La bUze

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mercredi, juin 27 2007

Red, Izabo & The Bellrays - Les Invites (Villeurbanne), le 23 juin 2007

Pour ce dernier jour du festival le don d'ubiquité m'arrangerait puisqu'au parc de la Commune, l'afrobeat de Seun Kuti fait bien envie alors qu'au square de la Doua, les Bellrays donnent le change.

C'est finalement le rock'n'roll qui l'emporte, la faute peut-être à Red qui ouvre la soirée. "Déjà lu" me direz-vous mais c'est tellement bon qu'il est dur de résister.

redInvites.jpg
Casquette rouge vissée sur la tête, le concert part sur les chapeaux de roux (désolé). Très proche de celui de Feyzin: une majorité de titres du dernier lp, la très bonne reprise de Lambchop, la guitare rectangulaire alternée avec la basse... c'est rugueux, mal lêché et parfois hypnotique, mais le plaisir est intact.

Je signerais volontiers pour un neuvième tour !


Pause restauration: jus de gingembre et poulet Yassa, La bUze mange ses congénères sans problème... Cà s'agite alors dans le chapiteau: c'est Izabo, groupe pop-disco-rock israelien qui débute.

Ils sont 4, chant+guitare, basse, batterie et claviers, à délivrer une pop bien sucrée. Trop surement, çà écoeure vite: la voix aigue du chanteur, les plans solos de guitare et un manque de charisme, tout çà fait penser à un groupe pour ados bien calibré sans la market-option rebel'attitude des Kyo, c'est dire...


Tout le contraire des Bellrays qui font déjà les méchants lors de l'installation du matos.

bellrays.jpg
La chanteuse arrive vêtue d'une très 70's robe verte à fleurs (qui siée à merveille à sa coupe afro) et cà commence à fond les ballons : dès le deuxième titre, le guitariste crispé sur son manche dégouline de sueur.

Pas grand chose à fredonner sur ce premier tiers de show, c'est sale et bien destructuré. Le batteur cogne comme un fou mais c'est la voix qui impressionne de puissance. Etrangement, Lisa Kekaula ne bouge pas tant que çà: par contre elle joue du tabourin ou des maracas, harengue la foule telle un prêcheuse (et la fosse réagit :o)).

Cà s'éclaircit par la suite avec des bribes de soul music qui durent quelques secondes avant de repartir en furie, le pogo est lancé. Aucun temps mort, mais où vont-il chercher toute cette énergie ?

Le rappel exhume des titres des 2 premiers albums (compilés là dessus), le show s'achève après 1h30 de prestation bien sauvage et barrée, sans concession et sans retenue.

Les Bellrays, un groupe à voir sur scène, quoi !

mardi, juin 12 2007

Red & Piers Faccini - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 2 mars 2005

La bUze écrivait à Bernard Lenoir ceci :

Hier, à Lyon, l'affiche était allêchante: Piers Faccini et Red, 2 songwriters pour le prix d'un... dont les derniers albums respectifs sont vraiment réussis. Mais dès l'entrée du Transbordeur, grosse déception: pour cause de paternité, Mr Faccini ne jouera pas ce soir...

On se contentera donc de Red qui joue sur cette nouvelle tournée accompagné d'un groupe plutôt rock et irréprochable: 2 guitares, une batterie et un clavier pour explorer pendant presque 2 heures les confins américains où l'on peut rencontrer Bob Dylan, Will Oldham et le blues du Delta.

Le répertoire se compose surtout des chansons de "Nothin' to Celebrate", 2 chansons du précédent "33" et quelques reprises, dont une excellente de Smog.

Coté tonalité, c'est varié: folk, blues, cabaret ou rock bien plombé à la Black Rebel Motorcycle Club... et çà fonctionne à chaque fois, le personnage étant toujours aussi habité par sa musique. Par rapport aux concerts vus il y a 1 ou 2 ans, c'est assez réjouissant de voir à quel point le bonhomme est libéré sur scène, ne se refusant ni pas de danse (très personnels quand même) ni effets de manche à la guitar-hero (pas trop sérieux non plus).

L'ambiance est toujours chaleureuse, il faut dire qu'il s'agit presque d'un retour à la maison puisque le gars vivait à Villeurbanne il y a quelques mois et le concert se termine après quelques 3-4 rappels par un invitation à regagner le bar.. du Red tout craché, quoi !!!

lundi, avril 2 2007

Les Stones pour 12 Euros à Lyon

red.jpg ... bon presque les vrais mais pas tout à fait, juste Red et son groupe pour un nouveau concert à Lyon (la chronique de celui de Feyzin est ici).

