La bUze

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dimanche, novembre 29 2009

du grand, du beau, du téméraire (avec implant capillaire agassien)

Il s'appelle Pierre Billon aka Chuck Maurice (çà ne 'invente pas) et c'est déjà chez Baadtaste, site de bon goût pour les réceptions feutrées de l'ambassadeur, mais je ne peux m'empêcher de partager ce petit moment de... perplexité.

La vidéo de l'année ?

jeudi, novembre 26 2009

Tom Waits - Green Grass

  goto radio La bUze

Tom Waits, connais pô...
Et pourtant, en bon fan de Lanegan, je devrais...
Mais j'ai toujours zappé ses albums à la bibliothèque.
Et puis je vois ce très bon film : Le scaphandre et le papillon...
Fort, poignant, les deux en même temps, même...
Vissé à ma nouvelle chaise Ik&a jusqu'au bout du bout du générique.
Et le titre part...

tomwaits.jpg
La petite porte pour rentrer dans l'oeuvre du californien, plus qu'à suivre quelques conseils et prendre Rain Dogs, Blue Valentine ou Bone Machine.

ps: on parle... que dis-je, on polémique sur le garçon ici.

samedi, novembre 21 2009

Grand Jeu Concours - Emiliana Torrini - Me and Armini

concours_armini.jpg
C'est bientôt nuel, la crise, ... et puisque j'ai pas vraiment aimé l'album mais que d'autres ne sont pas de cet avis (cf ici ou là), j'offre mon exemplaire à qui saura (qui saura qui saura) identifier la pochette dont est extrait le magnifique survêtement ci-dessous.

Et ouaip, elle est comme çà, La bUze : pas besoin comme chez Civil de perdre 3 dixièmes d'audition pendant 10 mois pour se faire finalement coiffer au poteau et louper la compil' ;o)

blind.jpg

  • L'album est en écoute intégrale ici
  • Réponse dans les commentaires (en renseignant l'email histoire que je puisse récupérer l'adresse postale où envoyer le paquet piégé)

mardi, novembre 17 2009

Dominique A + Des Fourmis dans les Mains - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 13 Novembre 2009

Deuxième rendez-vous avec A en deux ans pour encore presque 2 heures de concert, seul le lieu à changé : c'est l'Epicerie qui régale ce soir...

La première partie est locale et chante en français : Des Fourmis dans les Mains propose une belle originalité dans sa formation : batterie (bon d'accord), clavier-accordéoniste (déjà), contrebassiste-bassiste-chanteur (ah, quand même) et violoncelliste.

des_fourmis_dans_les_mains_live.jpg
Des compositions aux influences variées : chanson française, pays de l'est, une pointe de dub (heureusement courte) et un coté théâtral dans l'interprétation qui passe bien (j'entends "pas surchargé"). Une influence Noir Désir aussi dans la voix mais très bien digérée. Gros travail sur le son également, tout est en place, une belle découverte donc !

Petite entracte, on reste dans fosse : c'est complet et bien peu de monde n'ose tenter la cohue au bar de peur de perdre sa place surtout quand elle est assise.

J'avais dit tout le bien que je pensais de Dominique A lors de ce concert, je pourrais faire bref en disant que le concert de ce soir était encore mieux !

Tournée La musique, nouveau (presque) double album (avec le bonus disc La Matière), entouré d'un nouveau groupe et toujours pas de bassiste (qu'a-t-il contre les bassistes, d'ailleurs ?). Cà attaque dans le vif avec Le sens, ouverture de ce nouvel opus qui sera bien mis en avant puisque qu'une bonne douzaine de titres seront présentés ici.

La présence scénique du nantais reste impressionnante : très physique avec ce tronc massif et presque convulsé et c des mouvements de mains, amples et doux qui contrastent donc... L'ensemble est fascinant !

dominique_a_live.jpg
Côté musique (!), c'est du tout bon : cold-wave, pop (excellents Immortels et Le Bruit Blanc De L'été) ou bien rock comme ces grosses déflagrations chargées d'électricité sur Je Suis Parti Avec Toi. Toujours tranchant et bien envoyé, abrupt aussi dans les conclusions mais c'est tant mieux !

Quelques incartades opportunes dans le reste de la discographie (Le Faussaire, Pour la peau, ...) et en bonus, décontraction & humour pas aperçus lors de la précédente séance, la soirée vire à l'excellence...

3 rappels généreux où le public réclame ses chansons mais où le gars n'en fera qu'à sa tête : le classique Le courage des oiseaux en version couillue et, non demandé, un Twenty two bar bien envoyé.

