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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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vendredi 23 novembre 2018 01:00

The Breeders - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 18 Novembre 2018

Un dimanche soir au Transbordeur pour une séquence nostalgie... C'est rare et on ne verse pas souvent là dedans mais... c'est les Breeders et le capital sympathie pour Kim Deal et sa soeur sont toujours là ! D'autant plus que le dernier album est sympa, beaucoup mieux que 'Mountain Battles' même si on est quand même loin des 3 premiers ou du disque de The Amps ...

Disco Doom fait la première partie : même tranche d'âge, style à haute teneur Pavement mais assez insipide et peu marquant, on préfèrera la longue attente au stand burgers et un l'achat (exagéré) d'une mauvaise bière !

Du coup on est fin prêt pour la suite, bien placé dans une fosse remplie sans plus de quadra/quinquas devant laquelle le groupe se présente dans l'effectif qui officiait sur le tubesque 'Last Splash'. Et tubes il y aura puisque le groupe revisitera principalement ce disque et les meilleurs titres de 'All Nerves' plus quelques vieilleries bien choisies !

24 titres et presque autant de pépites mélodiques portées par la voix so terrific de Kim, on est conquis, même si le groupe reste laborieux en live - on le savait en achetant la place - on s'attendait même à bien moins. Il faut dire que le sourire des frangines compense largement, le stoïcisme pince-sans-rire de Wiggs contrastant tout cela.

En fin de set, Kim piquera la basse à sa comparse pour un premier titre chantée par cette dernière avant de judicieusement enchainer sur Gigantic qu'elle a écrit pour les Pixies ! Il sera alors temps pour un rappel forcément trop court...

Comme pour les Pixies il y a 4 ans, grosse madeleine bien savoureuse que cette soirée, le petit truc en plus même ! La plupart du public autour a le smile sur les lèvres en fin de concert, n'en déplaisent à quelques grincheux qui n'ont pas vraiment gouté l'amateurisme du groupe :D Connaissaient-ils autre chose que 'Cannonball' avant de venir ce soir ? J'en doute...

vendredi 16 novembre 2018 05:07

Inspector Cluzo - Ninkasi Kao (Lyon), le 05 Octobre 2018

Un petit moment qu'on voulait voir le duo gascon :) De part leur réputation scénique qui n'est plus à faire (900 concerts au compteur, stars au Japon et de retour d'Amérique du sud) mais aussi leur démarche (fermiers et rockers, c'est pas commun).

La première partie nous aurait intéressé, il s'agissait des Dizzy Brains vu ici même il y a 2 ans... Sauf qu'en arrivant à peine à 20h20, c'est déjà des dernières notes de leur dernier morceau... Mauvais point pour l'orga donc, le billet n'indiquant pas du tout cela. Et 2ème mauvais point quant au bar, assuré par un seul serveur pour de la pression blonde très bof (le Ninkasi brasse pourtant large...).

Bref, on ne va pas s'arrêter là car la salle accueille joyeusement le duo et sa mascotte Miguel (le bouc de la ferme) qui trône sur la pochette du dernier album (pas sur scène, je précise, pour les vegans fondamentalistes).

Cà envoie du lourd d'entrée et leur garage blues rock est plus qu'efficace.

On est agréablement surpris par la voix de Laurent Lacrouts qui monte facilement dans les aigus sans gêner mais aussi par une bonne floppée de titres bien groovy.

Le set retenu démontre une machine bien taillée pour la scène avec de nombreuses incartades bien senties sur le terroir, les anciens et des tacles à Nicolas Hulot.

Pas sûr d'y retourner ou de creuser la discographie mais content de les avoir vu !

mardi 30 octobre 2018 06:55

Killing Joke - l'Usine (Genève), le 26 octobre 2018

Ah... Killing Joke, groupe culte découvert sur le tard à la faveur d'un excellent album où Dave Grohl maltraitait la batterie (le 'sans titre' de 2003)... Qu'on avait raté leur venue sur Lyon pour une précédente tournée. On pensait bien ne jamais les voir mais, à la faveur d'une glandouille sur le net, on tombe sur cette tournée des 40 ans qui passe par Paris et Genève.

