La bUze

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mercredi 5 mai 2010

Un lien comme çà...

Au hasard... mais pas tant que çà !
Bon d'accord, le son est un peu pourri et on entend bien (!) la guitare à gauche...


A l'heure qu'il est, The Ex a donc dû enregistrer son nouveau LP chez Albini, et payeront sûrement une nième tournée (leur gigs archive est juste impressionnante)...

dimanche 3 janvier 2010

Fendika & The Ex - Ground Zero (Lyon), le 19 Décembre 2009

Est-il bien raisonnable d'aller revoir The Ex sachant que :

theEx_lyon_live.jpg
Les pour:

  • c'est toujours impeccable sur scène
  • leur démarche d'auto-tout est rare et très respectable
  • ils prennent leur pied à chaque fois et çà se voit
  • ils embarquent toujours un groupe éthiopien en guest, ce soir ce sera les excellentissimes Fendika, en costumes traditionnels, 1 couple de danseurs (le gars officiait déjà à Saint-Etienne) avec changements de tenues et bonne humeur garantie (le public adhère dès le début et pogotera un brin quelques minutes + tard)
  • c'est à Grrrnd Zero, et ce serait la dernière au Rail Théâtre, la faute à des problèmes de bruits, des nouveaux voisins pas conciliants et une mairie pas trop concernée
  • la bière est bonne
  • fin du monde oblige, un DVD avec quelques prestations live du cru est offert à l'entrée
  • on va pas louper le dernier métro, la bUze mobile sait se la jouer Holiday on Ice

Fendika_live_Lyon.jpg
Les contre:

  • Getatchew n'est pas de la partie
  • 30 ans que çà dure pour les hollandais : place aux djeunes
  • c'est à Grrrnd Zero, et donc 4 (!) groupes ce soir et des premières parties souvent pénibles : je loupe une bonne partie de Reveille (soient Françoit Virot et une charmante batteuse pour un duo bien bruitiste mais plaisant) mais n'échappe malheureusement pas à 300mA, déjà aperçu seul et ce soir en compagnie d'un gars qui joue magnifiquement du marteau sur un ressort d'amortisseur (il se feront même applaudir)
  • on va se coucher tard (2h)

Score 8 Pour - 4 Contre, bah... j'y retournerais !

mercredi 29 juillet 2009

Mahmoud Ahmed & Badume - Belomi Benna

Petit prolongement vidéo du précédent billet...

dimanche 26 juillet 2009

Romano, Sclavis, Texier & Le Querrec- Ahmed, Eshete & Mekurya - Nuits de Fourvière (Lyon), le 18 juillet 2009

Premier amphithéâtre de saison après hésitation pour la soirée de clôture de Jazz à Vienne (Anthony Joseph, Seun Kuti, ...). Mauvais choix ? C'est à Lyon que nous irons, sous un ciel bien nuageux... "Destination Afrique" est le titre de la soirée avec la crème de la scène éthiopienne des 60's/70's précédée d'un trio jazz voyageur.

Pour ouvrir le tout, le backing-band des Ethiopiens : Badume. Les bretons sont fans de la série des Ethiopiques et revisitent quelques classiques (en amharique s'il vous plait), une introduction sympathique...

La nuit n'est pas encore là (on voit juste clair pour ramener les bières sans en renverser dans les gradins centraux bien tassés de Fourvière) quand Louis Sclavis lancent ses premières notes.

J'ai parlé trio jazz, il s'agit en fait d'un quatuor puisque Sclavis (clarinettes), Henri Texier (contrebasse) et Aldo Romano (batterie) sont accompagnés des photos de Guy Le Querrec qui a souvent trainé ses objectifs sur le continent noir, avec ou sans le trio.

louis_Sclavis_Henri_Texier_Aldo_Romano_live.jpg
Une première moitié de concert plutôt calme, une formule sobre : le titre du morceau, les photos défilent en même temps que commencent les lignes de contrebasse de Texier, au groove excellent, parfois même rock. Scalvis alterne clarinette classique et basse et on embarque avec eux, portés par les photos de Le Querrec qui participent pleinement à la création.

