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Romano, Sclavis, Texier & Le Querrec- Ahmed, Eshete & Mekurya - Nuits de Fourvière (Lyon), le 18 juillet 2009

Premier amphithéâtre de saison après hésitation pour la soirée de clôture de Jazz à Vienne (Anthony Joseph, Seun Kuti, ...). Mauvais choix ? C'est à Lyon que nous irons, sous un ciel bien nuageux... "Destination Afrique" est le titre de la soirée avec la crème de la scène éthiopienne des 60's/70's précédée d'un trio jazz voyageur.

Pour ouvrir le tout, le backing-band des Ethiopiens : Badume. Les bretons sont fans de la série des Ethiopiques et revisitent quelques classiques (en amharique s'il vous plait), une introduction sympathique...

La nuit n'est pas encore là (on voit juste clair pour ramener les bières sans en renverser dans les gradins centraux bien tassés de Fourvière) quand Louis Sclavis lancent ses premières notes.

J'ai parlé trio jazz, il s'agit en fait d'un quatuor puisque Sclavis (clarinettes), Henri Texier (contrebasse) et Aldo Romano (batterie) sont accompagnés des photos de Guy Le Querrec qui a souvent trainé ses objectifs sur le continent noir, avec ou sans le trio.

louis_Sclavis_Henri_Texier_Aldo_Romano_live.jpg
Une première moitié de concert plutôt calme, une formule sobre : le titre du morceau, les photos défilent en même temps que commencent les lignes de contrebasse de Texier, au groove excellent, parfois même rock. Scalvis alterne clarinette classique et basse et on embarque avec eux, portés par les photos de Le Querrec qui participent pleinement à la création.

La seconde partie est plus nerveuse et barrée mais reste finalement très accessible, avec de l'humour (clin d'oeil à la musique militaire sur les clichés en rapport avec la FrançAfrique notamment)... Beaucoup beaucoup mieux qu'une soirée diapo ;o) , ce voyage exceptionnel donne envie de plonger dans le triptyque de cette réunion : Carnets de routes, Suite africaine & African Flashback.

Place aux vétérans avec d'abord l'inénarrable Mekuria qui a revêtu son costume traditionnel pour 2 titres calmes (on est loin de son jeu survolté avec les hollandais de The Ex).

Ensuite Eshete, costard anthracite, chemise blanche bien ouverte, sourire ultra-bright et jeu de jambes bien old-school. Le "James Brown éthiopien" se la raconte un peu et c'est plutôt drôle ! Son répertoire enjoué et presque pop fonctionne bien et le chanteur de ses dames les repèrera vite sur le coin de la scène (la fosse est assise). Vraiment chouette donc (hormis un dernier titre presque disco, efficace certes mais qui dénote un peu).

mahmoud_Ahmed_live.jpg
Il est tard quand Mahmoud Ahmed entre en scène et on se demande si on va en profiter longtemps. Pourtant, à bientôt 70 ans, il l'emporte haut la main : un voix toujours au top et une énergie communicatrice, il faut le voir, tout de blanc vêtu, sauter de façon inégalée (pour pas dire particulière) ou encourager le public a reprendre les refrains ou faire des grrrr...

Il avait déjà mis le feu aux Invites il y a 3 ans... il récidive cette année ! Un seul bémol pour sa partie : le mauvais dosage des titres avec certains trop longs (le standard éthiopien) et trop calmes juste après les plus enjoués, faisant retomber l'ambiance.

Le rappel se fait à 3 avec la traditionnelle pluie de cousins. On a même droit à un dernier aurevoir avec tout le monde... L'heure du mat' est dépassée !

Commentaires

1. Le mercredi 29 juillet 2009, 13:03 par Raoul

Je pense que tous les spectateurs étaient dans le ravissement du concert parce que les photos superbes!

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