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jeudi 17 décembre 2009 20:37

Piers Faccini + Grizzly's Ache - le Marché Gare (Lyon), le 12 Décembre 2009

Ras le bol de l'épicerie (non pas vraiment)... place au Marché Gare, lieu peu visité pour cause de programmation non compatible... M'enfin, on fera facilement exception ce soir puisque Piers Faccini joue enfin en terres lyonnaises, après un loupé en 2005 (pour une raison valable dont il s'excusera d'ailleurs - et puis Red avait largement sauvé les meubles).

Mais revenons à nos moutons, ruminants un peu cons qui, en Pyrénées, se font bouffer tout cru par ces salauds d'ours... Habile transition pour dire que décidément l'ours est à la mode : après Panda Bear et autre Grizzly Bear c'est Grizzly's Ache qui débute la soirée, dans les deux sens du terme puisque c'est une première pour eux aussi.

Le chanteur est d'ailleurs assez crispé dans ses interventions mais rayon musique çà fonctionne vraiment pas mal : les compos sont variées (voix à la Dogbowl, influences qui lorgnent parfois vers Wooven Hand) et ils savent mettre en place des ambiances sonores (la balade dans le désert, notamment). 6 titres en guise de présentation, bon format !

Place à Faccini, auteur cette année d'un excellent Two Grains of Sand (son premier Leave No Trace est du même niveau et le Tearing Sky suivant doit bien le valoir). La fosse est bien garnie, on garde donc sa place et on aperçoit la charmante Laetitia Sheriff qui officiera aux choeurs et à la basse.

piers.jpg[1]
L'entame est minimaliste : voix + guitare (2 accords ?) et c'est déjà bluffant. Le son est parfait et s'il était difficile, à 3, de reproduire les arrangements nombreux et discrets des enregistrements, les ré-orchestrations sont très réussies. Plus rock aussi, l'anglais se permettant même une paire de cours chorus crados (aka à la Neil Young). Le batteur lui emboitera le pas : 2 solos de batterie en moins d'un mois, où va-t-on ?

Coté répertoire, il pioche dans ses trois galettes, y ajoute une reprise de Springsteen (période Nebraska) et un blues en rappel acoustique. Impressionnant jeu aux doigts au passage mais surtout des qualités de songwriting épatantes et une voix à tomber ! Il parait même qu'il est plutôt beau gosse, alors bon...

Deep Blue Sea fermera le chapitre : seul, a cappella, après presque 2 heures de concert... Thanks !

On croise Benoit & Max B à la sortie, convaincus tous 2, l'épisode Young Gods est oublié ;) .

Notes

[1] photo Pirlouiiiit

lundi 14 décembre 2009 19:35

Johnny est pas mort...



... il attend Noël !

Et l'an prochain, après un loi promulguée durant l'été, on dira tous :

  • "t'as posé des jours pour les vacances de Johnny ?",
  • "quoi ? t'as pas terminé tes achats de Johnny ?",
  • "si t'es pas sage, le père Johnny va rien t'apporter",
  • des chorales viendront aussi sur les parvis chanter des chants de Johnny, ...



vendredi 11 décembre 2009 00:02

David Krakauer, Klezmer Madness & Socalled - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 02 Décembre 2009

Déplacement presque improvisé et on aurait bien eu tort !

L'épicerie, encore... pour une soirée à tête d'affiche unique (des fois, c'est bien), à savoir David Krakauer, clarinettiste et maitre ès klezmer, cette vieille musique juive originaire d'Europe de l'est et centrale.

Unique l'affiche, d'accord, mais bicéphale (au moins) puisque le Klezmer Madness est accompagné ce soir par Socalled, jeune DJ québécois fan du genre qui en avait offert une relecture hip-hop plutôt réjouissante.

krakauer_socalled.jpg[1]
L'entame se fait sans ce dernier, histoire de découvrir les impeccables musiciens qui accompagnent Krakauer: trio classique basse-guitare-batterie et un accordéoniste. Le tempo est vite très soutenu, l'énergie débordante et la clarinette un peu folle. Socalled les rejoint rapidement au piano (et aux samples), il posera son flow atypique sur 2-3 titres également.

Beaucoup de plaisir à jouer pour tous, de l'humour (Tweet tweet et la participation demandée et obtenue du public), chaque musicien ira de son petit chorus (la guitariste plus (trop ?) souvent que les autres).

Piochant dans le klezmer donc mais empruntant aussi beaucoup à la funk des 70's, c'est là qu'ils excellent: le groove est juste MONUMENTAL et ce mélange d'influence reste hors normes et jouissif, juste dommage que la salle soit en configuration assise...

En fin de set, Krakauer fera seul une belle démonstration de sa virtuosité, mais sans trop se la péter non plus et, après 1h30 de concert, le premier rappel est gigantesque : rarement les applaudissements qui suivent auront été aussi nourris ici. Nous avons alors droit à un peu de rab' importé de Russie, autre genre (encore).

Excellente découverte, donc, à voir absolument sur scène !

Notes

[1] photo justpearly

mercredi 2 décembre 2009 06:59

Mes films préférés...




A l'heure (au jour plutôt) de la sortie de The limits of control, petit clin d'oeil dans le rétro (10 ans déjà) avec Ghost Dog

Du grand Jim Jarmush, un Forest Whitaker placide & félin et cette putain de B.O. signée RZA !







ghost_dog.jpg

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