La seconde partie est plus nerveuse et barrée mais reste finalement très accessible, avec de l'humour (clin d'oeil à la musique militaire sur les clichés en rapport avec la FrançAfrique notamment)... Beaucoup beaucoup mieux qu'une soirée diapo ;o) , ce voyage exceptionnel donne envie de plonger dans le triptyque de cette réunion : Carnets de routes, Suite africaine & African Flashback.

Place aux vétérans avec d'abord l'inénarrable Mekuria qui a revêtu son costume traditionnel pour 2 titres calmes (on est loin de son jeu survolté avec les hollandais de The Ex).

Ensuite Eshete, costard anthracite, chemise blanche bien ouverte, sourire ultra-bright et jeu de jambes bien old-school. Le "James Brown éthiopien" se la raconte un peu et c'est plutôt drôle ! Son répertoire enjoué et presque pop fonctionne bien et le chanteur de ses dames les repèrera vite sur le coin de la scène (la fosse est assise). Vraiment chouette donc (hormis un dernier titre presque disco, efficace certes mais qui dénote un peu).

mahmoud_Ahmed_live.jpg
Il est tard quand Mahmoud Ahmed entre en scène et on se demande si on va en profiter longtemps. Pourtant, à bientôt 70 ans, il l'emporte haut la main : un voix toujours au top et une énergie communicatrice, il faut le voir, tout de blanc vêtu, sauter de façon inégalée (pour pas dire particulière) ou encourager le public a reprendre les refrains ou faire des grrrr...

Il avait déjà mis le feu aux Invites il y a 3 ans... il récidive cette année ! Un seul bémol pour sa partie : le mauvais dosage des titres avec certains trop longs (le standard éthiopien) et trop calmes juste après les plus enjoués, faisant retomber l'ambiance.

Le rappel se fait à 3 avec la traditionnelle pluie de cousins. On a même droit à un dernier aurevoir avec tout le monde... L'heure du mat' est dépassée !

samedi 4 juillet 2009

Episode 06

Les aventures musicalo-buziennes continuent...

06.jpg :bz5) Rolling Stones - Exile on main street - 1972
Remontée personnelle presque chronologique... Double mythique que ce Exile On Main St., l'ambiance y est plus blues / boogie que jamais (Shake your hips, Casino boogie, ...), les cuivres sont de sortie. Des trucs magnifiques (Sweet Virginia, Happy) mais un tiers de poil trop long. Enfin, c'est pour faire le difficile.


05.jpg :bz4) Forest Fire - Survival - 2008
En haut du top de certains classements de l'an passé, j'ai jeté quelques oreilles sur cet album sorti de nulle part. Peu convaincu au début (exception faite de ce Fortune Teller), la persévérance paye, le disque dévoile ses mutiples facettes, jamais très joyeuses certes mais vraiment riches. La production, sans fioriture et bien directe donne une belle patine à l'ensemble. Et en plus il est était gratuit.


06.jpg :bz4) New York Dolls - self-titled - 1973
Rattrapage des classiques en retard... et au rayon des disques fondateurs, on peut dire que celui-ci contient tout le punk avec 3 ans d'avance. L'hymne d'ouverture (ici présent) est juste fabuleux, la suite tiens toujours la barre 36 ans plus tard, même en acoustique (Lonely planet boy). Le Clash des débuts aurait-il écouté la bande à Thunders / Johansen ? Je dirais oui !



06.jpg :bz35) Ethiopiques 13 - Ethiopian groove
Volume qui porte bien son nom et contient, comme d'hab son lot de perles (ouaip, j'ai un peu tendance à en faire un max sur cette collection). En prime ici - c'est pas courant - quelques voix féminines pour varier les plaisirs...




06.jpg :bz25) Jay Reatard - Matador Singles' 08 - 2008
Un pochette bien drôle et un contenu qui se prends pas trop au sérieux : Reatard fait dans l'expéditif à forte influence Supergrass (Painted shut), Frank Black (celui qu'on égorge (DOA)) ou Buzzcocks, en version lo-fi garage. Grattes acoustiques maltraitées et synthés cheap parfois trop présents, c'est direct, sans prétention, assez déconnant et vite oublié aussi. Sympathique quand même.


