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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mercredi 4 décembre 2013 21:46

Guillaume Perret & The Eletric Epic: Vienne et/ou Brou (au choix), été 2013

Gros souvenirs de Guillaume Perret & The Eletric Epic vus à Bourg cet été au monastère de Brou, s'il vous plait.

[1]
On n'a pas trouvé de vidéo from Vienne où, un mois plus tôt, où sa découverte en première partie de Sixto Rodriguez & Ben Harper avait été bien complétée par un gros rab au théâtre municipal dans le cadre du Club de Minuit.

Un concert comme une déflagration, avec des sons venus d'on ne sait où (en fait, les nombreuses pédales aux pieds du saxophoniste), supportés par 3 larrons très bien affutés derrière. Le déluge mixait jazz furieux, virée ethno/éthio kekchose et proposait même quelques embardées métal des plus réussies.

Des morceaux où les tableaux s'enchainaient sans qu'on s'en rende trop compte, chahutés volontaires et ébahis. Le genre de sensations qu'on voudrait éprouver plus souvent !

L'album (sorti chez Tzadik (quand même), acheté dans la foulée, est peut-être moins explosif mais vaut largement l'écoute. Dommage qu'il n'inclut pas cet abracadabrantesque Shoe Box.

Note

[1] çà part vraiment à 5'22s

jeudi 21 novembre 2013 20:47

The Menzingers + Apologies, I Have None + Arteries Shaking, Warmaudio (Décines), le 30 Juillet 2013

Autre exhumation & petite soirée rock'n'roll: il existe bien des concerts en salle sur Lyon (ou presque) dans le désert (f)estival ! C'est au Warmaudio que çà se passe:

D'abord, 2 amuse-bouches: les sautillants Arteries Shaking (accents Fugaziens et breaks sympathiques) puis Apologies, I Have None from London pour une punk music bien foutue, très plaisante en live.

Les Menzingers, eux, viennent de l'autre coté de l'Atlantique et leur musique lorgne un poil plus de par là-bas: plus pop avec une touche de Weezer évidente.

Menzingers_live_lyon.jpg [1]
Beaucoup de mélodie donc et 2 guitares qui se complètent à merveille ; leur propriétaire respectif alternant le chant pour plus de variété. Ambiance détendue et enchainements au taquet, un vrai concert d'été.

On avait là aussi bien aimé et l'album passe plutôt bien en bagnole !

Note

[1] photo Sandie Noodle

mardi 19 novembre 2013 22:15

Thee Oh Sees + Regal - le Marché Gare (Lyon), le 24 Mai 2013

On avait loupé Ty Segall, on ne ratera pas Thee Oh Sees (chronique retrouvée, vieille de 6 mois (!)).

Regal avait lancé cette soirée sur de bons rails: compos fraiches mais qui bastonnent (le fantôme du Gun Club qui pointe son ombre de temps à autre), le tout enrobé dans une attitude glandeurs-mais-pas-trop qu'on aime bien, une très bonne surprise!

Thee Oh Sees (on vient en total naïf alors qu'ils ont (déjà) une discographie longue comme le bras) attaquent à fond des titres plutôt longs avec un chant surprenant. La section rythmique envoyant du gros son hypnotique, répétitif diront certains.

C'est vrai que les structures des morceaux joués ce soir sont assez similaires avec tempo bloqué au dessus du 140. Mais il est dur de bouder son plaisir, John Dwyer est un vrai showman, jouant de la gratte sous le menton ou presque, manquer de manger son médiator tout en chantant.

Une brève respiration d'avant le rappel (très bon Minotaur) et c'est reparti pour 2 excellentes bourrinades. On a bien aimé !

mardi 29 octobre 2013 18:00

Parquet Courts + Mazes - le Marché Gare (Lyon), le 25 Octobre 2013

Encore du rock'n'roll au Marché Gare, endroit où l'on va venir de plus en plus souvent, il faut le dire: Frustration le vendredi d'avant, et (on aurait bien aimé): Rien, la veille.

Parquet Courts tonight, drôle de nom de groupe et un disque (Light Up Gold)... court mais bon, brassant quantité d'influences US sans faire dans la citation absolue. Les américains font un petit buzz, on s'attendait même à voir la date complète au vu du nombre de personnes connues ici présentes.

C'est Mazes qui ouvre le bal avec cet hypnotique Bodies. Visuellement, on imagine bien ces 3 là en nerds exclus du campus décidant de monter un groupe pour tromper l'ennui.

mazes_live_lyon.jpg [1]
Voix et guitare claires, la pop du power-trio est excellente, sise sur une section rythmique basique et solide. Les mancuniens révèleront quelques pépites le temps d'un set presque trop bref (le groupe a pourtant sorti 4 LPs) mais qui rends la soirée prometteuse.

1 bière pour patienter et nous revoilà au milieu d'une foule plus garnie lorsque le quintet prends place, centré sur son bassiste qui lance le show.

L'entame n'est pas vraiment percutante, avec une majorité de titres mid-tempo et absents de l'album, comme si le groupe prenait un malin plaisir à susciter l'attente. Et çà fonctionne en plein: on raccroche immédiatement dès qu'ils passent la vitesse supérieure et il n'y aura pas de redescente pendant l'heure qui suivra (on craignait d'ailleurs le syndrome The Strokes, heureusement, il n'en fut rien).

parquet_courts_live_lyon.jpg [1]
Comme sur le disque, les références affleurent (des Meat Puppets un peu bourrés (pléonasme ?) au Velvet Underground le temps d'un changement de corde qui s'éternise, ... mais comme autant de clins d'oeil de connivence.

C'est frais, débraillé, glandeur, euphorisant, simplement jouissif et le (gentil) pogo installé dans le public est juste irrésistible. On y retrouve Xavier qui n'en a pas perdu une miette et lorsque les 2 titres du rappel s'achèvent, certaine en voudrait plus, tout le monde en voudrait plus en fait !

Notes

[1] photos: Remy Ogez

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