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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 4 décembre 2018 12:50

GoGo Penguin - Salle de l'Isle (L'Isle d'Abeau), le 26 Novembre 2018

GoGo Penguin... Jazz moderne qui puise ses influences dans l'electro et qui marche plutôt bien.

On connaissait leur précédent 'Man Made Object' sur lequel on aime quelques morceaux, moins d'autres, trop répétitifs voire de construction systématique mais c'était l'occasion de découvrir çà en live et... çà n'a pas vraiment fonctionné.

Déjà, dès le début, le son du tom basse claque et sature souvent (du moins de là ou on est) et çà gâche un peu pour rentrer dedans mais... on est vite lassé des notes martelées ad-libitum au piano avant la 'traditionnelle'' montée en puissance portée par la technique du batteur.

C'était leur marque de fabrique et çà le reste ici, ajoutant des breaks surprenants de ci de là qui pourraient bluffer... Personnellement, j'ai plutôt l'impression d'assister à un exercice très maitrisé d'épate qui ne veut pas dire son nom. Peu de place à l'émotion, juste 3 cerveaux qui travaillent et démontrent.

Peut-être aussi que le contexte assis (et loin) n'a pas vraiment aidé mais... on n'y retournera pas pour vérifier !

samedi 1 décembre 2018 07:01

Michael Chapman - Sonic (Lyon), le 24 Novembre 2018

Une virée de presque dernière minute... Et total contraste avec la soirée de la veille mais Michael Chapman est passé ici même l'an dernier sans qu'on puisse venir.

D'ailleurs, à l'approche du Sonic, on remarque un ancien sous le pont de chemins de fer et on a l'intuition que c'est lui. Intuition confirmée lorsqu'il traverse, casquette vissée sur la tête, la cale du bateau (pas de première partie ce soir) et monte précautionneusement sur scène.

Une guitare une voix pour 1h30 de set, des titres qui commencent souvent pas un long instrumental déjà gorgé de motifs, la respiration du bonhomme et enfin sa voix grave et fatiguée (77 ans d'âge !!!).

Un ascétisme à la Johnny Cash même si le jeu aux onglets de l'anglais est très fourni : tout en arpèges, avec des accordages des plus variés et une richesse mélodique assez dingue !

Çà accroche parfois, c'est vrai et il attaque ses cordes peut-être un peu trop fort mais il se passe vraiment quelque chose, l'exercice guitare-voix étant quand même le truc le plus casse-gueule qui soit.

On reconnaitra quelques titres de 50, dernier album en date (sorti en 2017) dont les quelques écoutes nous avaient plutôt touché ! Dommage que Mr Chapman ne soit venu qu'avec sa guitare pour tout bagage ! Ascétisme encore ?

lundi 26 novembre 2018 16:49

Idles + John - Epicerie Moderne (Feyzin), le 23 Novembre 2018

3 représentants du local 44 (Xavier & Ben) sont en goguette ce soir: direction l'Epicerie pour voir la grosse baffe qu'est Idles !

Les anglais cartonnent et heureusement, on a pris notre place en avance. On l'est moins pour la première partie, dommage car John (quel nom :D ) - duo guitariste + batteur/chanteur - envoie du bois ! Ce dernier sue énormément et son jeu est très puissant, bien renforcé par la 6 cordes branchée sur 2 ampli (basse & guitare). Efficace et idéal pour se mettre dans le bain.

Une bière plus loin, calé sous le micro de Joe Talbot, on est prêt à en découdre avec leur second disque - guère écouté - préférant encore laisser décanter l'excellent 'Brutalism'.

Le concert commence par le 'Colossus' qui fait l'ouverture de Joy as an Act of Resistance et sert de prétexte à l'installation des 5 zicos. On tient alors toujours la position mais dès les premières notes de 'Never Fight a Man With a Perm'', on est aspiré et rejeté par un pogo (pas trop bourrin, c'est vrai) qui ne cessera qu'avec le retour des lumières dans la salle.

Le son n'est pas si fort que çà (nouvelle législation ?) mais le groupe joue soudé et les 2 guitaristes font le show, posé sur une section rythmique inébranlable.

On craint un peu pour la voix de Talbot quand il parle mais il retrouve tout son souffle lorsqu'il s'agit de scander ses paroles. On espère d'ailleurs que çà tiendra la durée de l'énorme tournée parce que oui, çà vaut vraiment le coup de découvrir ce groupe sur scène: des gimmicks addictifs (et repris en choeur par le public présent) pour servir ces mélodies brutales et un message qui prend à contrepied (dans le cul) le cynisme de l'époque pour donner autre chose.

Parce que oui, Idles sait partager un esprit festif bien à eux, ils s'amusent et çà se voit, vont faire les pitres dans la fosse ou alors font monter le public sur scène et distribuent les guitares à 2 nanas. Mais le must de la soirée restera 'Samaritans' où pile au moment du 'I kissed a boy and I liked it', 2 gars se retrouvent sur scène et s'embrassent à côté d'un Talbot presque bluffé !

Un peu plus tard dans la soirée, on aura droit à une relecture toute personnelle du 'Cry to me' de Solomon Burke et pas de rappel... Est-ce vraiment nécessaire pour Idles ? Définitivement non !!!

vendredi 23 novembre 2018 01:00

The Breeders - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 18 Novembre 2018

Un dimanche soir au Transbordeur pour une séquence nostalgie... C'est rare et on ne verse pas souvent là dedans mais... c'est les Breeders et le capital sympathie pour Kim Deal et sa soeur sont toujours là ! D'autant plus que le dernier album est sympa, beaucoup mieux que 'Mountain Battles' même si on est quand même loin des 3 premiers ou du disque de The Amps ...

Disco Doom fait la première partie : même tranche d'âge, style à haute teneur Pavement mais assez insipide et peu marquant, on préfèrera la longue attente au stand burgers et un l'achat (exagéré) d'une mauvaise bière !

Du coup on est fin prêt pour la suite, bien placé dans une fosse remplie sans plus de quadra/quinquas devant laquelle le groupe se présente dans l'effectif qui officiait sur le tubesque 'Last Splash'. Et tubes il y aura puisque le groupe revisitera principalement ce disque et les meilleurs titres de 'All Nerves' plus quelques vieilleries bien choisies !

24 titres et presque autant de pépites mélodiques portées par la voix so terrific de Kim, on est conquis, même si le groupe reste laborieux en live - on le savait en achetant la place - on s'attendait même à bien moins. Il faut dire que le sourire des frangines compense largement, le stoïcisme pince-sans-rire de Wiggs contrastant tout cela.

En fin de set, Kim piquera la basse à sa comparse pour un premier titre chantée par cette dernière avant de judicieusement enchainer sur Gigantic qu'elle a écrit pour les Pixies ! Il sera alors temps pour un rappel forcément trop court...

Comme pour les Pixies il y a 4 ans, grosse madeleine bien savoureuse que cette soirée, le petit truc en plus même ! La plupart du public autour a le smile sur les lèvres en fin de concert, n'en déplaisent à quelques grincheux qui n'ont pas vraiment gouté l'amateurisme du groupe :D Connaissaient-ils autre chose que 'Cannonball' avant de venir ce soir ? J'en doute...

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