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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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dimanche 14 août 2011

Secret Chief 3 + Fat32 - le Clacson (Oullins), le 12 Juillet 2011

On serait presque passé à coté de la clôture Grrrnd Zero : une date en Juillet, en plus à Oullins... mais Nyko avait (à peine) abordé le sujet et leur Book of Angels était plutôt bon donc... allons à Oullins !

Voir d'abord, le duo FAT32 tout ravager sur son passage : batterie + claviers bien agressifs pour des non-compositions bien frappées. Cà crie de temps à autre et c'est assez drôle à une fréquence équivalente... On tiendra pas jusqu'au bout mais on est content d'avoir vu çà et on conseillera FAT32 pour animer le mariage de son meilleur ennemi !

Place à la formation de Trey Spruance, enfin, une de ses configurations puisque Secret Chief 3 est à géométrie variable. Ce soir ils sont 5 : batterie, basse, clavier, guitares (et autres instruments frettés (bizarrement (1/4 de ton ?))) et violon (ou guitare ou trompette), tous encapuchonnés malgré un température assez élevée.

La musique des américains reste bien inclassable: sautillante parfois (le leader sautille souvent), planante ou lorgnant du coté du métal le temps de quelques passages bien plombés. On reconnaitra le thème d'Halloween et on succombera au reste : instrumentaux orientalisant, surf musique ou (presque) easy-listening.

sc3.jpg [1]
Presque 2 heures de pièces virtuoses sans être démonstratrices, pas un micro pour discourir entre chacune, des musiciens au top (la batteuse limite en transe) pour présenter un univers propre mais absolument pas inaccessible.

Bref, juste de la musique et de la bonne. On tient peut-être le concert de l'année [2] !

Notes

[1] photo feiticeira_org

[2] dire qu'ils étaient déjà passés à Lyon en 2009 ... argh

vendredi 5 août 2011

Unsane - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 25 Juin 2011

Bientôt 2 mois de retard sur les comptes-rendus... c'est pas sérieux tout çà !!!

Puisque l'Epicerie clôturait sa saison ce soir là, autant faire un max de bruit ! Les préposés se nomment Unsane (23 ans d'existence), viennent de Brooklyn et font la joie des casiers de la bibliothèque de la Part-Dieu avec leurs pochettes bien sanguinolentes et macabres.

3 sur scène, pas d'artifice aux lumières, de l'efficacité brute seulement et Against the Grain en ouverture magistrale. Après, je sais pas trop, mais on versera dans un registre noise plombé et poisseux, strié par la voix hurlée de Chris Spencer.

Unsane_live_lyon.JPG
De prime abord, çà ne rigole pas : têtes de tueurs et plus grand combo cracheur de bière (mention spéciale au bassiste) mais en s'y attardant un peu, on voit que tout ceci participe au show, que les sourires ne sont pas loin. Cf Vinnie Signorelli, batteur au regard inquiétant, qui amuse son petit monde pendant que les cordeux s'accordent ou qui saura, le temps d'une chanson, marteler ses fûts comme un malade tout en faisant des mimiques complètement autres à l'égard d'un membre du public (qu'on imagine bien de l'autre sexe).

Volume sonore scotché à 110 dB, une seule redescente, le temps d'une intro à l'harmonica (si si), pour un titre presque bluesy (si si 2) et vraiment chouette, on décroche de temps à autre (sur les titres plus rapides, bizarrement) mais la section rythmique (quels jeu & son basse) ne mets pas longtemps à nous rappeler à l'ordre.

Dragibus, croisé juste avant m'avait dit tout le bien qu'il pensait du combo en live... C'est confirmé !

vendredi 29 juillet 2011

Hubert Mounier - le Transbordeur (Villeurbanne), le 16 Juin 2011

Enfin !

2 albums solo vraiment classes et pas une date de tournée... Il a fallu attendre cette Maison de pain d'épice pour voir enfin Hubert Mounier sur ses terres...

