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mardi 10 avril 2012 22:19

Earth + Mount Eerie - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 21 Mars 2012

Une soirée pour tuer le temps et voir le "phénomène" Earth en live (le drone, j'ai pas encore fait)...

J'arrive trop tard pour O Paon (serait-ce le retour des soirées à 2 premières parties à l'Epicerie ?) mais c'est ok pour écouter (et pas entendre) Mount Eerie juste après : un gars seul à la gratte électrique 12 cordes, sans boucle d'effet, juste quelques pédales pour faire un peu de bruit et une voix assez haut perchée, toujours sur le fil (on pense à Notwist ou Belle & Sebastian).

Très mélodique, pas hyper joyeux mais intéressant, la sauce prends bien sur certains titres et la formule s'use sur d'autres... Mais c'est surprenant et personnel, déjà pas mal donc, et si çà se trouve, c'est encore mieux sur disque (coté intimiste en plus). J'essaierais !

Avec le recul, on se dit qu'heureusement que Phil Elverum était là parce que la tête d'affiche de la soirée... comment dire... on imaginait çà lent et un peu chiant, on est bien servi, avec une rasade d'ennui en bonus.

earth_live.jpg
Des motifs répétés pendant 10 minutes pour chaque titre, soient, mais encore faut-il qu'ils soient un minimum accrocheurs pour capter l'attention du spectateur. Rien de tout çà dans le set de ce soir, seuls les grands gestes ralentis de la batteuse m'hypnotiseront presqu'une heure (l'esprit affuté lisant cette chronique arrive donc au compte-est-bon de 6 titres terriens), fasciné par ces mouvements si amples et si lents pour tenir un tempo sous la seconde.

A coté, le violoncelle n'apporte guère et c'est surtout l'hyper sérieux de l'entreprise de Dylan Carlson qui pose problème : bien peu de musique, pas d'humour, une présence scénique banale... çà fait peu, presque peine...

vendredi 6 avril 2012 23:12

du lourd...


lundi 2 avril 2012 00:07

Jonathan Richman - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 26 Mars 2012

Jonathan Richman ? L'excellent premier album des Modern Lovers pour tout bagage et la perspective de boire quelques bières avec Next justifient bien un nouveau déplacement à Feyzin, sans trop savoir à quoi s'attendre du point de vue musical, il faut l'avouer.

J'arrive alors que Zak Laughed déroule déjà son set seul à la guitare et çà me passe bien au dessus, tout comme Olivier Delattre, en formule identique, juste après.

La recherche des Next boys s'avérant infructueuse, je prends ma place dans un public bien garni (où était-il pendant les 2 premières parties ?) pour accueillir Richman. Ce dernier est accompagné de son fidèle batteur: Tommy Larkins.

Jonathan_Richman_live_lyon.jpg
La formule est 100% acoustique, guitare flamenco et double micro pour une prestation qui ne ressemblera à rien de connu (sauf auprès des habitués du bonhomme, on imagine).

Gentiment perché, poétique, francophone, danseur, conteur, drôle, lunaire, Richman est tout cela à la fois et parfois en même temps, Larkins offrant son négatif parfait : bourru et statique, planqué derrière lunettes noires et congas.

Dur alors de résister au spectacle, le public adhère d'emblée et rit beaucoup. Mais si tout semble improvisé et bricolé, la maitrise est bien là, le gars étant déjà très doué dans son jeu aux doigts, il pimente aussi ses chansons d'enchainements d'accords tarabiscotés sans se départir d'une ligne mélodique évidente et c'est juste bluffant.

A mi-chemin entre concert et performance, cette heure passée en compagnie du duo est juste du bonheur en barre, à revoir avec plaisir, c'est clair !!!

jeudi 22 mars 2012 21:55

Fargo rock city: confessions d'un fan de heavy metal en zone rurale

Un titre trompeur (point de ruralité ici) pour un livre sur l'épopée du glam métal / hair métal / hard-rock des 80's jusque dans ses travers les plus ridicules.

Tout part de la découverte de Mötley Crüe par un pré-ado d'un trou paumé du Minnesota pour se ballader dans la décennie (Kiss, Poison, Whitesnake, Def Leppard, ...) et finir au top (dans l'opinion de l'auteur) avec les Guns'n'Roses[1] avant la mise à mort publique du tout par un certain K. Cobain.

fargo_rock_city.jpg
Avec ironie et humour, Klosterman parle de son addiction au genre, un plaisir presque honteux mais assumé et c'est là la réussite du bouquin : la retranscription de cet enthousiasme. Après, pour un total non fan du genre, la lecture est parfois assommante à force de références inconnues mais le lecteur se laisse souvent piquer la curiosité jusqu'à trouver quelques vidéos sur le net... et là, passé la première minute, la curiosité est vite douchée...

A réserver peut-être aux fans du genre ou aux ados des 80's...

Notes

[1] Guns dont je découvre l'"Appetite for destruction" à la faveur d'une K7 (si si) brocantée et, çà fait drôle de l'écrire, mais c'est plutôt un bon album...

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