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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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samedi 15 décembre 2018 15:36

The Ex + Le Singe Blanc - GrrrndZero (Lyon), le 14 Décembre 2018

On a failli passer à côté de ce passage des hollandais dans nos contrées mais, un oeil affuté (en manque de réactivité aussi ;) ) nous aura permis de réserver la soirée à temps, l'annonce SoldOut suivra rapidement !

C'est aussi l'occasion de découvrir le nouveau lieu GZ, plutôt sympa (on retrouve la config de Gerland niveau taille, avec la cour en plus, cool pour les concerts d'été) et c'est parti pour Le Singe Blanc, trio messin original: 2 basses, 1 batterie et 3 micros.

Cà poutre dès le premier titre, hénaurme instrumental délivré comme une grosse claque de bienvenue ! La suite sera plus... chantée :D avec alternance de cris pour des morceaux bien alambiqués mais parfaitement en place. Déjà 8 albums à leur actif, 17 ans d'existence et plus de 700 (!) concerts, forcément, y'a de la maitrise et on pense à Ni ou Poil pour le registre complètement barré !

Le batteur est un spectacle à lui seul avec des mimiques de dingue quand il oeuvre derrière ses fûts et tout le groupe se fait bien plaiz à jouer, plaisir communicatif et immédiat, on aura même droit à un petit rappel !

Très bonne surprise donc, la soirée s'annonce plus que bonne !!!

Un peu de bière (la malédiction Grihète a encore frappé) le temps que The Ex s'installent eux-même, c'est vite parti et çà joue serré (la scène n'est pas très grande).

On ne connait guère ces titres mais quel plaisir de les revoir encore - 12ème fois (si on compte bien) - et même si ce nouveau répertoire est un peu moins accrocheur de prime abord, la montée en intensité et les 3 rappels nous feront revenir l'an prochain : c'est les 40 ans !!!

mardi 4 décembre 2018 12:50

GoGo Penguin - Salle de l'Isle (L'Isle d'Abeau), le 26 Novembre 2018

GoGo Penguin... Jazz moderne qui puise ses influences dans l'electro et qui marche plutôt bien.

On connaissait leur précédent 'Man Made Object' sur lequel on aime quelques morceaux, moins d'autres, trop répétitifs voire de construction systématique mais c'était l'occasion de découvrir çà en live et... çà n'a pas vraiment fonctionné.

Déjà, dès le début, le son du tom basse claque et sature souvent (du moins de là ou on est) et çà gâche un peu pour rentrer dedans mais... on est vite lassé des notes martelées ad-libitum au piano avant la 'traditionnelle'' montée en puissance portée par la technique du batteur.

C'était leur marque de fabrique et çà le reste ici, ajoutant des breaks surprenants de ci de là qui pourraient bluffer... Personnellement, j'ai plutôt l'impression d'assister à un exercice très maitrisé d'épate qui ne veut pas dire son nom. Peu de place à l'émotion, juste 3 cerveaux qui travaillent et démontrent.

Peut-être aussi que le contexte assis (et loin) n'a pas vraiment aidé mais... on n'y retournera pas pour vérifier !

samedi 1 décembre 2018 07:01

Michael Chapman - Sonic (Lyon), le 24 Novembre 2018

Une virée de presque dernière minute... Et total contraste avec la soirée de la veille mais Michael Chapman est passé ici même l'an dernier sans qu'on puisse venir.

D'ailleurs, à l'approche du Sonic, on remarque un ancien sous le pont de chemins de fer et on a l'intuition que c'est lui. Intuition confirmée lorsqu'il traverse, casquette vissée sur la tête, la cale du bateau (pas de première partie ce soir) et monte précautionneusement sur scène.

Une guitare une voix pour 1h30 de set, des titres qui commencent souvent pas un long instrumental déjà gorgé de motifs, la respiration du bonhomme et enfin sa voix grave et fatiguée (77 ans d'âge !!!).

Un ascétisme à la Johnny Cash même si le jeu aux onglets de l'anglais est très fourni : tout en arpèges, avec des accordages des plus variés et une richesse mélodique assez dingue !

Çà accroche parfois, c'est vrai et il attaque ses cordes peut-être un peu trop fort mais il se passe vraiment quelque chose, l'exercice guitare-voix étant quand même le truc le plus casse-gueule qui soit.

On reconnaitra quelques titres de 50, dernier album en date (sorti en 2017) dont les quelques écoutes nous avaient plutôt touché ! Dommage que Mr Chapman ne soit venu qu'avec sa guitare pour tout bagage ! Ascétisme encore ?

lundi 26 novembre 2018 16:49

Idles + John - Epicerie Moderne (Feyzin), le 23 Novembre 2018

3 représentants du local 44 (Xavier & Ben) sont en goguette ce soir: direction l'Epicerie pour voir la grosse baffe qu'est Idles !

Les anglais cartonnent et heureusement, on a pris notre place en avance. On l'est moins pour la première partie, dommage car John (quel nom :D ) - duo guitariste + batteur/chanteur - envoie du bois ! Ce dernier sue énormément et son jeu est très puissant, bien renforcé par la 6 cordes branchée sur 2 ampli (basse & guitare). Efficace et idéal pour se mettre dans le bain.

Une bière plus loin, calé sous le micro de Joe Talbot, on est prêt à en découdre avec leur second disque - guère écouté - préférant encore laisser décanter l'excellent 'Brutalism'.

Le concert commence par le 'Colossus' qui fait l'ouverture de Joy as an Act of Resistance et sert de prétexte à l'installation des 5 zicos. On tient alors toujours la position mais dès les premières notes de 'Never Fight a Man With a Perm'', on est aspiré et rejeté par un pogo (pas trop bourrin, c'est vrai) qui ne cessera qu'avec le retour des lumières dans la salle.

Le son n'est pas si fort que çà (nouvelle législation ?) mais le groupe joue soudé et les 2 guitaristes font le show, posé sur une section rythmique inébranlable.

On craint un peu pour la voix de Talbot quand il parle mais il retrouve tout son souffle lorsqu'il s'agit de scander ses paroles. On espère d'ailleurs que çà tiendra la durée de l'énorme tournée parce que oui, çà vaut vraiment le coup de découvrir ce groupe sur scène: des gimmicks addictifs (et repris en choeur par le public présent) pour servir ces mélodies brutales et un message qui prend à contrepied (dans le cul) le cynisme de l'époque pour donner autre chose.

Parce que oui, Idles sait partager un esprit festif bien à eux, ils s'amusent et çà se voit, vont faire les pitres dans la fosse ou alors font monter le public sur scène et distribuent les guitares à 2 nanas. Mais le must de la soirée restera 'Samaritans' où pile au moment du 'I kissed a boy and I liked it', 2 gars se retrouvent sur scène et s'embrassent à côté d'un Talbot presque bluffé !

Un peu plus tard dans la soirée, on aura droit à une relecture toute personnelle du 'Cry to me' de Solomon Burke et pas de rappel... Est-ce vraiment nécessaire pour Idles ? Définitivement non !!!

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