Première distribution de becs de l'année... que du vieux cette fois-ci !
Piers Faccini - Leave no traces - 2004
Premier album de l'anglais et déjà une belle réussite : Faccini polit chacun de ses titres avec un vrai talent. Il sait jouer sur les silences pour mieux créer cette proximité avec l'auditeur finalement pas si fréquente. On pense parfois à Nick Drake ou John Martyn mais le songwriting reste très personnel. Il n'y a qu'à suivre le piqué de cordes de ce magnifique 'Deep Blue Sea' pour complètement plonger...
Wipers - Youth of America - 1981
Drôle d'évolution dans le songwriting de Greg Sage (par rapport à l'excellent 'Is this real?') : les guitares sont moins tranchantes, créant une sorte de magma sonore, la batterie ne tabasse pas vraiment. C'est assez unique, plus inquiétant (les 10 minutes du titre éponyme en parfaite B.O. d'un film d'horreur de série B bien glauque ou ce 'When it's over') mais l'évidence mélodique est toujours là . Du grand, du pas très classique mais du bon !!!
Gianmaria Testa - Lampo - 1999
Accroché dans l'Ascenseur par ce sublime 'Polvere Di Geso'. Titre un peu atypique dans cet album de chanson italienne (oui oui, un genre encore inabordé ici). Au final, un disque plutôt élégant et sobre, mélancolique aussi...
Go-Go's - Beauty & the Beat - 1981
Girls band des 80's pioché au détour d'un blind-test du Civil Servant... Pas trop emballé finalement malgré quelques singles vraiment chouettes ('Lust to love' donc, mais aussi 'Our lips are sealed' ou 'Fading fast'). Je m'attendais plus à des riottt grrll band bien avant l'heure (Sleater Kinney au hasard) et çà reste finalement trop pop et trop propre...
Nomeansno – All Roads Lead to Ausfahrt – 2006
Un peu de punk hardcore par les vétérans canadiens. Braillard, drôle et mal élevé, avec la batterie bien folle du frangin John, pas transcendant (surtout quand ils versent dans la formule punk bas du front) mais de toutes façons, NoMeansNo, comme The Ex, reste à voir sur scène, en vrai… C’est tellement MIEUX !
Justin Vollmar - Okay - 2006
10 titres en autoproduction, beaucoup de bricolage et comme souvent chez le garçon, la lumière sur quelques uns. Ce sera ici 'Jealous of Sue', (Sue qui revient d'ailleurs sur 4 titres), le reste... ben, c'est à finir
. Chose que, dans le même genre, Forest Fire a magnifiquement fait sur son 'Survival' de 2008 !
Tag - NoMeansNo
jeudi, février 25 2010
Episode 11
Par La bUze le jeudi, février 25 2010, 19:20 - Mémoire (de) volatile
dimanche, décembre 30 2007
Bilan 2007
Par La bUze le dimanche, décembre 30 2007, 17:14 - Autres digressions
L'année s'achève, l'esprit de Noël s'en va... Il est temps de faire un billet récap (et facile) pour dresser un petit bilan de cette première année blogueuse...
5 albums:
- The National en 'Boxer' impeccable,
- Alela Diane et son folk sans âge ('The Pirate's gospel'),
- Soulsavers : 'It's Not How Far You Fall, It's The Way You Land'... il faut dire que Mark Lanegan est de la partie, donc forcément...
- Terry Lee Hale : très bon 'Shotgun Pillowcase' malgré une belle bourde électronisante au milieu,
- 'Neon Bible' d'Arcade Fire
5 concerts:
- NoMeansNo évidemment (Ground Zero),
- Alamo Race Track au Sirius,
- Dominique A au Kao,
- Jeffrey Lewis à Mâcon,
- Arcade Fire à Fourvière
3 films (j'en ai raté un bon paquet):
- Persepolis (Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud),
- 4 mois, 3 semaines & 2 jours (Cristian Mungiu),
- La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche)
quelques déceptions en vrac:
- Andrew Bird : 'armchair apocrypha'
- Francis Black bien mou du 'Bluefinger'
- 'new moon' d'Elliott Smith
- pas de The National à moins de 150 km et çà fait 2 albums que çà dure, scandaleux !
