En manque d'expérience live en ce moment et après la p(r)op des Balthazar, changement de registre à l'Epicerie qui accueille une soirée des Chants de Mars, festival chanson française (pas trop le genre de la maison, ni le mien...).
Mode découverte totale donc, sur le souvenir flou d'avoir lu un bon papier sur Lantoine... c'est dire !
Prévisible, la salle est en configuration assise et, bonne surprise, bien garnie pour écouter patiemment une première partie qui suscite quelques interrogations quant à ma présence ici: pas mal fait mais les histoires narrées ici n'emballent pas et cela manque cruellement d'originalité sur le plan musical. On croise les doigts pour la suite, on doute...
...et on revient pile pour l'entrée en scène de Loïc et ses 4 Lantoine. Un physique déjà, entre deNiro (deProfile) ou Vincent Lindon (tics nerveux inclus) et une repartie qui fait mouche.
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En 3 titres et 1/2, je suis retourné: 1/2 car il trouve le moyen de se vautrer sur la seconde chanson (l'album sort bientôt, le set est encore en rodage) et de rebondir de suite là dessus pour dévoiler son univers: drôle, un peu gauche, poétique avec surtout une présence scénique époustouflante. On se prends tout çà en pleine gueule et çà fait du bien !
Chanson-pas-chantée (sa marque de fabrique) et déglinguée (l'excellent Badaboum), textes plus intimistes (touchants Pierrot & Cosmonaute (sublime duo contrebasse-voix)), poésie (Norge) ou le classique-de-chez-classique A la claire fontaine, le garçon se permet tout et tout fonctionne, même un délire de martiens envahisseurs...
Tant qu'à faire, Folsom Prison Blues de Johnny Cash au rappel, 2 heures de show passées très vite... Sans doute le concert de l'année (hélas, on est en mars), rien que çà, ouai.
Ultimes bafouilles...