D'abord une première partie locale (mais qui lorgne plus de l'autre coté de l'Atlantique) : Ronan Siri proposera une grosse demi-heure de son folk rock pas révolutionnaire mais pas mal fait. Ensuite, on bascule presque de l'autre coté de la Manche : le backing band de la tournée officie généralement sous le nom des Rabeats, une association évidente tant le répertoire de Mounier regorge de mélodies mccartnyennes.

Bref, reprise de la route ce soir avec un album plus approprié à la scène (pas de production B. Biolay), une voix de plus en plus grave, une silhouette reconnaissable entre mille (toujours la houppette tintinesque) et un ardéchois d'adoption content d'être là !

Hubert_Mounier_live_Transbo.JPG
Cà sent encore le rodage (quelques regards sur les partitions de la part de tous) mais aussi l'envie et la part belle est faite aux dernières compositions. Les quelques incartades dans la discographie de l'Affaire font bien plaisir (La Vague, Chacun de son coté ou l'inaltérable Mobilis in Mobile (yes!!!)), celles de la carrière solo pêcheront parfois à recréer aux claviers les arrangements du disque (La vue sur la mer).

En fin de set, on aura même droit à un sympathique Chic Planète (et Cleet Boris de retrouver sans forcer le déhanché du clip des années 80) avant d'être pris de court au second rappel et finir avec la promesse de revenir.

vendredi 22 juillet 2011

Beirut + Moriarty + Villagers - Nuits de Fourvière (Lyon), le 18 Juillet 2011

Où comment passer une soirée très BOF...

D'abord, les Villagers qui ouvrent devant un théâtre plein (mais qui se remplit toujours) pour une pop-folk qui lorgne un peu du coté d'I Am Kloot (l'effet papier de verre en moins) ou Radiohead (quand çà s'énerve un peu plus). Cà reste, en live, très brouillon, mal ficelé voire affreux (le titre aux 2 claviers par exemple).

Pas trop difficile pour Moriarty de faire un peu mieux, même si le set des franco-américains n'est guère enthousiasmant : rien ne prends, ni la voix de la chanteuse masquée par un harmoniciste dosé trop fort, ni les effets de scène (piédestal, lampe de poche, ...), ni le jeu de jambes ridicule du guitariste ou encore les quelques mots bafouillés entre les morceaux, phrases qui tombent à plat à chaque fois... Le temps du tube Jimmy, le niveau s'élève d'un cran avant de replonger progressivement, pilotage automatique enclenché !

Soirée à 3 groupes oblige, le rideau arrive bientôt et, argggg, c'est une standing ovation qui leur ait offerte. Surprenante popularité (ils avaient déjà remplis 2 Epiceries en début d'année) pour un groupe bien mièvre (sûrement moins mièvre que Cocoon certes, quoiqu'on doute...) et très Taratata... Pour notre part, on applaudira presque plus la minute d'après, pour célébrer l'absence de rappel :) !

On place nos derniers espoirs à Beirut dont on connait seulement le 1er effort (qu'on goute sans plus, il faut l'avouer).

Beirut_live.jpg [1]

Mini guitare, accordéon et cuivres, le premier titre est affreux, plombé par une contrebasse binaire qui écrase tout sur son passage... On se dit que çà va passer (ici même il y a 4 ans, les premières minutes d'Arcade Fire étaient du même acabit)... hélàs NON !

Plus le concert avance, plus les gradins grondent (le son était plus acceptable dans la fosse) pour faire baisser cette PUTAIN de basse mais l'ingénieur du son est DEFINITIVEMENT sourd... Après un petit détour par la régie son (où nous étions plusieurs à râler), çà s'améliorera un chouilla mais le set est déjà trop avancé pour vraiment l'apprécier.

Dommage, déplorable, navrant, désastreux et autres synonymes...

Notes

[1] photo mottoth

samedi 9 juillet 2011

Nuits Sonores #1: Direction Survet, Half Japanese, DJ Shadow, The Sonics, le 1 Juin 2011

1er rendez-vous avec le big festival de Lyon : peu branché électro ou pas dispo les années précédentes, la prog de cette première nuit de l'édition 2011 est suffisamment alléchante pour tenter le coup !

