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dimanche 5 septembre 2010 18:16

EZ3kiel vs Hint + Vuneny - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 21 Avril 2010

Bon, là, c'est de l'oubli... Me souviens d'un soir de finale... pardon... 1/2 finale :o) , je m'attendais à une désertion des lieux et, au contraire, l'Epicerie affiche complet ; çà déborde dehors où les gens attendent de pourvoir les rares places des invités non présents.

Vuneny en première partie de la même maison (Jarring Effects) pour un genre aussi maison : dub donc, puissant et efficace, mais monotone dans sa construction... Reste la batterie : monstrueuse !

Pendant l'entracte, on croise Mr Dragibus, qui goute la réunion des angevins et tourangeaux pour la seconde fois. La bUze est complètement passée à coté de Hint, groupe culte des 90's. Elle a par contre révisé son Ez3kiel: Barb4ry d'abord (& sans plus) suivi de Battlefield (grosse calotte) !

La configuration scénique est assez impressionnante : 2 batteries haut perchées (avec clavier & xylo) et en bas quelques amplis qui ne demandent qu'à cracher !

Hint_Ez3kiel_live.jpg
Et cracher, çà va le faire... Les titres respectifs des deux groupes sont présentés (on les différencie bien d'ailleurs), pas de blah blah intempestifs mais du gros son et un seul rappel très court : la sucrerie Firedamp qui fait bien mal aux dents !

On repart avec l'HENAURME Battefield (qui reviendra sûrement dans un prochain Mémoire (de) volatile) sous le bras et des drôles de bruits dans les oreilles (le très mauvais point de la soirée).

dimanche 29 août 2010 19:17

Contraste...

Joli grand écart à la bibiliothèque :

D'un côté les jolis oiseaux au crayon de papier du joli livret de l'album O'o de John Zorn (de prime abord too much easy-listening à mon goût), de l'autre la bichromie presque muette et très noire de Thomas Ott avec son R.I.P. (Best of 1985-2004).

zorn_ott.jpg

mercredi 25 août 2010 01:06

Episode 13: classiques (oubliés)...

Là encore du retard sur la rubrique... Et cette fois, on remonte bien loin pour du classique (qui veut parfaire sa culture rock ?) et en plus du bon ! Mieux vaut tard que jamais, telle sera la conclusion !

:bz55) Captain Beefheart – Safe as milk – 1967
Yesss ! Il y a longtemps, suivant les conseils des tops disques a avoir dans sa discothèque, j’avais fait l’achat du Trout Mask Replica de l’allumé Beefheart... J’ai pas dû l’écouter 3 fois… çà me parlait pas vraiment, trop bizarre, trop barré... En 2011(?), j’espère franchir l’étape aussi m’entraine-je avec le premier opus de Don Van Vliet : c’est immédiat, rugueux, çà pioche un peu partout mais çà a de la gueule, une belle gueule amochée certes avec une voix inimitable et j’adhère pour pas dire adore : rien que les intros de "Sure 'Nuff 'N Yes I Do", "Electricity" mais aussi "Zig zag wanderer", "Abba Zaba", ... enfin rien à jeter sur la galette, juste les bonus tracks sont dispensables !

:bz45) John Martyn - Bless the weather - 1971
Enregistré 2 ans avant l'excellentissime Solid Air, Bless the weather propose, l'effet 'nouveauté' (pour La bUze) en moins, de superbes titres dans la même veine ("Head and heart", "Just Now"), avec une approche / un son moins jazzy peut-etre (hormis "Glistening Glyndebourne" qui annonce complètement 'Solid Air') mais "Just Now", "Walk to the Water", "Head and heart" sont à tomber. Le disque se termine sur une reprise de "Singing In The Rain" qui parait presque décalée (le syndrome 'Orange mecanique' ?). Autre reproche : la pochette est vraiment vilaine !

