La bUze

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mercredi, mars 3 2010

Cette chose que je n'ai pas dit

J'avoue, je viens de lire mon premier Marc Levy... Qu'est-ce qui m'a pris ? J'en sais rien... Le bouquin trainait sur l'étagère d'un buffet familial et ce fût le déclic, une pulsion malsaine de voir de quoi il en retournait !

Suis même allé au bout de cette histoire avec sucres ajoutés où se mêlent androïde, l'amour avec un grand A, la chute du mur de Berlin le jour J (même Sarko a pas fait mieux), le commandant Massoud, ... C'est cousu de fil blanc mais comme pour un mauvais téléfilm, on reste vautré dans le canapé !

Et puis des fois, c'est drôle, et pas toujours de façon volontaire, comme quand, dans un lyrisme bien poussif, l'auteur nous évoque Rostropovitch jouant au pied du mur un certain soir de novembre 1989 :

Les gens se pressaient vers le mur. Certains commençaient à le piocher avec des outils de fortune, tournevis, pierres, piolets, canifs, moyens dérisoires, mais il fallait que l'obstacle cède.
Et puis, à quelques mètres de moi, se produisit l'incroyable ; l'un des plus grands violoncellistes du monde était à Berlin. Averti de ce qui se passait, il s'était joint à nous, à vous. Il a posé son instrument et s'est mis à jouer. Etait-ce ce soir-là ou le lendemain ? Qu'importe, ses notes de musique aussi ont entamé le mur. Des fa, des la, des si, une mélodie qui voyageait vers vous, autant de portées sur lesquelles flottaient des airs de liberté.

Je sais, extraire quelques phrases d'un livre de 300 pages, c'est pas bien et facile... Encore un Alexandre Jardin et un Guillaume Musso, après j'arrête, promis !

jeudi, février 25 2010

Episode 11

Première distribution de becs de l'année... que du vieux cette fois-ci !

:bz5) Piers Faccini - Leave no traces - 2004
Premier album de l'anglais et déjà une belle réussite : Faccini polit chacun de ses titres avec un vrai talent. Il sait jouer sur les silences pour mieux créer cette proximité avec l'auditeur finalement pas si fréquente. On pense parfois à Nick Drake ou John Martyn mais le songwriting reste très personnel. Il n'y a qu'à suivre le piqué de cordes de ce magnifique 'Deep Blue Sea' pour complètement plonger...

:bz45) Wipers - Youth of America - 1981
Drôle d'évolution dans le songwriting de Greg Sage (par rapport à l'excellent 'Is this real?') : les guitares sont moins tranchantes, créant une sorte de magma sonore, la batterie ne tabasse pas vraiment. C'est assez unique, plus inquiétant (les 10 minutes du titre éponyme en parfaite B.O. d'un film d'horreur de série B bien glauque ou ce 'When it's over') mais l'évidence mélodique est toujours là. Du grand, du pas très classique mais du bon !!!

:bz35) Gianmaria Testa - Lampo - 1999
Accroché dans l'Ascenseur par ce sublime 'Polvere Di Geso'. Titre un peu atypique dans cet album de chanson italienne (oui oui, un genre encore inabordé ici). Au final, un disque plutôt élégant et sobre, mélancolique aussi...

episode11.jpg
:bz25) Go-Go's - Beauty & the Beat - 1981
Girls band des 80's pioché au détour d'un blind-test du Civil Servant... Pas trop emballé finalement malgré quelques singles vraiment chouettes ('Lust to love' donc, mais aussi 'Our lips are sealed' ou 'Fading fast'). Je m'attendais plus à des riottt grrll band bien avant l'heure (Sleater Kinney au hasard) et çà reste finalement trop pop et trop propre...

:bz2) Nomeansno – All Roads Lead to Ausfahrt – 2006
Un peu de punk hardcore par les vétérans canadiens. Braillard, drôle et mal élevé, avec la batterie bien folle du frangin John, pas transcendant (surtout quand ils versent dans la formule punk bas du front) mais de toutes façons, NoMeansNo, comme The Ex, reste à voir sur scène, en vrai… C’est tellement MIEUX !

