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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mercredi 3 décembre 2008 21:24

Melissa Laveaux - le Sirius (Lyon), le 02 Décembre 2008

Petite soirée de dernière minute au Sirius : Mélissa Laveaux (parents haïtiens, canadienne et depuis peu parisienne) y présente son album Camphor and copper.

melissaLaveaux.jpg
Accompagnée d'un batteur et d'un contrebassiste, l'entame de concert est enthousiasmante : çà groove et le grain de voix de jeune fille est remarquable (on pense à Macy Gray et quand elle se fait plus douce à Skye ex-Morcheeba).

Tout part généralement d'une phrase en picking à la gratte pour se développer et faire onduler quelques bassins dans le public toujours nombreux ici.

Si le groupe n'est pas complètement au point (petits flottements du contrebassiste, récente recrue), on lui pardonne, l'ambiance est plutôt détendue ce soir... Pareil pour les 3 titres en solo, moins réussis (son jeu de guitare reste assez rudimentaire), mais portés par une énergie à revendre.

Les titres en anglais ou en créole s'enchainent et on termine en beauté par une reprise du regretté Elliott Smith : Needle in the Hay, dansante ET recommandable (qui l'eut cru pour un titre de l'américain). Rappel dans la bonne humeur, avec improvisations vocales à trois avant de fermer boutique. Fraiche découverte donc !

bonus interactif, la reprise d'Elliott : 

mardi 18 novembre 2008 00:29

les Young Gods - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 12 Novembre 2008

après Shearwater, la soirée continue...

Retour au bar : pas de tisane proposée, c'est dommage tant la bière n'y est pas bonne et puis c'eut été bien face à la scène transformée en chalet suisse : chaises, lampes de chevet, vieux tapis et chaussettes (et non tapis et vieilles chaussettes). Les plus très jeunes Young Gods (20 ans d'existence) ont remisé leur rock électro-industriel-bruitiste au garage et acheté des guitares en bois pour revisiter leur répertoire en mode acoustique.

young Gods 2008.jpg
Le trio devenu quatuor durant ce Knock on wood tour plante l'ambiance avec délicatesse, quelques solis mesurés et inspirés de la nouvelle recrue Vincent Hänni ponctuent le titre d'ouverture.

Ce sera la seule fois (on n'est pas vendredi soir à San Francisco). Hormis le bluesy Gasoline Man presque trop classique, la suite est toute autre : des morceaux étirés, amorcés via des percus sobres mais efficaces qui lancent des accords de grattes qui tournent en boucle.

Le chant pointe après de longues intros et martèle quelques phrases en anglais ou en français, guère plus, on n'est pas bavard dans ces couplets ! Si certains morceaux gagneraient à être écourtés, Gardez les esprits contredit tout çà et hypnotise pendant plus de 10 minutes, rythmé par 2 doigts claquant sur une caisse de guitare. On guette une éventuelle explosion qui n'arrive jamais, à croire que çà les amuse :o) !

Pas mal de reprises (Suicide, Richie Havens, ...), un peu d'humour aussi (instrumentations de Charlotte) et des effets discrets côté voix ou 6 cordes. Le second rappel clôture ce bon concert, avec plein de fréquences médiums !

La femme invisible, conquise, s'empresse d'aller féliciter les helvètes très accessibles sitôt le rideau tombé. On attend sa chronique !!!

dimanche 16 novembre 2008 20:44

Shearwater - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 12 Novembre 2008

Nouvelle Epicerie ce soir pour une soirée qui s'annonce éclectique :

D'abord 30 secondes de Luis Francesco Arena qui ne permettent pas de faire une mini-chronique... C'est ballot d'avoir loupé çà, la première partie qu'ils avaient assuré en 2006 pour Syd Matters ici même avait laissé un bon mais flou souvenir...

