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Mot-clé - The Notwist

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jeudi 13 mars 2014 01:02

The Notwist - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 11 Mars 2014

J'avais gardé un plus qu'excellent souvenir du passage des allemands à Feyzin il y a 6 ans (!), j'ai donc pris le temps d'écouter Close to the Glass, le petit dernier qui, passé un premier titre assez déroutant, se révèle un cru plutôt bon.

On trépigne donc devant la scène depuis un petit moment quand Markus Archer se pose juste pile en face. C'est parti pour 90 minutes d'immersion dans la discographie pléthorique du groupe.

Une nouvelle fois, les morceaux sont revus et corrigés pour la scène, poussés dans un registre plus puissant, prenant des détours kraut, rock, pop ou techno, ces teutons peuvent tout se permettre et le font avec classe: rien à jeter et des grands moments hypnotiques comme cette version de dingue de Into another tune.

notwist_live_lyon.jpg [1]
Le fil conducteur de l'ensemble reste la voix blanche du Markus, toujours aussi marquante & prenante

Quand sonne l'heure du rappel, le public (garni) est plus qu'enthousiaste: d'abord, l'enchainement Neon Golden + Pilot à tomber, ce dernier tube vrillant dub avant de retomber sur son format initial et 2 titres de rab pour ratterrir.

Ce groupe est juste GRAND !

Bonus: ICI un live tout frais de leur passage au Divan du Monde, c'est en ce moment sur Arte TV pour mieux se rendre compte et donner l'envie (ah que on espère). La prochaine fois, on y sera... Encore !

Note

[1] photo: Rémy Ogez

lundi 17 février 2014 00:02

Frederik Peeters - Aâma: L'odeur de la poussière chaude

Couv_aama_14mm.indd BD & SF, pas forcément ce que je préfère...

Et Frederik Peeters ? Scotché par ses Pilules Bleues, je n'avais pas repris de claque avec ses dernières productions Pachyderme & Château de sable, perchés certes, et de bonne facture mais qui manquaient de quelque-chose.

C'est donc par défaut que j'ai chopé ce premier volet à la bibliothèque, le souvenir de Lupus en tête (pas hyper emballant) et grand bien m'en a pris !

En 80 pages, l'auteur plante univers et personnages pour une quête nébuleuse et floue mais qui s'annonce prometteuse: Dessin au top et une mise en couleur très réussie m'ont fait totalement embarqué, évoquant quelque peu l'excellente saga le Monde d'Edena de Moebius, pas la plus mauvaise des références...

Après vérification, 2 autres (et derniers ?) tomes sont déjà sortis, joie !

samedi 3 janvier 2009 20:26

Bilan 2008

C'est l'heure du bilan 2008 et sur le calendrier bUzien, il n'est même pas trop tard puisque le blog a 2 ans d'ici quelques jours...

2009.jpg Pas de classement ici, j'ai finalement peu écouté de musique du millésime, peu d'émoustillement sur les buzz du moment et c'est pas faute d'avoir essayé : Fleet Foxes (une étincelle (Mykonos) au milieu de l'ennui), Lightspeed Champion, la boursouflure Get Well Soon (beurk), Le Loup, ... Rien de mémorable ou n'étais-je pas vraiment là (toujours pas vu bienvenue chez les ch'tis ou le moindre épisode de plus belle la vie, c'est dire).

Les 'vétérans' s'en sortent à peine mieux avec Breeders et Cat Power qui ont livré leur plus mauvais disque, un M Ward ringard, un Bob Mould moyen, deux collaboration du Lanegan + (Gutter Twins) ou - (Isobel Campbell) enthousiasmantes, un Bashung bon mais très en dessous de L'Imprudence (il fallait bien revenir à des choses plus simples, aussi...), pas écouté le Portishead mais je corrige çà, reste un nouveau Notwist qui mets du temps à s'apprécier et c'est tant mieux !

Pas d'album à tomber comme Alela Diane ou The National last year... et première résolution/sanction : j'arrête Lenoir (pas le café, l'émission du Bernard après bien 10 ans de fidélité). J'aurais certes découvert un max de trucs grâce à lui mais la prog Intocks me fait plus rien...