:bz15) Justin Vollmar - Okay - 2006
10 titres en autoproduction, beaucoup de bricolage et comme souvent chez le garçon, la lumière sur quelques uns. Ce sera ici 'Jealous of Sue', (Sue qui revient d'ailleurs sur 4 titres), le reste... ben, c'est à finir :o) . Chose que, dans le même genre, Forest Fire a magnifiquement fait sur son 'Survival' de 2008 !

mardi, février 23 2010

Mauvais goût ?

Définitivement Oui !

jeudi, février 18 2010

On plaisante pas..

...à la télé !

Dans un hebdo gratuit, à propos d'une nouvelle émission qui mêle Fakebouc & téléréalité (tout en s'en défendant (!)), le directeur délégué de TF! Production nous dit à propos des séries américaines :

La révolution qu'elles ont apportée (tiens y'a pas une faute là, non ?) nous conforte dans le fait qu'on peut aller plus loin.
Le fait que le générique des 'Experts' est signé des Who nous permet d'oser du Led Zeppelin pour le générique de '50 minutes inside' !
Si on ne prend pas de risques quand on lance un nouveau mag, je ne vois pas l'intérêt.

lundi, février 15 2010

Jouons au Kicétidonk ?

kiceti.jpg

jeudi, février 11 2010

Ukandanz & Asnaqé Guèbrèyès - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 07 Février 2010

Il en aura fallu du temps pour renouer avec un peu de live... et on commence à petite dose : pas de soirée folk à 3 groupes ;o) , juste un concert goûter, comme désormais presque tous les concerts du dimanche (qu'est-ce qui se passe le dimanche, d'ailleurs ? les gens se couchent plus tôt ? (c'est toi Pluto)).

Bref, trêve de digression, c'est à nouveau l'Epicerie et on commence l'année comme on a fini la précédente, avec une saveur éthiopienne !

Au programme, le résultat d'une résidence où les lyonnais de Ukandanz se sont associés avec le batteur chanteur Asnaqé Guébrèyès, déjà aperçu ici même en 2006 accompagnant le disparu Mohammed 'Jimmy' Mohammed, en première partie de (étonnant ?!) The Ex.

Ukandanz-Asnaqe-Guebreyes_live_Lyon.jpg
Durant une bonne heure, les 5 protagonistes vont embarquer le public vers des contrées incertaines : malmenant pas mal le groove éthiopien, le teintant de sonorités bien rock parfois, jazz souvent, jazz-rock quoi mais sans virer dans la démonstration déroutante.

Les morceaux sont longs mais très variés, les joutes de Lionel Martin (sax ténor) et Damien Cluzel (gratte) fonctionnent parfaitement et le chant & les pas de danse de Guébrèyès pimentent agréablement le tout.

Ils finiront en beauté avec un titre plus classique (déjà entendu chez les hollandais) mais d'une efficacité remarquable. Fin du goûter oblige, une dizaine de marmots dansent devant la scène.

Après le Tigres des Platanes, un autre métissage réussi, à suivre sans faute lors des festivals de cet été !

jeudi, février 4 2010

Are you serious, man ?

bigLebowski.jpg

Il est déjà là, "l'un des joyaux de ce début d'année cinématographique", "terriblement drôle et drôlement sérieux", "désespérément drôle", ... Les critiques sont unanimes pour cette "comédie amère et absurde". Sans déconner ?

Le nouveau Coen est juste d'un profond ennui (pas loin de The Barber) : on va y suivre Larry Gopnik, père d'une famille type de la classe moyenne américaine pour qui tout part progressivement en vrille (demande de divorce, frère assisté & délinquant, endettement grandissant, promotion compromise, ...). Notre anti-héros encaisse tout sans rien dire, juste essaie-t-il de s'en retourner auprès des rabbins trouver quelque réponse.

De la matière donc mais les frangins multiplient les histoires sans en développer vraiment aucune et on attends longtemps (1h45 qui en parait presque le double) un sursaut, en vain...

Et puis, rayon humour, les ficelles Coeniennes se devinent trop à l'avance, en particulier ces gros plans sur les visages ("trognes" plutôt) immobiles qui ont déjà été vues un paquet de fois chez eux. On sourit donc, parce qu'on est bon public mais comme on sourirait lors d'un repas de famille à la blague racontée pour la n-ième fois par un oncle éméché.