Pour le dernier titre, seul à la guitare, A se lance dans un blues à sa sauce, accent anglais très limite et vocalises d'opérette... Ce garçon peut tout se permettre !

mercredi, novembre 11 2009

Episode 09

Des nouveautés de 2008, de la compile africaine, et la première perle d'Emitt...

09.jpg :bz5) Emitt Rhodes - untitled - 1970
Soit de la pop à la Mc Cartney de haute volée choppée chez Heebooh. Dommage que l'animal ait posé les 3 chefs-d'oeuvre (et accessoirement les titres les plus mélancoliques) de l'album sur son post (d'où pointe de déception). M'enfin, le reste vaut le détour, que ce soit la berceuse Lullabye, Live till you die ou Ever find yourself running, l'Emitt sait trousser des mélodies imparables et les arranger à merveille !

09.jpg :bz4) I Am Kloot - Play Moolah Rouge - 2008
On a l'impression que tout va decrescendo pour les mancuniens depuis leur excellent premier album. Ce petit dernier sorti en toute discrétion (française seulement, on espère) l'an dernier se dévoile après plusieurs écoutes et c'est tant mieux. Tout Kloot s'y retrouve : des ambiances pas vraiment joyeuses, servies souvent en mode acoustique et portées par un songwriting inspiré. Sur Only Role In Town ou Hey Little Bird, John Bramwell reste toujours aussi touchant !

09.jpg :bz35) M. Ward - Hold Time - 2009
Entrée en matière bien convenue For Beginners & Never Had Nobody Like You : pas de révolution ni évolution chez Ward pour ce disque, des bonnes chansons certes (Rave on, le temps d'un duo avec Lucinda Williams ou le superbe Outro), quelques instrumentaux par ci par là, mais comme pour son prédécesseur, on reste sur sa faim... On attends mieux du garçon et on doute (ce n'est pas le mièvre épisode She & Him qui permet d'espérer) !


09.jpg :bz35) Nigeria Disco Funk Special: The Sound Of The Underground Lagos Dancefloor 1974-1979 - 2008
Petites pépites nigériennes des 70's. Cà groove dans tous les sens, mélange afrobeat & funk, globalement instrumental et si quelques titres sont un peu répétitifs, quand çà le fait, çà le fait !




09.jpg :bz3) Salah Ragab & The Cairo Jazz Band Present Egyptian Jazz - fin 60's / début 70's
Un titre trouvé chez Nyko, un album présent à la biblio: de l'instrumental à gogo ambiance genre OSS 117 B.O., quelques pépites de haut niveau.




09.jpg :bz25) Emiliana Torrini - Me and Armini - 2008
Découverte de l'islandaise et début d'album très plaisant avec le sautillant titre éponyme. Quelques intonations font parfois penser à Bjork (Birds & Heard it all before) et la suite poursuit dans la même veine mais on décroche (le Gun très PJ Harvey n'y fait rien)... C'est bien fait, léger, inoffensif aussi et le disque terminé, on s'en souvient pas vraiment... Lisse ?

mercredi, novembre 4 2009

Pascal Rabaté - Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune

rabate.jpg Drôle de titre pour un one-shot où l'auteur creuse le sillon intimiste provincial initié avec l'excellent Les petits ruisseaux (et poursuivi plus légèrement avec les 2 tomes de La Marie en plastique).

On suit cette fois un tenancier de boutique de farces & attrapes en pleine déprime post-séparation, se soignant à coup de régime raviolis + mauvais vin et au grand dam de son entourage.

Des fragments de vie, quelques gags bien sentis, une rencontre, des silences aussi, c'est ce qu'on nous propose au long de la centaine de pages qui composent l'album dont les teintes à dominante marron-jaune surprennent un peu au début.

Pas grand chose finalement mais c'est tout l'art de Rabaté que de savoir les souligner avec justesse et délicatesse.

J'adhère !

samedi, octobre 24 2009

Récréatif (2)

abstracadabra.jpg
En panne d'inspiration (momentanée ?), un 2ème petit billet facile qui compulse les meilleurs mots clefs magiques saisis sous Gloogloo pour tomber chez La bUze (la syntaxe est respectée)...

  • EMBAUCHE CHEZ ANDRE RIEUX
  • photo d'une ramoneuse : fantasme ?
  • lanegan chanteur de merde : drôle !
  • musique bourrin + ouh ouh : sûrement un participant au blind-test du Civil, un concurrent donc !
  • chanteur noir chantant dans une epicerie
  • comment s appelle l'instrument dans le petit bonhomme en mousse : le même qui veut bosser chez Rieux ?
  • est-il mal d'écouter cocteau twins : on minimise toujours les dégâts causés par la musique neurasthénique...
  • qui c'est qui recherche des places pour le concert de u2
  • youtube kyste au cul : déjà les photos du Larousse médical...
  • blog sylvie vartan : comprends pas, là !

