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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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jeudi 26 octobre 2017 20:15

Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL, Bizarre (Vénissieux), le 21 Octobre 2017

2ème épisode donc: Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp !

On revient pour les mêmes raisons que mardi, avec en plus l'opportunité d'enfin découvrir Bizarre, ouvert depuis quelques temps et versant plutôt du côté du hip-hop: belle salle pile poil à la taille qu'on aime (proche du JackJack) où on sert, hélàs, cette infâme Grihète blonde (çà devient vraiment une (mauvaise) habitude).

Première partie colombienne mêlant musique de là-bas et jazz, c'est inhabituel et original (il manque un peu de chant pour pimenter tout çà).

Place à la formation helvète qui n'a pas fait le déplacement pour rien: la formule XXL implique un x2 sur l'effectif: 14 musiciens sur scène et globalement chaque poste doublé (la création d'emploi en marche ^^), sans rôle de faire-valoir pour les nouveaux, ils sont au même plan que les membres "historiques" et plutôt à fond dans leur set.

Evidemment, on aura droit à quelques titres déjà connus réarrangés pour l'occasion mais surtout pas mal de nouveautés (un album en prévision peut-être?) qui claquent bien dans cette configuration de fou.

Les petites pointes d'humour sont encore savament distillées, les jeux sur les voix bien trouvés, y'a juste, pour pinailler un chouia et en comparaison de leur formule light, un petit manque de complicité entre toute cette bande qu'on mettra sur le compte de la concentration nécessaire pour tenir la baraque.

Une bien belle soirée en tout cas !

mardi 24 octobre 2017 18:55

The Souljazz Orchestra - Marché Gare (Lyon), le 17 Octobre 2017

Groove & grandes formations cette semaine sur Lyon, on commence par le début: 1er épisode avec The Souljazz Orchestra.

On les a déjà vu, c'est pas faux... Mais c'est tellement bon qu'autant retourner prendre sa picouse de bonnes fréquences et il semble qu'on ne soit pas les seuls puisque le Marché Gare affiche complet pour accueillir Captain Stambolov, soient 5 cuivres et un batteur pour un mélange d'influences balkaniques, klezmer, colombiennes. Du truc qui envoie quoi bien que pulsé par un soubassophone récalcitrant, une mise en bouche sympathique donc...

Quant aux canadiens, on avait zappé la sortie toute fraiche d'un nouvel album et on est un peu déçu de leur entrée sur scène: Marielle Rivard n'est pas là.

Mais çà part fort et explosif quand même, avec des titres du dernier Under Burning Skies of course.

N'empêche, peu à peu vient l'impression que le combo a amorcé un virage plus dansant/disco/festif qu'à l'accoutumée et on est moins dedans et/ou client. Peut-être est-ce juste l'humeur du soir (les potes n'ont pu rentrer), on verifiera çà sur disque.

Faut pas non plus mentir, la prestation globale reste bien bonne mais un peu en deçà des précédentes, le chant féminin manque tout comme les incartades plus prononcées sur le continent africain.

Un rappel et on fait le détour par le stand merch pour constater qu'ils n'ont plus l'excellent Resistance en vinyle, on se contentera donc du CD !

jeudi 20 juillet 2017 19:50

All Night Jazz - Jazz A Vienne, le 13 Juillet 2017

Une motivation de dernière minute pour filer à Vienne et son magnifique théâtre où on arrive presque tôt. De quoi se rendre compte que le festival s'est bien professionnalisé: carte cashless et invention de la pinte à 40cl (!) à un prix relevé pour de la bière de merde... Passons...

Après Amaury Faye Trio (à peine aperçus), c'est Keziah qu'on retrouve, avec un certain plaisir, en formule trio comme l'autre fois (mais entouré de nouveaux comparses).

Le set sera bien envoyé et ultra efficace, un peu trop best-of quand même pour donner le frisson. On avait annoncé un hommage à Hendrix, il consistera juste en une reprise de Dylan: All along the watchtower, dommage !

