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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 12 mars 2019 20:42

The Lemonheads + Chris Brokaw - Gibus Café (Paris), le 10 Mars 2019

Paris toujours, on l'avait repéré cette date des Lemonheads, pas qu'on ait vraiment suivi les dernières livraisons du groupe d'Evan Dando (stop à Car Button Cloth - 1996 (!)) mais le groupe avait pondu juste avant 2 excellents disques: It's a Shame About Ray', sommet suivi de prêt par Come on feel'' qu'on a réécouté avec beaucoup de plaisir avant de 'monter' à la capitale, au Gibus pour être précis, endroit plutôt cool, une succession de petits espaces avec une scène réduite pour une belle proximité. Petit donc mais même pas rempli...

C'est Chris Brokaw qui ouvre pour 9 titres seul à la guitare, folk bien tourné et bien exécuté (l'exercice est casse-gueule), idéal pour patienter.

Une bière plus loin (de la 16 en canette (!), même pas une tireuse à bière ici... après le Bus Palladium... la province s'en tire quand même mieux), on s'installe pour voir les ricains attaquer pied au plancher et volume bien relevé (trop fort là encore), si bien que la voix est à peine audible tant les amplis poussent.

Dando au centre - veste en laine moche, limite voûté, regarde fixé au plafond et aussi expressif qu'un phasme - va enchaîner titre sur titre sans temps mort mais aussi sans aucune conviction. Le groupe s'exécute dans la même veine, absence totale de complicité voire de communication même de regard entre eux, c'est bien triste surtout qu'il s'agit de la dernière de la tournée, de quoi imaginer l'ambiance sur celle-ci !

On éprouve quand même du plaisir à entendre live des perles comme 'Hannah & Gabi', 'Rudderless' ou 'My Drug Buddy' mais c'est tellement expédié que l'instant reste gâché.

[1]
A l'heure de jeu, Dando nous fait une belle cover acoustique de 'The Outdoor Type', s'en va et ne reviendra pas...

De quoi rentrer bien énervé, et perplexe quant à la finalité de continuer à tourner dans ces conditions, Dando nous semble bien pathétique !

Note

[1] il 'sourit' plus sur cette vidéo de la veille que pendant tout le concert parisien !

vendredi 8 mars 2019 22:39

The Opposition + Human - Bus Palladium (Paris), le 7 Mars 2019

Petite semaine parisienne et une actualité pas si fournie que çà niveau concert, nous sommes pourtant en mars... Et on rate le retour des Screaming Females à Lyon :( .

C'est vers Pigalle qu'on traîne, éventuellement tenté par la découverte de Kamasi Washington mais la salle affiche complet et les revendeurs demandent 80€, on fuit direction le Bus Palladium propose de son côté le post-punk de The Opposition, combo formé il y a plus près de quarante ans.

D'abord la salle, de bonne configuration (Marché Gare ?) et assez remplie, de la bière Bud dégueulasse et un public plutôt... âgé (!).

On ne s'attarde pas trop sur la première partie, n'ayant aimé ni les compos (et leurs fins improbables) ni la voix d'un chanteur qui en fait trop (à notre goût) ou pas assez (quand il doit lire les paroles de Blue Monday, reprise du soir). L'ingé son est sûrement sourd tant le son en façade est fort, çà gâche aussi !

The Opposition s'installe alors et lance une setlist principalement centrée sur les vieux morceaux (des fans crieront dans la salle, certains venus de loin (ils sont fidèles ils les aiment bien ;) )). Morceaux qu'on ne connaît pas du tout mais force est d'admettre que le grain de voix de Mark Long est vraiment intéressant. C'est la composante marquante du groupe avec la basse souvent fretless de son acolyte.

Tempos plutôt lents et de solides mélodies, on les sent contents de revenir sur scène (leur dernier passage à Paris remonte à 25 ans (!)), dommage qu'il faille un pupitre à Long pour être sûr de ne rien oublier.

1 petite heure de jeu et on quitte les lieux rapidement aux dernières notes du rappel, pas certain d'avoir fait le choix le plus judicieux.

samedi 15 décembre 2018 15:36

The Ex + Le Singe Blanc - GrrrndZero (Lyon), le 14 Décembre 2018

On a failli passer à côté de ce passage des hollandais dans nos contrées mais, un oeil affuté (en manque de réactivité aussi ;) ) nous aura permis de réserver la soirée à temps, l'annonce SoldOut suivra rapidement !

C'est aussi l'occasion de découvrir le nouveau lieu GZ, plutôt sympa (on retrouve la config de Gerland niveau taille, avec la cour en plus, cool pour les concerts d'été) et c'est parti pour Le Singe Blanc, trio messin original: 2 basses, 1 batterie et 3 micros.

Cà poutre dès le premier titre, hénaurme instrumental délivré comme une grosse claque de bienvenue ! La suite sera plus... chantée :D avec alternance de cris pour des morceaux bien alambiqués mais parfaitement en place. Déjà 8 albums à leur actif, 17 ans d'existence et plus de 700 (!) concerts, forcément, y'a de la maitrise et on pense à Ni ou Poil pour le registre complètement barré !

Le batteur est un spectacle à lui seul avec des mimiques de dingue quand il oeuvre derrière ses fûts et tout le groupe se fait bien plaiz à jouer, plaisir communicatif et immédiat, on aura même droit à un petit rappel !

Très bonne surprise donc, la soirée s'annonce plus que bonne !!!

Un peu de bière (la malédiction Grihète a encore frappé) le temps que The Ex s'installent eux-même, c'est vite parti et çà joue serré (la scène n'est pas très grande).

On ne connait guère ces titres mais quel plaisir de les revoir encore - 12ème fois (si on compte bien) - et même si ce nouveau répertoire est un peu moins accrocheur de prime abord, la montée en intensité et les 3 rappels nous feront revenir l'an prochain : c'est les 40 ans !!!

mardi 4 décembre 2018 12:50

GoGo Penguin - Salle de l'Isle (L'Isle d'Abeau), le 26 Novembre 2018

GoGo Penguin... Jazz moderne qui puise ses influences dans l'electro et qui marche plutôt bien.

On connaissait leur précédent 'Man Made Object' sur lequel on aime quelques morceaux, moins d'autres, trop répétitifs voire de construction systématique mais c'était l'occasion de découvrir çà en live et... çà n'a pas vraiment fonctionné.

Déjà, dès le début, le son du tom basse claque et sature souvent (du moins de là ou on est) et çà gâche un peu pour rentrer dedans mais... on est vite lassé des notes martelées ad-libitum au piano avant la 'traditionnelle'' montée en puissance portée par la technique du batteur.

C'était leur marque de fabrique et çà le reste ici, ajoutant des breaks surprenants de ci de là qui pourraient bluffer... Personnellement, j'ai plutôt l'impression d'assister à un exercice très maitrisé d'épate qui ne veut pas dire son nom. Peu de place à l'émotion, juste 3 cerveaux qui travaillent et démontrent.

Peut-être aussi que le contexte assis (et loin) n'a pas vraiment aidé mais... on n'y retournera pas pour vérifier !

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