mardi, octobre 20 2009, 23:55
Première course de la saison à l'Epicerie (on pense qu'il y en aura d'autres), un dimanche en plus et pour une fois, l'horaire nous permettra de gouter tranquillement...
En guise d'apéro, un duo féminin du coin, guitare + violon / batterie et un visuel très réussi : projection des "meilleures" scènes de Shining, Halloween ou Psychose au ralenti et en noir & blanc. Effet garanti à l'écoute de la bande sonore servie par les Slashers : registre noise déconstruite, volume sonore assourdissant et des titres répétitifs et trop longs... Je décroche vite mais Xavier, ici présent, devrait donner un avis plus positif.
On s'éclipse au bar et une bonne surprise nous attends puisque le fournisseur de bière est désormais drômois et c'est tant mieux : la Grihète est bien bonne !
Place à Shannon Wright qu'on dit assagie depuis Let in the light où l'électricité était presque coupée. Honeybee Girls, son tout frais successeur creuse cette veine.
Et c'est ce qui transpire sur les 3 titres d'ouverture, pourtant à la guitare, mais qui ne décollent pas complètement, comme bridés. C'est lorsqu'elle passe au piano qu'elle nous embarque définitivement mais sitôt fait que l'instrument est abandonné au profit d'une 6 cordes.
On retrouve alors cette tension, cette musique qui râpe dans les coins, non domestiquée. Pas de bavardages ici, tout au plus quelques mercis. Les 3 gars qui l'accompagnent (très efficacement) ne sont pas très loquaces non plus, presque effacés. Il faut dire que Shannon Wright bouge pas mal, retient l'attention et surtout bouffe toute la scène de part sa présence ahurissante, sa voix déchirante et puissante... dur de rivaliser !
D'autant plus que pas mal de vieux titres (et parmi les plus nerveux) sont joués ce soir. Black little stray en version magistrale, enchainé parfaitement With Closed Eyes et You’ll be the Death (tous issus de l'excellent Over the Sun). Cà tient en haleine/apnée jusqu'au premier rappel où l'américaine revient seule : 3 perles au piano, à vous coller des frissons dans la colonne. Et personne qui moufte dans la fosse.
Le groupe revient une fois pour un titre sur fond d'électro et de voix trafiquée (moins convaincant) avant que Wright n'achève la soirée (et le public), seule à la guitare, le temps d'un dernier morceau en forme de joute avec l'ampli et elle-même... Furieuse dans sa musique et dans ses mouvements...
Paf, prends çà !
vendredi, octobre 9 2009
Par La bUze le vendredi, octobre 9 2009, 07:19
Après l'Isère, l'Ain, La bUze poursuit son tour Rhône-Alpin-des-départements-qui-commencent-par-une-voyelle : en route vers l'Ardèche (c'était la minute géographique), coté nord où il fait presque un temps à pique-niquer !
Cà se passe à Davézieux et on arrive à temps pour s'engouffrer dans l'Espace Montgolfier. Pas de première partie, salle assise et numérotée, Dick Annegarn apparait un mégaphone à la main accompagné de 2 cuivres (formule qu'il avait expérimenté sur Plouc en 2005) et d'un percussionniste.
Dur de s'installer sur les premiers titres, notamment ce Bruxelles en version minimaliste et vite expédié (mais je crois savoir que l'homme n'attache pas trop d'importance à cette bien belle chanson), le concert commence vraiment après ce titre.
Pris de la voix, le gascon d'adoption tchatche un max entre 2 réaccordages (et c'est souvent drôle) ou fait participer le public puisque le concert est le moins cher de la saison... Quand il ne joue pas de la guitare, il nous gratifie de quelques chorégraphies bien décalées à l'image du personnage : atypique et d'un naturel désarmant parfois déroutant.
Coté répertoire, il piochera un peu partout : son dernier "Soleil du soir" avec Jacques (Brel) & Théo (Van Gogh) mais aussi les précédents ou quelques classiques (Mireille, Bébé Elephant). On devine le pourquoi du choix de l'accompagnement cuivré : çà fonctionne à merveille avec son timbre de voix !
Un seul rappel (pour les raisons médicales évoquées plus haut), hip-hop & Boileau c'est bien dommage !

samedi, octobre 3 2009
Par La bUze le samedi, octobre 3 2009, 14:48
Week-end ensoleillé de Septembre, les pneus de la bUze'mobile crissent gentiment sur l'asphalte, dépassent largement la cité médiévale de Pérouges pour s'arrêter sur une petite place de village : Villette sur Ain. 5 personnes en terrasse, on reconnait de suite Terry Lee Hale, vedette du soir.
Un peu plus de monde au bar, c'est convivial et on goûte déjà la bière du cru avant que l'américain n'entame son premier set. 40 minutes apéritives très plaisantes et calmes, au dobro et en open-tuning, des compositions mais aussi (à priori) quelques standards instrumentaux.
Pause repas tex-mex (bien vue la formule !) et petite discussion avec le texan qui nous remets d'un précédent concert... Incroyable !
La nuit est tombée et l'éclairage a été revu version intimiste quand sonne la reprise et c'est tant mieux ! Lâchant le dobro pour une folk ou une 12 cordes, on savoure quelques titres du petit dernier : le très bon Shotgun Pillowcase.
L'auditoire est à peine garni (les gens sont restés en terrasse, observant de la fenêtre (!)) mais notre homme chante avec conviction. Sa patte gauche un peu folle et son gabarit dans la haute moyenne mettent à rude épreuve le matériel du lieu : soudain, c'est l'accident... La chaise s'effondre sur Texas Rose, demi-seconde de perplexité puis bonne rigolade !
Pas décontenancé pour autant, le concert reprends et n'en finira plus : l'harmoniciste vu il y a 3 ans a fait le déplacement en voisin et ils partageront de nombreux titres et une belle complicité. Le répertoire se tend aussi, avec des titres plus bluezy et entrainants : çà danse même sur le carrelage.
Superbe ambiance, un peu comme à la maison... dur donc de quitter la scène, pressés de toutes parts d'en faire encore une autre. Malins, ils termineront en douceur, sans amplification avec un instrumental délicat !
C'était juste la soirée de l'année... simplement ! Et merci au Restaurant des Mas pour cette belle initiative.
Ultimes bafouilles...