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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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lundi 27 février 2012 22:09

Otto & Hanni El Khatib - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 26 Février 2012

Un peu de rock'n'roll en ce dimanche soir de redoux: on trouve difficilement une place de parking mais on a arrive pile à l'heure pour l'entame de soirée par Otto. Groupe inconnu mais qui convaint d'emblée par un 'Man Ray' qui pose son ambiance. C'est sûr, ils viennent des States planqués dans la valise d'Hanni El Khatib.

Ben, c'est raté : le chanteur déclame un bonjour bien de chez nous et renchaine avec un autre titre aussi renversant que le précédent... Et la tension sera maintenue tout le long d'un set plutôt riche, puissant (l'ombre du Black Rebel Motorcycle Club plane souvent) et très maitrisé. Ils ne sont que 3 sur scène (très grosse cohésion du groupe) mais un 4ème larron projette depuis le fond des visuels raccord avec la musique proposée. C'est fait de bric et de broc (pas de numérique ici) mais çà apporte comme rarement un sérieux plus.

otto_live.jpg[1]
Très surpris d'avoir jamais entendu parler du groupe (d'où viennent-t-ils d'ailleurs) mais guère étonné de les entendre saluer The Good Damn, après les reviews glanées ici ou . Y'a plus qu'à espérer les voir revenir avec ces derniers pour une affiche bien trempée dans la boue des Bad Seeds et autres WovenHand.

Dur ensuite d'enchainer avec Hanni El Khatib, palestino-philippin en provenance de Californie qui, accompagné d'un seul batteur va nous faire un brin de rock'n'roll. Clin d'oeil, hommage, la belle gueule à la Elvis, certes... mais globalement je reste sur ma faim.

Certains titres fonctionnent pourtant pas mal mais çà retombe souvent et le tout manque de folie et/ou de déglingue pour vraiment embarquer. La formule guitare+batterie a également ses limites (on frôle parfois l'overdose de grosse caisse pour "envoyer du bois").

Le dernier tiers du concert est un poil plus enlevé et ce Fuck it. You win. au rappel valait finalement le déplacement !

Notes

[1] photo Thomas K.

lundi 6 février 2012 19:57

Slow Joe & The Ginger Accident + Buttshakers - Les Abattoirs (Bourgoin-Jallieu), le 28 Janvier 2012

Bon, il serait temps de reprendre du service... Les vacances sont presque loin et le climat propice au surf derrière la cheminée...

Cà faisait un petit moment que je voulais voir les Buttshakers (loupés au Transbo l'an dernier) et, qui plus est, accompagnés de Slow Joe pour une affiche 100% lyonnaise mais qui nécessite un déplacement à Bourgoin (!). On se dit que c'est aussi l'occasion de voir un peu à quoi ressemblent les Abattoirs: petite salle toute en longueur, encore plus intimiste que, au hasard, l'Epicerie, partiellement garnie ce soir.

Les Buttshakers ouvrent le bal, 5 gars en noir & blanc, chemise, etc... dans la pure tradition soul. Au milieu, une pile électrique en la personne de Ciara Thompson, chanteuse américaine à la voix bien puissante et qui va se vider de son énergie pendant l'heure de jeu qui suit.

buttshakers2_live.jpg
Au répertoire, de l'ancien récolté auprès des meilleures biberonneries 60's: soul, rock'n'roll, twist (!)... Le tout bien digéré et servi al-dente dans un set varié, une patine garage en plus.

Quand elle ne feule pas comme Tina Turner, Ciara titille le public avec un franc-parler salutaire. Derrière, c'est carré et çà tourne, les 2 cuivres, presque discrets, apportant un plus indéniable. On goute particulièrement les morceaux les plus énergiques, hyper efficaces et on surveillera dorénavant leur agenda, le groupe étant, avec Mounam & The Soul Funk Soldiers, l'autre groupe du coin (on espère plus) à ne pas rater live!

