Aller à la recherche

mardi 21 février 2017 21:37

Fantastic Negrito (& Seratones) - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Février 2017

Ou comment rater son début de week-end...

On avait repéré depuis quelques semaines la venue de Seratones à Feyzin, on avait même écouté le disque qui mélange plutôt bien garage & soul, tout ce qui nous plait donc. Et pour avoir lu quelques articles sur le combo, on s'imaginait un buzz suffisant pour assurer la tête d'affiche de la soirée.

Du coup, pour cause de préparation d'un départ très matinal le lendemain, on a pris notre temps pour faire le sac du week-end et volontairement fait l'impasse sur la première partie.

Erreur, grossière erreur... On arrive à l'entracte pour s'entendre dire que... les Seratones ont joué, certes, et qu'en plus c'était très bien, frais, enjoué, ... De quoi bien enrager et s'imaginer une soirée gâchée d'entrée, d'autant plus qu'on ne connait rien de ce qui suit, le billet indique un certain Fantastic Negrito inconnu au bataillon.

C'est donc à reculons qu'on se positionne plein centre dans une fosse très dégarnie (le concert est pourtant offert aux abonnés - les gens, des fois...).

Ils sont 5: gratte/basse/batterie, un clavier et le leader Xavier Dphrepaulezz, pas tout jeune (bientôt 50 ans alors qu'il en fait facile 15 de moins), ancien dealer ayant signé dans les 90's un contrat avec l'agent de feu Prince, sans succès.

Son nouveau projet brasse un paquet d'influences: rock, funk, soul, jazz, hip-hop, incantations à la Gil Scott-Heron, souvent dans un même morceau et si c'est déroutant en début de concert, on ne tarde pas vraiment à trouver nos marques.

Parce que tout çà vie furieusement, porté par le charisme et l'énergie de Dphrepaulezz, virevoltant & habité, sa capacité à partager avec le public en va de même et on oublie vite l'épisode Seratones.

Le groupe qui l'accompagne n'est pas en reste: çà joue royalement, mention spéciale au bassiste dont le touché est ahurissant & original, des lignes bien lourdes agrémentées de subtils gimmicks.

Après une cover bien sentie du In the pines de Leadbelly, il nous fait savoir qu'il pourrait prolonger toute la nuit mais les impératifs de transport sont là, le rappel sera donc unique (mais aussi efficace que le reste).

Semi déception donc: presque sûr que le mix Seratones / Fantastic Negrito eut été un des (sinon le) concerts de l'année 2017. Mais bon, on va pas se plaindre... très chouette découverte, on recommande, et tant pis pour le lever à 5h du mat' qui suit !

mercredi 15 février 2017 20:31

The Dandy Warhols & Telegram - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 14 Février 2017

Une soirée en total néophyte pour un groupe vieux de 20 ans. On avait découvert The Brian Jonestown Massacre ici même l'an dernier (enthousiasme mitigé), on revient cette année pour leurs concurrents directs: les Dandy Warhols.

Mais commençons d'abord par Telegram, quatuor anglais plutôt jeune et bien en place, bien rétro aussi dans le style. Certes on a loupé les premiers titres mais le reste était plutôt chouette et relevé, rien à redire sur ces gallois londoniens sinon que c'était trop court!

Pause bière avec Xavier, plutôt connaisseur des DW, l'occasion aussi de discuter dernières nouveautés et d'un certain manque d'enthousiasme ^^. On traine pas trop non plus histoire de se faufiler dans une fosse bien garnie (concert complet).

On tente de se mettre dans l'ambiance sur les premiers titres, et çà fonctionne presque mais y'a comme du vide qui vire au trou béant... Pilotage automatique, pose & absence totale de fun, on s'ennuie très vite.

Pas trop aidé, il faut dire, par des compositions (arf) - les dernières surtout (par dernières, entendre celles des 6 derniers albums selon Xavier) - très pauvres: 2 voire 4 accords (parfois magiques) tournés en boucle, une batterie mi-tempo (peut-être même un seul tempo ?) à la rythmique affligeante et des grosses basses guère affriolantes jouées au clavier par Zia McCabe.

On ne va pas parler des paroles, quand il y en a... Le chanteur-glandeur-poseur se cassant même pas pour en écrire, préférant des suites de borborygmes affectés assez ridicules.

Le public semble pourtant content d'en être et tappe bravement des mains à chaque sollicitation des américains. Pour ma part, j'aurais préféré qu'ils poussent la grande escroquerie jusqu'au bout en réduisant leur set d'un bon quart. L'Epicerie aura néanmoins échappé à un rappel !

ps: la vidéo n'est pas contractuelle, mais quitte à parler découverte et musique, autant partager celle d'Al Jareau, disparu ce WE, et qui donne en 8 minutes sûrement 8 fois plus que tout ce que pourront jamais faire les DW...

jeudi 9 février 2017 19:24

L'est pas mal le nouveau Jarmusch...

Pas le soporifique Paterson où l'américain recycle ses propres codes & tics avec un ennui assommant et une certaine mièvrerie, mais plutôt Gimme Danger, documentaire vraiment chouette sur les Stooges !

Une interview fleuve d'Iggy en fil conducteur et un chapitrage ville par ville: Ann Arbor, Detroit, New York, Los Angeles et Londres avant la désintégration du groupe, plombé par quelques substances illicites et un label guère aidant.

Un petit topo sur la reformation aussi, répétition de l'histoire originelle, l'amitié et la mort.

Il manque peut-être quelques captations live pour rendre l'ensemble plus attrayant mais existent-elles vraiment (2 petites vidéos trouvées sur le net pour illustrer ce billet) ? Le groupe est toujours resté englué dans la marge de son vivant. La reconnaissance comme influence majeure ne pointant son nez qu'avec les New York Dolls puis la vague punk.

PS: à noter qu'on a vu le doc au Comoedia de Lyon avec 6 titres de mise en bouche joués par les Purple Lords. Un beau concept !

mercredi 18 janvier 2017 22:12

2016!

Un petit billet sur 2016 ? En retard qui plus est... et pour dire qu'on a un peu zappé l'actualité musicale, c'est vrai...

Beaucoup de temps passé à arpenter quelques sommets des Alpes et sans être le roi de l'autoradio sur la route qui y mène (RTL2 j'en peux plus).

learningToFly.JPG
N'empêche, les jours de semaine auront été l'occasion de très belles découvertes live (et pas que des vieux machins): Kiwanuka & Lisa Leblanc pour les derniers coups de coeur mais d'autres un peu avant: Yom, Vaudou Game, Pat Thomas (et Ukandanz pour le même prix), Erwan Pinard et surtout Public Service Broadcasting.

On n'oublie évidemment pas Shellac qui justifiait à lui seul le déplacement à Nîmes !

Quid du disque le plus écouté cette année ? Ben... un disque de 2015... L'excellente course à l'espace des PSB of course !!! Mais Awo, deuxième et ultime :( livraison éthio-jazz-rock-métal n'est pas loin ex-aequo avec un autre ultime, celui de Bowie.

Sinon, on aura, en vrac et dans le désordre:

  • détesté Metz (le nouveau Nirvana - arfff),
  • adoré le magnifique 'Les premiers les derniers' de Bouli Lanners,
  • bien baillé devant le dernier Jarmusch,
  • écouté son premier disque de Maiden,
  • pleuré Hubert Mounier & Sharon Jones,
  • pas vu la moindre de ces formidables séries dont tout le monde parle...

2017 s'annonce plutôt cumbia et musique brésilienne... à voir si je trouve les mots pour en parler ici !

- page 2 de 150 -

↑ GO ↑