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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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lundi 26 décembre 2016 21:23

Vaudou Game - Epicerie Moderne (Feyzin), le 13 Avril 2016

Un billet passé à la trappe, c'est sûrement l'âge ^^...

Cà faisait un moment qu'on voulait le voir, ce projet de Peter Solo et son combo pourtant lyonnais mais il y a des rencontres qui tardent à venir... Du coup, pour une fois, on arrivera préparé à Feyzin, après avoir bien écouté leur très bon Apiafo et son single 'Pas Contente' bouclé sur France Inter.

Le concert est offert par l'Epicerie et sera ouvert par John Milk: pop soul sympathique et bien exécutée (même si on n'est pas trop fan de la voix du garçon), de quoi patienter agréablement avant d'entamer une grosse séance déhanchements...

Formule fournie (2 cuivres, basse, batterie plus un clavier/guitariste), tous en pantalon vintage et t-shirt siglé VG. Peter Solo comme sur la pochette de l'album (le masque en moins quand même), visuellement çà claque !

Pour l'autre sens, çà claque aussi: les chansons sont peut-être proposées dans des versions très proches des enregistrements mais l'énergie est là et la banane se pointe sur la plupart des visages de la fosse.

A mi-concert, le groupe est rejoint par Roger Damawuzan, oncle (à quel degré ?) de Solo et inventeur au Togo du style vaudou funk que le projet remet au goût du jour et transcende.

L'enthousiasme monte d'un cran, très communicatif: chorégraphies incessantes et belle complicité, le titre de 'James Brown togolais du tonton n'est pas usurpé tant il feule comme le vrai ! Là pour 3/4 titres qu'on ne reconnait pas (ceux du deuxième album ?), il fait à peine un détour en coulisse lorsque les premières notes de 'Pas Contente' retentissent. Le titre est joyeusement rallongé avec participation obligatoire du public et le seul titre du rappel subira le même sort.

Une belle heure et demi de plaisir partagé, mieux que le meilleur anti-dépresseur, la vie c'est bon bon bon !

lundi 5 décembre 2016 19:32

Lisa Leblanc - Ninkasi (Lyon), le 29 Novembre 2016

Et encore un concert coup de coeur... Avec une chanteuse canadienne qui chante en français, est-ce que tout va vraiment bien ??? Oui oui, on a juste beaucoup aimé son premier disque, cette veine gentiment trash folk avec un vocabulaire cru sans fioriture et mine de rien, une voix qui touche et des compos excellement ficelées. Un nouveau disque est sorti cette année, plus anglophone, de bonne facture aussi mais... moins touchant...

On arrive à l'heure et c'est plutôt rare mais le Kafé est plein, à croire que l'acadienne est plutôt connue et/ou à fait venir tous ses compatriotes étudiants qui chantonneront sans problème tous les refrains.

Piochant dans les 2 disques, le concert sera chaleureux et généreux, varié aussi, avec un titre fragile seule à la guitare ou un épisode de 3 morceaux bien plus bruyants (dont la très bonne reprise du Ace of Spades de Motorhead).

En une grosse heure, Lisa Leblanc alternera guitares, banjo, mandoline et violon, plutôt bien accompagnée d'un classique guitare-basse-batterie efficace et très complice: les interludes "tooning" sont prétexte à des moments décontractés et drôles, les quelques ratés musicaux déclenchant des rires amusés: "Semi-pro un jour, semi-pro toujours" dit-elle !

L'emblématique "Ma vie c'est d'la marde" sera réclamé dès la fin du concert et le groupe finira debout sur le bar en mode acoustique pour 3 morceaux de musique cajun. Encore un très bon moment, une nouvelle fois ici !

samedi 26 novembre 2016 14:00

Michael Kiwanuka - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 20 Novembre 2016

On a failli avoir la flemme... Un concert si tot, un dimanche à rouiller, un nouvel album pas écouté et puis... c'était complet et on avait une place au chaud et puis... l'Epicerie avait mis ce titre pour allècher le chat lent:

Horaires décalés obligent, on est arrivé bien à temps pour la première partie: Juanita Stein, plutôt mignonne officiant dans un registre pop-folk. Une formule récurrente ici (cf la sympathique Emma Ruth Rundle ouvrant pour Wovenhand ou la soporifique Meg Baird pour Kevin Morby 3 jours avant) et pas vraiment ce qu'on préfère: on tiendra difficilement 4 titres, l'australienne a pourtant une jolie voix mais aussi un jeu de guitare sans nuances, les quelques arrangements apportés par son frangin étant d'une platitude absolue.

On préfère donc plonger dans un verre de Grihète (c'est dire)... Bonne idée en fait puisque ce sera l'occasion de retrouver Twist en charmante compagnie et de discuter... musique & concerts, Kiwanuka évidemment et ce fameux nouvel album !

Bien placés dans la fosse, l'impatience grandi dans la salle (c'est pas l'émeute hein, on est à Feyzin, les gens lancent des mini vagues d'applaudissements polis ^^) mais aux premières notes, l'attente est récompensée: son au poil et sans bouchons, formation large ou presque (quatuor standard plus clavier & percussionniste) pour un set évidemment axé sur ce 'Love & Hate' mais ressortant aussi quelques pépites du précédent.

Le groupe joue impeccablement, sans chichi ni pose, peu de blah blah non plus, juste cette musique moins teintée de soul que ce à quoi je m'attendais, lorgnant souvent du côté des Floyd (ou, plus récent, Jonathan Wilson).

Les guitares ont leur part belle: souvent des motifs à l'unisson pour frissonner, des solos aussi, hypnotiques plutôt que démonstratifs. Kiwanuka alternera 12 cordes acoustique et Fender électrique, seul de temps en temps et emportant tout sur son passage. Y'a pas à redire, si l'anglais sait écrire des putains de chansons, il sait aussi les chanter: sa voix est puissante, chaude & douce à la fois, elle passe toujours quelque chose et malgré l'heure 3/4 passée ici, on aurait bien pris du rab au rappel, ce dernier étant conclu par le 'Love & Hate' posé ci-dessus.

La boucle est bouclée et un des meilleurs concert de l'année aussi !

dimanche 13 novembre 2016 17:49

Theo Lawrence & The Hearts - Heaven To Me

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Un chouette titre de Theo Lawrence & The Hearts vus cette semaine en concert Coup de Coeur (encore) du Ninkasi. Des gamins plutôt doués pour nous faire un revival 50's américaines, cheveux en arrière, grattes demi-caisse et clavier discret mais toujours à propos.

La faute à des compos très bien ficelées, une voix gentiment éraillée et une mise en place live parfaite (encore d'excellentes lignes de basse sautillantes), l'heure offerte était un pur plaisir.

On est même plutôt bluffé quand ils se mettent à parler la langue d'Afida Turner : oui oui, ces gars là sont frenchy (de Gentilly) et on leur souhaite de bien poursuivre le sillon en cours !

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