La bUze

mercredi 8 octobre 2008

Mark & me

Déjà Octobre et j'ai toujours pas parlé de l'actualité assez riche du Mark ! Mark ? Mark Lanegan évidemment, il n'y a qu'un Mark !!!

Après les Soulsavers en 2007, le gars ne lâche pas la rampe et revient cette année avec Greg Dulli (ex frontman des flamboyants Afghan Whigs) et Isobel Campbell (pour donner suite à 'Ballad of the broken seas').

Passons rapidement sur 'Sunday at the Devil Dirt', le songwriting d'Isobel me laisse relativement indifférent. Ce 2ème effort est plus abouti, d'accord, mais même après de plusieurs écoutes, je trouve çà assez anodin. Je dois d'ailleurs être le seul au vu des nombreuses critiques dythirambiques lues sur le sujet.

Revenons à ces Gutter Twins, véritable entité bicéphale (alors que Twilight Singers est le projet perso de Dulli où Lanegan chantonne en infrabasses) et çà s'entend: c'est bien noir et un peu flippant (écoutez voir Idle Hands un soir de pluie, volume mal élevé).

alice in chains.jpg
Plutôt que de proposer un chronique tardive de l'excellent "Saturnalia"', voici celle d'"Adorata", le dernier rejeton de la famille, juste sorti et un titre en guise de bande son : Flow like a river   goto radio La bUze

6 mois après la sortie du très bon 'Saturnalia', les Gutter Twins ressortent donc du caniveau et lâchent un maxi EP de 8 titres enregistré à priori avant l'album.

5 reprises : Scott Walker, Eleven, Primal Scream, Jose Gonzales & Vetiver, un traditionnal ('St. James Infirmary'), le ton de l'ensemble est beaucoup plus léger que l'album (c'est pas trop difficile).

4 boîtes de pilules sur la pochette, substances un brin nocives (au vu de la réputation des jumeaux) ou traitement pour le cancer (une partie des ventes du disque ira au Natasha Shneider Memorial Fund, amie défunte du groupe et chanteuse d'Eleven) ? on ne sait pas trop...

3 titres hénaurmes: 'Down The Line', puissant et mélodique (mais qui est ce Jose Gonzales ?), 'Flow like a river' où rôde le fantôme d'Alice In Chains et 'Deep Hit Of Morning Sun' : la patte intoxiqué de Bobby Gillespie sied bien aux lascards (étonnant, non ?).

2 compositions inédites : 'Spanish door', qui jurerait sur 'Saturnalia' et pourrait presque atterrir sur l'album de Lanegan & Campbell. 'We have met before' est l'enchainement parfait pour embrayer sur une nouvelle écoute du LP.

1 disque bonus de haute volée donc ('Belles' & 'Duchess' mises à part, non par misogynie, mais juste un peu en deçà du reste), seulement disponible au format électronique pour l'instant...

On peut faire confiance à l'industrie du disque pour nous livrer l'ensemble sous peu et pour pas cher !

lundi 29 septembre 2008

The Notwist + Married Monk Solo - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 26 Septembre 2008

Quitte à être patient pour la rentrée musicale, autant pêcher du gros, et se déplacer jusqu'à Feyzin (presque une évidence, désormais) pour voir son premier groupe allemand en live (il faut un début à tout) : the Notwist. Je tiens à préciser que ce n'est pas un dégât collatéral d'une passion incontrôlable pour Tokio Hotel : je possède, factures à l'appui, Shrink et Neon Golden (ma préférence allant vers le bleu plutôt que le rouge).

Pour se mettre en jambes, un Married Monk en solo, à savoir le chanteur guitariste Christian Quermalet. Lançant les accompagnements au pied, il propose une poignée de chansons pop mélancoliques très bien ficelées avant de ralentir le rythme et de perdre une partie de l'auditoire. L'absence de groupe y est aussi pour quelque chose : interdiction de s'affranchir en cours de morceau de la partition qui défile, le tout est très millimétré et les accents Lou Reed-iens du chant n'y changeront rien : si on ne verse pas encore dans le karaoké, on touche aux limites de la formule.

A noter une très bonne reprise, plus décontractée puisque seul à la guitare, c'est connu mais impossible de me rappeler le groupe (les paroles semblaient assez drôles : 'love at first sight', 'it's gonna be hot in...'). Entracte!