En bref, si l'on compte bien, exceptions faites du sympathique O' brother et de l'aride No Country for Old Men, rien d'autre à sauver dans leur filmographie pour cette décennie et çà, c'est pas sérieux !

ps: ai même lu une critique vantant l'exceptionnelle bande son du film (on y trouve un titre du Jefferson Airplane et quelques chants religieux juifs, impressionnant (!)). Habille (quoique) transition pour un retour de la rubrique 'Chanson du jour' et mettre ci-après la meilleure version du Hotel California des Eagles (si si) reprise par les Gypsy Kings (si si - bis). C'était le bon temps de The Big Lebowski...

  goto radio La bUze

samedi, janvier 30 2010

2009 en images et liens hypertextes...

BD, ciné, concerts ou oldies...
et, planqué au milieu, la bande son de l'année... enfin, mon single à moi (ouaip, c'est encore encore Mark...) :

dimanche, janvier 10 2010

...

Pour ceux qui aiment...

  • Roy Orbison
  • La bière (belge de préférence)
  • Strip-Tease (l'émission)
  • Groland (un peu aussi)

La merditude des choses est en salle...

Soit le portrait d'une famille un brin dégénérée où 4 frères en rupture squattent chez leur mère qui tente d'élever le fils de l'un d'eux. C'est drôle, souvent trash mais le cynisme de l'ensemble n'est qu'apparent et Felix van Groeningen montre un réel attachement à ses personnages.

Une belle surprise, quoi !


add : ...décidement... aujourd'hui c'est Mano Solo qui y passe... Y'a pas trop à se casser pour faire des posts depuis quelques semaines, la rubrique nécrologique suffit.
Pas trop suivi ses dernières livraisons (pourtant Tom en avait dit du bien) mais
Les Années Sombres (titre adéquat) surtout, ou Je sais pas trop font encore leur effet à chaque écoute. Et des disques comme çà, c'est finalement pas si courant...

vendredi, janvier 8 2010

Mon top 10 des concerts pas vus en 2009

ironie.jpg Autre priorité, double entrée d'agenda, distance, manque de motivation, ... des bonnes raisons quoi !

lundi, janvier 4 2010

L'année commence bien mal...

lhasa.jpg Après Vic le 25 Décembre c'est Lhasa le 1er Janvier : 37 ans, 3 albums magiques dont son dernier, sans titre, sorti il y a à peine un an, tout en épure et sobriété...

Moi qui guettais avec attention la prochaine tournée...

Putain de crabe :o(

dimanche, janvier 3 2010

Fendika & The Ex - Ground Zero (Lyon), le 19 Décembre 2009

Est-il bien raisonnable d'aller revoir The Ex sachant que :

theEx_lyon_live.jpg
Les pour:

  • c'est toujours impeccable sur scène
  • leur démarche d'auto-tout est rare et très respectable
  • ils prennent leur pied à chaque fois et çà se voit
  • ils embarquent toujours un groupe éthiopien en guest, ce soir ce sera les excellentissimes Fendika, en costumes traditionnels, 1 couple de danseurs (le gars officiait déjà à Saint-Etienne) avec changements de tenues et bonne humeur garantie (le public adhère dès le début et pogotera un brin quelques minutes + tard)
  • c'est à Grrrnd Zero, et ce serait la dernière au Rail Théâtre, la faute à des problèmes de bruits, des nouveaux voisins pas conciliants et une mairie pas trop concernée
  • la bière est bonne
  • fin du monde oblige, un DVD avec quelques prestations live du cru est offert à l'entrée
  • on va pas louper le dernier métro, la bUze mobile sait se la jouer Holiday on Ice

Fendika_live_Lyon.jpg
Les contre:

  • Getatchew n'est pas de la partie
  • 30 ans que çà dure pour les hollandais : place aux djeunes
  • c'est à Grrrnd Zero, et donc 4 (!) groupes ce soir et des premières parties souvent pénibles : je loupe une bonne partie de Reveille (soient Françoit Virot et une charmante batteuse pour un duo bien bruitiste mais plaisant) mais n'échappe malheureusement pas à 300mA, déjà aperçu seul et ce soir en compagnie d'un gars qui joue magnifiquement du marteau sur un ressort d'amortisseur (il se feront même applaudir)
  • on va se coucher tard (2h)

Score 8 Pour - 4 Contre, bah... j'y retournerais !

jeudi, décembre 31 2009

Episode 10

Merde, j'ai loupé le coche : JP m'avait taggué pour une playlist automnale et nouvel voilà déjà en hiver...

