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mercredi 11 novembre 2009 02:28

Episode 09

Des nouveautés de 2008, de la compile africaine, et la première perle d'Emitt...

09.jpg :bz5) Emitt Rhodes - untitled - 1970
Soit de la pop à la Mc Cartney de haute volée choppée chez Heebooh. Dommage que l'animal ait posé les 3 chefs-d'oeuvre (et accessoirement les titres les plus mélancoliques) de l'album sur son post (d'où pointe de déception). M'enfin, le reste vaut le détour, que ce soit la berceuse Lullabye, Live till you die ou Ever find yourself running, l'Emitt sait trousser des mélodies imparables et les arranger à merveille !

09.jpg :bz4) I Am Kloot - Play Moolah Rouge - 2008
On a l'impression que tout va decrescendo pour les mancuniens depuis leur excellent premier album. Ce petit dernier sorti en toute discrétion (française seulement, on espère) l'an dernier se dévoile après plusieurs écoutes et c'est tant mieux. Tout Kloot s'y retrouve : des ambiances pas vraiment joyeuses, servies souvent en mode acoustique et portées par un songwriting inspiré. Sur Only Role In Town ou Hey Little Bird, John Bramwell reste toujours aussi touchant !

09.jpg :bz35) M. Ward - Hold Time - 2009
Entrée en matière bien convenue For Beginners & Never Had Nobody Like You : pas de révolution ni évolution chez Ward pour ce disque, des bonnes chansons certes (Rave on, le temps d'un duo avec Lucinda Williams ou le superbe Outro), quelques instrumentaux par ci par là, mais comme pour son prédécesseur, on reste sur sa faim... On attends mieux du garçon et on doute (ce n'est pas le mièvre épisode She & Him qui permet d'espérer) !


09.jpg :bz35) Nigeria Disco Funk Special: The Sound Of The Underground Lagos Dancefloor 1974-1979 - 2008
Petites pépites nigériennes des 70's. Cà groove dans tous les sens, mélange afrobeat & funk, globalement instrumental et si quelques titres sont un peu répétitifs, quand çà le fait, çà le fait !




09.jpg :bz3) Salah Ragab & The Cairo Jazz Band Present Egyptian Jazz - fin 60's / début 70's
Un titre trouvé chez Nyko, un album présent à la biblio: de l'instrumental à gogo ambiance genre OSS 117 B.O., quelques pépites de haut niveau.




09.jpg :bz25) Emiliana Torrini - Me and Armini - 2008
Découverte de l'islandaise et début d'album très plaisant avec le sautillant titre éponyme. Quelques intonations font parfois penser à Bjork (Birds & Heard it all before) et la suite poursuit dans la même veine mais on décroche (le Gun très PJ Harvey n'y fait rien)... C'est bien fait, léger, inoffensif aussi et le disque terminé, on s'en souvient pas vraiment... Lisse ?

mercredi 4 novembre 2009 19:53

Pascal Rabaté - Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune

rabate.jpg Drôle de titre pour un one-shot où l'auteur creuse le sillon intimiste provincial initié avec l'excellent Les petits ruisseaux (et poursuivi plus légèrement avec les 2 tomes de La Marie en plastique).

On suit cette fois un tenancier de boutique de farces & attrapes en pleine déprime post-séparation, se soignant à coup de régime raviolis + mauvais vin et au grand dam de son entourage.

Des fragments de vie, quelques gags bien sentis, une rencontre, des silences aussi, c'est ce qu'on nous propose au long de la centaine de pages qui composent l'album dont les teintes à dominante marron-jaune surprennent un peu au début.

Pas grand chose finalement mais c'est tout l'art de Rabaté que de savoir les souligner avec justesse et délicatesse.

J'adhère !

samedi 24 octobre 2009 13:59

Récréatif (2)

abstracadabra.jpg
En panne d'inspiration (momentanée ?), un 2ème petit billet facile qui compulse les meilleurs mots clefs magiques saisis sous Gloogloo pour tomber chez La bUze (la syntaxe est respectée)...

  • EMBAUCHE CHEZ ANDRE RIEUX
  • photo d'une ramoneuse : fantasme ?
  • lanegan chanteur de merde : drôle !
  • musique bourrin + ouh ouh : sûrement un participant au blind-test du Civil, un concurrent donc !
  • chanteur noir chantant dans une epicerie
  • comment s appelle l'instrument dans le petit bonhomme en mousse : le même qui veut bosser chez Rieux ?
  • est-il mal d'écouter cocteau twins : on minimise toujours les dégâts causés par la musique neurasthénique...
  • qui c'est qui recherche des places pour le concert de u2
  • youtube kyste au cul : déjà les photos du Larousse médical...
  • blog sylvie vartan : comprends pas, là !

L'internaute, déçu, et n'est sûrement plus revenu...

mardi 20 octobre 2009 23:55

Shannon Wright + Slashers - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 19 Octobre 2009

Première course de la saison à l'Epicerie (on pense qu'il y en aura d'autres), un dimanche en plus et pour une fois, l'horaire nous permettra de gouter tranquillement...

En guise d'apéro, un duo féminin du coin, guitare + violon / batterie et un visuel très réussi : projection des "meilleures" scènes de Shining, Halloween ou Psychose au ralenti et en noir & blanc. Effet garanti à l'écoute de la bande sonore servie par les Slashers : registre noise déconstruite, volume sonore assourdissant et des titres répétitifs et trop longs... Je décroche vite mais Xavier, ici présent, devrait donner un avis plus positif.

On s'éclipse au bar et une bonne surprise nous attends puisque le fournisseur de bière est désormais drômois et c'est tant mieux : la Grihète est bien bonne !

Place à Shannon Wright qu'on dit assagie depuis Let in the light où l'électricité était presque coupée. Honeybee Girls, son tout frais successeur creuse cette veine.

Shannon_Wright_live.jpg
Et c'est ce qui transpire sur les 3 titres d'ouverture, pourtant à la guitare, mais qui ne décollent pas complètement, comme bridés. C'est lorsqu'elle passe au piano qu'elle nous embarque définitivement mais sitôt fait que l'instrument est abandonné au profit d'une 6 cordes.

On retrouve alors cette tension, cette musique qui râpe dans les coins, non domestiquée. Pas de bavardages ici, tout au plus quelques mercis. Les 3 gars qui l'accompagnent (très efficacement) ne sont pas très loquaces non plus, presque effacés. Il faut dire que Shannon Wright bouge pas mal, retient l'attention et surtout bouffe toute la scène de part sa présence ahurissante, sa voix déchirante et puissante... dur de rivaliser !

D'autant plus que pas mal de vieux titres (et parmi les plus nerveux) sont joués ce soir. Black little stray en version magistrale, enchainé parfaitement With Closed Eyes et You’ll be the Death (tous issus de l'excellent Over the Sun). Cà tient en haleine/apnée jusqu'au premier rappel où l'américaine revient seule : 3 perles au piano, à vous coller des frissons dans la colonne. Et personne qui moufte dans la fosse.

Le groupe revient une fois pour un titre sur fond d'électro et de voix trafiquée (moins convaincant) avant que Wright n'achève la soirée (et le public), seule à la guitare, le temps d'un dernier morceau en forme de joute avec l'ampli et elle-même... Furieuse dans sa musique et dans ses mouvements...

Paf, prends çà !

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