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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 14 juin 2016 19:19

This Is Not A Love Song: jour 3b Shellac - Nîmes, le 5 Juin 2016

Mais on connait la réponse, c'est Shellac ! Difficile de rater la venue du trio plutôt rare en live, en totale déconnexion de son activité discographique (même si 'Dude Incredible' est presque récent).

On fait endurer Helen Money aux potos histoire de rire un peu (c'est mal, je sais), 10 minutes d'entracte-cornet-de-glace avant de partir pour plus d'une heure de math-rock jubilatoire !

La formule est la même (pas de light show ni costume ni maquillage) mais toujours ce son de ouf et cet humour (enfin, on pense que c'en est) si particulier. Les chicagoans gèrent leur sujet et le public s'enflamme rapidement, çà slame à tout va même quand Albini se lance dans des spoken words un peu longs. On aperçoit Xavier à fond & déjà torse nu (2 WE à voir Xavier torse nu, faut-il que je m'interroge ??? (on le reverra d'ailleurs plus tard en surfeur de foule)).

Même s'il ne se passe rien d'extraordinaire, mâter le jeu de scène de Todd Trainer & Bob Weston reste un sacré plaisir, entre mimiques de psychopathes et maitrise parfaite. Ce n'est pas un nouveauté mais la cohésion de l'entité Shellac est toujours bluffante et le temps passé face à lui file à pleine vitesse.

Horaire tardif et fin de festoche oblige, le combo sacrifiera néanmoins au traditionnel en démontage de batterie mais en version express avant de retrouver ceux qui le souhaitent au stand merch pour discuter le bout de gras (on croit les avoir aperçu installer une partie de leur matos).

Il ne nous reste plus qu'à retrouver Xavier (rhabillé) pour prendre le long chemin du retour...

dimanche 12 juin 2016 20:16

This Is Not A Love Song: jour 3a - Nîmes, le 5 Juin 2016

Le printemps qui s'achève, tu partiras... au Tinals !

Deuxième édition pour la bUze qui avait bien prévu de doubler la mise en faisant vendredi ET dimanche mais des problèmes de genoux en ont décidé autrement. Ce sera donc le dimanche seulement pour une programmation plutôt bruyante pour du rock indé, ce qui n'est pas pour nous déplaire !

On arrive tôt sur les lieux, histoire de profiter des 3 concerts (Paloma ouverte à tous): Kursed (et ses influences très arctiques simiesques), Steve Gunn (et son americana statique) & Quetzal Snakes (qu'on a déjà vu 2 fois à Lyon et dont le chant nous...). Pas trop dans l'ambiance, l'horaire goûter y étant peut-être pour quelque chose, on s'ennuie un peu...

Avant de filer dans la grande salle pour un peu de pop ouvragée: celle de Robert Forster arrivé de justesse depuis Barcelone. Ces imprévus ont mis le groupe à la cool et l'heure passée en leur compagnie est très plaisante (même si on aurait apprécié un peu plus de Go-Betweens et moins de Robert).

Un vacarme de tous les diables s'entend sitôt la prestation de l'australien terminée: c'est Metz sur la grande scène extérieure. Power trio canadien fou furieux qui balance des déflagrations sonores "sauvages et mélodiques" disait la plaquette.

De mélodie on ne trouvera point et on lâche l'affaire au bout de 3/4 titres histoire de voir si Drive Like Jehu en propose plus. Il semblerait que non: le chanteur a la voix cassée et rien n'accroche. On se dit alors qu'une écoute préalable des disques soit préférable pour mieux apprécier le live de ces 2 groupes, on verra si on a le courage.

Du coup, séance décontractaction face à Luke Winslow King et son son brassant blues & jazz (from New-Orleans). C'est très bien fait et joyeusement executé, de plus çà colle parfaitement avec la fin de journée nîmoise.