L'internaute, déçu, et n'est sûrement plus revenu...

mardi, octobre 20 2009

Shannon Wright + Slashers - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 19 Octobre 2009

Première course de la saison à l'Epicerie (on pense qu'il y en aura d'autres), un dimanche en plus et pour une fois, l'horaire nous permettra de gouter tranquillement...

En guise d'apéro, un duo féminin du coin, guitare + violon / batterie et un visuel très réussi : projection des "meilleures" scènes de Shining, Halloween ou Psychose au ralenti et en noir & blanc. Effet garanti à l'écoute de la bande sonore servie par les Slashers : registre noise déconstruite, volume sonore assourdissant et des titres répétitifs et trop longs... Je décroche vite mais Xavier, ici présent, devrait donner un avis plus positif.

On s'éclipse au bar et une bonne surprise nous attends puisque le fournisseur de bière est désormais drômois et c'est tant mieux : la Grihète est bien bonne !

Place à Shannon Wright qu'on dit assagie depuis Let in the light où l'électricité était presque coupée. Honeybee Girls, son tout frais successeur creuse cette veine.

Shannon_Wright_live.jpg
Et c'est ce qui transpire sur les 3 titres d'ouverture, pourtant à la guitare, mais qui ne décollent pas complètement, comme bridés. C'est lorsqu'elle passe au piano qu'elle nous embarque définitivement mais sitôt fait que l'instrument est abandonné au profit d'une 6 cordes.

On retrouve alors cette tension, cette musique qui râpe dans les coins, non domestiquée. Pas de bavardages ici, tout au plus quelques mercis. Les 3 gars qui l'accompagnent (très efficacement) ne sont pas très loquaces non plus, presque effacés. Il faut dire que Shannon Wright bouge pas mal, retient l'attention et surtout bouffe toute la scène de part sa présence ahurissante, sa voix déchirante et puissante... dur de rivaliser !

D'autant plus que pas mal de vieux titres (et parmi les plus nerveux) sont joués ce soir. Black little stray en version magistrale, enchainé parfaitement With Closed Eyes et You’ll be the Death (tous issus de l'excellent Over the Sun). Cà tient en haleine/apnée jusqu'au premier rappel où l'américaine revient seule : 3 perles au piano, à vous coller des frissons dans la colonne. Et personne qui moufte dans la fosse.

Le groupe revient une fois pour un titre sur fond d'électro et de voix trafiquée (moins convaincant) avant que Wright n'achève la soirée (et le public), seule à la guitare, le temps d'un dernier morceau en forme de joute avec l'ampli et elle-même... Furieuse dans sa musique et dans ses mouvements...

Paf, prends çà !

mercredi, octobre 14 2009

Tim Buckley - Phantasmagoria in Two

tim.jpg J'avais un peu expédié les 2 premiers albums de Buckley. J'aime toujours pas mais le CD sautant sur la fin de Goodbye and Hello, j'étais complètement passé à coté de ce Phantasmagoria in Two...


Et en tentant une ultime écoute sur du matériel haute fidelité (euh presque), voilà t'y que le CD passe jusqu'au bout et que j'ai tombé sur ce titre, assez atypique rapport au reste de la galette, moins chargé et peut-être annonciateur d'une nouvelle direction pour les disques suivants ?

Comme quoi, du bon matériel, çà compte !

vendredi, octobre 9 2009

Dick Annegarn - Espace Montgolfier (Davézieux), le 02 Octobre 2009

Après l'Isère, l'Ain, La bUze poursuit son tour Rhône-Alpin-des-départements-qui-commencent-par-une-voyelle : en route vers l'Ardèche (c'était la minute géographique), coté nord où il fait presque un temps à pique-niquer !

Cà se passe à Davézieux et on arrive à temps pour s'engouffrer dans l'Espace Montgolfier. Pas de première partie, salle assise et numérotée, Dick Annegarn apparait un mégaphone à la main accompagné de 2 cuivres (formule qu'il avait expérimenté sur Plouc en 2005) et d'un percussionniste.

Dur de s'installer sur les premiers titres, notamment ce Bruxelles en version minimaliste et vite expédié (mais je crois savoir que l'homme n'attache pas trop d'importance à cette bien belle chanson), le concert commence vraiment après ce titre.

suckMyDick.jpg
Pris de la voix, le gascon d'adoption tchatche un max entre 2 réaccordages (et c'est souvent drôle) ou fait participer le public puisque le concert est le moins cher de la saison... Quand il ne joue pas de la guitare, il nous gratifie de quelques chorégraphies bien décalées à l'image du personnage : atypique et d'un naturel désarmant parfois déroutant.