Place à la tête d'affiche, en tournée promo de The Devil, You + Me, pas écouté. Ils sont 5, en formation plutôt rock : guitares, basse, batterie mais les machines et platine sont bien à portée de main.

notwist.jpg
Niveau look, c'est presque la revanche des geeks, no look pour tout le monde (c'est tellement rare maintenant que çà fait plaisir), paires de lunettes et Martin Gretschmann avec sa tronche de Garth dans Wayne's world qui en joue pas mal, surtout quand il enfile les dragonnes de ses wiimotes pour triturer un peu de texture sonore (la wiimote, çà fait pas trop rock'n'roll on stage, plutôt clip de Kraftwerk).

Sinon, pour la musique, l'entame est assez électro avec 3 titres presque dansants. On retrouve avec beaucoup de plaisir la voix si particulière de Markus Acher. Au 4ème top pourtant, arrêt brutal et retour au punk-rock (efficace) des premiers albums du groupe.

C'est le tournant du concert qui bascule alors dans ce que le groupe sait faire le mieux : un mélange d'électro-pop-rock-jazz (pour faire court). Les versions live sont étirées pour y placer une embardée bruitiste bien barrée, le temps aussi de construire des murs du son fascinants, très denses et compacts avec beaucoup de dB.

La cohésion du groupe est impeccable, le batteur est impressionnant (dans son toucher et aussi le head-banging). L'enchainement 'Neon golden' / 'Pilot' est juste parfait ; le "hit" des allemands semble d'ailleurs s'arrêter avant de rembrayer pour un final exceptionnel.

2 rappels et le groupe s'éclipse après de nombreuses salutations et une grosse banane sous les lunettes de chacun.
Grosse claque donc ! The Notwist, tout en humilité, sait transcender ses compos de façon inimaginée. De quoi oublier cette longue période loin des fosses.

mardi 23 septembre 2008

LA tarte aux pommes

l'AMAP (lien culturelo-explicatif ici), c'est bien dans le principe, sauf qu'on choisit pas ses fruits (en fait c'est le principe) et que, l'automne venu, on se retrouve avec un gros sac de pommes à transformer en matière non-fossile toutes les 2 semaines.

La solution classique consisterais à les partager... n'allons pas jusqu'à cette extrémité altruiste et réfléchissons... pas longtemps non plus puisque fugacement, notre brillant cerveau conceptualise (pour ne pas dire invente) l'idée de la tarte aux dites pommes (qui n'a rien à voir avec la vulgaire tarte aux pommes qu'on peut se procurer sans le moindre effort dans toutes les mauvaises boulangeries de ce pays).

Voyons les ingrédients nécessaires:

  • une pâte brisée (le premier prix du discount du coin fera très bien l'affaire)
  • les 4-5 pommes les plus vilaines du panier de la quinzaine
  • un peu de cannelle (celle dans le pot qui est périmé depuis 4 ans)
  • du sucre roux (même si les roux, on aime pas trop çà...)
  • du beurre (pas rance, çà donne trop de goût)


Ensuite, le plan d'action (rapide):

  • étalez la pâte
  • coupez les pommes en lamelles fines (si vous envisagez une dégustation à plusieurs, laissez un trognon et quelques pépins) et disposez-les anarchiquement sur la pâte
  • avant que çà ne déborde, saupoudrez de sucre roux (même si les roux...), 50g au max
  • saupoudrez aussi la cannelle (soyez généreux, vous cherchez à vous en débarrasser depuis des années)
  • ajoutez 1 ou 2 noix de beurre là dessus
  • enfournez 30 minutes à 180°
  • s'il vous en reste, invitez des amis et délectez vous de leurs compliments forcément hypocrites


vendredi 19 septembre 2008

Link Wray - Deuces Wild

Bon, les nu-pieds sont remisés jusqu'aux prochaines vacances (Octobre - yesss), les terrasses ferment à la pelle et les leggins refont surface...

linkWray.jpg Histoire de se motiver, on ressort des cartons un grand Link Wray, le genre de mec qui sans trop le savoir a changé le rock'n'roll : inventeur du power chord (accord ni mineur, ni majeur, juste puissant, d'où son nom), il a aussi révolutionné le son avec ses guitares fuzz et leur rendu bien crado (qui fera plein de morveux illégitimes dans tous les garages de la planète).

