Aller à la recherche

Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

Fil des billets Fil des commentaires

vendredi 2 novembre 2012 23:04

The Pains of Being Pure at Heart - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 21 Octobre 2012

Noms-à-rallonge, épisode 2: The Pains of Being Pure at Heart... Pas forcément ma tasse de thé mais l'occasion de voir si le live passe mieux que les titres écoutés et aussi retrouver quelques comparses blogueurs (Xavier, JP sans Daniel, Damien) voire d'en rencontrer d'ex (Chtif).

C'est Flowers qui ouvre, bien identifé dans la droite ligne indie d'il y a 20 ans (Jesus & Mary Chain, au hasard (et pas vraiment sûr qu'ils soient nés à l'âge d'or des écossais)): 3 post ados habillés vraiment comme des sacs qu'on imagine en grands rejetés du collège et décidant de monter un groupe.

Le trio anglais propose de jolies et courtes mélodies sur fond de guitare un brin saturée, c'est sympathique mais répétitif et le tout reste trop référencé pour se démarquer des influences précitées...

Quelques retrouvailles hydratantes plus loin, nous revoilà dans la salle peu peuplée (mais à forte teneur en fans) pour suivre la prestation des new-yorkais, ravi d'entendre l'enjoué Belong puis surpris de découvrir Until the Sun Explodes en gros décalque du Boys don"t cry des Cure.

Cà joue vite et le chanteur se donne beaucoup de mal sur scène (contrairement aux 4 autres membres, très statiques) mais l'attention plonge, la faute à un synthé qui prend beaucoup de place et des titres peu accrocheurs.

Le tout reste trop lisse et çà manque de transpiration: j'attendrais le titre qui donne son nom au groupe (ou l'inverse) pour raccrocher, c'est le dernier. Petit rappel et c'est plié... "Gentillet" sera le mot de la fin, en synthèse partagée avec Xavier. Et même pas de bière ce soir, pour rester dans l'ambiance :D !

Bonus: plus de caractères chez Xavier et une autre vidéo chez Darkglobe.

dimanche 28 octobre 2012 12:38

A Place To Bury Strangers - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 9 Octobre 2012

Petit triptyque de chroniques pour ces groupes aux noms interminables, classé par ordre chronologique et du plus court au plus long, s'il vous plait !

On commencera donc par la rentrée épicérienne, autant dire la vraie, la seule qui compte, et bruyante qui plus est: A Place to Bury Strangers tentera ce soir de jouer plus fort que Big Business et Unsane réunis.

Après une première partie un brin répétitive et trop statique pour l'expérience live, on trouve sans trop de souci sa place dans une fosse peu dense (dingue qu'il n'y ait pas plus de monde) pour distinguer le trio à travers des fumées déjà bien utilisées.

D'emblée, c'est le son de la gratte qui marque, assez dément, bien chargé d'effets et d'une puissance incroyable. Sur les tubes d' Exploding Head (bien présent ce soir - excellente version de Keep slipping away commencée au ralenti pour finir au taquet), çà déboite tout. Dur de dire pour ceux du nouvel album sinon qu'ils semblent moins immédiats et rentre-dedans.

aptbslive.jpg [1]
Coté show, outre cette fumée omni-présente, les lumières et les projections se marient parfaitement avec le chaos proposé. Sous les éclairs des stroboscopes ©, Oliver Ackermann maltraitera 2/3 guitares Fender ; ses 2 compères sont plus discrets même si on les entends bien ! On distingue aussi un ordi sur le coté de la scène mais il est dur de voir si un 4ème larron se planque derrière et, si oui, quel est son rôle (visuels ? quelques boucles en plus ?).

Plus le concert avance, plus il gagne en intensité et le rappel fini de nous achever: 2 titres seulement mais étirés comme il se doit, bruitistes à fond et au volume presque déraisonnable. On sort à la fois abasourdi et emballé !

Ultime détour au stand merchandising: les facétieux new-yorkais vendent un pack de bouchons d'oreilles siglé au nom du groupe, pas cons...

Notes

[1] photo Kasper

vendredi 19 octobre 2012 19:47

Olivier Depardon - le Clacson (Oullins), le 12 Octobre 2012

Depardon, Olivier, pas Raymond, au Clacson: immanquable après les nombreuses écoutes de son Soleil dans la pluie: La bonne surprise de cette année !

Qui n'a pas trop fuitée vu le peu de monde présent ce soir quand V13 balance sa noise sursaturée en ouverture: c'est bien fort, textes en français hurlés, pas mélodique du tout, on sort fumer une longue clope...

On repointe son nez alors que le grenoblois et son batteur s'installent. 3 amplis pour le premier et bien autant sinon plus de pédales afin de récréer les strates des chansons de l'album.

Sans démonstration aucune, il y parvient plutôt bien et on se laisse happer, surpris, à regret, par la brièveté des titres.

olivier_depardon_live.jpg
Si la première moitié du set est presque calme, la tension viendra peu à peu et on se plait à espérer une petite reprise de Virago (vu il y a bien trop longtemps) qui ne viendra pas, d'ailleurs... Qu'importe, les compos du moment sont pas mal non plus et le garçon est bien habité tout en restant d'une grande humilité.

Le duo (qui fonctionne vraiment bien, faut-il le préciser?) nous sert un inédit bien énervé en guise de rappel, il est juste dommage qu'ils aient oublié le stand merchandising.

mercredi 10 octobre 2012 19:29

Ez3kiel Extended - le Transbordeur (Villeurbanne), le 5 Octobre 2012

Il faut être un peu maso pour retourner voir Ez3kiel après avoir bien morflé niveau audition lors de leur passage avec Hint... mais bon, le coup de massue qu'est Battlefield fait toujours et son effet et maintenant je suis équipé.

Mais déjà en retard: à même pas 21h, Nekochan termine sa première partie (le Transbo, spécialiste des horaires "goûter", et on n'est même pas dimanche). Pas grand chose à en dire donc: une fille qui chante derrière un M@c, dans un style un peu Björk, tout ce que j'aime :D .

A peine plus tard, la salle est bien fournie que ce soit devant (c'est pas plein non plus) ou sur la scène puisqu'ils sont 13 avec, entre autres, 4 cordes et un joueur de verres de cristal (le même que pendant les mariages, mais avec beaucoup plus de verres). Et çà part de bien belle façon avec un surpuissant Adamantium pour second titre...

eet.jpg [1]
Et puis la machine s'enraye, les morceaux suivants, plus calmes, peinent à captiver, trop longs. On se dit que c'est passager mais non... The wedding ne convainc guère et plus le temps passe, plus on s'emmerde.

On est même assez gêné par le sérieux de l'entreprise: c'est bien fait, certes, avec une coordination de tout ce petit monde impeccable, un son monstrueux, des vidéos synchro (qui touchent pas vraiment d'ailleurs) et des multi-instrumentistes qui se montrent mais çà reste glacial, autiste et interprété avec une application qui frise la prétention (bordel, faire autant de simagrées derrière un thérémine, instrument on ne peut plus ridicule, faut le faire).

Heureusement, Volfoni's revenge nous fera raccrocher... Dommage que ce soit le dernier titre ! On file pendant le rappel, préférant boire la mauvaise bière du transbo, c'est tout dire...

Notes

[1] photo hippieguitarist

- page 35 de 74 -

↑ GO ↑