On retrouve ensuite Slow Joe & The Ginger Incident déjà vu 2 fois et dont l'envol se passe vraiment bien: après un EP sorti dans la foulée de la précédente tournée, voici maintenant (octobre dernier (et pas encore écouté)) l'album.

slow_joe_live_Bourgoin.jpg
En live, c'est de plus en plus barré coté psychédélisme : le titre d'intro évoque furieusement les Doors et la suite ne dépareillerait pas dans un coffret 'Nuggets'. La constante reste Slow Joe, assez imprévisible sur scène, avec un Cédric de la Chapelle souvent aux abois pour mettre de l'huile dans les rouages.

Un poil déçu par ces retrouvailles, il faut avouer... Sans trop savoir pourquoi non plus (la basse trop forte ? les mimiques de Slow Joe un peu dans la redite ?), je vais tâcher de jeter une oreille à ce Sunny Side Up.

samedi 10 décembre 2011 15:32

Le Prince Miiaou + Francois And The Atlas Mountains - le Marché Gare (Lyon), le 1 Décembre 2011

Arghhh... Plus d'un mois sans décibels, il était temps de remettre un pied dans une salle quelconque ! Pas à l'Epicerie, encore moins à la Halle (où Aznavour fait son nième casse d'adieux) mais juste en face, au Marché Gare.

C'est l'occasion d'y voir Le Prince Miiaou qui a sorti ce début d'année un album bien foutu (je le redis !): disonnances et songs très personnelles, petit buzz, on pensait même qu'elle tenait l'affiche.

prince_miiaou_live.jpg [1]
C'est pourtant elle qui ouvre la soirée, accompagnée d'un batteur et de deux multi-instrumentistes (guitare/basse/claviers & violoncelle) auxquels s'adjoindront quelques loops (juste ce qu'il faut).

Fill The Blank With Your Own Emptiness tient la dragée haute de la setlist et c'est tant mieux ! Entre envolées bruitistes (quelques réminiscences de post-rock, sujet de thèse de la demoiselle) et morceaux plus intimistes qui permettent de mieux goûter à la charmante voix de Maud-Élisa Mandeau (rappellant parfois celle de Laetitia Sheriff), on apprécie à peu près tout (un peu moins quand même les titres plus anciens plus brouillons et/ou moins immédiats).

L'ambiance n'est pas vraiment portée sur l'euphorie - on devine la fille un peu torturée - mais les quelques mots échangés avec le public révèlent aussi un peu d'humour et beaucoup de timidité. L'heure de jeu arrive vite fait et c'est le Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy qui servira de conclusion, en solo à la télécaster, çà le fait !

Pause bar en attendant la mise en place François et ses The Atlas Mountains... Assez drôles au début, atypiques aussi - percus africaines & machines + guitare & claviers - pour une ethno-pop-folk chantée en anglais (aïe l'accent) et français. Hélàs, la voix noyée dans une tonne d'effets est plutôt insupportable et les textes incompréhensibles... on décanille au 4ème titre, heureux au final de l'ordre de passage retenu ce soir là !

Notes

[1] photo laurent.lagarde

vendredi 18 novembre 2011 00:42

Papier Tigre - Mike Watt and The Missingmen - Le Clacson (Oullins), le 25 Octobre 2011

Soirée bruyante au Clacson avec la possibilité d'entendre enfin Mike Watt, membre original des excellents (& méconnus & mésestimés) Minutemen qui ont foutu le souk dans l'underground américain du début des 80's avant le crash fatal de son leader-chanteur-guitariste D. Boon.

On arrive pour Papier Tigre et son noise-rock bien balancé et très bien place. Le batteur orchestre un dialogue à 2 guitares inventif et on adhère sans souci aux compositions du trio nantais. Le set est assez long, on apprécie d'autant plus !

Places aux vieux briscards américains (enfin, le batteur ne semble pas tout à fait de la même génération que ses 2 acolytes cordeux) qui assurent eux-même la mise en place au son du Love Supreme de Coltrane histoire de poser quelques jalons.

mike_watt_live_lyon.jpg
Parce que ce qui suivra sera un peu hors-norme: déconstruit, free (souvent) avec alternance d'envolées rapides et passages calmes où la belle voix grave de Watt et la subtilité de son jeu de basse font merveille. Dur de déterminer la part d'impro dans tout cela mais pn s'en fout : c'est plaisant et le groupe s'amuse bien.

Le rappel sera prétexte à ressortir quelques titres des Minutemen, que demander de mieux ?

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