En 1958 sort Rumble, instrumental impérissable. Pour proposer autre chose, voici un Deuces Wild tout aussi excellent :   goto radio La bUze

Mine de rien, sans ces power chords, pas de Kinks, Who, Led Zep, ... pas de métal non plus et encore moins de nu-métal. Un beau salaud donc, ce Link Wray, nous infliger le nu-métal et mourir en 2005, gonflé !

lundi 15 septembre 2008

Jouons à "qui suis-je" - la réponse

Correct Mr Coolbeans, très métal ces temps-ci (après Morbid Angel chez Dragibus), la lettre M de Tombouctou s'annonce bruyante ;o) .

Passons sur cet ensemble tongs / bermud' / délicieux sac Armani du chanteur de Metallica, donc, pour remettre le lien fourni par sieur Kheiron : si vous voulez perdre 8 minutes, c'est donc là qu'il faut cliquer.

D'un autre côté, 8 minutes, c'est aussi le temps de faire un tour de parc à Gerland, d'enlever quelques touches de clavier avant nettoyage en machine, d'écouter une moitié de Sister Ray ou encore d'enchainer les Minutemen, Hüsker Dü et Replacements (qui a dit que les 80's étaient un désert musical) ?

C'est donc vous qui voyez, just metal up your ass !

samedi 13 septembre 2008

Jouons à "qui suis-je"...

pictest.jpg A la mode J. Lepers (pour parler musique, c'est une référence qui tient la route) :

- Je suis né en 1963,

- Né en Californie, je suis donc américain,

- Guitariste portant la guitare très bas, je suis, je suis...

- Je chante aussi,

- Mon groupe a sorti son nouvel album hier,

- Le single annonçant cet album est bien mauvais,

- Le clip du-dit single est juste pathétique,

- Je suis, je suis trop un rebelle (cf photo ci-contre)









lundi 8 septembre 2008

la classe !


mercredi 3 septembre 2008

en manque...

Putain, 1 mois sans concert... c'est bien plus long que 30 ans sans Claude François !

claude francois.jpg

mercredi 20 août 2008

M. Ward - Let's dance

Reprise en douceur avec ce titre (et tube) de David Bowie par M. Ward  goto radio La bUze

ward Ce trentenaire américain a déjà commis 5 albums qui remuent le sillon d'un folk d'un autre âge. Comme Alela Diane et son fabuleux 'Pirate Gospel', le gars s'est ré-approprié ce pan de la musique américaine, l'a digéré pour en livrer une réinterprétation poignante.

Si 'Duet for Guitars #2' en est l'ébauche et reste anecdotique, 'Transfiguration of Vincent' (dont est extrait ce titre) en est le sommet suivi de près par 'Transistor Radio'. Le dernier ('Post War') sent un peu l'auto-parodie, jusque dans les couleurs de la pochette, et c'est bien dommage. Pas écouté 'End of amnesia' mais je vais y remédier (enfin si j'oublie pas).

Une voix voilée, des ambiances très boisées (guitare, banjo, piano rescapé des bastringues de Honky Tonk Man) et une jeu de gratte unique, le style du bonhomme est identifiable de suite. En vrai, c'est encore mieux : son concert donné dans un Sirius blindé en mai 2005 reste un de mes meilleurs souvenirs live, un peu comme une veillée des temps modernes.

Compositeur hors-pair, Matt Ward est aussi adepte des reprises (ici Bowie mais encore JS Bach, ...) et multiplie les collaborations : Cat Power, Beth Orton, un album de duo avec Zooey Deschanel (She & Him) et même Monsieur Bashung sur son dernier Bleu Pétrole. Presque une hype people donc, en espérant que çà ne disperse pas son songwriting lors du prochain disque !

vendredi 8 août 2008

virée espagnole...

Petite semaine de vacances qui commence, et avant de partir, voici une petite ballade en Espagne. Pas celle des tortillas, de la cerveza ou championne du monde mais plutôt celle de Josh Haden.

spain.jpg Le dernier album date déjà de 2001 mais, oh joie, 3 nouveaux titres viennent d'être posés sur leur mycake.

Ce I'm still free ne casse rien dans l'auberge espagnole (désolé) mais c'est pas ce qu'on lui demande :   goto radio La bUze

De quoi espérer un nouvel album ?