Rayon météo on repassera, à 13°, on va pas se ruiner en bières (vendues bien chères pour si peu de qualité) et on essaye de se réchauffer avec les quelques dizaines de personnes présentes devant Direction Survet et sa guitare double-manche. Des instrus pour un kraut-rock un peu drôle mais rien de bien accrocheur sur la longueur, peu de communication avec le public, on préfère Rien et de loin...

On passe vite à Half Japanese, groupe culte de Jad Fair (et son frangin) pour un rock-garage-noisy-low-fi bien déglingué, culte au Japon parait-il et, avis personnel, un peu poussif. Jad Fair fait bien le pitre avec sa guitare-jouet et déjà cassée mais bon... On pense qu'un Daniel Johnston doit proposer ce genre de trucs (en plus intimiste et perché) et c'est à peu près tout !

Petite mise au chaud sous l'hangar de la scène 1 (la plus grosse) : la foule à déjà investi les lieux pour DJ Shadow, vedette de la soirée (dont on n'a rien écouté (ouhhh)) et sa fameuse boule.

dj_shadow_lyon_live.jpg [1]
C'est sous les cris d'un public plutôt enthousiaste que Joshua Paul Davis se présentera avant de rejoindre sa sphère et lancer un show visuellement très impressionnant : pile poil en face, à distance raisonnable, les projections sont spectaculaires et le son juste énorme (sans être trop agressif). D'accord, je décrocherais un peu sur la longueur même si globalement, c'est une très bonne surprise (ma culture électro étant proche du néant) qui donne envie de s'écouter quelques albums du gars...

Bref, l'abstract hip-hop c'est bien mais on a ses vieux réflexes et on retourne au bon vieux rock'n'roll avec les mythiques Sonics qui en 64/65 ont fait saturé quelques amplis alors que la plupart de leurs congénères s'acharnaient à mettre du sucre dans leurs mélodies.

45 ans plus tard, les Sonics ne sont plus très frais et coté look, c'est pas trop çà : blousons en cuir un peu démodés, chemise noire avec des têtes de mort pour le sax ou encore Gerry Roslie, clavier et voix du groupe qui chaussera ses lunettes (des demi-lunes ?) histoire de lire quelques lyrics. Le début du set est assez laborieux mais, à l'image d'un vieux diesel, çà n'ira que vers le mieux, tirés par un bassiste survolté.

Il y a des pains certes (d'un autre coté, quel intérêt de voir une exécution parfaite de ces pépites garages ?) et des nouveaux titres assez anodins (on peut pas trop leur reprocher non plus) mais entendre Live Travel, The Witch ou l'indépassable Psycho par les membres originaux (3/5) du combo, c'est une chose qu'on n'avait même pas imaginé à la première écoute (et petite baffe) de leur "Here Are The Sonics".

Public conquis et rappel généreux, la bUze rodera encore un peu derrière quelques platines, il est plus de 3h du mat' et çà commence à faire...

Notes

[1] photo B-Rob

samedi 2 juillet 2011

The Ex & Getatchew Mekuria, les Invites de Villeurbanne, le 18 Juin 2011

Petit épisode Invites cette année : un rapide coup d'oreille au Legendary Tiger Man en sortant du Transbo le jeudi (sympa sur les 4 titres de fin mais tout un concert, j'ai des doutes: c'est binaire, répétitif et, dans le genre homme-orchestre, Rémy Bricka, lui, il mets des feux d'artifices en plus).

Le lendemain, la pluie à noyé le brin de motivation qui m'aurait poussé à aller écouter Ebo Taylor ou Blitz The Ambassador mais pas grand chose n'aurait pu me faire rater la date de The Ex accompagné de Getatchew Mekuria.

Déjà vu de nombreuses fois, certes, dans cette association, qui plus est, mais comme la qualité de la soirée est garantie avec ces hollandais, on y retourne !

