La bUze

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 12 mars 2010

The Fleshtones + The Bellrays - CCO (Villeurbanne), le 8 Mars 2010

Petite soirée décibels au Centre Culturel Oecuménique. Cà commence tôt (19h - les concerts goûter débordent sur le lundi maintenant ?) et on arrive en retard : déjà partis les locaux de X-Ray Vision, c'est le premier riff de Keith Streng qui nous accueille.

On avait déjà vu les Fleshtones mais c'était tellement chouette qu'il eut été difficile de faire l'impasse : 30 ans donnés au service du rock'n'roll et toujours avec le sourire aux lèvres, çà force le respect ! Le public est au rendez-vous - c'est pas plein non plus - et l'âge moyennement jeune (je vois bien la scène, c'est un signe qui ne trompe pas).

fleshtones_live.jpg
Pendant cette première partie de luxe, les new-yorkais vont partager leur éternel garage-punk pimenté de chorégraphies bancales, incursions dans le public, joutes sportives, ... Presque trop au vu 50 petites minutes que dureront leur set comparé à bien le double à la Plateforme. M'enfin, l'issue sera plus heureuse qu'il y a 4 ans et les quinquas, fins tacticiens, esquivent le rappel en finissant dans la rue a cappella !

bellrays_Lisa_Kekaula_live.jpgThe Bellrays se présentent alors, en nouvelle formule : les 2 zicos qui avaient tenu guitare et basse le temps de quelques pompes fleshtoniennes sont la nouvelle section rythmique du crew de Lisa Kekaula. Autrefois bassiste, Bob Vennum, au look toujours très 'Wayne's World', officie désormais à la 6 cordes.

La journée de la femme c'est aujourd'hui mais sûrement quelques autres chez les Bellrays : bottes en cuir, robe noir près du corps, voix et gouffa monstrueuses, Kekaula bouffe toute la scène ou presque et mène sa troupe à la baguette (elle rabrouera d'ailleurs plusieurs fois son batteur en cours de morceau), elle chauffe aussi le public sans trop de mal même si çà reste assez impersonnel, je trouve.

Rapport à leur concert des Invites, le répertoire de ce soir est plus groovy et c'est tant mieux : je goûte sans plus leurs titres trop garage-MC5-bourrin et les titres les plus 'soul' sont justes parfaits.

Là encore, c'est court : 3/4 d'heure et puis s'en vont, rappel compris ! La cheftaine n'ayant pas souri une seule fois... Mauvais soir ? Difficile à savoir...

A 23h on est chez soi... demain, rien n'y paraitra...

mardi 12 juin 2007

The Fleshtones (& Neurotic Swingers) - La Plateforme (Lyon), le 7 février 2006

La bUze n'en était encore qu'au stade aquatique et publiait ceci ici :

Première soirée Rock'n'roll à la Plateforme, ancien pétrolier reconverti dans l'événementiel, avec à l’affiche, les Neurotic Swingers ouvrant pour les vétérans The Fleshtones (formés en 1976 (!)).

Au répertoire des premiers, du punk rock estampillé 77, bien pêchu et sympathique. C’est efficace et les chansons à 2 voix (le guitariste et le bassiste) sont les plus réussies. Il manque juste un peu de folie au set pour emballer la salle.

Arrivent ensuite les Fleshtones, tout sourire devant. Ces 4 là (chanteur- organiste, guitariste, bassiste & batteur) ont l’air contents d’être ici et enchaînent les morceaux sans temps mort, à peine le temps d’applaudir !

Les morceaux accrochent tout de suite l’oreille et les mélodies sont excellentes. Des mini-chorégraphies rendent l’ensemble encore plus fun et le public en redemande (un peu trop pour certains, notamment un vieux pseudo-punk quarantenaire solitaire qui cherche un peu tout le monde, il cherche aussi sa bière des fois…).

Comme à son habitude le guitariste vient jouer au milieu du public quand il n’est pas surélevé au dessus de la batterie, histoire de conclure chaque chanson pas un saut. Les fans sont bien là, certains agitent les différentes pochettes de vinyles en fonction des morceaux joués… Un petit intermède « concours de pompes » dans la fosse est remporté par le bassiste (sur 1 main c’est plus dur forcément).

Les rappels sont nombreux (4 ou 5) et personne n’a vraiment envie de les voir partir. C’est pourtant chose faite lorsque le chanteur descendant une dernière fois dans la fosse histoire de saluer tout le monde rencontre notre « ami punk », alors torse nu (il avait d’abord laissé son béret en première partie puis ses gants) qui lui assène un bon gros coup de coude bien lâche…

Très bonne soirée donc, un peu mal terminée à cause d’un abruti notoire… la simplicité, la générosité, le second degré des Fleshtones fait vraiment plaisir à entendre et à voir !!! Et ça ne fait que 30 ans que ça dure…