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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 28 mai 2019 16:15

Jonathan Bree - Epicerie Moderne (Feyzin), le 27 Mai 2019

Concert de l'étrange à l'Epicerie ce lundi: Jonathan Bree devant un parterre assez réduit.

1 voix (à la Jarvis Cocker), bassiste & batteur + 2 danseuses, tous désincarnés sous un masque blanc, pas de paroles et 50 minutes dans lesquelles on finira par rentrer, sans trop savoir si on apprécie :D

Des boucles pour compléter les orchestrations pop riches de l'album (la Nouvelle Zélande, c'est loin) et des projections créées dans la thématique du disque, entre live et performance quoi, une virée... atypique mais intéressante !


dimanche 19 mai 2019 15:46

Altın Gün + Gloria - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 18 Mai 2019

Petite virée orientalisante à Feyzin avec la venue d'Altın Gün qu'on avait raté - sold out - en Octobre dernier. Le groupe est en plein buzz puisque, comme au Périscope, l'Epicerie annonce complet ce soir et, entre-temps, un second disque est sorti.

Mais d'abord, c'est Gloria, 1ère partie locale biberonnée aux Nuggets psychédéliques: 3 chanteuses et des membres de Slow Joe, très référencé 60's dans le son des guitare & basse mais... si ces 45 minutes comportent de bons moments, on restera globalement à côté, peu accroché par ces compositions.

Place à Altın Gün, projet du bassiste de Jacco Gardner tombé en émoi devant la scène turque des 70's qui mêlait influences américaines et musique traditionnelle. En bon client de Mazhar ve Fuat (moins de Erkin Koray), on a beaucoup écouté leur premier disque (la ligne de basse de 'Goca Dünya' est a tomber) et on était curieux de voir çà en live.

Ils sont donc 6, un trio classique de l'autre pays du fromage + un percussionniste & 2 turcophones au claviers et saz (luth oriental) et savent soigner leur entrée: tout est là dès le premier titre, donnant l'élan à un set généreux.

Sautillant, mélodique, pop, disco, psyché, tout à la fois, une drôle de synthèse qui nous est servie ici avec une belle maîtrise sûrement acquise en live au vu de la quantité de dates d'une tournée presque perpétuelle.

Pas passéiste du tout, leur musique a trouvé le bon équilibre entre modernisme et tradition, pleine de breaks surprenants et portée par des lignes de basse ultra efficaces (et un bassiste au taquet) mais c'est surtout Erdinc Yildiz Ecevit qui impressionne, jonglant sans ciller entre claviers, chant & saz parfois dans le même morceau.

Une belle piquouse de fraîcheur et d'immédiateté qui fait beaucoup de bien en ce mois de mai grisaillant.

mercredi 10 avril 2019 09:00

The Comet is Coming - Badaboum (Paris), le 04 Avril 2019

Nouvelle courte virée parisienne, on change d'arrondissement et de registre: place au jazz avec ce projet bien barré dans le cosmos de Shabaka Hutchings, déjà au saxophone dans le groupe Sons of Kemet qu'on avait beaucoup apprécié en 2015.

Arrivé en retard dans une salle à la bonne jauge et bien remplie, c'est la fin d'Alabaster DePlume, sorte de spoken word poétique sur des instrus minimaliste et un conteur bien allumé (presque soulagé de ne voir qu'un morceau :p ).

Place au trio anglais qui commence son voyage inter galactique à 21h, on embarque direct avec eux !

D'abord éclectique, avec des rythmiques hip-hop voire rock, le combo fait la part belle aux synthés (qu'on imagine forcément analogiques ?) et de longs titres qu'ils destructurent parfois : fort et puissant, privilégiant l'énergie à la démonstration virtuose (et c'est tant mieux !), le set virera progressivement vers des sonorités de plus en plus électroniques.

On reconnait quelques titres de leur premier disque mais on découvre surtout les nouveautés de Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery, le petit nouveau sorti en mars, comme ce Summon the fire juste monstrueux :

Miam !

lundi 25 mars 2019 12:01

Dominique A (& Loane) - salle Aristide Briand (Saint-Chamond), le 22 Mars 2019

Dominique A... Depuis sa découverte live en 2007, on essaie d'y revenir souvent tant chaque tournée est différente des précédentes, les morceaux réorchestrés selon la configuration du groupe et l'humeur du moment.

Du coup, on s'en était un peu voulu d'avoir raté le passage en solo au Radiant pour la 'Fragilité', deuxième opus (minimaliste) de 2018. Heureusement, les dates étaient nombreuses et on n'hésite guère à faire le déplacement jusqu'à Saint-Chamond l'endormie.

Première partie minimaliste aussi mais féminine: Loane nous sert 30 minutes d'electro-pop en français derrière claviers et programmations rythmiques. Belle voix et exercice pas évident, une mise en bouche raccord avec la tête d'affiche.

Parce que oui, A sera seul au centre de la scène, accompagné d'une guitare classique ou de sa vétérante télécaster (aidé néanmoins de quelques effets de saturation voire quelques boucles), il va une nouvelle fois revisiter un répertoire immense, mêlant nouveautés à ses classiques ('Immortels', 'Hotel Congress', 'Eleor', 'Le convoi'), exhumant aussi de vieux titres peu joués.

Alternant calme et tempête, comme sur le sommet de ce concert, l'enchainement 'Gisor' + 'Comme au jour premier', sa seule présence suffit à tenir coi un public plutôt sage. Public qu'il viendra chercher entre les morceaux, toujours avec naturel et sincérité, n'hésitant pas à se moquer des quelques erreurs commises live.

La scénographie n'est pas en reste, avec un très beau jeu de lumières, apportant une couleur différente à chaque chanson.

1H30 de live et il s'éclipse rapidement pour mieux revenir et nous donner 30 minutes de rab, 'Le courage des oiseaux' en final évident mais a cappella sur une simple boucle, occupant l'espace par ses pas de danse déjà entrevus les précédentes fois.

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