05.jpg :bz15) The Bridge: a tribute to Neil Young - 1989
Ah, y'a 15 ans, le fan un brin compulsif que j'étais cherchais à reconstituer l'intégrale des Pixies (aujourd'hui, la compilation Complete B-Sides suffit !), et donc ce tribute au grand Neil... L'album tribute, c'est rarement réussi et reprendre Young n'est pas la chose aisée, 2 facteurs conjugués qui rendent le tout bien dispensable. S'en sortent Pixies (quand même), Nick Cave, Sonic Youth (avec une bonne relecture de Computer Age), Nikki Suden ou Dinosaur Jr (maltraitant joyeusement Lotta Love), mais sinon, c'est long.

mardi 28 avril 2009

Tlahoun Gèssèssè - Lantchi biye

Retour aux affaires après 2 semaines de vacances lointaines et petit prolongement avec, enfin, un billet consacré à la fabuleuse collection Ethiopiques.

Editée chez Buda Musique à l'initiative du français Francis Falceto, passionné d'Ethiopie, elle propose en 23 volumes des rééditions d'enregistrements des 60's & 70's (ainsi que d'autres plus actuels).

Ethiopiques, c'est d'abord un son UNIQUE, difficile à localiser d'ailleurs, des arrangements incroyables, mélange de musique traditionnelle, jazz et soul de l'époque. Caractérisé par un groove un brin lassif totalement envoutant, tout ceci restera complètement hermétique à l'afrobeat qui déferle sur le continent.

Ethiopiques, c'est aussi des voix extraordinaires, la plus célèbre étant celle de Mahmoud Ahmed (les vol. 6, 7 & 19 lui sont consacrés). Mais celles d'Alèmayéhu Eshèté ou Tlahoun Gèssèssè valent également le détour.

gessesse.jpg Ce dernier, mort la semaine dernière, était un peu considéré comme le père du swinging Addis (il avait d'ailleurs filé quelques tuyaux à Mahmoud Ahmed). Un petit Lantchi biye en modeste hommage :

  goto radio La bUze

Des voix donc mais aussi des musiciens comme Mulatu Astatqé (inventeur de l'ethio-jazz), mis en avant dans la BO du dernier Jim Jarmush et qui s'est associé cette année avec Heliocentrics pour une très belle rencontre.

Je n'oublie pas non plus le saxophoniste vétéran Getatchew Mekuria (vol. 14), au jeu surpuissant, qui tourne encore avec The Ex en mai (c'est immanquable).

Tout ceci s'éteindra rapidement avec le renversement de Hailé Sélassié et la mise en place de la dictature Mengistu. Blackout sur l'Ethiopie...

ps : outre la tournée de Mekuria avec The Ex, la bonne nouvelle de Juillet, c'est un plateau tricéphale à Lyon: Mahmoud Ahmed + Alemayehu Eshete + Getatchew Mekuria, yess !

mercredi 18 mars 2009

The Ex + Ililta Band - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 16 Mars 2009

Nouvelle épicerie qu'on espère un peu plus bruyante que les précédents concerts de 2009. Pas trop inquiet quand même : The Ex est à l'affiche.

Comme en Novembre 2006 ici-même, la première partie est éthiopienne pur jus. Mohammed 'Jimmy' Mohammed n'étant plus (décédé un mois après cette représentation), c'est Ililta Band qui ouvre la soirée.

D'abord à deux (chant + krar) pour le classique éthiopien Tezeta (présent sur chaque volume ou presque de la collection Ethiopiques). Un autre titre dans la même veine et un joueur de manseqo arrive, beaucoup plus sonore.

C'est bien rude - entendez très traditionnel - et le public réagit timidement (il faut dire que le format pop-rock éthiopien dépasse largement les 2 minutes 30 ;o) ). Pourtant, petit à petit, le trio va s'imposer, obtenant une belle participation de l'assistance à la faveur de titres plus enjoués. Si bien qu'ils ne s'arrêtent plus (Terrie Ex est hilare en backstage) et qu'il faudra carrément débrancher le masenko.

Etonnante et sympathique mise en bouche, mais on commence à avoir l'habitude avec les hollandais.

