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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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lundi 29 décembre 2008 13:51

French Cowboy - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Octobre 2008

... suite du retour plus très frais...

french Cowboy.jpg Après Coming Soon, on pose le chapeau pour enfiler la casquette : celle de French Cowboy, soit la résurrection des Little Rabbits qui, après avoir accompagné Katerine pour sa tournée sous-pulls-rose, viennent épauler leur ancien chanteur rebaptisé et accompagné de Lisa Li-lund (qui gravite dans la sphère Herman Düne).

C'est d'ailleurs en tête à tête qu'ils commencent, elle tout de noir vêtue, lui en costume gris old-school (on pense à Michael Stipe pour l'allure). Les 3 autres les rejoignent et ils ont la classe : ensemble beige, chemise à jabot, pantalon avec le plis au milieu, style délicieusement 70's ! Pour l'attitude, le cowboy est détendu mais pas très bavard... Lisa, quand elle ne chante pas, mène sa petite vie comme si de rien n'était.

Gros son et excellente cohésion pour ces morceaux pop-rock immédiatement accrocheurs (sans polémiquer, c'est plutôt rare dans l'hexagone pour être souligné). La guitare acoustique du chanteur sait, moyennant quelques effets, se rendre beaucoup plus hargneuse, comme quand, vers la fin du set et après un titre très REM (tiens, tiens), un punk-rock bien binaire fait fuir quelques têtes blanches.

Rappel en français avec l'excellent Hymne à la baise puis un titre de la demoiselle. Respect de la parité donc et pas très macho cette attitude... Sinon, juste un excellent concert !

samedi 27 décembre 2008 21:30

Coming Soon - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Octobre 2008

Après quelques problèmes techniques, on écluse les fonds de tiroir de 2007 avec ce retour plus très frais sur une soirée frenchie à l'Epicerie, écrite le surlendemain dans l'avion qui m'emmenait consoler un ami financier au bord du gouffre - uh uh ...

D'abord les presque locaux Coming Soon (Annecy), qui sont déjà passés une paire de fois dans le coin et que je n'ai jamais vu.

C'est une troupe hétéroclite qui apparait avec un chanteur géant à chapeau de cowboy entouré de 5 enfants de la paroisse. Dès le premier titre, c'est un gentil bazar sur scène : les guitaristes et le bassiste remuent un peu de partout, chacun vient pousser sa petite chansonnette (euh, la voix du guitare-solo, mon dieu...), beaucoup d'interventions a-cappella et des morceaux bien foutraques.

comingSoon.jpg
On ajoute une attitude cool bien étudiée (à la Herman Düne) et l'ensemble n'est pas vraiment pénible mais pas loin. La spontanéité fait défaut à ce coté bordélique très appliqué et les chansons naïves des annéciens manquent trop de cohérence pour accrocher l'oreille.

Enfin, le public n'est pas du même avis et demande du rappel. Les frères Dalton reviennent pour 2 titres...

la suite au prochain billet !

samedi 20 décembre 2008 16:46

Mark Olson - le Double Six (Lyon), le 13 Décembre 2008

De Mark Olson, je ne connais rien... tout au plus le nom du groupe qu'il a fondé en 1986 : les Jayhawks, piliers du renouveau country outratlantique et étiqueté americana ou alt-country (avec entre autres représentants Will Oldham, Wilco, Will Smith (trouver l'intrus)). Un article bien torché dans le Petit Bulletin et quelques titres myCake attrayants propulsent la bUze dans l'inconnu, de l'autre coté de Fourvière, au DoubleSix.

Double découverte donc : l'endroit fait resto-bar et l'estrade du fond est déjà occupée par une très jeune première partie qui couvre à peine le bruit des fourchettes. La moyenne d'âge du public vaut bien 2 fois celle de Gogol Bordello, hum hum... petite inquiétude !

markOlson.jpg
C'est un trio qui se présente alors sur scène: l'américain est accompagné d'un violoniste et d'une percussionniste-choriste. La tournée, commencée il y a plus d'un an pour la sortie de ce premier véritable album solo Salvation Blues, s'achève sous peu.

Pour l'aspect musical, c'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendais : le violon est très bavard (renfort de chorus) et les choeurs très présents (et très country). Les titres écoutés avant le concert ne reviennent pas en mémoire et peu de chansons accrochent vraiment l'oreille. Certes, le groupe montre une grande complicité et l'ambiance est décontractée mais bon... çà ne suffit pas à rendre ce concert plus qu'anecdotique pour ma pomme.

C'est d'autant plus dommage que, suite à ce demi-échec, j'ai voulu ré-écouter l'album pour être sûr et il est franchement réussi. La voix nasillarde d'Olson porte de magnifiques morceaux (Clifton Bridge, Salvation blues) et les orchestrations varient les plaisirs (pop, folk, americana), comme sur les meilleurs Wilco, justement.

Too bad...

mercredi 10 décembre 2008 13:41

Gogol Bordello - CCO (Villeurbanne), le 5 Décembre 2008

Après Balkan Beat Box, Firewater cette année, La bUze poursuit dans le métissage avec un autre groupe gravitant autour de cette scène new-yorkaise : Gogol Bordello !

Le nom, en hommage à l'écrivain russe habilement suffixé, des tenues colorées, une étiquette gypsy-punk bien trouvée et un chanteur à moustache permettent de situer un peu mieux l'environnement dans lequel évolue le groupe en activité depuis 10 ans déjà.

gogol Bordello.jpg
Rien sur la première partie (Super Amazoo) pour cause d'arrivée tardive, le Centre Culturel Oecuménique affiche presque complet et le public démontre un enthousiasme certain avant même que le show commence.

Quand Eugene Hütz arrive seul à la guitare et pose délicatement quelques arpèges... euh non, tourne quelques rythmiques épileptiques pour inaugurer la représentation, çà braille beaucoup plus fort dans la fosse. Rapidement rejoint par violoniste, batteur, guitariste et bassiste, l'agitation prends son allure de croisière pour le restant de la soirée.

Les GB servent un mélange efficace de folk, ska, dub, musique irlandaise, souvent au sein d'un même morceau... Eugene fait le spectacle, sautant aux 4 coins de la scène, accompagné d'une demoiselle un brin délurée qui joue magnifiquement de la grosse caisse. A mi-parcours, le ton s'électrise un brin avant de filer de coté (un accordéoniste s'est joint la fanfare), plein gaz sur l'europe de l'est et ses rythmiques très addictives. Quelques fans montent danser sur scène pendant que d'autres courageux(se) s'adonnent au slam (pas celui de Grand Corps Malade, hein).

Final et rappel dans la même veine, un beau bordel donc, mais tout compte fait bien maitrisé (pas d'effusion incontrôlable du chanteur, contact avec le public assez anonyme). Les lumières se rallument à 23h, la température peut descendre sous les 40°...

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