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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 23 mars 2010 22:33

Slow Joe & the Ginger Accident - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Mars 2010

Slow Joe, 67 ans au compteur est indien... Cédric de la Chapelle, la moitié moins, le rencontre au détour d'un séjour à Goa, l'enregistre et rentre à Lyon. Quelques aller-retour plus tard, un band recruté ici-bas, le projet Slow Joe & The Ginger Accident est sur pieds pour ouvrir les Transmusicales de Rennes en Décembre dernier.

Mais revenons à Feyzin : première partie assurée par la locale Buridane : chanson folk minimaliste qui me touche pas vraiment, c'est peu varié (pas évident, seule à la guitare) et si quelques intonations de voix sont plaisantes, je reste à coté...

Passons donc et découvrons The Ginger Accicent, soient notre touriste à la guitare, une section rythmique et un clavier à ses côtés. Slow Joe arrive dans la foulée, petit gabarit, chapeau vissé sur la tête.

slow_joe_ginger_accident_live.jpg
Et çà part sur les chapeaux (arf) de roue : pas un soupçon de musique traditionnelle indienne ici, on lorgne direct du coté de la pop des compiles Nuggets. Les compositions originales tiennent très bien la route (sans faire dans le pastiche d'ailleurs) et sont remarquablement exécutées. Au centre, Slow Joe attire vite l'attention : peu aguerri à la scène, il semble un peu paumé parfois mais de la Chapelle est aux petits oignons pour maintenir le cap et cet équilibre précaire apporte une touche tout à fait charmante au concert.

M'enfin, même sans çà, ce serait déjà excellent puisqu'après les pépites psychédéliques, le jeu se muscle un peu (on pense aux Doors puis plus tard à Steppenwolf). Lors d'une accalmie le temps de 2 couplets, c'est le fantôme de Roy Orbison qui s'invite, carrément, et c'est de tout beauté (on mesure alors la qualité de l'organe du monsieur).

Au menu XXL des rappels : reprise du King (dont notre homme est fan), duo bien sympathique avec Buridane, mini-conversation au téléphone... GrosseS ovationS !

Pas d'album à vendre (annoncé pour octobre) et une seule date prochaine pour l'instant, on compte sur les festivals d'été pour remettre çà !

On l'a pas vu venir mais çà fait déjà un sérieux postulant au titre de "concert de l'année"...

vendredi 12 mars 2010 23:59

The Fleshtones + The Bellrays - CCO (Villeurbanne), le 8 Mars 2010

Petite soirée décibels au Centre Culturel Oecuménique. Cà commence tôt (19h - les concerts goûter débordent sur le lundi maintenant ?) et on arrive en retard : déjà partis les locaux de X-Ray Vision, c'est le premier riff de Keith Streng qui nous accueille.

On avait déjà vu les Fleshtones mais c'était tellement chouette qu'il eut été difficile de faire l'impasse : 30 ans donnés au service du rock'n'roll et toujours avec le sourire aux lèvres, çà force le respect ! Le public est au rendez-vous - c'est pas plein non plus - et l'âge moyennement jeune (je vois bien la scène, c'est un signe qui ne trompe pas).

fleshtones_live.jpg
Pendant cette première partie de luxe, les new-yorkais vont partager leur éternel garage-punk pimenté de chorégraphies bancales, incursions dans le public, joutes sportives, ... Presque trop au vu 50 petites minutes que dureront leur set comparé à bien le double à la Plateforme. M'enfin, l'issue sera plus heureuse qu'il y a 4 ans et les quinquas, fins tacticiens, esquivent le rappel en finissant dans la rue a cappella !

bellrays_Lisa_Kekaula_live.jpgThe Bellrays se présentent alors, en nouvelle formule : les 2 zicos qui avaient tenu guitare et basse le temps de quelques pompes fleshtoniennes sont la nouvelle section rythmique du crew de Lisa Kekaula. Autrefois bassiste, Bob Vennum, au look toujours très 'Wayne's World', officie désormais à la 6 cordes.

La journée de la femme c'est aujourd'hui mais sûrement quelques autres chez les Bellrays : bottes en cuir, robe noir près du corps, voix et gouffa monstrueuses, Kekaula bouffe toute la scène ou presque et mène sa troupe à la baguette (elle rabrouera d'ailleurs plusieurs fois son batteur en cours de morceau), elle chauffe aussi le public sans trop de mal même si çà reste assez impersonnel, je trouve.

