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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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vendredi 30 avril 2010 00:03

The Souljazz Orchestra - le Hot Club (Lyon), le 14 Avril 2010

Bon, depuis le temps, il s'agirait de voir autre chose que l'Epicerie... Et là, un petit encart de dernière minute m'informe du passage du SoulJazz Orchestra au Hot Club de Lyon (ne pas confondre avec celui de Toulouse), petit détour vers les papiers de Nyko (encore) sur le sujet et j'enfourche un Velo'v direction presqu'île.

D'abord l'endroit : plutôt underground (entendre salle voutée en pierres apparentes), c'est très petit et peuplé... M'enfin, on tient tous lorsque les canadiens investissent la scène. Ils sont 6 : 3 saxophones (alto, tenor & baryton), un batteur, une chanteuse percussionniste et un clavier.

L'entame plutôt jazzy doit reprendre quelques titres du dernier Rising Sun. Douce entrée en matière avant de monter la sauce et le groove ne tarde pas à sourdre du caveau avec une première reprise de Fela Kuti (2 autres seront jouées ce soir).

Le répertoire oscille entre afrobeat donc, funk, voire ska, soit rien pour lutter contre le réchauffement climatique... Seule une pause peut nous sauver de la suffocation...

Souljazz_Orchestra_live_lyon.jpg
Cà repart presque tranquille, en virant vers un brin d'éthio-jazz, on file ensuite vers Cuba...Eclectisme donc, mais là encore, grosse énergie délivrée par le groupe, principalement le sax alto qui se donne à fond (peut-être motivé par une présence féminine dans le public ?).

Le groove est hénaurme et la température monte monte monte (porte bien son nom, ce club), les morceaux s'étirent pour le meilleur (petits solos (très réussis) pour chacun des membres).

Rappel magistral avec un titre de Manu Dibango... Rideau (éponge) ! Une bonne heure 3/4 de bonheur, on repart avec Manifesto sous le bras et on espère les revoir sous peu !

samedi 17 avril 2010 14:03

Archie Bronson Outfit + Peggye Sue - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 16 Avril 2010

Archie Bronson Outfit à l'Epicerie ? Une réunion des 4 fantastiques ?

Suite à un mini-débat quant aux qualificatifs à usiter pour décrire le dernier album, les Next Boys déclinent l'offre (je les soupçonne plutôt d'avoir préféré une soirée polyphonies corses dans leur chère région, chose qu'évidemment ils n'oseront jamais avouer).

Bref tout çà pour dire que me voilà en compagnie de Dimitri et l'élite de Gilbert Musique en route pour Feyzin où peu de monde à fait le déplacement.

Bizarrement la salle est en configuration assise et finalement tant mieux : le folk de Peggye Sue ouvre la soirée, trio anglais / 2 filles (bien mal habillées) / 2 chapeaux / 2 percussionnistes (elles secondent à tour de rôle le batteur planqué derrière ses toms (on sait pas s'il utilisera autre chose d'ailleurs)).

Autant dire que j'ai pas vraiment accroché : si l'entremêlement des 2 voix était parfois prometteur, l'ensemble manquait de construction pour retenir l'attention sur 3 minutes...

Pause au bar avant de revenir voir un drôle de spécimen derrière un clavier: boubou, barbe, casquette et sunglasses pour un titre euh... pas très définissable... Une sorte d'amuse-bouche avant que les londoniens n'arrivent, également vêtus de boubous (très moches aussi - ont-ils le même coach vestimentaire que Peggye Sue ?), chanteur (en espadrilles, s'il vous plait), bassiste, batteur et ex-second guitariste désormais affairés derrière claviers & machines.

archie_Bronson_Outfit_live_lyon.jpg

D'entrée, on identifie bien (sans même les avoir écoutés) les titres du nouvel album, moins rapides, plus "dansants" (quelles lignes de basse !) que les brulôts de Derdang Derdang (Cherry Lips ou Dart for my sweetheart par exemple). Et çà fonctionne bien, les machines étant utilisées sans que çà déborde par tous les coins.

Personnellement, je préfère les titres plus anciens, rock sauvage avec un son de guitare si particulièrement puissant, mais peut-être sont-ils plus immédiats que les petits derniers... Coté jeu de scène c'est en fort contraste avec la musique proposé: assez statique même quand le chanteur invite une fille du public à peine allumée à danser sur scène.

