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dimanche 12 mars 2017 17:05

Sate - le Jackjack (Bron), le 10 Mars 2017

Vendredi 10 mars, y'a du choix à Lyon et la réservation au Marché Gare pour Shannon Wright est faite depuis longtemps mais... L'écoute du dernier album n'a procuré qu'ennui et même si elle vient en groupe, les quelques vidéos glannées sur le net des débuts de tournée affichent encore que ces sempiternels morceaux d'Over the sun, excellent album, certes, mais qui date de... 2004 ! De quoi s'auto-dispenser, les précédentes fois n'ayant pas été inoubliables.

Et puis c'est l'occasion d'aller à Bron découvrir à la fois le JackJack et Sate sur la foi d'une vidéo bien prometteuse.

Une fois l'entrée localisée (çà paye pas de mine), on s'enfonce dans les souterrains de la MJC pour trouver une salle à la configuration proche de celle du Marché Gare en plus vaste mais bien moins garnie (30 personnes ?).

On rate presque le premier groupe local et le second ne nous emballe pas vraiment... De quoi gouter la pression du coin, incomparable par rapport à la mauvaise Grihète vendue partout ailleurs.

Sate et son groupe attaque des balances rapides avant de balancer une attaque frontale dès le premier titre ! Ca déménage sec et les 5 canadiens jouent soudés et complices, plutôt contents d'être là malgré la faible audience.

En 1 heure de set sans temps mort, ils pilonneront les titres d'un premier album mélant rock, soul & hard-rock, portés par l'énergie et la voix de Sate donc (maman est chanteuse de blues, la génétique a du bon) mais aussi bien soutenue dans les choeurs par le reste du gang.

Le public sera même sollicité pour une mini battle de choeurs et le rappel réclamé à grand renfort d'égosillements aura bien lieu !

Respect donc, on espère juste les revoir avec un peu plus de monde, ils le méritent largement !

dimanche 26 février 2017 20:00

Seratones - Don't need it

Pour s'auto-remuer le couteau dans la plaie, un très très bon titre des Seratones, qu'on espère bien voir un jour... :'( ... :'( ... :'( ...

Fraicheur garantie, encore plus sur cette session:


mardi 21 février 2017 21:37

Fantastic Negrito (& Seratones) - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Février 2017

Ou comment rater son début de week-end...

On avait repéré depuis quelques semaines la venue de Seratones à Feyzin, on avait même écouté le disque qui mélange plutôt bien garage & soul, tout ce qui nous plait donc. Et pour avoir lu quelques articles sur le combo, on s'imaginait un buzz suffisant pour assurer la tête d'affiche de la soirée.

Du coup, pour cause de préparation d'un départ très matinal le lendemain, on a pris notre temps pour faire le sac du week-end et volontairement fait l'impasse sur la première partie.

Erreur, grossière erreur... On arrive à l'entracte pour s'entendre dire que... les Seratones ont joué, certes, et qu'en plus c'était très bien, frais, enjoué, ... De quoi bien enrager et s'imaginer une soirée gâchée d'entrée, d'autant plus qu'on ne connait rien de ce qui suit, le billet indique un certain Fantastic Negrito inconnu au bataillon.

C'est donc à reculons qu'on se positionne plein centre dans une fosse très dégarnie (le concert est pourtant offert aux abonnés - les gens, des fois...).

Ils sont 5: gratte/basse/batterie, un clavier et le leader Xavier Dphrepaulezz, pas tout jeune (bientôt 50 ans alors qu'il en fait facile 15 de moins), ancien dealer ayant signé dans les 90's un contrat avec l'agent de feu Prince, sans succès.

Son nouveau projet brasse un paquet d'influences: rock, funk, soul, jazz, hip-hop, incantations à la Gil Scott-Heron, souvent dans un même morceau et si c'est déroutant en début de concert, on ne tarde pas vraiment à trouver nos marques.

Parce que tout çà vie furieusement, porté par le charisme et l'énergie de Dphrepaulezz, virevoltant & habité, sa capacité à partager avec le public en va de même et on oublie vite l'épisode Seratones.

Le groupe qui l'accompagne n'est pas en reste: çà joue royalement, mention spéciale au bassiste dont le touché est ahurissant & original, des lignes bien lourdes agrémentées de subtils gimmicks.

Après une cover bien sentie du In the pines de Leadbelly, il nous fait savoir qu'il pourrait prolonger toute la nuit mais les impératifs de transport sont là, le rappel sera donc unique (mais aussi efficace que le reste).

Semi déception donc: presque sûr que le mix Seratones / Fantastic Negrito eut été un des (sinon le) concerts de l'année 2017. Mais bon, on va pas se plaindre... très chouette découverte, on recommande, et tant pis pour le lever à 5h du mat' qui suit !

mercredi 15 février 2017 20:31

The Dandy Warhols & Telegram - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 14 Février 2017

Une soirée en total néophyte pour un groupe vieux de 20 ans. On avait découvert The Brian Jonestown Massacre ici même l'an dernier (enthousiasme mitigé), on revient cette année pour leurs concurrents directs: les Dandy Warhols.

Mais commençons d'abord par Telegram, quatuor anglais plutôt jeune et bien en place, bien rétro aussi dans le style. Certes on a loupé les premiers titres mais le reste était plutôt chouette et relevé, rien à redire sur ces gallois londoniens sinon que c'était trop court!

Pause bière avec Xavier, plutôt connaisseur des DW, l'occasion aussi de discuter dernières nouveautés et d'un certain manque d'enthousiasme ^^. On traine pas trop non plus histoire de se faufiler dans une fosse bien garnie (concert complet).

On tente de se mettre dans l'ambiance sur les premiers titres, et çà fonctionne presque mais y'a comme du vide qui vire au trou béant... Pilotage automatique, pose & absence totale de fun, on s'ennuie très vite.

Pas trop aidé, il faut dire, par des compositions (arf) - les dernières surtout (par dernières, entendre celles des 6 derniers albums selon Xavier) - très pauvres: 2 voire 4 accords (parfois magiques) tournés en boucle, une batterie mi-tempo (peut-être même un seul tempo ?) à la rythmique affligeante et des grosses basses guère affriolantes jouées au clavier par Zia McCabe.

On ne va pas parler des paroles, quand il y en a... Le chanteur-glandeur-poseur se cassant même pas pour en écrire, préférant des suites de borborygmes affectés assez ridicules.

Le public semble pourtant content d'en être et tappe bravement des mains à chaque sollicitation des américains. Pour ma part, j'aurais préféré qu'ils poussent la grande escroquerie jusqu'au bout en réduisant leur set d'un bon quart. L'Epicerie aura néanmoins échappé à un rappel !

ps: la vidéo n'est pas contractuelle, mais quitte à parler découverte et musique, autant partager celle d'Al Jareau, disparu ce WE, et qui donne en 8 minutes sûrement 8 fois plus que tout ce que pourront jamais faire les DW...

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