:bz4) Violent Femmes - sans titre - 1986
Filiations Modern Lovers ou Television ("To the kill") voire Loaded Velvet ("Good Feeling") évidentes mais à la sauce nerveuse, sèche et rêche (la production 'ligne claire' y contribue un max). Majoritairement acoustique, des titres généralement courts et le tout brinqueballant et fragile comme un roseau sans que jamais çà ne rompe. Les morceaux plus lents (Confessions ou Good Feeling) sont moins convaincants et encore...

episode13.jpg

:bz4) XTC - Drums and Wires - 1979
Découverte au hasard... dans le genre groupe jamais écouté... à tort ? On vérifie... et bizarrement au premier titre, c'est terrain connu puisque l'excellent Making Plans for Nigel a été repris à la sauce Nouvelle Vague... La suite de la première face est de haute volée et la production pas vraiment datée. Je reste sur ma fin en verso même si l'inquiétant Complicated Game vaut le détour. Enfin ce qui enchante reste la construction bien alambiquée de ces chansons pourtant immédiates et ce jeu de guitare tout en silences, souvent 'out' mais complètement génial. J'y retournerais donc !

:bz4) The Only Ones - sans titre - 1978
On reste en Angleterre avec le premier effort de la bande à Peter Perrett (récemment reformés d'ailleurs). Pas emballé d'emblée (la faute à la voix du leader) et puis je persévère avec succès : que ce soient le buzzcockien "Language problem", le sax (pour Xavier) sur "The Whole Of The Law" ou l'inépuisable single "Another Girl, Another Planet", c'est très bon. On est là encore sous influence Television ("The Beast") et on zieutera une éventuelle date dans le coin !

:bz1) Alexander "Skip" Spence - Oar - 1969
Album culte enregistré par le batteur du Jefferson Airplane à sa sortie d'hopital psychatrique (il avait détruit un studio à coup de hâche), disque le moins vendu de l'histoire Columbia Records, le garçon y fait tout tout seul et propose un folk psychédélique bien barré, dans le genre des 2 efforts solos de Syd Barrett. A conseillé aux amateurs donc, moi, suis un peu resté à coté...

vendredi 20 août 2010 09:12

Saint Vincent, Dirty Projectors, The National, Sharon Jones - Nuits de Fourvière (Lyon), le 12 Juillet 2010

Pfff... dur de combler le retard dans ses chroniques live... mais on essaie.... avec cette soirée Brooklyn qui s'annonce orageuse puisque les premières gouttes tombent dès l'entrée du théâtre et, à l'arrivée dans la fosse, c'est un mur de capes de pluie qui s'offre à nous, tel une convention sectaire à définir.

Le déroulement de ce qui suit reste mystérieux : The National est aux commandes, on leur fait donc confiance !

Saint Vincent ouvre le bal : jeune fille diaphane accompagnée d'un violoniste et d'un gars aux vents : très calme, globalement assez doux même si quelques embardées saturées viennent réveiller l'auditoire... Mais çà m'emballe pas trop...

Saint_Vincent_live.JPG

Deux titres avec les organisateurs de la soirée : un assez musclé et une reprise ratée de Mistaken for Strangers... Dommage qu'il manque la très belle reprise des 'Crooked Fingers' (ci-contre), c'eut été l'occasion !

Si les nuages s'en vont (on les comprend), le pire est à venir et se nomme The Dirty Projectors : influences supposées africaines mais groove zéro, des harmonies vocales (3 filles font partie de l'effectif) affreuses, la voix du chanteur tout pareil...

Dirty_Projectors_live.JPG
C'est juste à chier (et on est content d'entendre la fille d'à côté dire à ses camarades de jeu la même chose (en un peu moins vulgaire)).

On se dit alors que c'est bien mal embarqué... et on aperçoit même pas Bryan Devendorf marteler ses fûts pour la balance...

Parce que oui, The National va jouer, pas longtemps certes, 7-8 titres principalement extraits du dernier album mais entendre Fake Empire avec son final tout en cuivres ou encore 'I'm not afraid' à la batterie bien martiale... c'est pas si mal !

The_National_live_Fourviere.jpg
Les invités du soir (Saint Vincent & le gratteux des Dirty) viendront les accompagner quelque peu pour ce qui donne un bien bel amuse-bouche avant le concert de demain.

La suite est connue: Sharon Jones et ses Dap-Kings, déjà vus quelques fois et dont le dernier I Learned the Hard Way a moins convaincu que son prédécesseur.

On reconnait presque tous les Dap Kings qui font d'abord monter la sauce seuls, dans la plus pure tradition, avant que Miss Jones ne vienne faire le show : petite robe de soirée, aisance, énergie et voix incroyables...

Sharon_Jones_Dap_Kings_live.jpg
Le rappel sera bref (il est 1h30 du mat' et on remets çà demain), la même conclusion se réimpose : la scène sied toujours au poil à notre 'Soul Sister'.

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