Celle-ci ne fera pas exception : effet de surprise en moins et scène plus grande, on doute un peu avant de se laisser embarquer.

The_Ex_Getatchew_Mekuria_live_lyon.jpg
Le set ressemble globalement à celui d'il y a 3 ans avec quelques petits aménagements biens vus : 2 titres chantés pour la batteuse, le (plus très) nouveau chanteur, moins sollicité, se retrouve aux cuivres ou encore (et surtout) le groupe qui s'arrête le temps d'un Tezeta pour Mekuria seul au sax, finissant le traditionnel a cappella, vraiment touchant.

Une belle leçon de générosité ! Ils repassent sur Lyon en Septembre et on y re-sera !

ps: un concert de la même tournée ? c'est ici, merci POP !

samedi 25 juin 2011

The Tallest Man on Earth + Francis - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 29 Mai 2011

Encore du folk, dites-vous ? oui... il fait chaud et la sandalette est de ressortie... L'Epicerie accueille plus de monde que 3 jours auparavant, il semble que l'homme le plus grand de la terre aie ses fans (mini-buzz on the web ?).

On fait d'abord connaissance avec Francis (bien trouvé comme nom), groupe suédois mené par une chanteuse sans moustache mais à la voix bien typée et plutôt accrocheuse. A l'aise sur scène, elle porte les chansons du groupe avec brio. Leur son est très personnel et on prends un réel plaisir à les découvrir ; il manque juste un peu d'explosion électrique sur certains titres pour emballer complètement mais on jettera une oreille sur l'album (puisqu'album il y a, cf l'article de Twist, ce soir présent mais camouflé).

Place au guinness book maintenant et donc à Jens Kristian Mattsson, seul avec ses grattes (essentiellement acoustiques), pour une première moitié de set bien dylanesque, trop surement pour captiver le néophyte.

On note quand même que le garçon a un certain magnétisme et est sur scène comme chez lui, marmonnant aussi des trucs rarement pas souvent compréhensibles entre chaque titre (mais qui font rire les fans).

ttmoe_live.jpg [1]
L'ombre du Zimm s'estompera beaucoup lorsque 2 membres de Francis (appelons-les désormais les Marcels, donc, puisque tous arborent alors le fameux t-shirt) viendront lui prêter main forte sur la suite : la matière musicale est moins linéaire et plus prenante et que ce soit à l'orgue ou la gratte électrique, le garçon s'en sort à merveille.

Juste avant le rappel, sortie de nulle part, la plus grande femme du monde (enfin, ils font la même taille, CQFD) vient partager un duo très sensuel et sommet de ce concert, fugace instant de magie comme il ne s'en produit pas si souvent.

On serait presque resté sur ce moment de grâce mais le public en a décidé autrement, on prends quand même... avant de retrouver Xavier pas loin du stand merchandising, sa chronique est ici !

Notes

[1] photo Kmeron

samedi 11 juin 2011

Thomas Dybdahl - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 25 Mai 2011

Chronique express pour une petite soirée tranquille à Feyzin : peu de monde (même avec un parking en travaux) pour Thomas Dybdahl, norvégien de son état et auteur de déjà 5 albums pop-folk-jazzy qui sort son 1er Best Of (oui oui...).

La première partie était des plus calmes : Susanne Sundfor, compatriote seule au clavier pour un enchainement de titres sans applaudissement, c'est doux et la voix est bien sensuelle, un peu chiant aussi...

La suite sera plus énergique, avec un groupe solide derrière Dybdahl revisitant sa discographie (et dont on ne connait qu'un seul disque) le temps d'un concert très sympathique, parfaitement maitrisé : varié, bon feeling avec le public, quelques jeux de caméras projetés en arrière plan discrets mais bien vus.

thomas_dybdahl_live.jpg [1]
C'est très mélodique, avec une voix claire souvent haut perchée mais le tout reste un poil trop lisse pour emballer complètement...

Notes

[1] photo mortenjohs

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