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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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jeudi 20 juillet 2017 19:50

All Night Jazz - Jazz A Vienne, le 13 Juillet 2017

Une motivation de dernière minute pour filer à Vienne et son magnifique théâtre où on arrive presque tôt. De quoi se rendre compte que le festival s'est bien professionnalisé: carte cashless et invention de la pinte à 40cl (!) à un prix relevé pour de la bière de merde... Passons...

Après Amaury Faye Trio (à peine aperçus), c'est Keziah qu'on retrouve, avec un certain plaisir, en formule trio comme l'autre fois (mais entouré de nouveaux comparses).

Le set sera bien envoyé et ultra efficace, un peu trop best-of quand même pour donner le frisson. On avait annoncé un hommage à Hendrix, il consistera juste en une reprise de Dylan: All along the watchtower, dommage !

[1]
vienne_keziah_2017.jpg
Sinon, malgré quelques problèmes de guitare, Keziah ne vieillit pas et a toujours la classe, que ce soient sa tenue du soir ou la façon d'arpenter la scène. On aurait bien repris un ou deux titres de rappel, re-dommage !

Enchainons avec Seu Jorge. Sa présence ici n'était pas rien quant au fait de faire le déplacement. On est donc dans de bonnes dispositions en début de concert. Concert qu'il fera seul à la guitare, avec un décorum minimaliste mais bien vu (et inspiré du film (La Vie Aquatique - quel ennui) of course) et superbement mis en lumière.

Pourtant, passés quelques titres, il faut avouer que çà ne décolle pas vraiment. Le brésilien narre bien quelques anecdotes dans un français plutôt pas mal pour enchainer ses reprises de Bowie mais çà sent le téléguidage à plein nez et si le bonhomme a une excellente voix, cela reste très anecdotique.

[2]
vienne_seu_2017.jpg
Ce sera encore plus flagrant au rappel lors duquel il nous ressert 2 titres joués pendant le concert... comme si la discographie du Thin White Duke n'était pas suffisamment riche pour creuser un peu plus.

Déçu donc, on ira plutôt voir du coté de ses propres productions pour se faire une idée !

On reste alors au Brésil avec l'afro-beat de Bixiga 70. Une dizaine de musiciens, des cuivres, des percus, on en attend beaucoup dans le genre explosivité, un peu trop là encore...

Ce sera sympathique et groovy mais il manque le truc pour faire la différence : du chant ! Parce que les petites chorégraphies c'est bien mais çà meuble guère et si les compos tiennent la route, elles ne mettent pas le feu (c'est l'effet Mighty Mocambos - très bon disque mais concert sans voix..., çà le fait moins).

Exit à mi-parcours (il est 2h du mat passées), contraint par quelques obligations montagnardes du lendemain, à regret car viennent ensuite Con Brio & Guillaume Perret.

Et quand on nous dit que Con Brio a vraiment mis le feu au théâtre antique...

Notes

[1] photo: Claire Plantier

[2] photo: Eric Meurice

lundi 3 avril 2017 21:12

H-Burns + Woods - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 28 Mars 2017

Un concert pop, pour changer... Enfin, pas tant que çà puisque le dernier (de Kevin Morby - feu membre de Woods) est plutôt frais.

Avant, c'est le presque local H-Burns qui présente déjà son 6ème album. On ne s'est guère penché sur l'oeuvre du garçon et sa prestation du soir est plutôt maitrisée, bien accompagné de 3 comparses bien rôdés à l'exercice.

Alternance de titres intimistes et d'envolées bruyantes, visiblement content d'être là et de jouer, il faut néanmoins avouer qu'on n'a pas du tout été touché par cette première partie (qui n'en était pas une - plus d'une heure de set).

Passons à Woods, découverts un peu par hasard, porté par un titre (Sun city creeps) hyper accrocheur. L'album City Sun Eater in the River of Light avait apporté sa dose de fraicheur l'an dernier même si la voix taquinait déjà nos limites de l'acceptable.

Sur scène, ce n'est pas vraiment spectaculaire, avec 5 garçons no-look complet (mention spéciale au chanteur barbu à bonnet) et dont la charisme individuel ne s'additionne pas vraiment.

A l'écoute, çà passe mieux avec des titres soigneusement exécutés, débordant un peu (quand même) vers des passages plus hypnotiques pour les titres qui s'y prêtent bien (Sun city creeps toujours).