Coté répertoire, il piochera un peu partout : son dernier "Soleil du soir" avec Jacques (Brel) & Théo (Van Gogh) mais aussi les précédents ou quelques classiques (Mireille, Bébé Elephant). On devine le pourquoi du choix de l'accompagnement cuivré : çà fonctionne à merveille avec son timbre de voix !

Un seul rappel (pour les raisons médicales évoquées plus haut), hip-hop & Boileau c'est bien dommage !

samedi, octobre 3 2009

Terry Lee Hale - Restaurant des Mas (Villette sur Ain), le 27 Septembre 2009

Week-end ensoleillé de Septembre, les pneus de la bUze'mobile crissent gentiment sur l'asphalte, dépassent largement la cité médiévale de Pérouges pour s'arrêter sur une petite place de village : Villette sur Ain. 5 personnes en terrasse, on reconnait de suite Terry Lee Hale, vedette du soir.

terryLeeHale.jpg Un peu plus de monde au bar, c'est convivial et on goûte déjà la bière du cru avant que l'américain n'entame son premier set. 40 minutes apéritives très plaisantes et calmes, au dobro et en open-tuning, des compositions mais aussi (à priori) quelques standards instrumentaux.

Pause repas tex-mex (bien vue la formule !) et petite discussion avec le texan qui nous remets d'un précédent concert... Incroyable !

La nuit est tombée et l'éclairage a été revu version intimiste quand sonne la reprise et c'est tant mieux ! Lâchant le dobro pour une folk ou une 12 cordes, on savoure quelques titres du petit dernier : le très bon Shotgun Pillowcase.

L'auditoire est à peine garni (les gens sont restés en terrasse, observant de la fenêtre (!)) mais notre homme chante avec conviction. Sa patte gauche un peu folle et son gabarit dans la haute moyenne mettent à rude épreuve le matériel du lieu : soudain, c'est l'accident... La chaise s'effondre sur Texas Rose, demi-seconde de perplexité puis bonne rigolade !

Pas décontenancé pour autant, le concert reprends et n'en finira plus : l'harmoniciste vu il y a 3 ans a fait le déplacement en voisin et ils partageront de nombreux titres et une belle complicité. Le répertoire se tend aussi, avec des titres plus bluezy et entrainants : çà danse même sur le carrelage.

Superbe ambiance, un peu comme à la maison... dur donc de quitter la scène, pressés de toutes parts d'en faire encore une autre. Malins, ils termineront en douceur, sans amplification avec un instrumental délicat !

C'était juste la soirée de l'année... simplement ! Et merci au Restaurant des Mas pour cette belle initiative.

samedi, septembre 26 2009

Episode 08

Un peu d'énervement psychiatrique ou presque cette fois-ci...

Avais-je déjà dit que le folk m'ennuyait pas mal en ce moment ? oui ? bon, d'accord...

08.jpg :bz4) Mission of Burma – Vs. – 1982
Retour sur cet album pour lequel les gars de Mission of Burma ont sûrement piqué une DeLorean et proposer en 16 titres un aperçu-résumé de ce que le rock US proposera de meilleur dans les années qui suivront (rayon alternatif, hein...) : Sonic Youth donc mais également Hüsker Dü (cf le Forget en pièce jointe), Fugazi (Learn How), Minutemen (Weatherbox), … On note aussi quelques clins d’oeil aux Clash et autres Buzzcocks ! Fondateur ? Maybe...

08.jpg :bz4) Johnny Thunders & The Heartbreakers – L.A.M.F.: The Lost ‘77 Mixes – 1977
Thunders post Dolls (avec Nolan aux fûts et Richard Hell de Television)… Mix original pourri et pas mal de version de cet album. Ces '77 Mixes seraient les meilleurs... En tous cas, çà regorge de titres excellents (riffs imparables, solos courts mais percutants) et au moins 3 pépites : Pirate Love, One Track Mind & Can't Keep my eyes on you. Seul disque avant l’explosion (égos + drogues + …) : Born To Lose (et pas Born in Toulouse) !

08.jpg :bz35) Bob Mould - Life and Times - 2009
Curieux album que la dernière livraison du Bob : le Citylights en pré-écoute n'augurait rien d'exceptionnel et on en doute avec 2 premiers titres de fort bonne tenue. Si le soufflé retombe avec l'allumage des lumières de la ville et ses synthés trop mignons, il n'y a finalement que 3 bouses à jeter sur la galette : un Argos trop bas du front et le Lifetime mou comme un gras de bide qui clôt le disque. Sinon, Bob est toujours le roi quand il s'agit de pondre des acoustiques désabusés (I'm Sorry, Baby, But You Can't Stand In My Light Any More - rien que le titre) ou quelques bombes électrifiées (Spiraling down).

