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Live Chronique

Chroniques de concerts obscurs en salles obscures

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mardi 12 juin 2007 00:00

Hazy Malaze - Le Sirius (Lyon), le 8 février 2005

La bUze écrivait une chronique qui disparaitra dans les méandres de la toile :

Retour au Sirius après la remarquable prestation d'Andrew Bird début Décembre 2004 pour une nouvelle soirée Fargo: ce soir joue Hazy Malaze, le projet soul-rock du folkeux Neal Casal.

Le décor n'a pas changé (péniche sur le Rhone, capacité 60 places ?) et l'endroit offre une proximité avec les musiciens très appréciable.

Le concert commence avec pas mal de retard par quelques morceaux à la basse bien ronde, çà groove d'entrée, la température monte, nous voilà téléportés à la charnière des années 60/70, la nostalgie n'étant pas de mise ici.

Après une entracte (!) pour refaire le plein de bière (Duvel pour ne pas citer de marque, à prononcer à l'anglaise), le concert repart avec des riffs nettement plus tranchants: il s'agit de rock'n'roll cette fois-ci et c'est toujours aussi bon. Un petit reggae intermédiaire ne dépareille pas l'ensemble. On sent que le groupe prend beaucoup de plaisir à jouer et c'est plutot communicatif.

Le rappel est obligatoire, avec les prestations solos du bassiste et du batteur (impressionnant) puis interrompu suite à une panne de guitare... mais personne ne veut que çà s'arrête: on répare donc et nous avons droit à un autre titre tout aussi ravageur... un dernier rappel et le concert s'achève (pas loin de 2h de musique tout de même), le public est ravi, le groupe aussi, la soirée a vraiment été excellente !

The Fleshtones (& Neurotic Swingers) - La Plateforme (Lyon), le 7 février 2006

La bUze n'en était encore qu'au stade aquatique et publiait ceci ici :

Première soirée Rock'n'roll à la Plateforme, ancien pétrolier reconverti dans l'événementiel, avec à l’affiche, les Neurotic Swingers ouvrant pour les vétérans The Fleshtones (formés en 1976 (!)).

Au répertoire des premiers, du punk rock estampillé 77, bien pêchu et sympathique. C’est efficace et les chansons à 2 voix (le guitariste et le bassiste) sont les plus réussies. Il manque juste un peu de folie au set pour emballer la salle.

Arrivent ensuite les Fleshtones, tout sourire devant. Ces 4 là (chanteur- organiste, guitariste, bassiste & batteur) ont l’air contents d’être ici et enchaînent les morceaux sans temps mort, à peine le temps d’applaudir !

Les morceaux accrochent tout de suite l’oreille et les mélodies sont excellentes. Des mini-chorégraphies rendent l’ensemble encore plus fun et le public en redemande (un peu trop pour certains, notamment un vieux pseudo-punk quarantenaire solitaire qui cherche un peu tout le monde, il cherche aussi sa bière des fois…).

Comme à son habitude le guitariste vient jouer au milieu du public quand il n’est pas surélevé au dessus de la batterie, histoire de conclure chaque chanson pas un saut. Les fans sont bien là, certains agitent les différentes pochettes de vinyles en fonction des morceaux joués… Un petit intermède « concours de pompes » dans la fosse est remporté par le bassiste (sur 1 main c’est plus dur forcément).

Les rappels sont nombreux (4 ou 5) et personne n’a vraiment envie de les voir partir. C’est pourtant chose faite lorsque le chanteur descendant une dernière fois dans la fosse histoire de saluer tout le monde rencontre notre « ami punk », alors torse nu (il avait d’abord laissé son béret en première partie puis ses gants) qui lui assène un bon gros coup de coude bien lâche…

Très bonne soirée donc, un peu mal terminée à cause d’un abruti notoire… la simplicité, la générosité, le second degré des Fleshtones fait vraiment plaisir à entendre et à voir !!! Et ça ne fait que 30 ans que ça dure…

Red & Piers Faccini - Le Transbordeur (Villeurbanne), le 2 mars 2005

La bUze écrivait à Bernard Lenoir ceci :

Hier, à Lyon, l'affiche était allêchante: Piers Faccini et Red, 2 songwriters pour le prix d'un... dont les derniers albums respectifs sont vraiment réussis. Mais dès l'entrée du Transbordeur, grosse déception: pour cause de paternité, Mr Faccini ne jouera pas ce soir...

On se contentera donc de Red qui joue sur cette nouvelle tournée accompagné d'un groupe plutôt rock et irréprochable: 2 guitares, une batterie et un clavier pour explorer pendant presque 2 heures les confins américains où l'on peut rencontrer Bob Dylan, Will Oldham et le blues du Delta.

Le répertoire se compose surtout des chansons de "Nothin' to Celebrate", 2 chansons du précédent "33" et quelques reprises, dont une excellente de Smog.

Coté tonalité, c'est varié: folk, blues, cabaret ou rock bien plombé à la Black Rebel Motorcycle Club... et çà fonctionne à chaque fois, le personnage étant toujours aussi habité par sa musique. Par rapport aux concerts vus il y a 1 ou 2 ans, c'est assez réjouissant de voir à quel point le bonhomme est libéré sur scène, ne se refusant ni pas de danse (très personnels quand même) ni effets de manche à la guitar-hero (pas trop sérieux non plus).

L'ambiance est toujours chaleureuse, il faut dire qu'il s'agit presque d'un retour à la maison puisque le gars vivait à Villeurbanne il y a quelques mois et le concert se termine après quelques 3-4 rappels par un invitation à regagner le bar.. du Red tout craché, quoi !!!

Elysian Fields, le Ciel (Grenoble), 1er juin 2004

La bUze écrivait à Bernard Lenoir ceci :

Un petit compte-rendu de début de semaine pour un concert d'un autre début de semaine... en l'occurence celui du 1er juin 2004, au Ciel de Grenoble (qui avait accueilli les fabuleux The National 3 jours avant) avec Jennifer Charles et Oren Bloedow.

joespub_elysianweb3.jpg Cette fois-ci, la configuration assise de la salle convient parfaitement au show d'Elysian Fields, les quelques 150 places sont vendues et la temperature a déjà atteint un bon niveau avant le début du concert

Arrivent donc Jennifer (plutot très féminine, comme d'habitude...) et Oren (un gros béret vissé sur la tête) pour 15-20 chansons piochant dans tout leur répertoire (y compris le 2nd album jamais sorti), présentant même en exclusivité (continentale !!!) un tout nouveau morceau...

La voix de Jennifer un peu enrouée au début, devient ensuite délicieuse, sa gestuelle très sensuelle pendant les morceaux est tempérée par quelques phrases assez drôles. Pendant ce temps, Oren alterne guitare et piano, chante de temps en temps (de plus en plus sur les 2 derniers albums).

Jennifer l'accompagne de temps en temps sur un petit orgue electronique mais les touches sont tellement petites que l'utilisation n'en est pas forcément évidente et çà sonne moyen.

Un morceau ambiance cabaret plutot bien vu et la fin du concert approche, le public Grenoblois est qualifié de meilleur public in the world... (c'est leur 3ème passage ici) et il en redemande encore après le rappel lorsque les lumières se rallument.

S'ensuit une séance boutique-achat-dédicace plutot sympa où La bUze obtient son premier autographe de la main de Jennifer (y'a pire) après une blague bien nulle faite à Oren (et en anglais, svp).

Bref une excellente soirée...

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