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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mercredi 23 mars 2016 13:42

Jon Spencer Blues Explosion - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 6 Mars 2016

La chronique à l'envers, pour changer et après un retour au nid à 22h30... C'est normal, on est dimanche !

Et pourtant... le rappel offert par le Jon Spencer Blues Explosion était plus que copieux: 1/2 heure de rab' pour des titres des plus virulents, exécutés sans mollir (3 secondes histoire de souffler, même pas d'applaudir). Ils auront bien envoyé !

jsbe_live_lyon_2016.jpg [1]
L'heure qui précédait était à l'avenant, gorgée de riffs tranchants et portée par le beat si typique et infernal de Russell Simins.

Comme dans les souvenirs de leur passage au Transbo en... 2002 (aïe), très peu de communication avec le public sinon pour scander le nom du groupe mais, configuration plus petite oblige, l'énergie est concentrée et on n'a pas du tout l'impression d'un groupe poseur comme cela avait été le cas à Villeurbanne.

On se doute quand même que tous les concerts du JSBE doivent se ressembler mais bon, quand ils sont servi comme çà, dur de se plaindre et bien qu'on ait décroché des sorties discographiques du combo, on ira sûrement à la chasse à quelques pépites.

Sinon, on était venu aussi pour découvrir Gemma Ray mais on s'est fait ravoir par l'horaire "goûter" du soir (et une p#@t1% de porte de garage à ouvrir à la manivelle)... Les 2/3 titres raccrochés de justesse laissaient présager d'un truc intéressant, la voix de la demoiselle surtout. Ce sera pour une autre fois...

Note

[1] photo: Joel Kuby

lundi 14 mars 2016 19:54

Public Service Broadcasting - Marché Gare (Lyon), le 4 Mars 2016

On l'attend depuis un petit moment cui là !

Faut dire qu'on est tombé dans Public Service Broadcasting un peu par hasard (sans plus savoir comment d'ailleurs), et que leur disque sur la course à l'espace entre URSS et USA nous a complètement happé: disque concept qui fait travailler l'imaginaire comme rarement, la conduite d'un mini-bus à 6h du mat avec çà dans les oreilles ferait presqu'oublier... le mini bus !

Trève de connerie, pas trop de monde ce soir (du live chez la concurrence, faut dire), on entre tout juste avec le trio: tenue vintage et lunettes pour tous, çà ressemble un peu à la revanche des geeks qui veulent faire un groupe et s'aperçoivent après coup qu'ils n'ont pas de voix. Qu'importe, autant en faire un atout, en balançant des sons préenregistrés tirés de films d'info et/ou propagande de l'époque.

Ajouter là dessus les images des mêmes films et nous voilà en pleine bulle immersive, The Race of Space bien entendu à l'honneur mais pas seulement (de quoi bien titiller la curiosité à propos de leur précédent LP).

On était curieux de voir comment le groupe allait s'en sortir à reproduire tout çà en live, on en resté assez bluffé, à 3 qui plus est, avec guitare, basse, batterie, claviers, banjo et cor, quelques boucles aussi et un brin de synthèse vocale (on pense à Rien) pour les échanges avec le public, tout est étudié dans les moindres détails par J. Willgoose, le patron à bord du vaisseau PSB.

Des geeks, des voix enregistrées, un truc bien rôdé ? Quid de l'émotion alors ? Elle est aussi au rendez-vous, que ce soit l'émouvante séquence consacrée à la première femme dans l'espace (Valentina Terechkova, qui s'en souvient, d'ailleurs ?) ou l'excellent The Other Side qui arrive toujours à nous faire monter en pression quand la capsule bascule de l'autre coté de la Lune.

Impossible alors de ne pas repartir avec le disque sous le bras, en vnyle qui plus est (la pochette double face est sublime) mais c'est très raisonnable comparé au dévalisage du stand merch opéré par l'ami Xavier :p !

mardi 8 mars 2016 23:19

Jim Jones & The Righteous Mind + Little Garçon - Marché Gare (Lyon), le 2 Mars 2016

Mars - Grosse Semaine 1 - Jour 1 !

On a toujours raté Jim Jones et son précédent band lorsqu'ils viendaient dans le coin... A tord semble-t-il, à écouter les très bons échos de concerts bien enflammés.

Ce ne sera pas le cas avec son nouveau projet, on est même à l'heure pour Little Garçon qui ouvre la soirée: formule minimaliste avec une chanteuse, une guitariste et un batteur pour des riffs acérés et un chant souvent porté par les choeurs de la gratteuse. Rien de révolutionnaire, certes, mais le trio est dedans et balance son rock'n'roll avec une énergie contagieuse. Belle entrée en matière donc !

Après, faut bien se l'avouer, les choses montent sérieusement d'un cran à l'arrivée de Jim Jones et des 4 lascards qui l'accompagnent: attaque de concert au cordeau pour un rock'n'roll des marais bien poisseux. C'est brut et c'est comme çà qu'on l'aime !

jimJonesliveLyon.jpg [1]
Après 2/3 titres bien rugueux, le groupe calmera le jeu et nous décrochera même un peu... Mais le répit sera de courte durée, la machine étant relancée par un appel presque vaudou: 4 voix a cappella et quelques toms bien martelés.

La suite ira crescendo, les maracas sont de sortie et le final sera (étonnament) très Jim Jones Revue (dixit les connaisseurs)...

Note

[1] photo: Marion Bornaz

mardi 16 février 2016 05:18

Night Beats + Qasar - Marché Gare (Lyon), le 02 Février 2016

Du rock'n'roll offert au MG, c'est vraiment la rentrée, on est Février !

Avec d'abord les (3) guitares de Qasar pour un set ultra court (25 minutes ? étions-nous en retard ?) et un ressenti allant jusqu'au sympathique (on goutera pas trop les titres bien hauts dans les aigus) comme la reprise du Teenage Kicks des Untertones.

Pour ce qui est de Night Beats, on apprécie bien l'entame avec cette relecture (?) du Free your mind and your ass will follow et leur côté plus que rugueux mais çà ressemble souvent à un pâle décalque de Thee Oh Sees (tempos ultra rapides et ligne de basse martelée ad-lib), les mimiques inimitables de John Dwyer en moins (les gars de Seatlle tirent plutôt la tronche et pinailleront sans cesse sur les règlages son).

nightBeats_live_marchegare_lyo_noodle.jpg [1]
On préfère de loin leurs incartades en terres Nuggets, plutôt bien trouvées mais trop rares dans les 50 minutes (!) - rappel compris - que durera le concert.

Sorti à 22h30, un concert express donc...

Note

[1] photo: NoodlePhotographie

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