Putain, pas moyen de sortir cette chronique live du Loner à Vienne... Et pourtant, c'était au poil, bien rugissant, plus que 11 ans auparavant, avec le même Crazy Horse derrière.
Moins poli aussi, le set acoustique beau et fourni la fois d'avant étant ici réduit à 3 titres à la gratte (Heart of Gold, évidemment le Blowin' in the wind de Bob) plus un Singer Without a Song pour dire qu'on n'a pas charrié le piano pour rien...
Le rêve hippie ainsi expédié, le reste ne sera que déluge de décibels & larsens: 3 titres sortis de Psychedelic Pill (qui se prêtait justement bien au live, à l'étirement) et quelques classiques (mais point trop). Par moment, le chaos évoque même les Swans vu à l'Epicerie en début d'année !
Pas de compromis, pas vraiment d'interaction avec le public non plus, on pardonne au Loner tant ces 2 heures faisaient rudement plaisir ! Neil still rules !!!
Reprise molo molo avec un p'tit titre d'Hawa, lyonnaise découverte au Périscope en Juin dernier pour la sortie de son 2ème album.
Registre soul-pop efficace, voix et ambiance chaudes, la soirée était décontractée et légère, idéale pour commencer une belle saison... déjà révolue ?!
2 premières parties pour faire patienter un amphi-théatre venu pour l'australien, pas forcément raccord avec l'univers de ce dernier d'ailleurs, bizarre...
First Julia Holter accompagnée d'un quatuor curieux dans sa forme: batterie, saxophone, violon et violoncelle pour une musique intimiste qui a du mal à captiver en cette fin de journée caniculaire. On l'imagine bien scandinave mais non, elle est californienne et, on l'avoue, tout çà nous passe bien au dessus.
Pas mieux pour Bertrand Belin, juste après. On avait déjà vu le garçon à l'Epicerie et le ressenti reste inchangé: bien fait coté musique ou voix mais zéro accroche sur les textes, c'est donc plus la peine d'insister.
Place à la tête d'affiche et ses 6 mauvaises graines, toutes en costard classieux pour un début de set inconnu (dernier album non ouï, pas hyper connaisseur du monsieur). On a eu la bonne idée d'aller dans la fosse et c'est un très bon choix tant Nick Cave arpente la scène de tous cotés, un coté showman qu'on ne soupçonnait pas.
Un seul regret: ne pas être face au génialissime Warren Ellis qu'on a adoré lors de ses 2 passages à l'Epicerie avec les Dirty Three. Ici, il semble presque domestiqué, au service de son comparse des Grinderman. Enfin, c'est relatif puisque il reste un spectacle à lui tout seul, alternant violon, guitare, flûte traversière ou clavier (?), jouant de dos, le tout dans un style indescriptible.
Coté répertoire, les titres plus anciens ne tarderont pas: Weeping song, Deanna, the Mercy Seat enchainé avec un énorme Stagger Lee, acmé de cette soirée.
Le concert s'achève sur un morceau étrange qu'on imagine bien tiré du nouveau disque. Ce n'est pas terminé pour autant puisque le rappel sera copieux et excellent (rahhh Red Right Hand), prolongé jusqu'à plus soif et achevé seul au piano.
Grosse classe donc, presque de quoi se réconcilier avec le festival ! Et c'est pas Xavier qui me contredira...
Ultimes bafouilles...