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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 25 septembre 2012 19:08

Yom & the Wonder Rabbis - Jazzmix à Vienne, le 4 Juillet 2012

Première fois que je m'intéressais au Off de Vienne depuis longtemps (la précédente remonte à 2007 avec Sharon Jones & the Dap Kings (quand même)) et 2 soirées alléchantes cette année: Kouyaté & Neerman, ratés à Nuits Sonores et que je ne pourrais encore une fois pas voir, arghhh. 2 jours avant, c'est Yom qu'on a découvert l'an dernier avec son très chouette album With Love.

La séance ne commençant qu'à minuit, y'a le temps de flâner autour du théâtre municipal pour un peu de jazz manouche en extérieur puis un duo piano+sax inside. Plus intimiste, pas trop le temps, hélas, de s'y prélasser puisqu'il faut rejoindre le chapiteau planté quais du Rhône.

Le concert a commencé et on découvre 3 Wonder Rabbis autour du super-héros (clavier+basse+batterie). Cà joue vite et pêchu, de quoi apprécier la virtuosité du clarinettiste.

Gros plaisir à retrouver les titres de l'album même si l'objectif annoncé de ce concert tardif est de faire remuer un max le public. On regrette alors que les nuances du disque passent à la trappe: çà reste sympathique mais trop binaire. La collaboration avec Mehdi Haddab (le principe du jazzmix) au oud apporte quelques variations mais elles ne dureront que 2/3 titres.

On restera néanmoins jusqu'au bout, le chapiteau a bien résisté aux trombes d'eau, il est 2h du mat' et demain y'a école.

vendredi 7 septembre 2012 19:57

Death Cab For Cutie - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 29 Mai 2012

Un peu de pop pour changer! A l'Epicerie pour changer, lieu même pas plein pour la venue des américains, plutôt méconnus dans nos contrées.

D'ailleurs je ne connais que Transatlanticism (leur sommet discographique, parait-il, entre gimmicks accrocheurs et mélancolie planquée juste derrière), il faut juste passer le cap de la voix si particulière de Ben Gibbard (nasillarde dirons certains). Alors, il serait dommage de se priver de l'aisance mélodique du garçon.

Une première partie joue déjà (quid de son nom ?), c'est pas mal fait (gros travail sur le son notamment) mais trop lisse et convenu... Allons zo bar.

Place aux Death Cab For Cutie, leurs coupes de cheveux (l'identité capillaire comme un manifeste) qui partent pieds au plancher avec leurs titres les plus catchy, pulsés par une batterie presque martiale... Cà bouge donc mais à force, çà tourne répétitif et l'on commence à décrocher...

Death_Cab_fot_Cutie_live_lyon.jpg
Une pause guitare-voix s'impose et relance un set qui sera bien fourni. Les gars de Seattle jouent pro mais s'amusent toujours malgré 15 ans d'âge et une audience réduite (ils remplissent à foison chez eux). Ils gardent les meilleurs morceaux de Transatlanticism pour la fin avec un bruitiste et très bon We Looked Like Giants avant d'offrir un généreux rappel...

Presque 2 heures de concert, rien à dire !

mardi 28 août 2012 10:58

Big Business & Unsane - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 17 Juin 2012

Après Boogaerts en bis-repetita, un tout autre genre mais une fin de saison similaire à 2011 pour l'Epicerie: Unsane vient maltraiter une dernière fois nos tympans, accompagnés (clin d'oeil à l'ouverture de la saison ?) de Big Business pour lancer les hostilités.

La moitié des Melvins frappe d'entrée, dans tous les sens du terme. C'est puissant, fort, la faute à Coady Willis, le cogneur très physique du trio. Les vocaux de Jared Warren ne sont pas en reste si bien que la guitare reste presque discrète (ou moins audible, c'est selon). Pour l'aspect musical, je goute sans plus à ce noise rock un peu trop musclé qui lorgne vers le métal.

Petite déception après l'entracte: ce n'est pas le génialement furieux Vinny Signorelli qui officie derrière les fûts mais le même Willis de la première partie. Dave Curran l'expliquera plus tard (dans un français très compréhensible (accent canadien compris)), Signorelli est à l'hosto. Dommage...

unsane_live_r.amal.jpg [1]

Dur de savoir si c'est lié (j'ai pas écouté le petit dernier Wreck) mais le concert de cette année semblera plus hargneux et moins plombé que la fois d'avant. Les titres mid-tempos qu'on apprécie chez les new-yorkais sont sous-représentés (l'énorme Against the grain est heureusement de la partie) et le coté bourrin l'emporte trop souvent. Un mini HellFest du dimanche comme ils le diront, c'est pas faux !

En revanche, très bonne communication avec le public, on sent les new-yorkais contents d'être ici une troisième fois. Personnellement pas sûr de ressigner pour une prochaine...

Notes

[1] photo r_amal

lundi 20 août 2012 20:22

Mathieu Boogaerts - la Marquise (Lyon), le 12 Juin 2012

Boogaerts en live, même après une première fois tardive, ce serait dommage de le rater. Et on est beaucoup à avoir eu l'idée puisque je choppe les dernières places, la veille du concert.

La péniche est donc bien garnie quand la soirée s'ouvre sur Léonard Ari (chant+guitare) accompagné d'un clavier pour des textes en français: belle voix, belle gueule mais absolument rien qui me touche là dedans, on passe...

Tout le contraire de Boogaerts qui en trois minutes se mets le public dans la poche (beaucoup d'amateurs présents, çà aide). Seul en télécaster, il vient ici présenter des nouvelles songs rodées une à une à la Java, alternées (c'est le jeu) avec de plus anciennes, tirées des différentes galettes du bonhomme.

Que dire sinon qu'avec 3 spots et 2 bouts de ficelle, c'est toujours aussi bon, décontracté, perché et lunaire (un peu dans la lignée Jonathan Richman) :

On reviendra donc sans problème !!!

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