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mercredi 27 juillet 2011 17:25

Screaming Trees - Sworn and Broken

Back to grunge...

screaming_trees.jpg
A l'heure où l'industrie du disque s'apprête à nous revendre ''Nevermind'' (des inédits, diantre, c'est presqu'alléchant quand on goute jusqu'aux b-sides du power trio), on apprends également que les Screaming Trees sortent début août leur nouvel album... Enfin, celui enregistré en 1999 et jamais sorti pour cause de split définitif, successeur de l'excellent Dust (sommet de leur période 'major') dont voici un petit extrait :

Last Words : The Final Recordings sera disponible la semaine prochaine (avec les participations de Josh Homme (wikipédié (donc c'est vrai) membre du groupe de 1996 à 1998 ) et Peter Buck), de quoi titiller la curiosité pour un presque fan de Lanegan !

Manquerait plus que ces loosers fassent une tournée de reformation...

vendredi 22 juillet 2011 23:07

Beirut + Moriarty + Villagers - Nuits de Fourvière (Lyon), le 18 Juillet 2011

Où comment passer une soirée très BOF...

D'abord, les Villagers qui ouvrent devant un théâtre plein (mais qui se remplit toujours) pour une pop-folk qui lorgne un peu du coté d'I Am Kloot (l'effet papier de verre en moins) ou Radiohead (quand çà s'énerve un peu plus). Cà reste, en live, très brouillon, mal ficelé voire affreux (le titre aux 2 claviers par exemple).

Pas trop difficile pour Moriarty de faire un peu mieux, même si le set des franco-américains n'est guère enthousiasmant : rien ne prends, ni la voix de la chanteuse masquée par un harmoniciste dosé trop fort, ni les effets de scène (piédestal, lampe de poche, ...), ni le jeu de jambes ridicule du guitariste ou encore les quelques mots bafouillés entre les morceaux, phrases qui tombent à plat à chaque fois... Le temps du tube Jimmy, le niveau s'élève d'un cran avant de replonger progressivement, pilotage automatique enclenché !

Soirée à 3 groupes oblige, le rideau arrive bientôt et, argggg, c'est une standing ovation qui leur ait offerte. Surprenante popularité (ils avaient déjà remplis 2 Epiceries en début d'année) pour un groupe bien mièvre (sûrement moins mièvre que Cocoon certes, quoiqu'on doute...) et très Taratata... Pour notre part, on applaudira presque plus la minute d'après, pour célébrer l'absence de rappel :) !

On place nos derniers espoirs à Beirut dont on connait seulement le 1er effort (qu'on goute sans plus, il faut l'avouer).

Beirut_live.jpg [1]

Mini guitare, accordéon et cuivres, le premier titre est affreux, plombé par une contrebasse binaire qui écrase tout sur son passage... On se dit que çà va passer (ici même il y a 4 ans, les premières minutes d'Arcade Fire étaient du même acabit)... hélàs NON !

Plus le concert avance, plus les gradins grondent (le son était plus acceptable dans la fosse) pour faire baisser cette PUTAIN de basse mais l'ingénieur du son est DEFINITIVEMENT sourd... Après un petit détour par la régie son (où nous étions plusieurs à râler), çà s'améliorera un chouilla mais le set est déjà trop avancé pour vraiment l'apprécier.

Dommage, déplorable, navrant, désastreux et autres synonymes...

Notes

[1] photo mottoth

samedi 9 juillet 2011 11:00

Nuits Sonores #1: Direction Survet, Half Japanese, DJ Shadow, The Sonics, le 1 Juin 2011

1er rendez-vous avec le big festival de Lyon : peu branché électro ou pas dispo les années précédentes, la prog de cette première nuit de l'édition 2011 est suffisamment alléchante pour tenter le coup !

Rayon météo on repassera, à 13°, on va pas se ruiner en bières (vendues bien chères pour si peu de qualité) et on essaye de se réchauffer avec les quelques dizaines de personnes présentes devant Direction Survet et sa guitare double-manche. Des instrus pour un kraut-rock un peu drôle mais rien de bien accrocheur sur la longueur, peu de communication avec le public, on préfère Rien et de loin...

On passe vite à Half Japanese, groupe culte de Jad Fair (et son frangin) pour un rock-garage-noisy-low-fi bien déglingué, culte au Japon parait-il et, avis personnel, un peu poussif. Jad Fair fait bien le pitre avec sa guitare-jouet et déjà cassée mais bon... On pense qu'un Daniel Johnston doit proposer ce genre de trucs (en plus intimiste et perché) et c'est à peu près tout !

Petite mise au chaud sous l'hangar de la scène 1 (la plus grosse) : la foule à déjà investi les lieux pour DJ Shadow, vedette de la soirée (dont on n'a rien écouté (ouhhh)) et sa fameuse boule.

dj_shadow_lyon_live.jpg [1]
C'est sous les cris d'un public plutôt enthousiaste que Joshua Paul Davis se présentera avant de rejoindre sa sphère et lancer un show visuellement très impressionnant : pile poil en face, à distance raisonnable, les projections sont spectaculaires et le son juste énorme (sans être trop agressif). D'accord, je décrocherais un peu sur la longueur même si globalement, c'est une très bonne surprise (ma culture électro étant proche du néant) qui donne envie de s'écouter quelques albums du gars...

Bref, l'abstract hip-hop c'est bien mais on a ses vieux réflexes et on retourne au bon vieux rock'n'roll avec les mythiques Sonics qui en 64/65 ont fait saturé quelques amplis alors que la plupart de leurs congénères s'acharnaient à mettre du sucre dans leurs mélodies.

45 ans plus tard, les Sonics ne sont plus très frais et coté look, c'est pas trop çà : blousons en cuir un peu démodés, chemise noire avec des têtes de mort pour le sax ou encore Gerry Roslie, clavier et voix du groupe qui chaussera ses lunettes (des demi-lunes ?) histoire de lire quelques lyrics. Le début du set est assez laborieux mais, à l'image d'un vieux diesel, çà n'ira que vers le mieux, tirés par un bassiste survolté.

Il y a des pains certes (d'un autre coté, quel intérêt de voir une exécution parfaite de ces pépites garages ?) et des nouveaux titres assez anodins (on peut pas trop leur reprocher non plus) mais entendre Live Travel, The Witch ou l'indépassable Psycho par les membres originaux (3/5) du combo, c'est une chose qu'on n'avait même pas imaginé à la première écoute (et petite baffe) de leur "Here Are The Sonics".

Public conquis et rappel généreux, la bUze rodera encore un peu derrière quelques platines, il est plus de 3h du mat' et çà commence à faire...

Notes

[1] photo B-Rob

mardi 5 juillet 2011 22:57

Gerry Alanguilan - Elmer

elmer_chicken.jpg Première BD Philippine (!) et grosse curiosité de par une idée de départ un peu folle, comme un défi : celui d'élever la condition des gallinacés au rang de citoyen lambda et d'en faire un bouquin.

Une fable / farce (les 5 premières sont vraiment bien vues) qui moque les psychoses pandémiques, joue avec le star-system et donne aussi sa petit réflexion sur quelques massacres passés (la Shoah notamment (du coup, la référence à 'Maus' vient naturellement)) avec un recul très bien trouvé.

Si on on ajoute à cela un dessin en N&B agréable et un sens narratif attractif, on se retrouve avec une très bonne surprise !

Les 20 premières pages ICI

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