Bon, revenons à l'antépénultième billet et calmons le jeu.
Un titre c'est bien peu pour un tel disque , voici l'intégrale du John Martyn :
lundi 1 juin 2009 18:53
lundi 1 juin 2009 18:53
Bon, revenons à l'antépénultième billet et calmons le jeu.
Un titre c'est bien peu pour un tel disque , voici l'intégrale du John Martyn :
dimanche 31 mai 2009 12:04
Une belle bande d'enc... de veinards ont pu les voir ce mercredi à Paris La Villette.
Les comptes-rendus sont bien trop positifs pour pas donner envie da pas y avoir été
. Shit !
vendredi 29 mai 2009 18:55
...ou comment se prendre une baffe à lire les rubriques nécros.
John Martyn, puisque c'est de lui dont il s'agit, est mort en Janvier de cette année à 60 balais. Il avait commencé en 68 par un pur folk London Conversations avant d'élargir le champs des possibles d'album en album : passage à l'électro-acoustique et expérimentation de nombreux effets pour la forme, escapades vers le jazz, le blues et le rock pour le fond.
C'est ce qui nous amène à Solid Air en 73 (dont le titre éponyme est dédié à Nick Drake, vieux pote pas tout à fait décédé) et chef d'oeuvre du mossieur, dixit les gens mieux informés. La bUze a bien voulu les croire et ils se sont pas trompés : 9 titres folks délicats qui lorgnent vers le jazz, quelques touches subtiles de clavier, un son tout simplement envoûtant et une voix aérienne ou plus rugueuse sur les 2 titres blues de la galette. Bref, renversant !
Difficile alors de croire que son géniteur est bourru comme un ours, souvent bourré aussi et, alcool aidant, pour le moins bastonneur. Drogues, relations personnelles chaotiques, il sera amputé d'une jambe suite à un kyste mal soigné ou encore blessé par des balles de maris jaloux. Forte tête donc, comme quand il décide de vendre son Live at Leeds à lui par la poste après un refus de sa maison de disques de le sortir (10.000 exemplaires !).
Restent 20 albums à redécouvrir ou presque : pour celui fait au fond du trou avec un Phil Collins (si si, l'affreux Phil) dans le même état (dépression post-divorce), je suis pas sûr, quoique... Vais peut-être poursuivre par One World, effort de 77 enregistré en Jamaïque et considéré comme très haute influence du genre trip-hop.
Avant çà, back to Solid Air et ce splendide Don't want to know :
lundi 25 mai 2009 20:50
Et encore un Sonic, un ! Next a fait le déplacement : J-P et Daniel sont sur le pont, ce dernier a même remisé sa fabuleuse chemisette histoire de laisser toutes ses chances à J-P, (à peine) secrètement épris de Marissa Nadler.
Trois groupes ce soir et déjà des retrouvailles avec Cotton Wood : répertoire quasi identique à celui de la semaine d'avant, instrumentaux un poil trop longs inclus.
La bUze plonge alors dans une faille spatio-temporelle: à ma gauche, le stand merchandising déserté de Marissa Nadler, un jeune homme du public s'en approche discretos, compulse attentivement la pochette de son dernier effort avant d'avoir toutes les peines du monde à ranger l'objet dans son sac ! Et oui, au temps d'Hadopi, certains préfèrent le grand frisson
.
Retour sur le pont histoire de chopper un peu d'air frais avant de redescendre pour les Solarium Tremens, en configuration originale : 2 guitares, 1 violon, harpe et didgeridoo. Au programme: de jolis instrumentaux mais qui peinent à décoller (l'absence de section rythmique peut être ?), d'autant plus qu'ils sont entrecoupés par des lectures de strophes en prose des plus obscures qui font tout retomber. Bref, le post-rock acoustique, très peu pour moi.
Hydratation et oxygénation avant de replonger dans la fournaise rouge : Marissa Nadler tourne pour son 4ème LP Little Hells. Je ne connaissais que son (plaisant) prédécesseur, çà tombe bien puisque Diamond Heart ouvre le bal suivi d'une chanson à la 12 cordes peu convaincante (une nouvelle ?) avant un excellent Thinking of you.
Ces 3 titres où Marissa Nadler s"accompagne seule à la guitare permettent d'apprécier la voix magnifique et délicate de l'américaine. Le groupe la rejoint : guitariste au bandana (c'est la saison, moi qui croyait que c'était le keffieh cette année), batteur et bassiste sosie de Régis (Régis était avec moi en IUT, il avait une R25 et y faisait hurler Metallica ou de l'accordéon) mais je m'égare...
Cette formule enrichie en électricité permet de ne pas trop sombrer dans la mélancolie et donne au concert son meilleur moment avec un superbe The whole is wide. Un peu plus loin, Oh lonesome me repris par Neil Young sur son After the gold rush que je reconnais pas (c'est pourtant mon préféré du loner au rayon folk, va falloir réécouter çà).
2 titres en rappel (Silvia) et peu de bavardage (timide Marissa ?) pour un concert plutôt bon donc, porté par le jeu en arpèges du gratteu et l'utilisation marquée de la reverb (ces éléments évoquent d'ailleurs plus les Cocteau Twins de Liz Frazer que le Mazzy Star d'Hope Sandoval plombé au velour souterrain).
- la chronique de JP ici. -
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