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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 11 mars 2008 00:06

K + Pauline Croze - le Transbordeur (Villeurbanne), le 06 mars 2008

Back in the Transbo, çà fait une éternité... faut dire que c'est trop grand ;o) et surtout que la programmation est sans cohérence: en gros, du moyennement gros ! Ce soir et avant The Gossip, Thomas Dutronc ou encore les infâmes Fatals Picards, on fait dans le francophone avec Pauline Croze qui fait tourner son deuxième album.

La première partie est suisse : il s'appelle K et tient la scène avec sa seule guitare acoustique (même pas de pédale d'effet). Courageux donc, nombreuses interactions (réussies) avec le public mais je passe complètement à côté...

paulineCroze.jpg
On passe donc à la tête d'affiche : j'avais bien accroché à ce premier album sans nom, sans fautes et vraiment original. Pauline Croze y montrait une identité déjà bien affirmée et dégageait un max d'air frais avec des compos plutôt acoustiques serties de sa voix voilée et chaude à la fois.

Le nouveau, je connais pas mais le quelque article lu ici dit qu'il n'a rien à voir avec le précédent et que ses ventes peinent à décoller (4 titres en écoute (!)). Intriguant !

Un power trio lance la sauce, rapidement rejoint par Pauline qui, sur cette entame, se "contente" de chanter et danser. C'est rock et brouillon mais heureusement, ces problèmes de réglages seront vite corrigés et Jour de foule groove bien bien bien.

Chaussant tantôt télécaster, tantôt Gibson SG, la chanteuse est indiscutablement à l'aise sur scène, naturelle et sans attitude. Peu de discours mais contente d'être là (elle partagera de nombreux sourires avec ses musiciens).

Le public (nombreux fans) se voit servir la plupart des titres d'Un bruit qui court (superbe version du Baiser d'adieu). La bUze regrette seulement de ne pas avoir apprivoisé le disque avant, histoire d'apprécier encore plus les chansons victimes d'embardées dans la musique africaine (afro-beat ?), le jazz-rock, ...

On est loin du T'es beau qui a fait le succès de la demoiselle. Ce titre ouvrira d'ailleurs le premier rappel 100% acoustique, comme un flash-back sur une période bien lointaine.

On retrouve l'électricité pour clôturer ce concert en beauté. Reste maintenant à chopper cet l'album !

jeudi 6 mars 2008 00:21

BB Brunes - la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 28 Février 2008

C'est en terre auvergnate qui fallait être jeudi dernier pour voir ces BB Brunes
auteurs du single 'Dis-moi' qui pète tout dans le genre nouveau rock français pas
prétentieux. La Coopérative de Mai affiche complet depuis si longtemps que c'en est
réjouissant de voir ce public communier comme çà et oublier ainsi leur quotidien
pathétique (c'est pas le bon mot, je sais, j'ai pas trouvé mieux). Tout l'album
'Blonde comme moi' ou presque y passera, repris en choeur par une base de fans qui
transpire, comme on en a depuis quelques temps pris l'habitude, l'absence totale de
prise de tête et l'envie de se gorger de ces décibels affutés. Bon esprit et bon
message.

Pour le bien de tous il est donc plus que souhaitable, et rapidement, que disparaisse
les derniers obstacles à l'émergence auprès du grand public de, c'est mérité, toute
cette scène née au Gibus, montée en grande partie par Rock n Folk, et vraiment
épatante. Elle incarne la vraie rupture de style tant attendue : enfin on quitte le
passable !

Pour une fois que La bUze a un appareil photo, il semblerait que celui-ci ait quelques problèmes... la seule à peu près sauvable quand même... for fans only :
BB_Brunes_live.jpg

dimanche 2 mars 2008 17:11

Kim Novak + Idaho - le Sirius (Lyon), le 27 Février 2008

On enchaine, on enchaine... ce soir c'est Sirius avec concert gratos de Idaho, culte underground américain.

Les 4 frenchies de Kim Novak sont de la première partie pour présenter leur album Luck & Accident sorti l'année dernière. Une pop-rock à deux guitares, qui s'immisce parfois sur les territoires de The National (la voix de Matt Behringer en moins). Pas trop de présence scénique (le guitariste droitier était-il vraiment là ?) et une impression de déjà-entendu, mais on perçoit un certain potentiel...

-- interruption description du contexte --
péniche bondée, chaleur infernale malgré Février, pas de balance préalable, attente interminable (Vic Chesnutt est battu), agacement, public incroyablement discipliné
-- fin de description du contexte --

idaho jeff martin.jpg Jeff Martin s'excuse et les 3 machinistes mettent enfin le diesel Idaho en marche. N'empêche, ce ne sont pas les meilleures conditions pour apprécier ces premiers titres, d'autant plus que les règlages son sont revus à chaque morceau ou presque.

Alternant piano et curieuses guitares électriques à 4 cordes (minute informative: il s'agit de guitare ténor) aux sonorités toutes aussi curieuses (célestes ?), Martin possède quand même une putain de voix, aussi bien dans les aigus qu'en fréquences plus basses. Par contre ses compositions restent assez complexes et il est dur d'accrocher de prime-écoute.

L'ennui guette et La bUze se rapproche du bar, scrutant au loin cet Idaho qui reste à découvrir (sur disque).

jeudi 28 février 2008 12:36

The Flash Express + André Williams - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 26 Février 2008

A peine une semaine et La bUze revient à Feyzin, sa raffinerie, et son épicerie !

Ce soir c'est André Williams, vétéran du rythm'n'blues (depuis 1955 (!), le môssieur a écrit quelques tubes pour lui-même mais aussi avec Stevie Wonder, Parliament ou Funkadelic) aux qualités innombrables : autodestructeur, misogyne, lubrique et éternel obsédé.

La première partie est assurée par The Flash Express, trio garage en provenance de Los Angeles : du rock qui tâche et qui sature avec un guitariste-chanteur remonté à bloc. Morceaux efficaces et variés, de quoi bien se mettre dans le bain !

On s'éternise pas sur le changement de scène (oublié l'épisode Vic Chesnutt) puisqu'on prend les mêmes et on recommence avec en prime un guitariste rythmique (très classe).

Le quatuor lance le show, appelant façon soul-band le héros de la soirée. Il finit pas se pointer coiffé d'un chapeau et vêtu d'un costume bleu à rayures qui déchire. Ovation !

andre williams flash express.jpg
Début de concert excellent, les mimiques du Black Godfather le rendent immédiatement sympathique, ses discours salaces et les quelques paroles understandable font merveille : motherfucker, pussycat, ... Rayon musique, c'est plus rock que soul et çà assure.

A 72 balais, une mâchoire qui part en vrille et des déhanchés qui manquent de souplesse, Williams se fatigue vite. Il profite des titres, assez longs, pour regagner le bord de scène et boire on ne sait quoi (couleur d'eau mais sûr que c'en est pas).

D'ailleurs plus l'heure avance et moins le gars se souvient des paroles. Le set s'arrête alors brutalement faisant retomber le pogo bien lancé dans le public. La reprise est plus poussive et notre Dédé tiendra bon 2 chansons avant de retomber en panne. Le guitariste a alors la bonne idée de faire sortir un fan de la fosse pour chanter le refrain, s'en suit un joyeux bordel avec une quinzaine de personnes sur scène.

Un rappel quand même et la soirée s'achève...
Cramé l'André ? légèrement, mais bien sauvé par son groupe. Rock'n'roll !!!

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