Place à Shearwater, en tournée pour Rook, album coqueluche 2008 du net pas écouté. Ce sera donc une découverte totale du quintet qui a pris possession de la scène et des nombreux instruments qui s'y trouvent : basses, contrebasse, batterie, clavier, banjo, guitare, trompette, xylo, machines, ...

shearwater Lyon.jpg
Tout commence dans le calme avec Jonathan Meiburg seul au clavier jusqu'au refrain et sa déflagration bien violente. Le décor est planté, suivront des chansons folk-rock pas très folk finalement : un peu de banjo pour la forme mais beaucoup d'électricité (et des chansons à 2 basses !). Ce songwriting est tout en tension et le groupe, très compact et complice, sait le rendre parfaitement. Le personnel change parfois de poste pour servir des instrumentations originales et variées, grosse impression donc !

Tout est parfait donc ? mmm, Non : le leader chante (normal il est leader) mais il en fait des tonnes dans le lyrisme et la grandiloquence. Si, sur les titres mid-tempo, on pense entendre Mark Hollis (c'est un compliment), çà ne dure jamais très longtemps et Meiburg monte vite dans les tours et gave ses couplets / refrains de ohhhhh ohhhhh outrés.

C'est fâcheux mais c'est comme çà... sûrement le genre de voix qu'on aime ou qu'on déteste ! J'ai choisi mon camp... et ce n'est pas l'attitude scénique du garçon, au jeu tout aussi appuyé qui me fera changer d'avis.

la suite de la soirée dans le prochain billet

jeudi 6 novembre 2008 22:21

Emily Jane White - le Sirius (Lyon), le 05 Novembre 2008

cat power.jpg Première date du festival Just Rock (au calendrier avec plein de trous dedans cette année) et soirée folk au Sirius.

La bUze est en retard (21h, c'est quoi ces concerts-gouters qui commencent à 20h sans retard) et le panneau complet est affiché. Je franchis le pont quand même et, après un regard de teckel dont j'ai le secret, on me laisse accèder au tas de gens qui s'entasse à l'avant du bateau dans un mélange d'effluves corporelles à forte dispersion calorifique.

Emily Jane White (puisque c'est elle qui joue déjà) vient de San Francisco et a sorti cette année un premier album Dark Undercoat (en écoute ici) chez Talitres (qui ont accessoirement fait connaitre dans nos contrées le plus-grand-groupe-du-monde : The National).

Dur de profiter pleinement du début de ce concert, on ne voit pas grand chose à part un mec à casquette à peine plus petit que sa contrebasse qui touche presque le plafond du bateau. On devine Emily au centre de la scène (étonnant) et rien sur la gauche... On entends mal aussi, le bar est trop proche. A l'écoute, on identifie quand même un violon et un violoncelle.

Petit à petit, la chaleur faisant fuir les moins résistants, on se rapproche pour goûter au folk de l'américaine, plutôt simple et arpégé mais heureusement enrichi par le trio à cordes. Les arrangements sont vraiment bons et font ressortir un songwriting déjà bien affirmé.

Sur certains titres, la voix rappelle furieusement celle de Cat Power (avant la chute - oups -), une dose de fêlure en moins, certes, mais quand le piano se substitue à la guitare acoustique, c'en est vraiment troublant.

Beaucoup plus à l'aise sur scène que Chan Marshall, l'ambiance est plutôt détendue entre la petite bande et le public, notamment lorsque la péniche s'incline d'un coup à tribord (bizarrement, les images de Titanic reviennent en tête).

La demoiselle termine seule son set et entame le rappel de la même façon. Le groupe revient pour un Hole in the middle bien enjoué avant de fermer boutique sur une dernière chanson juste touchante.

Belle découverte donc, la première assemblée de l'amicale des blogueurs (NextMusic aka Daniel & JP et Blinkinglights aka Xavier) confirme. Et un nouvel album à écouter, un !

ps: merci à Daniel & Xavier pour les bières, la prochaine sera la mienne !
ps2: monsieur Birdy Birdy Partners, aperçu ce soir-là : vos concerts nous manquent...


add : pour retrouver la chronique de Xavier, clique ici, pour celle de Daniel, clique .

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