Première BD Philippine (!) et grosse curiosité de par une idée de départ un peu folle, comme un défi : celui d'élever la condition des gallinacés au rang de citoyen lambda et d'en faire un bouquin.
Une fable / farce (les 5 premières sont vraiment bien vues) qui moque les psychoses pandémiques, joue avec le star-system et donne aussi sa petit réflexion sur quelques massacres passés (la Shoah notamment (du coup, la référence à 'Maus' vient naturellement)) avec un recul très bien trouvé.
Si on on ajoute à cela un dessin en N&B agréable et un sens narratif attractif, on se retrouve avec une très bonne surprise !
Les 20 premières pages ICI
De ce côté de l'Atlantique, Olivier et sa famille, les idéaux libertaires de l'époque (début des 70's) mis en pratique, la rencontre avec un prêtre pas très standard, camps d'été... Tout va pour le mieux jusqu'à l'évènement qui restera gravé et enfoui de nombreuses années avant que tout çà ne ressorte avec le mot pédophilie dans les médias.
Un peu plus tôt et du côté de Detroit, David, un père radiologue, une mère acariâtre et une grosseur au cou non traité dans les temps.
Drôle de titre pour un one-shot où l'auteur creuse le sillon intimiste provincial initié avec l'excellent Les petits ruisseaux (et poursuivi plus légèrement avec les 2 tomes de La Marie en plastique).
On y découvre l'auteur et ses travers : égocentrique, geignard, radin, égoïste, obsédé, manipulateur, insatisfait, feignant... Que des qualités donc, présentées à raison d'une page assez verbeuse (il dessine petit !) par anecdote.
Ultimes bafouilles...