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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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vendredi 12 juin 2015 07:26

Barton Carroll - Laveda

Un superbe titre de Barton Carroll, découvert en première première partie des vétérans Mudhoney passé en mai dernier à l'Epicerie.

On était à la bourre mais les quelques titres entendus ce soir là étaient très bons et surtout habités, chose rare dans le genre d'exercice bien casse gueule qu'est la formule guitare/voix.

Carroll proposait un folk sans âge, avec une voix un brin cassée, ponctuant chaque titre d'une anecdote plutôt drôle et bien sentie dans la plus pure tradition du songwriter

De quoi regretter d'avoir eu à se farcir par la suite les simagrées du chanteur des White Hills, trio new-yorkais glam-kek-chose dont le boucan était inversement proportionnel au contenu émotionnel de sa musique.

Quant à Mudhoney ? C'était encore et toujours la classe cool !

jeudi 4 juin 2015 19:12

This Is Not A Love Song: jour 1 - Nîmes, le 29 Mai 2015

On innove en cette fin de mois: direction plein sud pour le premier jour d'un festival déjà repéré les années précédentes pour sa programmation impeccable: This Is Not A Love Song sis à la Paloma de Nîmes, bel endroit (2 salles + une grande scène dehors) loin du gigantisme d'un Rock en Seine par exemple.

L'affiche du soir est copieuse et prometteuse: Swans, Ought, Thurston Moore, Gaz Coombes et Thee Oh Sees. Du rock à guitare quoi, qui contraste avec les 2 jours suivants, plus... calmes (même si on eut été très tenté de revoir Giant Sand) !

Le top départ est confié à Swans où l'on reste un petit quart d'heure (le temps de faire presque 3 accords), faute de motiv pour s'infliger si tôt 2h de chaos alors qu'il y a d'autres choses à voir et puis la configuration est la même qu'à Feyzin il y a 2 ans.

Quelques détours chez Morgan Delt (bof) et Fucked Up (quel chant affreux), c'est de pied ferme qu'on attends Ought dont l'album nous avait bien plu, conseillé par un Xavier qui nous bouscule presque au premier morceau: set au cordeau, no look et une certaine candeur, le groupe va convoquer quelques fantômes bien appréciés: Television, Talking Heads ou Modern Lovers. Un très bon moment !

Ought_live.jpg
On enchainera au Club avec Mikal Cronin, comparse de Ty Segall dont le garage rock tendance pop psyché est bien sympathique.

Il est alors l'heure de prendre l'air: Thurston Moore et son band vont délivrer un set très correct quoique court (dur de caser plus de 5 morceaux en 1 heure) qui partait pourtant mal avec ce premier titre poussif et répétitif. Mais la suite retrouve une certaine jeunesse sonique pour quelques beaux entremêlés de guitares.

Il faut néanmoins reconnaitre que le tout ne rivalise pas avec les années glorieuses: pas trop de tension dans ces larsens et des plans mélodiques à l'impression de déjà ouïs (mais de reviens-y aussi).

On Caribouffe avec le canadien (ou plutôt on attend longuement son tour devant l'un des 4 camions dispo - seule fausse note de l'organisation) en se demandant qui peut aimer ce genre de truc (Caribou, pas les sandwichs) ? Ils sont nombreux, semble-t-il...

Le passage chez Gaz Coombes sera de courte durée tant l'ex Supergrass fait dans le gloubi-boulga informe et sirupeux. Il y a pourtant toujours cette voix qu'on aime mais enrobée d'arrangements infâmes pour des chansons affreuses, beurk...

Restent alors Thee Oh Sees, déjà vus en configuration intimiste (plutôt bien) ou en plein soleil (mouaip). La grande salle nîmoise et l'heure tardive (1h du mat') siéent bien à l'allumé John Dwyer et quand on aperçoit 2 batteries sur scène, on se dit que le concert va bien balancer.

Ca le sera: show énorme, rock'n'roll avec bouteille de bière bue sans les mains, grimâces et médiators machouillés ou titres enchainés sans temps mort. Les 2 batteurs sont d'un synchronisme ébouriffant (çà sert à rien mais çà le fait grave) et la setlist envoie du lourd (sûrement des titres d'un album paru cette année), de quoi nous achever de bien belle façon, la meilleure prestation de la soirée, c'est clair !!!

mercredi 20 mai 2015 00:45

Screaming Females + Decibelles - le Sonic (Lyon), le 08 Mai 2015

C'est à l'arrache qu'on s'est interessé à cette date de jour ferié... Et 2/3 videos live ont vite fait leur oeuvre.

La cale du Sonic n'est guère remplie quand les Decibelles attaquent par une bonne grosse note de basse bien lourde. De quoi lancer un set plutôt frais, de 1 à 3 voix féminines à la fois. C'est varié et l'énergie est là, çà passe nickel !

Pas plus de monde quand la tête d'affiche se pointe, dommage tant le set des américains sera bon, court (1h - sans rappel) mais bon !

Alchimie de groupe maitrisée (850 concerts depuis 2006, forcément, çà aide), y'a des breaks de dingues et un groove sauvage porté par la voix bien puissante de Marissa Paternoster, 1m50 (?), énorme son et un jeu de guitare juste hallucinant avec plein de mini solos savament dispersés pour pas virer démonstratif.

On pense à plein de trucs : punk, noise, (hard) rock des 70's, ... et, étrangement, pas du tout à Dinosaur Jr qui était marqué sur la plaquette. C'est brut et sans concession ni bavardage, çà fait le job magnifiquement: Our band could be your life, pour citer les Minutemen auxquels la démarche des Screaming Females fait bien penser.

Voilà donc une discographie de plus à découvrir (en commençant par l'album enregistré chez Albini, tiens) !

lundi 11 mai 2015 19:25

Olivier Depardon + Shannon Wright - Marché Gare (Lyon), le 06 Mai 2015

Et une soirée prometteuse au Marché Gare ce soir (et du beau monde dans la foule ;) ) ! Vicious Circle en force avec nos artistes préférés du label: Olivier Depardon ET Shannon Wright !

On entre aux premiers bruits du grenoblois et c'est un poil déçu qu'on le voit non accompagné... Mais c'est raccord avec la thématique du jour... Et l'occasion de découvrir (pour moitié de la setlist) ce nouvel album Les Saisons du Silence.

Des chansons accrochent immédiatement ('Impression soleil dedans'), d'autres mériteront d'autres écoutes (çà tombe bien, on a acheté le disque) et certainement un nouveau concert en formule plus musclée (la batterie manquait quand même pour rendre au mieux la tension qui peut sourdre de la musique du bonhomme).

shannon_oliv.jpg [1]
Quant à Shannon, ratée l'an dernier à Feyzin et déjà en solo, on espérait mieux qu'au Clacson la fois d'avant.

Cà le sera, heureusement (malgré ces séances de réaccordage systématiques trop... systématiques), avec cette voix toujours aussi prenante et une intensité bien gardée jusqu'au deuxième rappel. Les titres au clavier principalement qui font dresser quelques poils, ceux à la guitare manquant parfois d'une bonne section rythmique pour délivrer tout leur suc.

C'est peut-être lié au fait qu'on reconnait à peu près tout (une nouvelle compo, maybe, on est pas sûr). On attendra donc le prochain album !

Note

[1] photo: tomekmusic

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