Aller à la recherche

Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

Fil des billets Fil des commentaires

dimanche 13 janvier 2013 19:06

Mounam and the Soul Funk Soldiers - La Marquise (Lyon), 12 Décembre 2012

mounam_tsfs_heaven.jpg
Mini chronique prétexte à signaler la sortie de Heaven, premier album pour cet excellent groupe (lyonnais) de revival soul 60's... Très belle pochette et 6 longs titres sûrement joués le temps des 2 heures qu'aura duré le concert.

Moins explosive que la fois précédente (nouvelles compositions plus calmes ? encore en rodage ? set un poil trop long ?), leur prestation fait toujours plaisir à entendre et, si la scène du bateau était plutôt étroite, ils n'ont pas lésiné d'efforts pour remuer et faire remuer une cale bien garnie.

jeudi 13 décembre 2012 19:03

Gianmaria Testa - L'Atrium (Tassin la Demi Lune), le 06 Décembre 2012

1ère au festival "Les Guitares" qui en est tout de même à sa 24ème édition et propose une formule étalée dans le temps et l'espace. Du beau monde est déjà passé cette année (Piers Faccini, entre autres) et on est plutôt content de venir écouter Gianmaria Testa ce soir.

D'abord l'Atrium: c'est plutôt grand et y'a du monde sur les gradins, des groupes de retraités apprenant l'italien notamment (!). On fait peut-être pâle figure avec Lampo pour seul bagage discographique (depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et 6 albums sont sortis). La setlist de ce soir inclura néanmoins le superbe Polvere di gesso, LE titre qui m'a de suite accroché (ci-contre).

Accompagné d'un trio guitares - basse/contrebasse/ukulélé basse (si si, çà existe et çà coûte un bras !) - batterie, le piémontais alternera belles orchestrations acoustiques ou ambiances plus électriques (qu'un trop plein d'aigus gâche néanmoins), magnifiquement accompagné par les chorus nombreux et discrets du guitariste à sandalettes à sa droite (cette armoire à glace arrive à proposer une multitude de variantes toujours intéressantes sur des structures couplets/refrains assez classiques).

testa_live.jpg [1]
A défaut de comprendre les textes, on se laisse embarquer par les mélodies simples et efficaces, cette voix qu'on aime et on se rattrape entre les morceaux, avec un Testa bien bavard, racontant anecdotes sympathiques ou présentant ses chansons dans un français impeccable.

Une reprise du Gorille de Brassens pour finir ces presque 2h ici... Y'a plus qu'à (ne pas) trouver un bus pour se rentrer...

Notes

[1] photo: I Pomeriggi

samedi 1 décembre 2012 16:07

NoMeansNo + Pedro de la Hoya - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 23 Novembre 2012

pedroDeLaHoya_live.jpg Encore un groupe vieux d'un tiers de siècle ce soir à l'Epicerie: les génialement furieux NoMeansNo dont on avait adoré la précédente prestation lyonnaise.

Dur de résister à l'envie de les revoir et content de trouver un parking plein de gens qui ont eu la même idée.

A la bourre, on découvre Pedro de la Hoya, boxeur-homme-orchestre: caisses grosse et claire, charley, guitare, trombone et autres accessoire pour un joyeux massacre en espagnol de titres aux origines hétéroclites: Rage Against the Machine, Jeux Interdits, Nirvana ou Big Soul.

C'est régressif et bien drôle. L'hurluberlu ira même jusqu'à reprendre les vedettes du soir et en sera remercié personnellement par Rob Wright.

Place aux canadiens qui arborent désormais tous trois une tête bien blanche (on pourrait penser à des profs à la retraite (surtout Tom Holliston)) et un no-look de rigueur. Il n'empêche que c'est pied au plancher qu'ils entament le set, son nickel et plaisir immédiat: çà joue vite, sans temps mort, les mimiques de John Wright sont toujours aussi impayables alors qu'il martèle sa batterie comme un damné, enchainant des breaks complètement fous.

Le simplissime The World Wasn't Built in a Day et ses 4 notes de basse fait office d'accalmie avant l'assaut final et permet à Rob de s'improviser en prêcheur plutôt captivant.

NoMeansNo_live_lyon.jpg
La suite virera plus du coté punk, suscitant un bon pogo dans la fosse.

Toute bonne chose a une fin, c'est le classique The End of All Things qui le dit. Mais c'est sans compter sur 2 rappels impayables, à commencer par cet hénaurme Cats, Sex and Nazis, prétexte à des variations de rythme incroyables.

2 hits punks (Slugs Are Burning, Oh no Bruno) pour conclure, 1h30 de bonheur, on rereviendra !

dimanche 25 novembre 2012 20:33

Lambchop - La Source (Fontaine), le 15 Novembre 2012

"Côtelette d'agneau", pas forcément fan du groupe mais une pulsion d'achat malgré la distance, l'envie de barbecue (ou de découvrir cet endroit). Le lieu est récent (2 ans, après prise d'information) et l'ambiance y est boisée (2 énormes troncs aux extrémités de la scène).

Par contre, piège, rien aux alentours pour manger, obligé de se rabattre vers le bar qui propose quelques encas surgelés hors de prix et, sacrilège, de la bière sans alcool uniquement. On s'en satisfera histoire de patienter jusqu'à 20h35 (!), les américains commencent sans retard ni première partie.

6 sur scène, un son parfait, juste comme il faut, permettant de gouter à la délicatesse des orchestrations nashvilliennes. Dommage que coté lumières, ce soit la débauche d'effets, avec spirales qui tournent et surtout des spots dans la gueule pendant une bonne moitié du set.

Lambchop_live.jpg
M'enfin, coté musique, c'est plutôt classe, avec la voix de Kurt Wagner toujours impeccable et un multi-instrumentiste qui alternera sax, clarinette, flûte traversière ou guitare.

C'est assez statique aussi (seul le bassiste est debout) et parfois un peu chiant (comme Lambchop sur disque, il faut le reconnaitre) mais jamais trop longtemps.

Les gars discutent pas mal entre les titres, on est assis et il fait bien chaud, à croire que Lambchop a inventé un nouveau concept: le concert cocooning ! Pas désagréable du tout, au contraire...

- page 33 de 74 -

↑ GO ↑