08.jpg :bz3) The Byrds - Fifth Dimension - 1966
Découverte des Byrds, pionniers du folk-rock où l'on retrouve notamment David Crosby. Une cover serrée de Hey Joe, des titres bien psyché (Eight Miles High qui sera tronçonné par Hüsker Dü) et un bilan mitigé: pas de coup de coeur mais quelques titres bien sentis comme ce What's Happening?!?!.



08.jpg :bz05) Tim Buckley - sans titre & Goodbye and Hello - 1966 & 1967 Bon, j'aurais essayé... Dans la voiture, chez moi, au casque, rien à faire... Buckley senior m'indiffère au mieux sur ces 2 premiers LPs. Pas rentré dans ces compos, cette voix trop souvent dans les aigüs (et il en mets partout), ce coté baladin troubadour, ces arrangements et ce son un peu désuets aujourd'hui... La suite est-elle plus épurée ?


08.jpg :bz0) Breeders – Fade to Fatal EP – 2009
Dans la lignée d’un plutôt bâclé Mountain Battles, les soeurs Deal proposent 4 nouveaux titres : un titre éponyme braillard avant du très posé. The last time permet d’entendre le Mark au chant sans que çà décolle vraiment, la suite étant du même ennui. Et donc ? Ben, on fait comme elles, on s’en tape…


dimanche, septembre 20 2009

et si Sonic Youth n'avait rien inventé ?

missionOfBurma.jpg En puisant quelques classiques du rock underground US des 80's au silo de ma chère bibliothèque municipale, je tombe sur le "vs." des, parait-il, cultes Mission of Burma (à ranger au même rayon que Minutemen, Hüsker Dü, ...)

-> mode Ungemuth ON[1] <-

Nous sommes en 1982 et pendant que les sus-nommés Sonic Youth s'adonnent à un bruit guère audible (période Sonic Death & Confusion is sex), les Bostoniens proposent au détour de ce premier effort plutôt éclectique la plage suivante :

Einstein's day :   goto radio La bUze

On y retrouve un grosse partie de ce que les New-Yorkais vont décliner à longueur(s) d'albums dans les deux décennies suivantes (notamment ses ronronnants LPs des 00's): la mélodie dissonante, un chant qui n'en est pas un, cette batterie familière...

Sauf que les Mission of Burma ont, eux, pris soin de mettre un pont au milieu de ces 4.30 minutes... c'est dire ;o) !

-> mode Ungemuth OFF <-

Troublant (et on reparle de ce très bon album lors d'un prochain épisode des Mémoires (de) volatile)...

Notes

[1] pour tout savoir ou presque sur Ungemuth & Sonic Youth, cliquez ICI.

dimanche, septembre 13 2009

Book Shield

En panne d'audition, mois de septembre creux comme un mois de septembre rayon concerts et 'tagué' de tous côtés, me voici obligé de parler littérature... Diantre !

Dragibus & J-P l'ont exigé et çà fait également plaisir d'étaler un peu de conficulture sur ce blog, voilà le fameux questionnaire tout bien rempli dans l'ordre.

Plutôt corne ou marque page ?
N'ayant ni marmot ni disque de néo-métal, La bUze fait dans le pratique : elle lit assez lentement et comme la bibliothèque (principale source d'approvisionnement) fournit un post-it indiquant la date de retour, un habile tour de main suffit pour transformer ce dernier en marque page masqué.

As tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, plus souvent des BDs mais çà compte aussi, non ?

Lis tu dans ton bain ?
Pas de bain, La bUze ne se lave pas.

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Euh, non... Déjà écrire un billet, j'en bave...

buzeBook1.png
Que penses tu des séries en plusieurs épisodes ?
C'est long... Et je pense aussitôt à ces livres de poche gris et rose (science-fiction, fantasy, ...) : là, je peux pas ! J'ai bien lu (et apprécié) 'La huitième couleur' de Pratchett mais de là à enchainer...

Par contre, la trilogie américaine de Philip Roth, je dis oui ! Celle de Dos Passos, Mc Carthy ou 'Millenium', j'y viendrais sûrement.

As tu un livre culte ?
Culte ? Pas vraiment... mais beaucoup de souvenirs marquants comme les quelques illustrations de cet article ou encore 'Les raisins de la colère', la nouvelle traduction de 'Don Quichotte', ...

Quelques auteurs fétiches aussi : Richard Brautigan en premier d'entre eux, suivent Philip Roth, Raymond Chandler, Jim Thompson, Manchette, John Fante, Jim Harrison, ...

Récemment, 'Ebène' de Ryszard Kapuscinski pour un fameux détour africain ou John Kennedy Toole et sa 'Conjuration des imbéciles'.

Aimes tu relire ?
Pas trop le temps (rapport à ce qu'il reste à lire)...

