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vendredi 10 novembre 2017 04:25

Mathieu Boogaerts - Marché Gare (Lyon), le 03 Novembre 2017

2 ans qu'on n'avait point vu Boogaerts de retour avec un nouvel album à la clé.

Bizarrement, la salle n'est pas pleine quand on arrive pendant la première partie, Martin Luminet, seul face à la scène, alternant clavier et ukulélé pour des chansons en français, un brin de voix fluet et des textes alternant entre quotidien et ironie. Belle surprise (tant ce genre d'exercice n'est pas évident) & idéal pour la suite.

La suite, c'est Boogaerts, en configuration presque aussi minimaliste mais quand même accompagné de Vincent Mougel entre guitares & claviers.

Un nouveau "concept" pour cette tournée: 2 parties sans entracte avec d'abord une période verte et le petit dernier dans l'ordre ou pas loin puis une période rose et les singles du monsieur, ceux qui ont marché (ou pas).

On n'a pas écouté Promeneur... Du coup, la découverte live de ces titres toujours bavards et lunaires et (sûrement) réarrangés pour la scène ne permet pas trop de se faire une idée du disque. On se laisse donc porter par la prestation, comme toujours, plutôt bonne. Les 2 compères s'entendent à merveille et Mougel est assez bluffant dans ses oeuvres, très doué et drôle à la fois.

Après la pause changement de t-shirt, on s'y retrouvera déjà plus comme sur ce Las Vegas countrysant.

Un peu de bavardage pour présenter les phrases-à-la-con ayant enclenché le process créatif, Boogaerts revisite son répertoire tranquillement, pour le plaisir, bien complice & amusé, malgré la fatigue (presque 2 heures de concert tout de même).

On reviendra... encore !

mardi 7 novembre 2017 19:00

Boss Hog - Epicerie Moderne (Feyzin), le 06 Novembre 2017

Dans la famille Spencer, on voudrait... Bud ? Non, il n'est plus là... Desirae ? non plus, c'est pas le même contexte... Jon alors ? Ok et madame ? Cristina, qui s'appelle pas Spencer d'ailleurs mais Martinez et dont l'oncle Philippe ne sera point là ce soir... Comme beaucoup d'ailleurs, l'Epicerie est assez dégarnie en ce lundi, à croire que le rock'n'roll ne fait plus déplacer les foules !

Rien de neuf, on est à la bourre et Enlarge your monster a déjà commencé: rock bien poisseux avec un section rythmique au fond du temps. Gros son, çà matraque sévère et les compos tiennent la route, dommage que la voix manque de puissance (registre trop grave ?) pour vraiment faire décoller le tout, y'a un beau potentiel !

Place à Boss Hog, réactivé après 17 années d'hibernation (les enfants sont grands peut-être ?). %%

On connaissait ce side-project de Jon Spencer du temps où on avait des cheveux, sans avoir été conquis par les 2 disques écoutés (1995 & 2000). Quelques morceaux accrocheurs mais bien peu nombreux pour y revenir et c'est cette même impression qui revient en début de concert: songwriting hâché, çà groove pas vraiment et si Cristina se démène plutôt bien sur scène, on n'est pas trop dedans. On arrive même à lui chercher une ressemblance avec Nicolas Sirkis, avec tout ce maquillage et cette veste en plumes qui élargit beaucoup ses épaules, on est loin des pochettes plutôt sexy du siècle dernier...

Mais stop à l'ironie, le concert va peu à peu prendre une belle tournure: titres plus enlevés et dansants, Cristina qui vient secouer les gens dans la fosse le sourire aux lèvres, fun, sans prétentino, rock'n'roll quoi ! Du coup on trouve que le rappel arrive très tôt et même s'il est fourni, on aurait bien pris un peu de rab'

jeudi 26 octobre 2017 20:15

Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL, Bizarre (Vénissieux), le 21 Octobre 2017

2ème épisode donc: Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp !

On revient pour les mêmes raisons que mardi, avec en plus l'opportunité d'enfin découvrir Bizarre, ouvert depuis quelques temps et versant plutôt du côté du hip-hop: belle salle pile poil à la taille qu'on aime (proche du JackJack) où on sert, hélàs, cette infâme Grihète blonde (çà devient vraiment une (mauvaise) habitude).

Première partie colombienne mêlant musique de là-bas et jazz, c'est inhabituel et original (il manque un peu de chant pour pimenter tout çà).

Place à la formation helvète qui n'a pas fait le déplacement pour rien: la formule XXL implique un x2 sur l'effectif: 14 musiciens sur scène et globalement chaque poste doublé (la création d'emploi en marche ^^), sans rôle de faire-valoir pour les nouveaux, ils sont au même plan que les membres "historiques" et plutôt à fond dans leur set.

Evidemment, on aura droit à quelques titres déjà connus réarrangés pour l'occasion mais surtout pas mal de nouveautés (un album en prévision peut-être?) qui claquent bien dans cette configuration de fou.

Les petites pointes d'humour sont encore savament distillées, les jeux sur les voix bien trouvés, y'a juste, pour pinailler un chouia et en comparaison de leur formule light, un petit manque de complicité entre toute cette bande qu'on mettra sur le compte de la concentration nécessaire pour tenir la baraque.

Une bien belle soirée en tout cas !

mardi 24 octobre 2017 18:55

The Souljazz Orchestra - Marché Gare (Lyon), le 17 Octobre 2017

Groove & grandes formations cette semaine sur Lyon, on commence par le début: 1er épisode avec The Souljazz Orchestra.

On les a déjà vu, c'est pas faux... Mais c'est tellement bon qu'autant retourner prendre sa picouse de bonnes fréquences et il semble qu'on ne soit pas les seuls puisque le Marché Gare affiche complet pour accueillir Captain Stambolov, soient 5 cuivres et un batteur pour un mélange d'influences balkaniques, klezmer, colombiennes. Du truc qui envoie quoi bien que pulsé par un soubassophone récalcitrant, une mise en bouche sympathique donc...

Quant aux canadiens, on avait zappé la sortie toute fraiche d'un nouvel album et on est un peu déçu de leur entrée sur scène: Marielle Rivard n'est pas là.

Mais çà part fort et explosif quand même, avec des titres du dernier Under Burning Skies of course.

N'empêche, peu à peu vient l'impression que le combo a amorcé un virage plus dansant/disco/festif qu'à l'accoutumée et on est moins dedans et/ou client. Peut-être est-ce juste l'humeur du soir (les potes n'ont pu rentrer), on verifiera çà sur disque.

Faut pas non plus mentir, la prestation globale reste bien bonne mais un peu en deçà des précédentes, le chant féminin manque tout comme les incartades plus prononcées sur le continent africain.

Un rappel et on fait le détour par le stand merch pour constater qu'ils n'ont plus l'excellent Resistance en vinyle, on se contentera donc du CD !

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