Surtout, mes vraies (re)découvertes, outre la claque de Fela Kuti (Gentlemen/Confusion) et le groove'roll d'Ike & Tina Turner, je les ai faites via le net et quelques blogs que je remercie (et recommande) au passage : d'abord Nyko, taulier de l'excellent AlternativeSound (Cymande, Funkadelic, Grails et surtout Bar Kokhba Sextet), ensuite Daniel (Tim Hardin), Xavier (José González) et Thierry (Flamin Groovies). On continue dans les remerciements, avec ceux adressé à l'Epicerie Moderne pour sa programmation excellentissime (2009 s'annonce déjà flamboyante), reste juste à changer de fournisseur de bière !

On continue côté concert où sur la grosse vingtaine de soirées bruyantes, je garde le meilleur: The Ex & Getachew Mekuria en haut du podium, une première dauphine de choix avec les allemands de The Notwist, les grenoblois de Rien accrochant la 3ème place avec brio.

Pour conclure, 2 albums coups de coeurs quand même : The Golden Hour de Firewater qui ne m'a pas lâché depuis sa sortie et Lucifer de Bar Kokhba Sextet (je redoute de squatter chez John Zorn tout 2009, ce garçon n'a pas l'air...). Je vous laisse avec un titre de Lucifer et (entre autres) la guitare magique de Marc Ribot : Quelamia   goto radio La bUze 

Bonne année à tou(te)s !

lundi 29 septembre 2008 22:37

The Notwist + Married Monk Solo - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 26 Septembre 2008

Quitte à être patient pour la rentrée musicale, autant pêcher du gros, et se déplacer jusqu'à Feyzin (presque une évidence, désormais) pour voir son premier groupe allemand en live (il faut un début à tout) : the Notwist. Je tiens à préciser que ce n'est pas un dégât collatéral d'une passion incontrôlable pour Tokio Hotel : je possède, factures à l'appui, Shrink et Neon Golden (ma préférence allant vers le bleu plutôt que le rouge).

Pour se mettre en jambes, un Married Monk en solo, à savoir le chanteur guitariste Christian Quermalet. Lançant les accompagnements au pied, il propose une poignée de chansons pop mélancoliques très bien ficelées avant de ralentir le rythme et de perdre une partie de l'auditoire. L'absence de groupe y est aussi pour quelque chose : interdiction de s'affranchir en cours de morceau de la partition qui défile, le tout est très millimétré et les accents Lou Reed-iens du chant n'y changeront rien : si on ne verse pas encore dans le karaoké, on touche aux limites de la formule.

A noter une très bonne reprise, plus décontractée puisque seul à la guitare, c'est connu mais impossible de me rappeler le groupe (les paroles semblaient assez drôles : 'love at first sight', 'it's gonna be hot in...'). Entracte!

Place à la tête d'affiche, en tournée promo de The Devil, You + Me, pas écouté. Ils sont 5, en formation plutôt rock : guitares, basse, batterie mais les machines et platine sont bien à portée de main.

notwist.jpg
Niveau look, c'est presque la revanche des geeks, no look pour tout le monde (c'est tellement rare maintenant que çà fait plaisir), paires de lunettes et Martin Gretschmann avec sa tronche de Garth dans Wayne's world qui en joue pas mal, surtout quand il enfile les dragonnes de ses wiimotes pour triturer un peu de texture sonore (la wiimote, çà fait pas trop rock'n'roll on stage, plutôt clip de Kraftwerk).

Sinon, pour la musique, l'entame est assez électro avec 3 titres presque dansants. On retrouve avec beaucoup de plaisir la voix si particulière de Markus Acher. Au 4ème top pourtant, arrêt brutal et retour au punk-rock (efficace) des premiers albums du groupe.

C'est le tournant du concert qui bascule alors dans ce que le groupe sait faire le mieux : un mélange d'électro-pop-rock-jazz (pour faire court). Les versions live sont étirées pour y placer une embardée bruitiste bien barrée, le temps aussi de construire des murs du son fascinants, très denses et compacts avec beaucoup de dB.

La cohésion du groupe est impeccable, le batteur est impressionnant (dans son toucher et aussi le head-banging). L'enchainement 'Neon golden' / 'Pilot' est juste parfait ; le "hit" des allemands semble d'ailleurs s'arrêter avant de rembrayer pour un final exceptionnel.

2 rappels et le groupe s'éclipse après de nombreuses salutations et une grosse banane sous les lunettes de chacun.
Grosse claque donc ! The Notwist, tout en humilité, sait transcender ses compos de façon inimaginée. De quoi oublier cette longue période loin des fosses.

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