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dimanche 17 mai 2009 22:02

Delaney Davidson - le Sonic (Lyon), le 12 Mai 2009

Emballé par sa prestation la veille juste avant Woven Hand et bien obligé d'obtempérer aux directives dictatoriales des nouveaux président et secrétaire de l'ABHAL, La bUze se retrouve en bord de Saône pour voir dans de meilleures (?) conditions ce Delaney Davidson.

Pas grand monde sur le pont, encore moins dans la cale... nous patientons avec une infusion houblonnée et voyons le Delaney quitter le navire. 1 heure plus tard, on le retrouve pourtant sur scène devant une trentaine (!) de personnes, toujours en tenue de vendeur d'aspirateur, sa mallette en cuir juste à côté.

delaneyDavidson.jpg
Seul à l'affiche ce soir, il prends donc le temps de dévoiler un répertoire beaucoup plus folk (dans une veine Calexico minimaliste). Dommage qu'au 2ème titre, il pète une corde de guitare parce que la suite sera assez laborieuse : pas de réparation, puis si (et blagues qui tombent à plat pendant ce moment de solitude), nombreux réaccordages, même le concours de danse ne prends pas trop. Pourtant, le néozélandais fait front mais rame pas mal (et niveau assistance et encouragements, une pédale loop, c'est pas le top).

Les titres relevés balancés à Feyzin sont au final peu nombreux : la fin de set en témoigne avec des reprises de Leadbelly (In the pines) et Hank Williams. Heureusement qu'au rappel, le désormais célèbre Dirty Dozen secouera quand même une assistance déjà bien réduite.

Bref, une soirée un peu loose pour Davidson et longuette pour La bUze, heureusement qu'au Sonic, la tisane est bonne !

mardi 12 mai 2009 19:49

Woven Hand, Delaney Davidson, Cotton Wood - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 11 Mai 2009

Soirée bottleneck ce soir, à l'Epicerie toujours et sur les conseils de Next, ici présents (excepté J-P-homme-brisé 2ème) accompagnés de Xavier.

Woven Hand à l'affiche et une première première partie locale: Cotton Wood soit un entame peu alerte en slide au dobro (instrumental arpégé trop répétitif). La suite est heureusement plus convaincante : des vieux blues, chantés ou non, mais exécutés avec ce truc en plus qui capte l'attention. Cà part donc bien et on a même un peu de rab'.

Ce n'est pas le cas pour Delaney Davidson, pote (?), membre (?) des Dead Brothers (je lis le flyer - ah). Seul à la gratte avec une pédale de loop, costumé en marchand d'aspirateur itinérant des 50's (et sans chemisette blanche), le gars maitrise plutôt pas mal.

Au deuxième titre, il lance une valse et quitte la scène pour ouvrir un concours de danse dans le public. 3 minutes après, çà danse un peu dans tous les coins et la salle lui est désormais acquise.

C'est fort, blues rock mal léché (genre l'album Jon Spencer + RL Burnside) et méchamment efficace. Un sombre histoire de Devil plus loin, c'est presque la fin. Trop court donc, comme une petite claque prise s'en l'avoir vu venir !

Place à la tête d'affiche et le plus très nouveau band de David Eugene Edwards des feux 16 Horsepower. 5 albums pour le groupe, pas un d'entendu mais une réputation scénique bien établie, La bUze demande à voir...

D'emblée, c'est la grosse baffe : une reprise de Joy Division (Heart & Soul, identifié par mes confrères) et sa section rythmique presque martiale. Lumière rouge qui lui a bien au teint et bandana vissé sur la tronche, Edwards restera assis pendant tout le set. Pourtant le concert est tout sauf statique, plutôt estomaquant sur ses 2 premiers titres.

wovenHands.jpg
Habité dès les premières notes, notre homme, quand il ouvre les yeux (ce qui est rare), pose un regard presque aussi allumé que celui de Klaus Kinski. Point de bavardages rigolos entre les morceaux ici mais plutôt des incantations chamaniques, bref, on n'est pas là pour rigoler.

Si l'intensité décroit un peu par la suite (pour ménager l'assistance ?), çà ne dure pas longtemps : superbe morceau à la mandoline porté par cette voix qui rappelle beaucoup le regretté Jeffrey Lee Pierce du Gun Club ou le magistral et envoutant Speaking Hands (?). Le son est énorme bien qu'ils ne soient que trois : impeccables Pascal Humbert à la basse & Peter van Laerhoven Ordy Garrison à la batterie.