Bon, de toutes façons, elle n'a rien de saison mais je la mets quand même !


10.jpg :bz5) Nina Simone – It is finished – 1974
Dambala Un live, plutot léger mais vraiment classe... Des orchestrations variées : ah, les congas sur la version Funkier Than A Mosquito Tweeter !!!, ah juste ce piano pour Dambala, ah, ... J'aime quoi !



10.jpg :bz4) Tinariwen - Amassakoul - 2003
Excellent métissage que cet album de rock touareg. Les instruments traditionnels et les guitares électriques s'imbriquent au poil pour développer des sonorités vraiment originales. Pas de tatapoum très violent non-plus, juste quelques-chose de neuf qui donne envie de poursuivre !




10.jpg :bz35) Motörhead - Ace of Spades - 1980
De la bande à Lemmy je ne connaissais que le bien moyen Rock 'N' Roll' (1987). Celui-ci, c'est le classique et il envoie du bois ! Après, çà reste un peu trop bourrin et bas du front pour moi, mais c'est ce qui fait tout le "charme" de Motörhead (çà et entendre Lemmy beugler I'm leaving you...).




10.jpg :bz35) Pete Doherty - Grace / Wastelands - 2009
Une petite touche Ray Davies désabusé (pléonasme ?) période "Muswell Hillbillies" (Through the Looking Glass ou Sweet By and By), une tonalité acoustique et légère pas déplaisante du tout, si Last Of The English Roses envoie un peu plus, c'est pour le meilleur (sommet du disque). Le coté jazzy-cabaret séduit moins (Sweet By and By) et les titres centraux sont plutôt en deçà du reste. M'enfin, l'ensemble reste une bonne surprise.



10.jpg :bz15) Isobel Campbell & Mark Lanegan- Keep Me In Mind Sweetheart EP - 2008
EP 6 titres dans la continuité du second album proposé par le duo... C'est propre, gentillet et on s'y ennuie toujours autant. Seul le très frais Hang On tout droit sorti des entrailles du Velvet période Loaded réveille l'assoupi.




10.jpg :bz15) Neil Young - Fork in the road - 2009
Le Neil de l'année avec un thématique autour de l'automobile. Une inspiration en berne, bien peu de mélodies dignes de ce nom, l'acoustique Light a candle arrive un peu tard pour sauver l'auditeur agacé. Heureusement que rien ici n'excède les 5 minutes. C'est pas aussi pénible qu'un numéro de Tunning magazine mais on s'emmerde sévère face à ce blues rock lourdingue et graisseux. L'album de Young le plus faible depuis les années 80 ? Celui à la pochette la plus laide, c'est sûr !

dimanche, décembre 27 2009

Is the actor happy ?

vic.jpg Not really...

Putain, en finir le jour de Nöel...

Il est temps que 2009 se termine !


lundi, décembre 21 2009

Spam du jour...

mailman.jpg

Je reste perplexe :

Re: Vous deviendrez un heros
Même les womans les plus timides se plaindre et gémir sous la presse de votre viande!
Bienvenue

jeudi, décembre 17 2009

Piers Faccini + Grizzly's Ache - le Marché Gare (Lyon), le 12 Décembre 2009

Ras le bol de l'épicerie (non pas vraiment)... place au Marché Gare, lieu peu visité pour cause de programmation non compatible... M'enfin, on fera facilement exception ce soir puisque Piers Faccini joue enfin en terres lyonnaises, après un loupé en 2005 (pour une raison valable dont il s'excusera d'ailleurs - et puis Red avait largement sauvé les meubles).

Mais revenons à nos moutons, ruminants un peu cons qui, en Pyrénées, se font bouffer tout cru par ces salauds d'ours... Habile transition pour dire que décidément l'ours est à la mode : après Panda Bear et autre Grizzly Bear c'est Grizzly's Ache qui débute la soirée, dans les deux sens du terme puisque c'est une première pour eux aussi.

Le chanteur est d'ailleurs assez crispé dans ses interventions mais rayon musique çà fonctionne vraiment pas mal : les compos sont variées (voix à la Dogbowl, influences qui lorgnent parfois vers Wooven Hand) et ils savent mettre en place des ambiances sonores (la balade dans le désert, notamment). 6 titres en guise de présentation, bon format !