M'enfin c'est du bon puisqu'on ne voit pas le temps passer... Le premier rappel propose un Dead funny bien énorme ! Au second ils exhument du plus ancien, plus bourrin, à s'achever quelques tympans... Rock'n'roll quoi !

la chronique de Xavier est ICI

vendredi 16 avril 2010 00:02

Black Joe Lewis & the Honeybears + Malted Milk - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 11 Avril 2010

Home sweet home diraient certains... Indeed : l'Epicerie propose un peu de groove ce soir (19h30, c'est le soir pour un dimanche, même après le changement d'heure) !

D'abord Malted Milk soit une potion funk-blues-rock très efficace, servie par 5 nantais qui maitrisent : bonne voix, cohésion impeccable et des compos qui tournent très bien (excellents gimmicks à la guitare rythmique, d'ailleurs).

Malted_Milk_live.jpg
Certes, ce n'est pas révolutionnaire (on croit parfois entendre quelques motifs connus) mais le tout est trop bien digéré pour faire la fine bouche !

Place à Black Joe Lewis dont j'ai ouï l'album recommandé par Nyko (thanks !) accompagné de ses Honeybears très majoritairement binoclards: section à 3 cuivres, guitare, basse & batterie, le Joe gamin (quel âge a-t-il ?) officiant également à la gratte.

La machine part au quart de tour :presque punk... On est alors assez loin du disque mais heureusement on y reviendra et le groove un brin salace refait surface.

On croit reconnaitre un 'Mary had a little lamb' bien esquinté, puis, sûr, les tubes Gunpowder, I'm broke, ... monstrueux d'énergie (positive, l'énergie), servis avec une coolitude absolue par l'américain qui assure chant & guitare lead sans sourciller, se permettant de boire un peu de vin quand même...

Black_Joe_Lewis_live.jpg
Derrière, les ours à miel s'amusent bien : çà chambre, le bassiste pête quelques câbles, c'est mal élevé, çà sature (le volume ne descendra que très rarement sous les 100dB) mais leur funk-rock-garage est totalement jouissif !

On en redemande et on en aura : un premier titre de rappel bien bourrin (une reprise, je crois) avant de rappeler les cuivres pour achever son monde. Plus tard, alors que la salle se vide, ils reviennent remettre le couvert pour un slow à leur sauce : électrique !

Merde, çà fait déjà 2 'Joe' à concourir au titre de meilleur concert de l'année... Joe Dassin et Joe Strummer sont morts, reste Joe Cocker cet été à Vienne...

samedi 3 avril 2010 18:48

Daau + Chapelier Fou - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 24 Mars 2010

Concert offert aux adhérents et un album écouté en ligne (Deezer/Spotify) plutôt tentant : once again, l'Epicerie...

On n'a pas trop été suivi : la salle est presque vide quand Die Anarchistische Abendunterhaltung (les Anachistes de début de soirée (rien à voir avec le groupe du même nom)) débute son set (heureusement, les gradins se rempliront peu à peu)...

En effectif plus réduit qu'espéré : violoncelle, contrebasse, accordéon et clarinette seulement, de front, un spot chacun, la musique - pas de chant ici - proposée par les belges est singulière, jouant avec les silences, comme une respiration.

daau_live_lyon.jpg
Difficile à décrire ce qu'on entendra ce soir-là d'ailleurs... très statique visuellement, des "pièces" assez longues, des dialogues clarinette-violoncelle très réussis et on embarque facilement (la configuration assise de la salle étant adéquate pour çà).

Très appliqué, trop peut-être : çà manque un peu de folie et la part d'improvisation semble inexistante... M'enfin, c'est peu face au gros travail apporté au son du quatuor et de chacun de ses instruments. C'est précis, maitrisé, sans démonstration vaine de virtuosité, largement de quoi avoir envie de pousser un peu plus loin avec leur Domestic Wildlfe suslinké.

chapelier_fou_live_lyon.jpg Une bière plus tard, on arrive en retard pour Chapelier Fou (le jour de sortie du dernier Burton, dingue non ?).

Au programme : un gars seul derrière claviers, ordi, violon, gratte & pédale loop. Des constructions par strates donc, de l'instrumental là encore mais...

  • le volume a fortement augmenté,
  • les rythmiques sont très répétitives,
  • ces loops, on en a un peu soupé...
  • dur aussi de m'enthousiasmer pour un gars derrière ses machines... je sais, c'est mal !

Eclipse...

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