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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 19 avril 2011 18:34

Eli "Paperboy" Reed - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 06 Avril 2011

Ce soir, le mocassin à gland est de sortie chez l'épicier : Eli "Paperboy" Reed (qui ne saurait être le fils de Lou (enfin j'ai pas vérifié)) ouvre sa tournée européenne.

Accompagné d'un band classique : 2nde guitare, basse, batterie & clavier, le gamin de Boston va proposer des compos qui passeraient presque pour des classiques soul des sixties : immédiates, dansantes et servies avec une belle énergie.

Eli_Paperboy_Reed_live_lyon.JPG

Tous arborent le look qui va avec : chemise à jabots, pli sur le pantalon, et çà joue vraiment bien (la session rythmique notamment) ! Il manque juste des cuivres pour embarquer complètement 45 ans en arrière et c'est sûrement trop ultra-classique et référencé (on avait, par exemple, préféré la prestation de Black Joe Lewis ici même il y a tout juste un an) .

M'enfin, l'enthousiasme des musiciens est communicatif et il serait dommage de bouder son plaisir !

vendredi 1 avril 2011 00:42

Marc Lavoine en acoustique - La Bourse du Travail, le 30 Mars 2011

Dilemme : Lloyd Coyle le 29 Mars à la Salle Molière ou Marc Lavoine le 30 à la Bourse ? J'opte pour le second choix...

C'est mon coté midinette qui ressort mais il a vraiment trop la classe : ce regard, cette présence, ces compositions inouies, son costume taillé sur mesure.

maaaaaarc.jpg[1]
Toujours le sens du rythme (ce déhanché subtil), de l'humour aussi (il en faut) et pas de chichi non plus. Et puis une voix à tomber, qui pourrait vendre des poissons sur un marché !

J'en perds mes mots...

Notes

[1] photo jujuxl

mardi 15 mars 2011 20:53

Chooglin' + Yeah Baby Yeah - Ninkasi Kafe (Lyon), le 25 Février 2011

Soirée bière & rock'n'roll au Ninkasi !

D'abord les Yeah Baby Yeah, duo guitare/batterie plutôt efficace avec un minimum d'effets : une télécaster, une pédale et on y va pour quelques riffs bien sales. Rien de révolutionnaire ici, juste une belle envie et un coté cool à soigner.

L'effectif est plus nombreux chez Chooglin': guitareS, basse, batterie + 3 cuivres. Pas de fioritures non plus et un géant soliste (sûrement l'élement pas trop controlable du groupe) qui sait parfaitement enchainer rasades de whisky et courts solos très efficaces (avec un son Fender à tomber).

chooglin_live_lyon.jpg
On nage ici en plein garage (le t-shirt 'Metallic Ko' du chanteur à bonnet annonce la couleur), assez loin du Soul proto-Stax annoncé en plaquette publicitaire. Bruyant et fort mais très sympathique, exécuté avec enthousiasme et sincérité, ce petit monde se marre bien et harangue avec plaisir une foule un peu disparate. Dommage que le dernier tiers du concert, enfilade de titres plus binaires les uns que les autres déçoive un peu, faute de diversité dans la composition.

M'enfin, l'expérience live du sextet de Minneapolis reste très plaisante et nous laisse toujours perplexe quant à la débrouille nécessaire pour organiser ce genre de tournée de l'autre coté de l'Atlantique.

samedi 26 février 2011 12:33

Red + Bertrand Belin - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 10 Février 2011

Enfin des news de Red, après ratage live de son dernier projet 'The Nightcrawler' (et c'est ballot vu la qualité de l'album).

Ce soir, le gars est en solo, arbore une guitare des plus inhabituelles (comme souvent), parait 10 ans de moins sans sa casquette et, surprise, groove beaucoup sur sa première moitié de set... Un funk à la Red, d'accord mais çà le fait !

Y'a pas que çà non plus : reprise déglinguée de Gill Scott Heron, texte en français plutôt réussi (sur Annecy, ville natale de Lambin) ou, en final, le traditional St. James Infirmary Blue revue à la sauce ch'ti (enfin, on croit).

Des retrouvailles qui font donc bien plaisir même si on regrette fortement l'absence de groupe derrière le lillois... Les boucles c'est bof bof !

bertrand_belin_live.jpg Place à Bertrand Belin accompagné d'une batteuse et d'un bassiste/gratteux pour (sûrement) servir Hypernuit qui a fait le mini-buzz l'an dernier.

On l'avait déjà vu au kao ouvrant pour Dominique A mais les souvenirs sont partis... Redécouverte donc et si le trio fonctionne au poil (les duos voix avec Tatiana Mladenovitch notamment), le jeu aux doigts du garçon vaut le détour, on ne tarde pas à s'ennuyer ferme tant c'est particulier.

C'est bien fait, certes, mais ni les mélodies ni les textes ne retiennent l'attention buzienne qui décline faute de réelle montée en puissance ou de variété dans les structures. Bref, il manque quelque-chose pour enrichir la texture sonore et on ne saurait dire quoi...

Heureusement, dandy décalé, le garçon est vraiment très drôle dans ses interventions. On restera même jusqu'à la fin pour une note positive : une reprise de Colette Magny (Melocoton) en duo avec le Red du début.

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