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Bonjour, chanson du jour

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dimanche 15 mars 2009 15:20

puisque...

des mots seraient bien dérisoires...

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mardi 10 mars 2009 00:28

Emmanuel Jal & Abdel Gadir Salim - Aiwa

Au départ, j'ai pris cet album pour Abdel Gadir Salim : son album 'le Blues de Khartoum' m'avait bien séduit (minute culturelle : dixi wikipédia c'est un chanteur de Merdoum (!)).

salim emmanuel.jpg Je m'étais mis dans l'idée qu'avec un nom pareil, Emmanuel Jal devait être un de ces jazzman en mal d'expérimentation. Que nenni, ce dernier est beaucoup plus jeune (pas la trentaine) et fait dans le rap.

Pas démonté pour autant, je pousse plus loin les recherches : tous deux sont soudanais, l'un musulman (du nord du pays), l'autre chrétien et ancien enfant soldat. Après l'apaisement du conflit qui opposa longuement nord & sud (et avant la crise actuelle (c'est de l'actuel qui dure) du Darfour et l'émission ce mois-ci d'un mandat d'arrêt contre le "président" Omar el-Béchir pour crime contre l'humanité et crime de guerre), ce disque proposait un premier pas vers la réconciliation.

Un message de paix en guise de fil conducteur (notamment dans les quelques phrases en anglais) mais sans verser dans la mièvrerie musicale qui pourrait aller avec : les 2 univers se télescopent gentiment pour donner des sonorités nouvelles enthousiasmantes.

Etrangement (rapport à mon intention initiale), les titres "typés" Abdel Gadir Salim restent en deçà, surtout face aux Aiwa, Gua, Baai réhaussés de fougueux choeurs féminins. Bref, très belle galette et pour tes oreilles, le Aiwa qui ouvre ce Ceasefire :

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mardi 24 février 2009 00:04

Nico - Eulogy To Lenny Bruce [1925-1966]

Tiré de son magnifique premier album [1], Nico chante une composition de Tim Hardin, je vous laisse écouter l'ambiance festive que peut donner cette association :

Nico - Eulogy To Lenny Bruce :   goto radio La bUze


Lenny Bruce donc, était un comique américain qui moqua sans retenue l'hypocrisie de la société américaine de son époque (sexe, racisme, ... tout y passe). Il en paya les conséquences, au prix fort. Arrêté pour obscénité, sa popularité grandit en même temps que l'interêt de la police pour sa personne. Et si cet atout publicitaire l'amuse au début, l'archarnement qui suivra (et les frais de justice qui vont avec) plus les substances illicites qu'il consomme le mèneront à une overdose fatale à 41 ans.

lennyBruce.jpg Père du 'stand-up' ou presque, Bob Fosse lui consacre en 1974 [2] un très beau film en noir & blanc, interprété par un Dustin Hoffman épatant. Scénarisé sous la forme d'un documentaire (avec reconstitution (?) des interviews de sa mère, sa compagne, son manager), le film reprend évidemment quelques sketches qui semblent bien anodins aujourd'hui.

Guy Bedos [3] a même rendu hommage au bonhomme (mais j'ai pas poussé jusque-là), rappelant l'obscénité de la police qui aurait autorisé la presse à photographier le cadavre de Bruce, allant jusqu'à y replanter la seringue...

Notes

[1] Nico - Chelsea girl - 1966

[2] Bob Fosse - Lenny - 1974

[3] oui oui, Guy Bedos

vendredi 12 décembre 2008 22:52

Ike & Tina Turner : Nutbush City Limits

A force d'écumer les rubrique nécro, on finit par prendre de bonnes claques... J'avoue, pas de révélation extraordinaire à la mort de Carlos, pour Chichin, le dernier Rita est plutôt bon dans le genre pop-music (à ne pas confondre avec pop française)... quand à Ike Turner, mort à 76 balais d'une overdose de coke (y'a pas d'âge pour en manger) il y a tout juste un an, c'est différent.

Violent, misogyne, en résumé, un parfait salaud, dixit son ex. Je ne m'appesantirais sur ces aspects du personnage, il faut, parait-il, savoir différencier l'oeuvre de l'artiste.


Bref, en 1951 Turner enregistre Rocket 88 et invente le rock'n'roll (ce point fait débat). 5 ans plus tard il rencontre Anna Mae Bullock, 16 ans, qui deviendra par la suite Madame. Ils enregistreront ensemble jusqu'en 1976, et souvent pour le meilleur coté discographique.

Si les débuts sont plutôt rhythm'n'blues, les guitares s'épicent dans les 70's pour proposer un mélange rock & soul explosif avant de virer funk, le tout porté par la voix fabuleuse de Tina... La suite est moins glorieuse : divorce, dope, prison, rien pendant 20 ans, come-back blues cette décennie et fin de partie.

L'album River Deep - Mountain High, produit par Phil Spector, est considéré comme leur acmé, je confesse une petite préférence pour la période des 70's et ce funk un brin salace comme sur ce "Nutbush City Limits" tiré de l'album du même nom :

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Restent, toutes périodes confondues, un paquet de pépites à redécouvrir, des concerts fabuleux (ah, les Ikettes), des riffs jouissifs, la preuve: "Baby, Get it On":


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