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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 24 juin 2014 19:20

Tamikrest - Les Invites (Villeurbanne), le 20 juin 2014

Mini compte-rendu prétexte à faire un peu de pub à Tamikrest, groupe de rock parmi les touaregs qui se distingue de Tinariwen (par exemple) par la présence de voix féminines.

tamikrest_live.jpg [1]
Le public était réduit (mondial & équipe de France oblige) et il faisait bien jour quand le collectif a débuté son set mais le groove lent distillé par le collectif est vite devenu irresistible, en particulier les morceaux tirés de l'excellent Chatma, dernier album en date.

Très statique et peu spectaculaire, on doit l'avouer, il suffisait juste de fermer les yeux pour embarquer, cf ce Tisnant an Chatma renversant:

...et reprendre pied avec la suite: Winston Mcanuff & Fixi pour une formule originalement improbable (voix, piano ou accordéon & human beat box). C'est sympathique et le jamaïcain est bien vert pour ses 57 ans mais... on aura du mal...

Notes

[1] photo: lars.hung

mercredi 21 mai 2014 00:34

Terry Lee Hale, quelque part dans Lyon en Avril...

'Dark side of the job' serait un bon résumé du dernier passage à Lyon du très bon Terry Lee Hale...

Pas vraiment prévu d'y aller et puis... une répète à l'eau à la dernière minute ou presque, nous voilà représentant 25% (!) du public ce soir là dans un bar à vins dont on taira le nom qui "organisait" l'évènement (à savoir: mettre un folkeux sur une estrade devant l'entrée de la salle et accueillir comme d'habitude des gens venus pour boire & manger).

Des problèmes de son insolubles qui empêchent d'utiliser les 6 & 12 cordes, l'américain n'a plus que son dobro pour remanier un set axé sur le dernier album (The Long Draw).

Dur d'apprécier le concert dans ces conditions, on a mal pour lui lorsque une tentative en mode acoustique échoue auprès de la bruyante table voisine de la scène.

Le bonhomme s'accrochera presqu'une heure avant de jeter l'éponge, il viendra alors échanger avec son public du soir, nous offrant (!) même la toute fraîche ressortie Glitterhouse d'enregistrements de 1979 (avec sa femme de l'époque). Heureusement, le reste de la tournée semble s'être beaucoup mieux passé, en voici donc un petit extrait:

Un retour en ville est prévu pour Septembre, dans des meilleures conditions, c'est presque certain !

jeudi 13 mars 2014 01:02

The Notwist - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 11 Mars 2014

J'avais gardé un plus qu'excellent souvenir du passage des allemands à Feyzin il y a 6 ans (!), j'ai donc pris le temps d'écouter Close to the Glass, le petit dernier qui, passé un premier titre assez déroutant, se révèle un cru plutôt bon.

On trépigne donc devant la scène depuis un petit moment quand Markus Archer se pose juste pile en face. C'est parti pour 90 minutes d'immersion dans la discographie pléthorique du groupe.

Une nouvelle fois, les morceaux sont revus et corrigés pour la scène, poussés dans un registre plus puissant, prenant des détours kraut, rock, pop ou techno, ces teutons peuvent tout se permettre et le font avec classe: rien à jeter et des grands moments hypnotiques comme cette version de dingue de Into another tune.

notwist_live_lyon.jpg [1]
Le fil conducteur de l'ensemble reste la voix blanche du Markus, toujours aussi marquante & prenante

Quand sonne l'heure du rappel, le public (garni) est plus qu'enthousiaste: d'abord, l'enchainement Neon Golden + Pilot à tomber, ce dernier tube vrillant dub avant de retomber sur son format initial et 2 titres de rab pour ratterrir.

Ce groupe est juste GRAND !

Bonus: ICI un live tout frais de leur passage au Divan du Monde, c'est en ce moment sur Arte TV pour mieux se rendre compte et donner l'envie (ah que on espère). La prochaine fois, on y sera... Encore !

Note

[1] photo: Rémy Ogez

mercredi 12 février 2014 20:51

Dorian Wood - Le Périscope (Lyon), le 29 Janvier 2014

En manque de live ce mois de Janvier (comme tous les mois de Janvier d'ailleurs)... Alors quand le Clacson annonce sa soirée offerte au Périscope en vendant le truc avec les mots clés barré, imprévisible et une (enthousiasmante) vidéo, il n'en faut pas plus !

Annoncé performer, on s'attendait donc à un truc bien farfelu, Dorian Wood nous cueillera avec tout le contraire : un quatuor improbable (piano (à queue), accordéon, contrebasse et batterie (sans cymbales)) pour 1h30 de tempos lents emmenés par la voix magistrale de son leader.

dorian_wood_live.jpg [1]
Le groupe établi d'entrée une sorte d'épure qui captive et crée beaucoup d'intimité. Et quand l'accordéoniste se mets aux choeurs, on reste scotché ! WTF !!! Morceau à tomber, d'une simplicité éblouissante, les voix se répondent, s'entremêlent pour un petit moment d'éternité.

On n'en est qu'au 3ème titre et le tout ira crescendo, jusqu'à un final où la vieille scie The House of the Rising Sun passe comme une lettre à la poste.

Dorian Wood touche au sublime avec 3 fois rien, merci le Clacson !

Notes

[1] photo: Nomepierdoniuna

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