Rencontrer ou pas les auteurs de livres que l'on a aimé ?
Non ! Pareil qu'en musique même si j'avoue avoir fait exception pour Jennifer Charles et Terry Lee Hale.

buzeBook2.png
Aimes tu parler de tes lectures ?
Parler, oui avec les amis. Ecrire, pas vraiment : pas à l'aise et complexé.

Comment choisis-tu tes livres ?
Au détour d'une émission, d'une discussion, d'un article, tant que çà donne l'envie (comme dit Jean Philippe), je note ! Reste ensuite à dépiler la liste (60 lignes actuellement !).

J'avais d'ailleurs découvert Brautigan grâce au duo Marie Colmant / Gérard Lefort lors d'une émission que j'écoutais rarement... Et paf, petite calotte, il fallait que j'y passe !

Une lecture inavouable ?
Le journal de Kurt Cobain (acheté et pas terminé) ? J'essaierais bien un Marc Levy pour voir ;o)

Des endroits préférés pour lire ?
Au lit ou dehors, les deux en même temps restant incompatibles !

Lire ou manger ?
Mono-tâche, je reste mono-tâche... Et puis çà abîme les livres de la bibliothèque, on risque l'exclusion...

buzeBook3.png
Livres empruntés ou achetés ?
Romans et BD (grosse consommation depuis 4 ans) sont empruntés et achetés (en poche) si coup de coeur. Tout çà pour les prêter (et les relire - arf) !

As-tu abandonné la lecture d'un livre ?
Pas plus tard que cette semaine ('En Amérique' de Susan Sontag - page 26). Pynchon, aussi. Je possède La Recherche en édition Quarto mais 2 tentatives ne m'ont jamais fait quitter Combray (est-ce qu'on en sort d'ailleurs ?)...

Quel est ton dernier achat ?
Le mois dernier : 'Une combine en or' (Jim Thompson), les 'Contes de la folie ordinaire' & 'L'allumeur de rêves berbères' (Fellag).L'excellent 'Un homme est mort' au rayon BD.

Tu tagues qui?
Si Daniel veut bien sortir de sa longue retraite estivale (eh oh, Daniel, c'est la rentrée !), je suis preneur. Pareil pour Nyko (son éclectisme musical est-il aussi littéraire ?) et Klak (vu la patte du garçon pour rédiger ses billets, je m'interroge (dans le bon sens)).

vendredi, septembre 4 2009

Le plus grand groupe de rock du monde de tous les temps...

... a été, est et sera le Velvet Underground, parole de Buze !

Bon, trêve d'ébahissement de lycéen... A la faveur de quelques belles entreVUes estivales avec Sister Ray, j'ai replongé dans la bande à Cale, Reed, Moe et Sterling (sans oublier Yule & Nico), mes premiers émois discographiques.

velvet.jpg
C'était quelques journées de maladie d'une adolescence un peu tardive. J'avais déjà chourré au grand cousin quelques cassettes des Garçons Bouchers / Thiefaine lors d'une précédente affection mais sans grand succès. Cette fois, je posais les yeux sur les grands formats : les vinyles ! Il y en avait pas mal, je me souviens du premier Ramones (de couleur rose, çà marque), le 2ème Stooges, Killing Joke, Violent Femmes, ... et ce coffret 5 LPs du Velvet.

Les 3 premiers albums + les compiles 'VU' & 'Another View'... la CLAQUE !

Manquait bien à l'époque le poppy Loaded, mais le retard fut vite rattrapé si on regarde la tracklist de la compile écoutée en boucle cet été : 90 minutes soit une cassette (et oui, la bUze mobile n'a pas de lecteur CD) faite il y a bien longtemps déjà et qui pioche un peu partout.

Rien n'a vieilli, c'est immense, c'est le Velvet ! : my life was saved by rock n roll comme qui dirait ;o) .

velvet2.jpg


ps: et j'ai pas dit qu'il fallait se dispenser d'écouter les albums (tous sans exception) !

dimanche, août 30 2009

Dee Dee & PhiPhi

dee_dee.jpg En ouvrant l'autobiographie de Dee Dee Ramone (Mort aux Ramones), on tombe sur une préface signée Philippe Manoeuvre. Petit extrait (vicieusement) choisi :

Qu'on se rassure : dans le rock du troisième millénaire, on ne verra plus trop de voyous comme ce Monsieur Dee Dee Ramone. Braves gens, l'industrie musicale maintient à bonne distance ces vilains punks de cuir noir, leur opposant chaque soir les saines valeurs de la télé karaoké.