Place à Faccini, auteur cette année d'un excellent Two Grains of Sand (son premier Leave No Trace est du même niveau et le Tearing Sky suivant doit bien le valoir). La fosse est bien garnie, on garde donc sa place et on aperçoit la charmante Laetitia Sheriff qui officiera aux choeurs et à la basse.

piers.jpg[1]
L'entame est minimaliste : voix + guitare (2 accords ?) et c'est déjà bluffant. Le son est parfait et s'il était difficile, à 3, de reproduire les arrangements nombreux et discrets des enregistrements, les ré-orchestrations sont très réussies. Plus rock aussi, l'anglais se permettant même une paire de cours chorus crados (aka à la Neil Young). Le batteur lui emboitera le pas : 2 solos de batterie en moins d'un mois, où va-t-on ?

Coté répertoire, il pioche dans ses trois galettes, y ajoute une reprise de Springsteen (période Nebraska) et un blues en rappel acoustique. Impressionnant jeu aux doigts au passage mais surtout des qualités de songwriting épatantes et une voix à tomber ! Il parait même qu'il est plutôt beau gosse, alors bon...

Deep Blue Sea fermera le chapitre : seul, a cappella, après presque 2 heures de concert... Thanks !

On croise Benoit & Max B à la sortie, convaincus tous 2, l'épisode Young Gods est oublié ;) .

Notes

[1] photo Pirlouiiiit

lundi, décembre 14 2009

Johnny est pas mort...



... il attend Noël !

Et l'an prochain, après un loi promulguée durant l'été, on dira tous :

  • "t'as posé des jours pour les vacances de Johnny ?",
  • "quoi ? t'as pas terminé tes achats de Johnny ?",
  • "si t'es pas sage, le père Johnny va rien t'apporter",
  • des chorales viendront aussi sur les parvis chanter des chants de Johnny, ...



vendredi, décembre 11 2009

David Krakauer, Klezmer Madness & Socalled - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 02 Décembre 2009

Déplacement presque improvisé et on aurait bien eu tort !

L'épicerie, encore... pour une soirée à tête d'affiche unique (des fois, c'est bien), à savoir David Krakauer, clarinettiste et maitre ès klezmer, cette vieille musique juive originaire d'Europe de l'est et centrale.

Unique l'affiche, d'accord, mais bicéphale (au moins) puisque le Klezmer Madness est accompagné ce soir par Socalled, jeune DJ québécois fan du genre qui en avait offert une relecture hip-hop plutôt réjouissante.

krakauer_socalled.jpg[1]
L'entame se fait sans ce dernier, histoire de découvrir les impeccables musiciens qui accompagnent Krakauer: trio classique basse-guitare-batterie et un accordéoniste. Le tempo est vite très soutenu, l'énergie débordante et la clarinette un peu folle. Socalled les rejoint rapidement au piano (et aux samples), il posera son flow atypique sur 2-3 titres également.

Beaucoup de plaisir à jouer pour tous, de l'humour (Tweet tweet et la participation demandée et obtenue du public), chaque musicien ira de son petit chorus (la guitariste plus (trop ?) souvent que les autres).

Piochant dans le klezmer donc mais empruntant aussi beaucoup à la funk des 70's, c'est là qu'ils excellent: le groove est juste MONUMENTAL et ce mélange d'influence reste hors normes et jouissif, juste dommage que la salle soit en configuration assise...

En fin de set, Krakauer fera seul une belle démonstration de sa virtuosité, mais sans trop se la péter non plus et, après 1h30 de concert, le premier rappel est gigantesque : rarement les applaudissements qui suivent auront été aussi nourris ici. Nous avons alors droit à un peu de rab' importé de Russie, autre genre (encore).

Excellente découverte, donc, à voir absolument sur scène !

Notes

[1] photo justpearly

mercredi, décembre 2 2009

Mes films préférés...




A l'heure (au jour plutôt) de la sortie de The limits of control, petit clin d'oeil dans le rétro (10 ans déjà) avec Ghost Dog

Du grand Jim Jarmush, un Forest Whitaker placide & félin et cette putain de B.O. signée RZA !







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