A l'heure de jeu, la salle est presque à genoux. Rideau et ovation, rappel où la mandoline revient puis un dernier, un chouia moins prenant que le reste. M'enfin, la prestation de ce soir était ahurissante, la réputation d'Edwards (et du groupe) n'est pas usurpée, je reviendrais, c'est sûr !!

En 2007 et 2008, le concert de l'année avait lieu en juin, il se pourrait que cette fois le calendrier ait un peu d'avance !


- edit - les chroniques de Xavier (ici) et Daniel ().

samedi 9 mai 2009 11:12

Joe Daly - the Red Monkey dans John Wesley Harding

Tiens, un album de l'Association en couleur... on gratte un peu plus : l'auteur est sud-africain... De quoi ête intrigué !

redMonkey.jpg On se retrouve donc avec deux protagonistes un brin glandeurs : Paul qui vient de trouver du taf' au sanctuaire des animaux (il est responsable de la section des porcins) et Dave, sans emploi, qui vient d'acheter des nouvelles sandales pour assumer ses pieds de singe (!).

Les lascards vont s'associer pour chercher John Wesley Harding (du nom de l'album du Zim), un capybara échappé du sanctuaire à la suite d'un cambriolage.

A partir d'ici, l'histoire part un peu en vrille : rencontre extraterrestre (ou pas), enquête avec un détective privé un poil cintré, scandale écolo-immobilier (ou pas), ...

Loufoque donc, avec une ambiance à la Tarantino plutôt bien rendue, servie par un dessin très cool (pas trouvé d'autre mot plus parlant) qui fait quelques clins d'oeil aux Cigares du Pharaon (scène du cambriolage). La mise en couleurs est vraiment magnifique (toute en aplats - ligne claire, quoi) et les dialogues bien farfelus.

Atypique donc, inhabituel, de quoi donner envie d'explorer cette scène sud-africaine (si scène il y a) à commencer par Scrublands, du même auteur !

lundi 4 mai 2009 20:28

Andrew Bird + Laura Marling - l'Epicerie Moderne (Feyzin), le 30 Avril 2009

Un mois sans concert, c'est pas humain... D'accord, c'était les vacances mais c'est pas une raison. Je sauve ma peau in extremis avec un nouveau détour à l'Epicerie, pour du connu en plus : Andrew Bird accompagné de la très jeune Laura Marling. Rappelé à l'ordre par J-P, j'y retrouve à coté du bar Daniel, dans la salle Benoit & J-P.

19 ans pour l'anglaise (les next boys sont un brin plus vieux ;o) ), beaucoup plus pour le folk qu'elle présentera ce soir. On remonte loin loin loin, de l'autre coté de l'Atlantique, avec cette voix qui ne fait pas son âge, un peu l'effet produit par Alela Diane, même si leurs organes sont très différents.

Jeu timide à la guitare et accompagnements discrets d'une violoncelliste-choriste planquée derrière la chevelure péroxydée de Marling, c'est finalement une première partie bien plaisante et presque courte. Un dernier titre aux arpèges très Last Year's Man et puis s'en va.

Place à Andrew Bird, en tournée pour son nouvel album Noble Beast, pas écouté (pas vraiment aimé le précédent Armchair Apocrypha) mais les souvenirs live du garçon sont plutôt positifs, avec une découverte au Sirius fabuleuse et, un an plus tard, un set plus policé à la salle Victor Hugo.

Depuis Andrew a embauché parait-il, en pleine période de crise qui plus est... C'est pourtant seul qu'il entame son set, dans une veine qui revient bien en mémoire (à défaut d'écouter ses albums) : il maitrise toujours au poil la formule violon + sampler sur les 2 premiers titres.

Une section rock le rejoint ensuite, le violon s'éclipse au profit d'une gibson. Cà mets un peu de temps à décoller je trouve (avec Imitosis et sa rythmique presque Buena Vista Social Club) mais la suite ira crescendo, Bird varie à loisir ses mini-pièces (le terme chanson n'est pas approprié ici), s'amusant (?) à calmer les envolées soniques de la bande par quelques silences appropriés.

andrewB2.jpg
Voix toujours impeccable et groupe compact, cette évolution par rapport aux précédents concerts est appréciable. La densité des morceaux y gagne aussi, comme sur ce Anonanimal commencé au sax par le bassiste avec un phrasé plutôt génial.

Le rappel a lieu tard et il sera généreux, Sovay fait même hurler quelques fans dans la salle (bien remplie, il est vrai). Belle soirée folk donc, comme quoi...



- edit - la chronique de Daniel : ici

- page 112 de 170 -

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