On fait l'impasse sur Unsane puisqu'on connait pour être judicieusement placé pour Parquet Courts (parce qu'on connait). Début de concert addictif avec 2 titres tirés de leur excellent 'Light Up Gold' (l'écoute du successeur nous a complètement fait décrocher du combo) mais la machine se met vite à vriller. On entends guère les voix et le groupe n'arrive pas vraiment à habiter cette scène trop grande pour lui. C'est plat, la setlist très molle et... on s'emmerde grave ! Il aurait mieux valu se remettre un bonne dose de noise malsaine (puisqu'on connaissait).

Commence alors une mini-errance à la recherche d'un truc qui nous accrocherait l'oreille: d'abord les mythiques (et jamais écoutés) Tortoise: 10 minutes debout, presque le double assis, rien n'y fait. C'est appliqué et trop sérieux. Girl Band sera tout le contraire mais çà le fait pas non plus, on commence presqu'à gamberger sur notre présence ici, tous ces kilomètres pour çà, pour quoi ?

vendredi 3 juin 2016 23:14

The Mistery Lights - Marché Gare (Lyon), le 2 Juin 2016

Une dernière virée au Marché Gare pour le concert offert du trimestre et bizarrement pas grand monde pour revoir John Milk, première partie sympathique côté compositions pop/funk mais on a toujours du mal avec la voix (très aigue) du garçon.

Une (mauvaise) bière plus loin, on découvre sans à priori The Mystery Lights traversant pour la première fois l'Atlantique afin de distiller quelques réminiscences rockpsyché: esprit très 'compiles Nuggets', on apprécie d'autant plus que la prestation des californiens est sincère et sans prétention aucune sinon de donner un maximum, surtout leur chanteur psychotique, survolté d'entrée et qui embarquera sans peine un public plutôt réceptif (chouette ambiance dans la fosse, mini-pogo ou presque).

Globalement, c'est à peu près le ressenti inverse de ce qu'on avait vu à Feyzin avec les Allah Las: ici c'est mal habillé, mal peigné, gentiment bordélique avec quelques intermèdes countrysant déconnant mais furieusement rock'n'roll !

Et le set ira crescendo vers un dernier titre chanté depuis la fosse avec des "Oh" hurlés par une assistance conquise ! Ils reviendront pour un seul titre en rappel, une sorte de medley addictif achevé par un très bon B-52's. Bref, rien de mieux pour finir en beauté une (encore) bien belle saison du Marché Gare, qu'on remercie au passage ;)

mercredi 27 avril 2016 23:36

Wall Of Death + Satellite Jockey - Marché Gare (Lyon), le 24 Mars 2016

On hésite ce soir... Il faudrait un peu lâcher la bride et se reposer mais vu que le MG semble commencer ses premières parties plus tôt, y'a des chances qu'on soit rentré avant minuit.

Satelite Jockey est donc à pied d'oeuvre à l'heure du pointage. 6 sur scène et des titres très pop qui pourraient évoquer I'm Form Barcelona, Belle and Sebastian ou The Guillemots. C'est sympathique et plutôt bien en place avec des structures variées et pas communes, les arrangements sont bien trouvés (trompette, violon) mais... on n'est plus trop fan de ce coté naïf / gentillet et on s'éclipse pour éviter d'avoir à caliner son proche voisin.

On revient pour les parisiens de Wall Of Death qui commencent, parait-il, à avoir une petite notoriété.

Le chanteur à une belle moustache en tout cas, et un look d'acteur de vieux film porno. Pour le reste, il fait le job: nombreuses guitares, pas de virtuosité mise en avant, plutôt un gros travail sur la variété du son, renforcée par les différents claviers de son comparse à droite de la scène. En retrait, le batteur assure l'ossature avec beaucoup de mid-tempos bien posés.

On retrouve pas mal d'influences diverses (Jesus & Mary Chain, Depeche Mode) et moins de psychédélisme que prévu. Alors que l'exercice reste bien casse-gueule, leur reprise des Doors fonctionne même plutôt bien.

2 titres de rappel un peu plus pêchu font rester sur une bien bonne impression !

ps: à l'heure où je publie ces lignes, le moustachu aurait fait le mur...

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