- le dernier Copolla ('L'homme sans âge')
- les derniers concerts d'Herman Düne
et puis Fred Chichin qu'est mort... fait chier ! Un Même si d'aurevoir donc :
à 2008 !
mercredi, juillet 4 2007
NoMeansNo quotation
Par La bUze le mercredi, juillet 4 2007, 01:30 - Quote Quote
Décalé les NoMeansNo ?
Si tu regardes attentivement dans tes chaussures en cuir (et que tu les as bien nettoyées), il se peut que tu y voies Dieu ou les anges du paradis...
Par contre si elles sont en plastiques, tu verras Mickey !
Et un petit rappel en cinémascope pour étayer ma précédente rubrique:
samedi, juin 16 2007
NoMeansNo (& Ned) - Rail Theatre (Lyon), 13 juin 2007
Par La bUze le samedi, juin 16 2007, 23:42 - Live Chronique
Quelle putain de soirée !!!
Pour la découverte du Rail Théatre (la honte), c'est rock'n'roll ce soir avec une programmation Grrrnd Zero bien affutée : les locos/aux Ned et les canadiens vétérans de NoMeansNo, trio formé en 1979 (!) qui s'articule autour des frères Wright accompagné depuis les 90's par le jeune (quarantenaire ?) Tom Holliston.
La salle est pleine (400 personnes, mezzanine comprise), la bière est bonne et pas chère, il en faudra d'ailleurs, vu la chaleur qui règne ici.
Ce n'est pas Ned qui participera à faire descendre la température: un look un brin Devo (les saloppettes surement) et du rock bien velu sorti du garage, c'est distordu et tranchant. Malgré quelques problèmes de son, leur prestation noisy-punk est très bonne, avec un batteur limite psychophate qui ne tient pas en place. Les bassiste et guitaristes assurent aussi, le trio criera à tour de rôle ou en coeur. Une bonne entame pour ce qui arrive donc...
NoMeansNo, visuellement, çà ne paye pas de mine : les 2 papys un peu nerd qui trainaient dans la salle précédemment (mention spéciale au look du batteur: caleçon long aux couleurs bien dégueues + baskets + chaussettes blanches) et bien ce sont eux !!!
Pas de roadie ici, ils s'installent rapidement et c'est parti: quelques titres punk-rock pour faire chauffer la salle puis çà vire un peu plus hardcore avec des morceaux hypnotiques introduits généralement à la basse par Rob Wright. La guitare de Tom et le jeu de batterie ahurissant (puissant, qui part parfois en free jazz) de John Wright complètent magnifiquement. Les breaks sont nombreux et toujours efficaces. Pas le temps de s'arrêter pour des applaudissements que çà repart... sauf pour raconter quelques petites histoires bien décalées (avec un fort accent nord-américain).
Niveau jeu de scène, çà bouge quand même: pieds levés pour Rob et surtout sourires pour tous, public compris ! Cà pogotte même pas mal dans la fosse, avec jet de gobelets de bières à la clef. Toute leur discographie est abordée (notamment le mythique Wrong), pas une faute de gout.
Le groupe s'en va après une heure de show... pour mieux revenir: un 1er rappel qui met définitivement le feu... la basse groove terriblement (disco-punk les NoMeansNo ?), impossible de résister... Toujours aucun signe de fatigue. Leur plaisir de jouer est palpable, La bUze à la banane et n'est pas la seule.
Second rappel du même niveau, mais d'où vient ce groupe ? ils tournent à quoi ? la Kro que nous montre le batteur ? Le concert s'achève, après 2 heures incroyables, concluses par 10 minutes de hurlements/remerciements.
Générosité, simplicité, efficacité & intégrité, que de noms en '-té' pour décrire cette soirée !
Longue vie aux NoMeansNo et MERCI !
C'était le concert de l'année en léger différé du Rail Theatre.



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