Toujours pour défendre son très bon dernier album : 'Social Hide & Seek', cette fois-ci au Marché-Gare, le 18/04/2007.

Quelques avantages non négligeables à voir ce concert:

  • çà ne coute que de 8 à 18 % du prix d'un vrai concert des Stones,
  • pas besoin de venir 4 heures à l'avance pour être bien placé,
  • le bar est juste à coté et la bière bien meilleure,
  • la première partie est assurée par les prometteurs Coming Soon (tribu bien jeune, le batteur a 14 balais),
  • si vraiment çà vous a déplu, vous pouvez voir les vrais Stones 2 mois plus tard.

Les inconvénients:

  • pas d'écran géant à regarder,
  • pas de places assises (rock'n'roll quoi).

lien billeterie

samedi, février 17 2007

Petra Jean Phillipson puis Red - L'Epicerie Moderne (Feyzin), le 16 Février 2007

Soirée épicée ce soir puisque 3 groupes se succèdent dans cette très bonne salle de la banlieue lyonnaise.

D'abord François Virot, folkeux lyonnais à la jambe gauche incontrolable. Musique originale (en anglais) et songwriting personnel mais j'ai vraiment du mal avec le chant (trop) plaintif et (re-trop) maniéré...

Petra_Jean_Phillipson_0064tasteofindie.jpg Petra Jean Phillipson arrive ensuite et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne rate pas son entrée: bottes en cuir et boxer shorty noir, voilà c'est tout pour le bas... et ce n'est pas la taille de sa guitare qui masquera grand chose !

Accompagnée par 3 musiciens plutôt sobres et efficaces, sa musique fait parfois penser à Elysian Fields ou Madeleine Peyroux pour les morceaux calmes (un peu jazzy). La reprise du 'Into my arms' de Nick Cave permets de cibler plus précisement les intentions et les influences (sombres) de la demoiselle.

Lorsque çà s'énerve un peu derrière, l'anglaise impressionne surtout par la puissance de sa voix.

Après un petit moment d'hésitation, nous avons droit à un rappel, d'abord seule à la guitare pour une chanson triste et vraiment belle, puis en formation acerée pour le reprise d'un titre qui envoie bien. Enfin, elle termine seule a-capella avec un hommage poignant à Miles Davis.

Un concert un peu court certes mais prometteur...

red14.jpg Le héros de la soirée fait alors son appartion ! Red (aka Olivier Lambin, forcément moins rock'n'roll comme nom), c'est un peu une vieille connaissance puisque çà fait bien 6 fois que La bUze le voit (du temps qu'il était villeurbannais, c'étais plus facile).

Entouré par son groupe maintenant bien rodé (leurs tronches ornent démocratiquement la pochette du dernier album "Social Hide and Seek"), le virage sera cette fois-ci rock'n'roll avec forte influence Cailloux-qui-roulent.

Mr Red vire-t-il star-system ? En effet, il se planque désormais sous une casquette ET des lunettes de soleil... Après quelques titres, on en conclue que çà lui va plutôt bien. Coté instruments, il alterne basse (c'est une nouveauté) et guitare rectangulaire.

Les styles abordés évoluent aussi, tendance Prince ou presque New Wave (réarrangement de Putrefying Corp Song). Le groupe assure bien, les nouveaux morceaux sont taillés pour la scène, avec étirement spacio-temporello-hypnotique, une reprise de Lambchop, le temps passe vite...

Le rappel en solo est limité à un seul titre puis Red nous invite à rejoindre le bar, comme histoire de dire qu'il n'a pas vraiment changé...

jeudi, janvier 25 2007

Red - Social hide and seek (& Universal)

Red-SocialHideSeek.jpg Le nouveau Red est sorti...
Pas encore écouté mais le gars est en tournée (j'en reparlerai) dans toute la France ou presque !

Une petite remarque au passage sur Universal et son site http://www.universalmusic.fr, en allant sur le lien "site artistes", "lettre R", le gars n'y est même pas et lorsqu'on arrive enfin via le moteur de recherche sur sa fiche, pas de référence au site officiel, le nouvel album n'est toujours pas en écoute...

Quand on entend les jérémiades de Pascal Nègre sur la responsabilité d'internet et du piratage dans la chute de son chiffre d'affaire, y'a doucement de quoi rigoler !