La date parisienne est complète mais il reste des places pour la Suisse, à l'Usine qui plus est, ce qui nous remémore une virée express là bas pour voir Mark Lanegan. 14 ans plus tard - l'âge y est-il pour quelque chose ? - on y va en bus et on dort sur place :D . C'est aussi l'occasion de fouler quelques pavés de la vieille ville et, après avoir refusé quelques deals illégaux dans le quartier du PTR, on arrive à l'heure pour TurboWolf, première partie bruyante et sans mélodie: batteur, guitariste et chanteur-clavier-à-moustaches, c'est amusant 2-3 titres mais rapidement pénible et inaudible...

On reste néanmoins bien devant pour anticiper le remplissage de la salle. Chose qui sera faite à 22h quand les vétérans de Killing Joke débarquent. Car oui, il s'agit bien de l'effectif originel qui s'est retrouvé en 2007 lors... des funérailles de leur bassiste Paul Raven.


2 cierges et de l'encens brûlent sur l'ampli basse, on s'attendait à une messe très sombre mais si Jazz Coleman est bien tout de noir vêtu, maquillage blanc au visage (et déjà coulant), les autres membres dépareillent, entre une Geordie Walker à la cool et Youth, en baskets, chemise hawaienne et dread locks blonds sous casquette.

Pour la musique par contre, c'est moins tendre et le concert piochera dans toute la discographie des anglais, premier album en tête ('Eighties') évidemment mais aussi les torgnoles sorties depuis les années 2000 (la version de 'Loose Cannon' est à tomber par terre).

Côté jeu de scène, guitariste, bassiste et clavier sont imperturbables alors que Jazz grimace et joue des mains bien aidé par les 2 spots qui l'éclairent par en dessous.

Cela pourrait être inquiétant mais on le sent vraiment touché et ému d'être ici. Il faut dire que le public genevois est réactif et conquis, çà pogote gentiment et de nombreux fans connaissent tout çà par coeur.

Le groupe s’éclipse après 15 titres mais reviendra nous en servir 3 autres, dont son tube 'Love like blood' remusclé ! On n'en avait pas demandé autant :)

lundi 22 octobre 2018 00:08

Kurt Vile & The Violators - Epicerie Moderne (Feyzin), le 21 Octobre 2018

Un détour par l'Epicerie pour découvrir Kurt Vile.

On connait guère le garçon mais les quelques écoutes de son album avec Courtney Barnett laissaient entrevoir un solide songwriting et les échos du dernier album étaient plutôt positifs alors... Allons se farcir une première partie typique des lieux - on caricature hein - soit un duo féminin guitare/harpe avec chant très folk des 70s... Bref c'est mortel d'ennui !

Heureusement qu'on est arrivé à la bourre, çà dure moins longtemps... Et on profite de la pause pour partir à la recherche d'un Daniel mystérieusement absent. On apprendra par la suite que la tradition "bière sortie du coffre" n'a pas de saison :)

Place à Kurt donc et ses Violators, c'est à dire 3 zicos dont 2 interchangeables (clavier, guitare, basse) pour un set copieux (1h30) et servi guitares très en avant (on ne comptera pas le nombre de guitares jouées ce soir mais le tour bus doit être énorme).

Le garçon est à l'aise, avec son air déguindé (un poil Wayne's World) et quelques tics pour lancer les morceaux ; sa voix grave fera le reste même si - et c'est le seul reproche qu'on y trouvera - elle reste assez monocorde quelque soit l'intensité des morceaux joués.

Parce qu'intensité il y aura et pour notre bon plaisir: une batterie bien grave qui donne la pulse sur laquelle se superposent quelques déluges sonores hypnotiques - le Crazy Horse de Neil Young n'est jamais trop loin sur les titres qui s'étirent en longueur - et parfaitement maitrisés.

Tout ce dont on avait besoin !

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