Après un bon mois d'abstinence, reprise concert comme on a fini l'année, à savoir de l'autre côté de Fourvière mais chez Grnnd Zero cette fois. Prix libre et soirée commencée quand on arrive : une première partie du cru s'acharne sur un instrument turc... Bière !

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Place à Thee Stranded Horse : Daniel en ayant dit le plus grand bien et, après Toumani Diabaté dans mon précédent billet, c'est un peu comme si j'étais dans ma période kora (harpe-luth mandingue) en ce moment.

Yann Tambour (ex membre de Encre) se présente seul sur scène et, presque décontracté, débute guitare main droite, kora main gauche, le tout en arpèges (bon d'accord, on fait pas autre chose avec une kora). Un premier titre qui permet déjà d'apprécier la voix du bonhomme, à la fois grave, douce et posée, bref, plaisante.

Le registre est plutôt folk (!) & calme et si certaines structures mélodiques ont tendance à se répéter un peu trop longtemps, les koras apportent ce qu'il faut d'originalité pour retenir l'attention de l'auditeur. Côté chant, alors que l'anglais fait merveille, les textes dans la langue de Bernard Tapie sont chantés très en retrait et accrochent beaucoup moins.

Dommage aussi que les problèmes de son (un tiers de concert en mono stéréo mono stéréo ...) ne gâchent la fin du set, surtout que de véritables moments de grâce émergent ici ou là, comme sur ce magistral dernier titre au tempo qui file vers une vitesse folle.

"Magnifique", dixit la groupie écervelée qui se tient derrière moi (enfin, elle l'aura répété pour chaque morceau) et chouette découverte !

-- la suite au prochain billet --