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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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samedi 19 février 2011 13:28

Bjørn Berge - le Marché Gare (Lyon), le 31 Janvier 2011

De la chronique en retard... avec le passage de Bjørn Berge il y a 3 semaines. Garçon dont on ne connait rien sinon quelques échos glannés ici ou là & une bonne réputation scènique.

Pas de première partie, ni de backing groupe, c'est seul, en costard, petites lunettes carrées et écharpe en tour de cou, très présentable quoi (et loin de l'image bad boy d'avant) qu'il se présente devant une salle bien pleine (pour un lundi)!

Départ à l'heure pour une rapide montée en puissance : les premiers titres sont bluffants, les voix et présence impressionnnantes, on n'y voit rien et on doute presque qu'il n'y ait qu'un gus sur scène.

bjorn_Berge_live_lyon.jpg
Il y a quand même une pédale de loop et surtout une technique très maitrisée : bootleneck, onglets, tapping, harmoniques... les 6 & 12 cordes sont bien malmenées, cà va à fond la caisse et c'est parfois trop démonstratif pour la bUze qui décroche après l'efficace (et facile ?) reprise des Red Hot Give it away.

On préfèrera les titres moins bourrins, un pseudo blues du désert par exemple ou le premier rappel et ses deux obscures covers : Black Jesus d'Everlast et The Ace of Spades des Motorhead, un classique du garçon, semble-t-il, étiré en longueur et assez jouissif.

Second rappel (plus ennuyeux) et c'est rideau, on regrette juste de n'avoir aperçu qu'un bout de crane du norvégien !

mercredi 2 février 2011 22:44

Bigre ! - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 29 Janvier 2011

Du jazz et du groove à l'Epicerie avec une formation big band locale (issue du Grolektif) : 14 cuivres et une section guitare, basse, clavier, percussioniste et batteur (celui de chez Ukandanz): çà s'annonce riche et puissant.

Et çà l'est : concert en 2 parties, de l'humour (dans le lancement de morceaux), un (voire plusieurs) tour(s) de solo pour presque tout le monde et une maitrise impressionnante: si les structures des morceaux sont ardues (pas mal de métriques non conventionnelles), leur mise en place est impeccable et l'auditeur n'y voit que du feu.

bigre.jpg

Bref, pas un brin de la poussière un peu redoutée à la lecture du mot 'big band', ils sont juste trop nombreux pour arriver à tout voir.

La montée du groove est savamment dosée et la bonne ambiance sur scène très communicative. Le contact sera encore plus proche avec un excellent titre en rappel (en écoute), histoire d'imprimer quelques notes dans l'inconscient collectif pour les revoir asap. Ils sont malins...

mercredi 8 décembre 2010 07:53

Dark Dark Dark + Faustine Seilman - Kraspek Myzik (Lyon), le 19 Novembre 2010

Soirée filles 2ème ! et découverte du Kraspek, grand comme un 2 pièces, mais convivial...

On est venu bien entendu pour les Dark Dark Dark et leur Wild Go, coup de coeur du moment... et lorsque leur premier titre part, un peu par hasard, lumières allumées et au milieu des conversations en cours, on est soulagé : il aura fallu patienter un long moment, endurer la fièvre et supporter Faustine Seilman.

J'exagère sûrement mais c'était presque insupportable, cette formule piano-voix (au début) pour des titres lonnnnngs, lennnnnts et au final si peu incarnés... L'arrivée d'un groupe en renfort à mi-parcours n'apportera même pas le coup de fouet escompté...

Quant aux américains, on reste positif quant à leur show du soir mais pas complètement conquis : trop fidèles et polis dans l'exécution des titres, çà manque de folie et il y a là encore quelques temps morts.

dark_dark_dark.jpg[1]
On ne saurait dire combien ils étaient sur scène (un problème avec cette nouvelle génération de public trop grande) mais le grain de voix de Nona Marie Invie suffit.

Enfin, on accepte avec grâce les 3 choristes qui viennent meubler les 20 cm² restant disponibles sur scène pour un final/acmé du concert : l'enchainement de Celebrate & In Your Dreams, plus enlevés, à faire regretter que le reste ne fusse du même acabit.

2 titres de rab' et puis il fait trop chaud... Rideau ! Ahoum ! Au lit... et pour 5 jours !

Notes

[1] photo le p'tit loup's

jeudi 25 novembre 2010 22:29

Scout Niblett + Alina Orlova - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 16 Novembre 2010

Soirée filles à l'Epicerie ! et pas grand monde (on est mardi, pourtant le mardi c'est permis ?)...

D'abord Alina Orlova qui nous arrive de Lituanie et ici en formule voix-piano (pour faire court), formule que je goûte très moyennement... Alina n'y changera hélàs pas grand chose : la voix est certes puissante mais son jeu de piano reste trop percussif, les langues lituaniennes et russes donnent une touche exotique bien appréciable mais c'est trop peu pour distinguer une chanson d'une autre.

alina_orlova_live.jpg
On ne parle pas de ce son de clavier vraiment immonde, servi à un volume démesurément fort et qui gâche le peu de plaisir ! La bUze passe...

Benoit, croisé au bar et venu d'abord pour cette première partie fera également part de sa déception...On l'apercevra fuir à grandes jambes peu après le lancement du concert de Scout Niblett.

L'anglaise, vêtue d'un jean + beau gilet orange d'autoroute affiche un no-look total et propose, en début de set, des compositions bien déstructurées... seule à la guitare.

scout_niblett_live.jpg
Cela reprendra forme avec une magnifique reprise de Jason Molina (Songs : Ohia) et l'adjonction d'un batteur un peu déglingué. On pense alors souvent à un Cat Power première époque (avant sa période baloche) sur les titres lents ou une Shannon Wright (moins torturée certes) pour les pendants noise.

L'anglaise s'essaye ensuite à la formule batterie+voix : une reprise avortée du We Are the world de Prince Michael pour annoncer le Your Beat Kicks Back Like Death (en écoute) et son letmotiv 'We're all gonna die!'

Le minimalisme et l'aléatoire restent de mise tout le long de la prestation mais çà fonctionne assez souvent, comme sur ce blues bien revu/maltraité ou encore sur le 'tube' de la demoiselle : magnifique Kiss servi en fin de repas avec une autre douceur avant un unique rappel au papier de verre... Scout n'a pas enregistré avec Steve Albini pour rien !

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