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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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samedi 13 novembre 2010 04:09

Tindersticks + The Two - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 05 Novembre 2010

L'épicerie, once again...

The Two fait l'ouverture et dans le genre à la mode : folk, duo fille-garçon (The Do, Cocoon, She & Him, Campbell-Lanegan, ...).

On prends presque peur au premier titre, assez médiocre, ... mais la deuxième chanson relève le niveau et la demi-heure qui suit passera sans heurt, avec un peu d'indifférence aussi tant la formule a des airs de déjà entendu.

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C'est 'gentil' et un peu moins mièvre que Cocoon mais on ne retiendra pas grand chose des quelques titres réarrangés minimalistes pour ce soir, même leur 'tube' I Wanna Be With You Again (et son solo eaglesien)...

On apprendra lors de l'entracte-bière qu'il s'agit de "fils & fille de" : Jean-Michel Jarre d'un coté (2 Jarre en 3 mois, çà fait beaucoup non ?), Philippe Starck de l'autre...encore... Et leur stand merchandising d'afficher complet... Un carton assuré donc sur RTL2 et consorts...

La suite s'annonce plus intéressante: les Tindersticks en tournée de leur nième album (moyen) Falling Down a Mountain.

On avait déjà croisé les anglais à la tombée d'un soir de Juillet 2003 dans le cadre du Théatre antique de Vienne mais les souvenirs sont ce qu'ils sont... On se souvient que c'était bien et plutôt classe, les 7 musiciens (guitares, basse, batteur, clavier et un saxophoniste-violoncelliste-trianguleur) qui se présentent sur scène le sont toujours.

Le dernier album est évidemment mis en avant, parfaitement exécuté par un groupe très soudé derrière un Stuart Staples bien charismatique, à la voix toujours aussi profonde et qui n'ouvrira guère les yeux de tout le set.

tindersticks_live.jpg
Le son, très travaillé (et très bon comme toujours chez l'épicier) fait merveille, dans les titres lents comme dans ceux plus enlevés (on entends presque le violon strident de John Cale sur l'un d'eux).

J'avoue avoir décroché quand même à une ou deux reprises sur des morceaux trop longs mais l'ensemble reste de haute volée et puis (ré)entendre A night in en vrai...

Gros score à l'applaudimètre (la salle est pleine) et rappels généreux, presque pop aussi avec, entre autres, les guillerets Harmony Around My Table (en écoute) & Black smoke, les choeurs qui vont avec et même quelques déhanchements... Le groupe s'amuse et nous aussi !

dimanche 7 novembre 2010 13:13

The Wedding Present + Troy Von Balthazar - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 02 Novembre 2010

Petit retour à l'Epicerie pour une affiche échappée des 90's ou presque.

D'abord l'échappé de Chokebore en solo : Troy Von Balthazar, loupé une ou 2 fois et finalement, pas trop emballant.

troy_von_balthazar_live.jpg
Si le registre décalé des apartés musicaux est sympathique et la bassiste en chemise à carreaux plutôt jolie,le songwriting de l'hawaïen me laisse de marbre. C'est bien fait, bien exécuté mais assez mou dans l'ensemble, et l'ennui guette...

On s'attardera plus sur les Weddings, déjà vus (et appréciés) en Corrèze en 2005 pour la sortie d'un album vraiment bien ('Take fountain') ! Ce soir on embarque dans une DeLorean programmée pour 1989 et la sortie de 'Bizarro' qui sera joué dans son intégralité et dans l'ordre (comme c'est la mode du moment).

En mise en bouche, des titres tirés du répertoire 'gigantesque' des loiners et notamment ce grandiose Interstate 5 executé à 2 batteries + 2 grattes + basse, cette dernière étant tenue pour ce morceau par la roadie qui reviendra changer les Gretsch de David Gedge à chaque morceau ou presque.

La formation reviendra à du plus classique pour la suite (avec, décidément c'est la soirée, une charmante bassiste dont la discrète chorégraphie attirera plus d'un regard) et la suite, c'est donc 'Bizarro', inconnu de mémoire buzienne mais d'où l'on décèle, en première écoute, quelques titres bien accrocheurs : le poppy No! ou les 10 minutes hypnotiques et bruitistes de Take me!.

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On retrouve la patte Gedge : sa voix d'abord, particulière (un peu aigüe, naisillarde ? indescriptible !), ses mélodies évidentes mais bousculées par des ruptures assez fréquentes et un tempo plutôt rapide. Le groupe est bien carré derrière et coté contact, l'ancien prof de math est à l'aise et détendu.