[1]
vienne_keziah_2017.jpg
Sinon, malgré quelques problèmes de guitare, Keziah ne vieillit pas et a toujours la classe, que ce soient sa tenue du soir ou la façon d'arpenter la scène. On aurait bien repris un ou deux titres de rappel, re-dommage !

Enchainons avec Seu Jorge. Sa présence ici n'était pas rien quant au fait de faire le déplacement. On est donc dans de bonnes dispositions en début de concert. Concert qu'il fera seul à la guitare, avec un décorum minimaliste mais bien vu (et inspiré du film (La Vie Aquatique - quel ennui) of course) et superbement mis en lumière.

Pourtant, passés quelques titres, il faut avouer que çà ne décolle pas vraiment. Le brésilien narre bien quelques anecdotes dans un français plutôt pas mal pour enchainer ses reprises de Bowie mais çà sent le téléguidage à plein nez et si le bonhomme a une excellente voix, cela reste très anecdotique.

[2]
vienne_seu_2017.jpg
Ce sera encore plus flagrant au rappel lors duquel il nous ressert 2 titres joués pendant le concert... comme si la discographie du Thin White Duke n'était pas suffisamment riche pour creuser un peu plus.

Déçu donc, on ira plutôt voir du coté de ses propres productions pour se faire une idée !

On reste alors au Brésil avec l'afro-beat de Bixiga 70. Une dizaine de musiciens, des cuivres, des percus, on en attend beaucoup dans le genre explosivité, un peu trop là encore...

Ce sera sympathique et groovy mais il manque le truc pour faire la différence : du chant ! Parce que les petites chorégraphies c'est bien mais çà meuble guère et si les compos tiennent la route, elles ne mettent pas le feu (c'est l'effet Mighty Mocambos - très bon disque mais concert sans voix..., çà le fait moins).

Exit à mi-parcours (il est 2h du mat passées), contraint par quelques obligations montagnardes du lendemain, à regret car viennent ensuite Con Brio & Guillaume Perret.

Et quand on nous dit que Con Brio a vraiment mis le feu au théâtre antique...

Notes

[1] photo: Claire Plantier

[2] photo: Eric Meurice

lundi 3 avril 2017 21:12

H-Burns + Woods - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 28 Mars 2017

Un concert pop, pour changer... Enfin, pas tant que çà puisque le dernier (de Kevin Morby - feu membre de Woods) est plutôt frais.

Avant, c'est le presque local H-Burns qui présente déjà son 6ème album. On ne s'est guère penché sur l'oeuvre du garçon et sa prestation du soir est plutôt maitrisée, bien accompagné de 3 comparses bien rôdés à l'exercice.

Alternance de titres intimistes et d'envolées bruyantes, visiblement content d'être là et de jouer, il faut néanmoins avouer qu'on n'a pas du tout été touché par cette première partie (qui n'en était pas une - plus d'une heure de set).

Passons à Woods, découverts un peu par hasard, porté par un titre (Sun city creeps) hyper accrocheur. L'album City Sun Eater in the River of Light avait apporté sa dose de fraicheur l'an dernier même si la voix taquinait déjà nos limites de l'acceptable.

Sur scène, ce n'est pas vraiment spectaculaire, avec 5 garçons no-look complet (mention spéciale au chanteur barbu à bonnet) et dont la charisme individuel ne s'additionne pas vraiment.

A l'écoute, çà passe mieux avec des titres soigneusement exécutés, débordant un peu (quand même) vers des passages plus hypnotiques pour les titres qui s'y prêtent bien (Sun city creeps toujours).

Logiquement tirés du dernier disque, on est content d'ouïr Politics of free ou The other side même si globalement, il manque vraiment quelque chose pour se laisser emporter, pour déborder un cadre bien trop sage d'une prestation qu'on ne gardera pas forcément en mémoire.

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