Rapport à leur concert des Invites, le répertoire de ce soir est plus groovy et c'est tant mieux : je goûte sans plus leurs titres trop garage-MC5-bourrin et les titres les plus 'soul' sont justes parfaits.

Là encore, c'est court : 3/4 d'heure et puis s'en vont, rappel compris ! La cheftaine n'ayant pas souri une seule fois... Mauvais soir ? Difficile à savoir...

A 23h on est chez soi... demain, rien n'y paraitra...

jeudi 11 février 2010 19:43

uKanDanZ & Asnaqé Guèbrèyès - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 07 Février 2010

Il en aura fallu du temps pour renouer avec un peu de live... et on commence à petite dose : pas de soirée folk à 3 groupes ;o) , juste un concert goûter, comme désormais presque tous les concerts du dimanche (qu'est-ce qui se passe le dimanche, d'ailleurs ? les gens se couchent plus tôt ? (c'est toi Pluto)).

Bref, trêve de digression, c'est à nouveau l'Epicerie et on commence l'année comme on a fini la précédente, avec une saveur éthiopienne !

Au programme, le résultat d'une résidence où les lyonnais de uKanDanZ se sont associés avec le batteur chanteur Asnaqé Guébrèyès, déjà aperçu ici même en 2006 accompagnant le disparu Mohammed 'Jimmy' Mohammed, en première partie de (étonnant ?!) The Ex.

Ukandanz-Asnaqe-Guebreyes_live_Lyon.jpg
Durant une bonne heure, les 5 protagonistes vont embarquer le public vers des contrées incertaines : malmenant pas mal le groove éthiopien, le teintant de sonorités bien rock parfois, jazz souvent, jazz-rock quoi mais sans virer dans la démonstration déroutante.

Les morceaux sont longs mais très variés, les joutes de Lionel Martin (sax ténor) et Damien Cluzel (gratte) fonctionnent parfaitement et le chant & les pas de danse de Guébrèyès pimentent agréablement le tout.

Ils finiront en beauté avec un titre plus classique (déjà entendu chez les hollandais) mais d'une efficacité remarquable. Fin du goûter oblige, une dizaine de marmots dansent devant la scène.

Après le Tigres des Platanes, un autre métissage réussi, à suivre sans faute lors des festivals de cet été !

dimanche 3 janvier 2010 00:10

Fendika & The Ex - Ground Zero (Lyon), le 19 Décembre 2009

Est-il bien raisonnable d'aller revoir The Ex sachant que :

theEx_lyon_live.jpg
Les pour:

  • c'est toujours impeccable sur scène
  • leur démarche d'auto-tout est rare et très respectable
  • ils prennent leur pied à chaque fois et çà se voit
  • ils embarquent toujours un groupe éthiopien en guest, ce soir ce sera les excellentissimes Fendika, en costumes traditionnels, 1 couple de danseurs (le gars officiait déjà à Saint-Etienne) avec changements de tenues et bonne humeur garantie (le public adhère dès le début et pogotera un brin quelques minutes + tard)
  • c'est à Grrrnd Zero, et ce serait la dernière au Rail Théâtre, la faute à des problèmes de bruits, des nouveaux voisins pas conciliants et une mairie pas trop concernée
  • la bière est bonne
  • fin du monde oblige, un DVD avec quelques prestations live du cru est offert à l'entrée
  • on va pas louper le dernier métro, la bUze mobile sait se la jouer Holiday on Ice

Fendika_live_Lyon.jpg
Les contre:

  • Getatchew n'est pas de la partie
  • 30 ans que çà dure pour les hollandais : place aux djeunes
  • c'est à Grrrnd Zero, et donc 4 (!) groupes ce soir et des premières parties souvent pénibles : je loupe une bonne partie de Reveille (soient Françoit Virot et une charmante batteuse pour un duo bien bruitiste mais plaisant) mais n'échappe malheureusement pas à 300mA, déjà aperçu seul et ce soir en compagnie d'un gars qui joue magnifiquement du marteau sur un ressort d'amortisseur (il se feront même applaudir)
  • on va se coucher tard (2h)

Score 8 Pour - 4 Contre, bah... j'y retournerais !

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