Logiquement tirés du dernier disque, on est content d'ouïr Politics of free ou The other side même si globalement, il manque vraiment quelque chose pour se laisser emporter, pour déborder un cadre bien trop sage d'une prestation qu'on ne gardera pas forcément en mémoire.

dimanche 12 mars 2017 17:05

Sate - le Jackjack (Bron), le 10 Mars 2017

Vendredi 10 mars, y'a du choix à Lyon et la réservation au Marché Gare pour Shannon Wright est faite depuis longtemps mais... L'écoute du dernier album n'a procuré qu'ennui et même si elle vient en groupe, les quelques vidéos glannées sur le net des débuts de tournée affichent encore que ces sempiternels morceaux d'Over the sun, excellent album, certes, mais qui date de... 2004 ! De quoi s'auto-dispenser, les précédentes fois n'ayant pas été inoubliables.

Et puis c'est l'occasion d'aller à Bron découvrir à la fois le JackJack et Sate sur la foi d'une vidéo bien prometteuse.

Une fois l'entrée localisée (çà paye pas de mine), on s'enfonce dans les souterrains de la MJC pour trouver une salle à la configuration proche de celle du Marché Gare en plus vaste mais bien moins garnie (30 personnes ?).

On rate presque le premier groupe local et le second ne nous emballe pas vraiment... De quoi gouter la pression du coin, incomparable par rapport à la mauvaise Grihète vendue partout ailleurs.

Sate et son groupe attaque des balances rapides avant de balancer une attaque frontale dès le premier titre ! Ca déménage sec et les 5 canadiens jouent soudés et complices, plutôt contents d'être là malgré la faible audience.

En 1 heure de set sans temps mort, ils pilonneront les titres d'un premier album mélant rock, soul & hard-rock, portés par l'énergie et la voix de Sate donc (maman est chanteuse de blues, la génétique a du bon) mais aussi bien soutenue dans les choeurs par le reste du gang.

Le public sera même sollicité pour une mini battle de choeurs et le rappel réclamé à grand renfort d'égosillements aura bien lieu !

Respect donc, on espère juste les revoir avec un peu plus de monde, ils le méritent largement !

mardi 21 février 2017 21:37

Fantastic Negrito (& Seratones) - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Février 2017

Ou comment rater son début de week-end...

On avait repéré depuis quelques semaines la venue de Seratones à Feyzin, on avait même écouté le disque qui mélange plutôt bien garage & soul, tout ce qui nous plait donc. Et pour avoir lu quelques articles sur le combo, on s'imaginait un buzz suffisant pour assurer la tête d'affiche de la soirée.

Du coup, pour cause de préparation d'un départ très matinal le lendemain, on a pris notre temps pour faire le sac du week-end et volontairement fait l'impasse sur la première partie.

Erreur, grossière erreur... On arrive à l'entracte pour s'entendre dire que... les Seratones ont joué, certes, et qu'en plus c'était très bien, frais, enjoué, ... De quoi bien enrager et s'imaginer une soirée gâchée d'entrée, d'autant plus qu'on ne connait rien de ce qui suit, le billet indique un certain Fantastic Negrito inconnu au bataillon.

C'est donc à reculons qu'on se positionne plein centre dans une fosse très dégarnie (le concert est pourtant offert aux abonnés - les gens, des fois...).

Ils sont 5: gratte/basse/batterie, un clavier et le leader Xavier Dphrepaulezz, pas tout jeune (bientôt 50 ans alors qu'il en fait facile 15 de moins), ancien dealer ayant signé dans les 90's un contrat avec l'agent de feu Prince, sans succès.

Son nouveau projet brasse un paquet d'influences: rock, funk, soul, jazz, hip-hop, incantations à la Gil Scott-Heron, souvent dans un même morceau et si c'est déroutant en début de concert, on ne tarde pas vraiment à trouver nos marques.

Parce que tout çà vie furieusement, porté par le charisme et l'énergie de Dphrepaulezz, virevoltant & habité, sa capacité à partager avec le public en va de même et on oublie vite l'épisode Seratones.

Le groupe qui l'accompagne n'est pas en reste: çà joue royalement, mention spéciale au bassiste dont le touché est ahurissant & original, des lignes bien lourdes agrémentées de subtils gimmicks.

Après une cover bien sentie du In the pines de Leadbelly, il nous fait savoir qu'il pourrait prolonger toute la nuit mais les impératifs de transport sont là, le rappel sera donc unique (mais aussi efficace que le reste).

Semi déception donc: presque sûr que le mix Seratones / Fantastic Negrito eut été un des (sinon le) concerts de l'année 2017. Mais bon, on va pas se plaindre... très chouette découverte, on recommande, et tant pis pour le lever à 5h du mat' qui suit !

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