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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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dimanche 13 novembre 2016 17:49

Theo Lawrence & The Hearts - Heaven To Me

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Un chouette titre de Theo Lawrence & The Hearts vus cette semaine en concert Coup de Coeur (encore) du Ninkasi. Des gamins plutôt doués pour nous faire un revival 50's américaines, cheveux en arrière, grattes demi-caisse et clavier discret mais toujours à propos.

La faute à des compos très bien ficelées, une voix gentiment éraillée et une mise en place live parfaite (encore d'excellentes lignes de basse sautillantes), l'heure offerte était un pur plaisir.

On est même plutôt bluffé quand ils se mettent à parler la langue d'Afida Turner : oui oui, ces gars là sont frenchy (de Gentilly) et on leur souhaite de bien poursuivre le sillon en cours !

jeudi 27 octobre 2016 22:16

Dizzy Brains - Ninkasi (Lyon), le 19 Octobre 2016

On nous avait dit le plus grand bien du passage des Dizzy Brains au festoche Univart de Septembre, il eut donc été dommage de les rater à Lyon en soirée Coup De Coeur du Ninkasi (gratuit s'il vous plait).

Plutôt jeune, 240 kilos à vue de nez et un bassiste au look et aux gestes très Ramones, le groupe nous vient de Madagascar et fait dans... le garage rock !

Cà part au quart de tour (pas de première partie) avec les 4 accords magiques tournés en couplet/refrain sur une chanson complète... et çà fonctionne et nous mets de suite dans l'ambiance (même si l'affluence est un poil dégarnie ce soir).

La suite continue sur la lancée, rien de révolutionnaire mais de l'ultra-efficace avec une belle unité du combo: batteur excellent, lignes de basses limpides et addictives, un guitariste à la cool qui déroule quelques petits solis sans forcer et des choeurs nombreux & juste parfaits pour le style.

Le chanteur (frère du bassiste) n'est pas en reste (un peu trop bavard peut-être ?) et c'est un vrai plaisir que de passer 1h avec eux. D'autant plus qu'ils sauront nous caresser dans le sens du poil avec une belle reprise des Sonics, un 'Louie Louie' monté en sauce punk ou les Cactus de sieur Dutronc pour dire au revoir.

Les compos n'ont pas à rougir du reste et prouvent que le malgache se prête aussi au rock'n'roll. Reste donc à attendre la sortie d'un premier album...

dimanche 24 juillet 2016 16:34

uKanDanZ & Pat Thomas - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 18 Mai 2016

Une chronique oubliée pour cette grosse soirée groove à Feyzin ! Pour le coup, on avait même fait craquer un apéro bien tentant mais l'appel de Ukandanz était trop fort et il fallait bien qu'on achète Awo, deuxième livraison du groupe, plus concis et encore plus percutant que son prédécesseur.

Pour une fois on est pile à l'heure et un poil déçu d'une affluence relative (mais la fosse se garnira au fil des déflagrations délivrées par les éthio-lyonnais). Une belle heure pour se rerendre compte de la puissance de feu du quintet, plutôt affûté pour cette tournée européenne, axé sur les titres du dernier album évidemment mais avec aussi quelques (bonnes) pioches dans Yetchalal.

Contrairement au Marché Gare en début d'année où le public était très réactif, la scène de l'Epicerie parait un peu trop grande ce soir, çà manque un peu de répondant mais le groupe est solide et son unité fait force. Toujours bluffant de voir Asnake Guebreyes s'accomoder sans le moindre souci de ces titres gavés de breaks perchés et de mesures composées. A revoir sans modération donc !

Ce sera le même verdict pour Pat Thomas & Kwashibu Area Band qu'on n'a guère écouté mais les étiquettes afrobeat & funk laissaient augurer du meilleur et meilleur il y aura !

D'abord le Kwashibu Area Band: des petits jeunots plutôt doués et au taquet dès le premier titre balancé: chorégraphie sympathiques et big smile sur toutes les lèvres, impossible de rester de marbre... Ajouter à cela un groove imparable et nous voilà partis pour 2h de pur bonheur portés par la magnifique voix de Pat Thomas.

Le chanteur ghanéen dirige sans y paraître son petit monde pour un set varié, mêlant funk et afrobeat donc mais aussi d'autres influence plus traditionnelles.

Superbes mélodies et mini tours de solos pour un peu tout le monde, la soirée semblait ne jamais prendre fin, comme une belle et large parenthèse pour patienter avant l'été !

jeudi 30 juin 2016 19:33

The Brian Jonestown Massacre - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 28 Juin 2016

Une dernière virée à Feyzin... Pour Brian Jonestown Massacre, groupe culte qu'on connait un peu: 3 albums écoutés et pas forcément LA révélation mais quelques titres sympathiques sur chaque disque. On se demande quand même pourquoi certains crient au génie.

Arrivé tôt, on a bien fait car si le ticket annonce BJM + Guest, c'est bien BJM qui lance la soirée dès 20h30 ! D'ailleurs, peu après, Anton Newcombe annonce sans rire que si le groupe prends son temps pour enchainer, c'est que le concert va durer 3h (!).

Les premiers titres passent nickel, avec un son juste tel qu'on l'attendait, ces rythmique et structures si typiques au combo. Cà monte petit à petit, 5 à 10 minutes avant que le soufflé ne retombe systématiquement. On tient néanmoins la première heure avec plaisir !

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La deuxième passe déjà plus lentement... La faute à ces interminables interludes où il ne se passe rien: Newcombe va gratter un clavier, joue avec son micro... histoire de montrer qu'il est le patron ? A sa gauche, les 6 musiciens ne mouftent pas et bien peu de convivialité se dégage des ricains. Seul spectacle notoire pour le noob, le joueur historique de tambourin (qui passe aux maracas de temps à autre (!)) mais lui aussi récite sa partition sans la moindre once de fun.

Le guest annoncé s'avère être un joueur de mandoline sapé comme jamais dont le passage sera sûrement l'instant grotesque du soir: noyée entre 3 grattes et un clavier, on entend absolument pas les quelques notes qu'il égrenera.

A l'aube de la troisième heure, déshydraté et guère confiant sur la continuité de l'espace temps, on décide donc d'aller boire une infâme Grihète, pensant même avoir le temps de revenir pour le final si jamais... Newcombe tient parole...

Mais non, 2h30 et puis s'en vont, content de les avoir vu, mais prêt d'y retourner... la durée ne faisant pas la qualité d'un set (Francis Lalanne, dans ses jeunes années, tenait beaucoup plus longtemps ^^).

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