Le concert s'achève avec le dernier titre de l'album, The Wedding Present ne fait jamais de rappel !


ps: et pour susciter des vocations...
bassistes.jpg

vendredi 29 octobre 2010 23:57

Jean-Louis Murat - Espace Culturel de Saint Genis Laval, le 21 Octobre 2010

Avoir écouté Bernard Lenoir tant d'années, avoir trainé dans pas mal de lieux concertistiques et n'avoir toujours pas vu Jean-Louis Murat en live, c'est presque inacceptable... Enfin cet affront fût lavé la semaine dernière dans la salle assise :o( de l'espace culturel saint-genois.

En première partie on retrouve Amélie, déjà aperçue il y a 3 ans et l'on n'est pas plus accroché que l'autre fois : voix trop maniérée à mon goût, compositions squelettiques (pour le délicat exercice guitare+voix). Heureusement, le dernier titre (issu d'un EP à paraitre), plus enlevé nous laisse sur un note positive.

Place au combo de l'auvergnat: basse (tenue par le complice de longtemps Fred Jimenez)/batterie/claviers. Murat en mode grungo-grognon arrive, guitare en bandoulière.

Dès le début du set, le groupe est vraiment bien en place, le son excellemment dosé et le jeu de Jimenez riche & vraiment classe. Quant à l'auvergnat, il maitrise sa Telecaster d'une bien belle façon (petits solis pour pas mal de titres).

On n'a pas vraiment suivi la discographie débordante du Jean-Louis depuis Lilith (2003) mais bon, çà n'empêche pas d'apprécier les ambiances variées proposées ce soir et même si les titres sont souvent longs, çà passe bien.

murat_live_Saint_Genis_Laval.jpg[1]
Coté échange avec le public par contre, zéro : pas bavard du tout (quelques mercis marmonnés en tournant les pages de son pupitre (!)), il faudra une interpellation venue du public pour avoir droit à quelques mots supplémentaires... Un brin frustrant quand on connait la verve du bonhomme.

Heureux hasard, cet aléa lance la partie la plus nerveuse du set et c'est tant mieux : groove parfois, bien électrique dans l'ensemble, le rappel fera retomber un peu de tension.

Juste avant de quitter les lieus, il semble qu'un sourire fugace pointe sur le visage de JLM (mais on a sûrement mal vu).

Notes

[1] photo e.maillot

dimanche 10 octobre 2010 10:10

The National - Vampire Weekend - Nuits de Fourvière (Lyon), le 13 Juillet 2010

Encore une chronique déterrée des abîmes... Pour faire suite à celle de la veille (comment s'appelle cette ânerie figure de style ?), ici même : pas de pluie cette fois et beaucoup de monde pour écouter The National & Vampire Weekend... J'avoue de suite être là pour les premiers... n'ayant pas écouté les seconds (ou alors à l'insu de mon plein gré).

Double tête d'affiche donc... et à mon grand regret, ce sont les new-yorkais qui ouvrent le bal (la pénombre leur sied pourtant bien mieux) dans la même configuration que la veille : le National historique + Padma Newson aux violon/claviers et 2 cuivres, les titres de High Violet (peu écouté et pas vraiment emballant) mis en avant.

The_National_live_Fourviere_2.jpg
Heureusement, on aura droit à quelques retours judicieux dans une discographie qui commence à être fournie et si l'entame était presque calme, le ton monte avec l'obscurité et l'enchainement de Squalor Victoria, Afraid of eveyone & Available est parfait.

On replonge alors avec plaisir dans ses souvenirs de 2004, année de la découverte des américains (et pour lesquels nous étions allés à Thiers ou jusqu'en Corrèze). 6 ans plus tard, rien à redire : c'est toujours très compact et puissant en live sans avoir recours aux décibels à tout va. Y'a juste que le groupe parait un peu trop sage et posé.

M'enfin, on ne va pas bouder son plaisir et on espère qu'on n'attendra pas 6 ans de plus pour réentendre leur Mr. November & Fake Empire de clôture.

Place à Vampire Weekend, (ex?) hype du moment et de sortie pour une deuxième album à la pochette à peine moins moche.

Cà part au quart de tour et les fans sont nombreux. Suis agréablement surpris: c'est frais et sautillant, des vraies chansons d'été quoi. Un jeu de scène à l'avenant avec un travail de voute plantaire remarquable pour le chanteur et une mini-chorépgraphie du bassiste très sympa.

Vampire_weekend_live.jpg
Variées les compositions sont aussi inégales, celles avec quelques samples notamment ou les titres plus lents et j'avoue que mon attention décroche peu à peu pour finir par ne pas être mécontent de ne pas les voir s'éterniser après le 1er rappel (triple négation, quand même)...

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