Ces derniers fêtent cette tournée leurs 30 ans d'activisme, avec changement de personnel quand même. Conséquent cette fois-ci puisque G.W. Sok vient de lâcher l'affaire, remplacé au chant par Arnold de Boer, transfuge de Zea. Petite appréhension donc mais départ réussi avec une introduction fromagère opportune.

theEx4.jpg
Début de l'assaut : les deux guitares baritones lancent des mini-riffs bien crados, rapidement rejointes par la batterie martiale de Katherina, déjà très concentrée sur ses fûts. Le nouveau chanteur est aussi venu avec sa guitare ajoutant un peu de dissonance à l'ensemble. Son parfait et une impression de puissance toujours là.

Côté répertoire, on dirait des nouveaux morceaux (du moins à mon oreille - un disque est d'ailleurs annoncé), la bande des quarantenaires manifeste un enthousiasme très communicatif à les présenter : gros smiles, petites joutes de six-cordes, on saute un peu de partout... Rares (NoMeansNo, Fleshtones) sont ces groupes "matures" qui distillent autant d'énergie sur scène !

Sur le fond, c'est un retour aux fondamentaux punk (le changement de personnel peut l'expliquer), surtout à cause du chant de Boer, presque mélodique et moins scandé que celui de Sok. L'absence des incartades éthiopiennes (notamment le titre chanté par la batteuse en langue de là-bas (me demandez pas laquelle, y'en a 80)) manque un poil. Heureusement qu'au premier rappel, la reprise des Konono 1er nous remets en tête la curiosité des néerlandais !

Bref, cette 4ème séance fut plutôt très bonne, moins aventureuse certes, mais plus ludique et à peine moins tendue que les précédentes. De toutes façons, The Ex reste un groupe à voir sur scène.

dimanche 22 juin 2008

Le Tigre des Platanes & Etenèsh Wassié, Balkan Beat Box - Les Invites (Villeurbanne), le 19 juin 2008

Ouverture ce soir du festival "pas pareil" au square de la Doua. Après Getatchew Mekuria & The Ex, on continue dans la musique éthiopienne métissée avec cette collaboration entre Etenèsh Wassié, chanteuse azmarie et Le Tigre des Platanes, combo jazz toulousain aux multiples influences.

tigredesPlatanes Etenèsh Wassié.jpg
Le Tigre est un quatuor : batterie, basse acoustique, trompette et saxophones et Etenèsh Wassié, vêtue d'une robe blanche traditionnelle (?) assure au chant ces réinterprétations des classiques éthiopiens. Le fameux groove est bien là, tout de langueur avec un brin de mélancolie.

Calme au début (on reconnait le Tezeta présent sur au moins la moitié des volumes Ethiopiques), le répertoire s'énerve progressivement avec des embardées sauvages de sax ou quelques trouvailles bien senties du batteur. Lors des parties plus nerveuses, la chanteuse nous sert une danse des épaules typique plutôt sympathique. Bonne ambiance, un peu d'humour, le groupe prends un plaisir évident sur scène.

Plaisir communicatif, la salle réagit très positivement mais, timing oblige, n'aura pas droit à rappel. Cà commence bien !!!

Direction le bar et son judicieux système de verres à bière consignés... Pendant ce temps, Beat Assailant prends possession de la scène : hip-hop trempé longuement dans la funk (la section 3 cuivres et la basse bien ronde y sont pour quelque chose), résultat efficace et pétaradant, parfait pour les étudiant(e)s voisins venu(e)s faire transpirer leur bouteille de jus d'orange. On encaisse un petit coup de vieux, on trouve çà répétitif et on retourne au bar.

Il est plus d'une heure du mat' quand les new-yorkais de Balkan Beat Box (auto-link) lancent leurs premières boucles. Saxophones, percus, machines, basse & gratte, ils sont 6 pour finir la soirée en beauté.

balkanBeatBox.jpg
Petit problème, le son : çà résonne et les cuivres sont mixés très en dessous... On passe outre et on observe : ils ont l'air bien sympathiques et haranguent souvent la foule. Celle-ci répond présent, normal, les jus d'orange sont vidés...

Côté musique, çà tourne vite en rond : une boucle électro, des riffs de sax, un tricotement de gratte... Les voix présentes sur le premier album manquent cruellement. Et puis la spontanéité n'est pas trop là : festif certes mais très pro et calculé. Déception !

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