Sinon, le bouquin narre la vie bien déglinguée du bassiste : plongeon précoce (et longue apnée) dans la drogue, alcool, paranoïa, rapports haineux avec les "frangins", coups tordus et cercle d'"amis" qui se réduit sitôt la quarantaine passée (Nolan, Thunders, Stiv Bators, ...). L'envers du décor bien éloigné du clinquant de la vitrine rock'n'roll.

Un peu de lumière sur la dernière partie de sa vie quand même, après avoir décroché. Pas pour longtemps non plus puisque Dee Dee disparait à 50 balais... d'une overdose... Restent quelques putains de chansons (c'était le principal compositeur du groupe) !

Poison Heart :   goto radio La bUze

mercredi, août 26 2009

Leonard Cohen - Théâtre antique de Vienne, le 18 Août 2009

Température caniculaire et arrivée très en avance ne font pas bon ménage... On se liquéfie (mais on s'hydrate) en regardant se garnir le théâtre (c'est pas plein (c'est également hors de prix)) et la moyenne d'âge est bien au dessus des normales saisonnières...

A l'heure dite (20h), les musiciens s'installent vite rejoints par le chef de la soirée planqué sous un chapeau noir. Ses premiers mots sont ceux de Dance Me To The End Of Love et on ne regrette déjà plus d'être là : quelle voix !

Introduisant chaque titre par ses premiers vers en français, Cohen fait dans la classe élégante (on pense à Bashung lors de sa dernière tournée), ôtant son couvre-chef quand les musiciens prennent le lead, s'agenouillant même devant Javier Mas, guitariste qui apporte une touche espagnolante bienvenue aux orchestrations.

Les autres musiciens sont tout aussi virtuoses, mention spéciale au multi-instrumentiste aux vents (sax, clarinette, harmonica, ...). On redoutais le plan tricotage de solo à tout va, c'est finalement plutôt rapide et discret, casé en fin de concert.

La première partie (puisqu'entracte il y a) est bien axée sur les compos post 1980, avec un peu trop de synthés à mon gout mais c'est pour chipoter. Tower of song sonne la reprise et fait douter avec sa seule programmation minimaliste au synthé. Heureusement, Suzanne nous ramène plus en arrière et sera enchainée avec quelques classiques du Môssieur : Hallelujah ou The Partisan (sommet du concert) entre autres.

Leonard_Cohen_live_vienne.jpg
On prends un dernière valse et Cohen s'en va tournoyant rejoindre les coulisses (notre septuagénaire est encore bien alerte !).

Il reviendra vite avec Marianne, 2 titres par ci, 3 titres par là... on pense que If it be Your Will entamé en spoken word par le Léo et terminé par les soeurs Webb à la harpe et guitare pourrait être une très belle façon de tirer sa révérence, discrètement... que nenni ! Jouant avec ses paroles, Cohen repart à cloche-pied après un Closing Time de bon aloi ... et revient encore chanter I tried to leave you.

Finalement après 3 heures de concert magique, toute la troupe vient saluer en chantant une dernière fois l'assistance debout. Ben merci, donc !

samedi, août 22 2009

Episode 07

Playlist estivale... euh, en fait, non, pas tant que çà...

:bz4) Firehose - If'n - 1987
2ème effort des feu Minutemen (D Boon crashé à 27 ans, Mike Watt & George Hurley ont embauché Ed Crawford, premier fan du groupe) et le propos s'étoffe. Moins bancal et éparpillé que Ragin', Full-on mais tout aussi varié : sautillant (ah, la basse de Mike Watt), folk le temps d'un hommage à Elizabeth Cotton, très REM sur For the Singer of R.E.M.(justement), ... Du tout bon !

:bz4) Willie Hightower
Honest Jon's (label co-fondé par le Damon Albarn) avait déjà fait le coup avec une HENAURME compile des débuts de Candi Staton. Ils reprennent la formule soul pour Willie Hightower : je copie/colle pas mon billet, remplacez 'elle' par 'il' et c'est ici !



:bz35) Alela Diane - To be still - 2009
Evidemment, après un Pirate's Gospel époustouflant (mon album 2007 à moi) et l'EP qui a suivi (chroniqué ici) jouant les prolongations de bien belle façon, on s'attendait à moins bien... Le Dry Grass & Shadows d'ouverture effraie presque, avec sa guitare steel qui fait craindre un virage country prononcé. Heureusement, çà s'arrange par la suite. Moins intimiste et plus arrangé que son prédecesseur, le nouvel opus de la californienne comporte son lot de pierres précieuses : Lady Divine, White As Diamonds, Tatted Lace. Merde c'est 3 titres de l'EP... Bon, y'a aussi The Ocean, Every Path et le titre éponyme... mais le bilan reste mitigé : disparus la magie et le côté hors du temps... et quelques ratages aussi : le pénible My Brambles ou ce solo de banjo qui gâche The Alder Trees. Difficile La bUze ? peut-être...

:bz35) Nusrat Fateh Ali Khan - the final studio recordings - 2001
Comme son nom l'indique, les derniers enregistrements du maitre du Qawwali qui comme pour Johnny Cash sont parus chez et produits par Rick Rubin. Oubliés les fioritures et autres arrangements 'world' des albums sortis sur le label de Peter Gabriel, les 8 titres ici-présents font bien leur 15 minutes chacun (ton esprit vif et percutant, oh lectrice, oh lecteur, en aura déduit qu'il y a donc 2 galettes). A moins d'aimer se faire mal, ce n'est donc pas la meilleure façon de pénétrer l'univers du pakistanais mais en 2ème assault çà le fait plutôt pas mal.


:bz3) Neil Young - Chrome Dreams II - 2007
Dur d'être à jour avec le loner, toujours prolifique à 60 barreaux passés. Cet album est vanté/vendu comme l'un de ses meilleurs mais méfiance... chaque nouvelle livraison des années 2000 est présentée comme telle alors que - avis perso - c'est d'un bon niveau, certes, mais çà ronronne un peu trop (on est loin des sommets des 90's: Ragged Glory, Sleeps with Angels, Mirrorball ou Dead Man). 2 superbes titres acoustiques en entame et les 18 minutes de Ordinary people passent comme un lettre à la poste, une première moitié vraiment excellente, dommage que la suite replonge l'auditeur dans une torpeur (ou pire avec les pénibles Dirty Old Man ou Ever After), à peine réveillé par le trop long No Hidden Path. Finalement, juste un cru des 00's, dommage...


:bz15) Ike & Tina Turner - Nuff Said - 1971
Album puîné du fabuleux Working Together, ce Nuff Said est plutôt étrange et bien moins inspiré... dommage ! Plus trop de mojo ici ou alors bien fatigué... et à part Tell The Truth (ici présent) ou Pick me up, on s'ennuie ferme.



mercredi, août 19 2009

Karimouche + Anaïs + I’m from Barcelona - Nuits de Fourvière (Lyon), le 01 Août 2009

Retour presque imprévu à Fourvière pour l'éclat final et, on espère, une bonne raison: les Choristes de I'm From Barcelona.

Avant, Karimouche, artiste locale dont l'entrée en matière rappelle Camille (le human beat-box derrière elle n'y est pas pour rien) mais çà ne dure pas puisque la demoiselle a son propre univers.

Un côté gouailleur dans le chant en clin d'oeil à la chanson française du siècle dernier mais pour tes textes plus actuels. Dommage que le mix des basses (sorties par un gars aux claviers) soit vraiment trop fort et gâche la prestation !

La suite, c'est Anaïs, révélée par son Cheap Show plutôt sympathique il y a 4 ans... A vrai dire, on n'en attends pas grand chose, après avoir entendu un peu de son deuxième effort.

En observation du bout du haut du théâtre antique, on n'a pas l'impression de louper beaucoup : du pop-rock en français assez bateau, efficace certes mais bon... Quelques titres du précédent pour mettre du liant, le public adhère en plein et lui réserve une ovation.... ouaip...

Déplacement dans la fosse pour la tête d'affiche, les organisateurs ayant distribués des tubes fluos au public, le Gérard Jugnot suédois est ravi de l'accueil qui lui est fait.

La troupe s'installe et, grosse déception, la plaquette a menti : là où on nous promettait 24 musiciens, ils ne sont que 14 sur scène : 3 guitares, 1 basse, 2 claviers, 1 batterie et 2 cuivres, le reste au chant. Mais on leur pardonnera rapidement.

Première impression : le magma sonore qui s'échappe rappelle (à peine) bizarrement celui d'Arcade Fire vus ici même il y a 2 ans (une question d'effectif sûrement).

I__m_from_Barcelona_live.jpg
Très mélodiques et souvent légères, ces compositions ont un effet euphorisant immédiat et très bénéfique. Il faut dire que le groupe a soigné l'emballage : énormes ballons de baudruches rouges (malheureusement vite balayés par le vent) et confettis à gogos en guise d'accompagnement visuel. Une douce folie gagne la fosse déjà convertie et qui reprends à tue-tête les hymnes nordico-ibériques.

On ne verra pas le temps passer... Le rappel est généreux (pimenté d'un mini stage-diving pour le chanteur à moustache) et le timing est synchro avec la météo qui lâche ses premières radées sitôt les dernières notes achevées (c'est le service nettoyage qui va être content).

Over !

samedi, août 8 2009

ouacances...

Break estival de courte durée, La bUze s'en va chercher le soleil et les mariachis dans... la Loire !

See you...

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